• Thérèse Martin

     
     

     

     

    Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus († 1897)
     (Thérèse Martin)
     

    Thérèse Martin

     

    Thérèse Martin

     

    Ma mission c'est de faire aimer le bon Dieu comme je l'aime,
    de donner ma petite voie aux âmes.

    Après ma mort, je ferai tomber une pluie de roses.
    Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre.
    (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)


    Patronne des Missions, de la France.

    Source

    SON ENFANCE

    Thérèse Martin

    Maison de Thérèse à Alençon

    Thérèse Martin naquit le 2 janvier 1873 à Alençon, au 12 Rue Saint Blaise.

    Thérèse Martin

    Louis et Zélie-Marie Martin
     

    Son père  Louis Martin (1823-1894) est un ancien horloger, et sa mère Zélie-Marie Guérin (1831-1877) dirige une entreprise dentellière (quarante façonnières à domicile) du point d'Alençon, dont Louis est le comptable.

    Louis désirait devenir chanoine mais son ignorance en latin l'en empêcha. Quant à Zélie, elle voulait rentrer au couvent, mais on lui dit qu'elle n'avait pas la vocation. Elle fit alors la promesse de donner tous ses enfants à l'église si elle se mariait.

    Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 et se marient le 13 juillet.

    Ils ont neuf enfants, mais seules cinq filles parviennent à l'âge adulte. Thérèse est la plus jeune. Toutes ses sœurs deviennent également religieuses :

    - Marie, née le 22 février 1860, morte le 19 janvier 1940, en religion sœur Marie du Sacré-Cœur; carmélite à Lisieux (1886),

    - Pauline, née le 7 septembre 1861, morte le 28 juillet 1951, en religion Mère Agnès de Jésus ; carmélite à Lisieux (1882),

    - Léonie, née le 3 juin 1863, morte le 16 juin 1941, en religion sœur Françoise-Thérèse; visitandine à Caen
    (1894),

    - Céline, née le 28 avril 1869, morte le 25 février 1959, en religion sœur Geneviève de la Sainte-Face ; carmélite à Lisieux (1896),


    - Thérèse, née le 2 janvier 1873, morte le 30 septembre 1897, en religion sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face ; carmélite à Lisieux (1888).

     

    Thérèse est baptisée dès le 4 janvier à l'église Notre-Dame d'Alençon. Elle a pour parrain Paul Boul, fils d'un ami de la famille et pour marraine sa sœur aînée Marie. Elle passe ses premières années à Alençon.

     

    Thérèse Martin

    Thérèse, 3 ans

     

    Zélie-Marie meurt d'un cancer du sein (provoqué par un choc sur une table)  le 28 août 1877. Thérèse a quatre ans et demi.

    La famille s’installe alors à Lisieux, aux 'Buissonnets', pour se rapprocher du frère de Zélie, tuteur des enfants, le pharmacien Isidore Guérin. 

     

    Thérèse Martin

    "Les Buissonnets"

     

    Thérèse ira à l'école chez les Bénédictines.

     

    Thérèse Martin

    Thérèse, 8 ans

     

    Thérèse a 10 ans, elle tombe gravement malade (hallucinations, anorexie) après l'entrée de sa sœur Pauline, sa "seconde maman" dans les ordres en octobre 1882.

    Elle passe près de la mort, mais elle est sauvée le 13 mai 1883 après avoir prié avec ferveur devant la statue de la Vierge placée dans sa chambre. Un miracle se produit : elle voit la Vierge lui sourire.

    Elle fait sa première communion le 8 juin 1884. Elle pense déjà à devenir carmélite.

     

    Thérèse Martin

    Thérèse, 13 ans

     

    Sa sœur aînée, Marie, entre également au carmel en octobre 1886.

    Après le départ de sa « troisième maman », Thérèse, 13 ans, devient dépressive jusqu'à sa complète conversion après la messe de minuit de Noël 1886. Cette nuit-là, le Seigneur « lui donne sa force divine ».

    Thérèse nommera cette nuit de Noël 1886 : sa « nuit de lumière », la « nuit de ma conversion » au sujet de laquelle elle écrit en 1896 :

    "La nuit de Noël 1886 fut, il est vrai, décisive pour ma vocation, mais, pour la nommer plus clairement, je dois l'appeler : la nuit de ma conversion.

    En cette nuit bénie dont il est écrit qu'elle éclaire les délices de Dieu même, Jésus qui se faisait enfant par amour pour moi daigna me faire sortir des langes et des imperfections de l'enfance. Il me transforma de telle sorte que je ne me reconnaissais plus moi-même. Sans ce changement, j'aurais dû rester encore bien des années dans le monde."

    Après la condamnation à mort de l'assassin  Henri Pranzini, au cours de l'été 1887, Thérèse trouve sa vocation : la conversion des pécheurs par ses prières et le don de sa personne à l'Amour Miséricordieux. Pranzini ayant embrassé la Croix avant de mourir, elle va continuer de prier pour tous les pécheurs et souhaite entrer au Carmel de Lisieux dès Noël 1887, mais, elle est trop jeune. Elle devra attendre jusqu'au 9 avril 1888.


    LE CARMEL (1888-1897)

    Thérèse Martin

    Thérèse, 15 ans
     

    Le 20 novembre 1887, Thérèse essaie vainement d'obtenir une dérogation du pape Léon XIII lors d'un voyage familial à Rome.


    Thérèse devient enfin carmélite le 9 avril 1888, elle a 15 ans.

     

    Thérèse Martin

    Thérèse, novice (Janvier 1889)

     

    Dès lors, elle vivra l'existence cloîtrée et anonyme d'une carmélite ordinaire.

    Elle supporte tout avec ardeur : la vie communautaire, le froid, la prière, la solitude affective.
     
    Sa plus grande souffrance va être la maladie de son père, interné au Bon Sauveur de Caen, hôpital pour malades mentaux.

    En 1891 (elle a dix huit ans), un prêtre la lance « sur les flots de la confiance et de l’Amour » sur lesquels elle n’osait avancer, étant plutôt retenue sur ce chemin audacieux, même par sa sœur Pauline, Mère Agnès de Jésus, qui deviendra prieure en 1893.

    Son père, revenu dans sa famille, meurt en 1894 : Céline qui le soignait entre à son tour au Carmel.

    C’est à cette époque que sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus de la Sainte Face, découvre, après des années de recherche, la voie de l’enfance spirituelle qui va transformer sa vie.

    Elle reçoit la grâce d’approfondir la Paternité de Dieu qui n’est qu’Amour Miséricordieux (exprimé en son Fils Jésus incarné).

    Mère Agnès lui ordonne d’écrire ses souvenirs d’enfance. Thérèse obéit et écrit 86 pages dans un petit cahier.

    Thérèse s’offre à son Amour Miséricordieux, le 9 juin 1895 au cours de la messe de la Trinité.

     

    Thérèse Martin

    Thérèse, malade (30 août 1897)

     

    Huit ans plus tard, en 1896, elle est atteinte de la tuberculose. À la même époque, elle souffre de déréliction (nuit de la foi) qu'elle traversa « en se jetant dans l'Amour ».

     

    Thérèse Martin

     
    Elle utilise ses dernières forces pour enseigner la voie d’enfance aux cinq novices dont elle a la charge ainsi qu'à deux frères spirituels, prêtres missionnaires pour l’Afrique et la Chine.

    Elle continue d'écrire ses souvenirs, dans lesquels elle "chante les miséricordes du Seigneur" dans sa vie.

    Elle prie pour "faire du bien sur la terre, après sa mort, jusqu'à la fin du monde" et espère que sa mission posthume sera de "donner sa petite voie aux âmes" et "passer son Ciel à faire le bien sur la terre".

     

    Thérèse Martin

     Thérèse, morte à l'infirmerie

     

    Elle meurt de la tuberculose à Lisieux le 30 septembre 1897 à l'âge de 24 ans.

     

    APRÈS SA MORT

    Un livre "Histoire d'une Âme" sort un an après sa mort. Le livre est écrit par Mère Agnès de Jésus (sa sœur Pauline) d'après les manuscrits de Thérèse. Ce livre sera traduit en 35 langues.

    Après le décès de Mère Agnès de Jésus (Pauline), en 1951, des démarches sont entreprises à Rome afin d'obtenir l'autorisation d'éditer les manuscrits de Thérèse dans leur teneur originelle.

    La première édition parut, en avril 1956, à l'Office central de Lisieux.

    Elle y explique ce qu’elle appelle la « petite voie », une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu, faite d’humilité et d’absolue confiance dans Sa Miséricorde, un chemin praticable par tous.

    Cette autobiographie est sous-titrée Histoire printanière d'une petite fleur blanche, à cause de l'image de la petite fleur utilisée par sainte Thérèse pour parler d'elle-même.

     

    Thérèse est béatifiée le 29 avril 1923. Elle est canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui l'appelle "l'étoile de son pontificat".
     
    Elle est déclarée patronne des Missions en 1927. Son rayonnement s'accroît si rapidement qu'il faut trouver une solution pour accueillir les pèlerins. : On décide d'édifier à cet effet la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux à partir de 1929.

    Thérèse est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XII.

    Le 19 octobre 1997 elle est proclamée Docteur de l'Église par Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique Divini amoris scientia, le pape explique :

     « Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l’Église. »

    Les parents de sainte Thérèse ont été déclarés « vénérables » par Jean-Paul II le 26 mars 1994. D'ailleurs, Thérèse disait qu'elle avait eu des parents « plus dignes du Ciel que de la terre ». Leur béatification a eu lieu le 19 octobre 2008. On parle d'une guérison soudaine d'un bébé de Monza en Italie, Pietro Schiliro, obtenue par leur intercession.

    En savoir plus :

    http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/2653/TM.htm#

     

    Thérèse Martin


     

    Les lieux saints

    Lisieux (14) :

     

    Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

    - La basilique Sainte Thérèse

    La crypte de la basilique

    Le chemin de croix et les tombes des parents de Sainte Thérèse

    Le cinéma de la basilique

    Le centre d'accueil pastoral (devant la basilique)

    Le campanile de la basilique

    Le dôme de la basilique

    La cathédrale Saint Pierre

    Le carmel

    Le parcours thérésien (Carmel)

    Les Buissonnets

    Le diorama (musée ce cire)

    Le cimetière

    Le pèlerinage

    - Les autres lieux 

     

     

     

    Porter sa croix

     

    Sainte Thérèse de Lisieux : Ma Paix et ma Joie (la souffrance)

    l'amour des ennemis