• La Sainte Trinité

     
     

     

     

    La Sainte Trinité

    La trinité

    La Trinité : Père, Fils, Saint-Esprit
     

    L'Église confesse que la Trinité est un mystère que l’homme ne peut comprendre. En effet, un mystère est une vérité que nous ne pouvons pas comprendre, mais que nous devons croire parce que c'est Dieu qui l'a révélée. Si nous comprenions, on ne parlerait plus d'un "mystère" mais d'une "révélation".
    Saint Augustin, qui essaya de sonder le mystère de la Trinité, fut rappelé par un ange à l'humilité qui convient à notre esprit entêté.

    La trinité

    Saint Augustin et l'Ange

    Un jour, Saint Augustin, en se promenant sur le bord de la mer, réfléchissait au mystère de la Trinité et cherchait à le comprendre. Soudain, il aperçoit une enfant qui, ayant fait un trou dans le sable, se promène de la mer au trou en versant dans celui-ci l’eau apportée dans sa coquille. Intrigué, notre penseur lui demande : « Que fais-tu là ? Et l’enfant de répondre : « J’essaie de mettre toute l’eau de la mer dans mon trou. » Tu ne réussiras jamais, lui dit Augustin car la mer est beaucoup trop grande. C'est vrai, répliqua l'enfant. Mais j'aurai pourtant mis toute l'eau de la mer dans mon trou avant que vous n'ayez compris le mystère de la Sainte Trinité. Puis l’enfant disparut. Le grand saint Augustin comprend alors que Dieu lui a envoyé son ange pour lui faire comprendre qu’il y a des mystères divins, des vérités si profondes que l’intelligence humaine ne peut les saisir complètement.


    La Trinité désigne Dieu, unique, en trois hypostases : Père, Fils et Esprit Saint, égales et participant à une même essence (consubstantialité).

    L'énoncé du dogme de la Trinité se présente comme la conséquence de ce qui est dit du mystère de Dieu dans les Écritures :

    - Dans l'Ancien Testament, Dieu a révélé son existence et son unicité,

    - Dans le Nouveau Testament ont été affirmés la divinité de Jésus-Christ et le caractère personnel de l'Esprit Saint.

    • Le Père. Il est « celui qui est éternel » ainsi que l'a compris la Septante et la Bible de Jérusalem dans leurs traductions du passage du  Livre de l'Exode où est révélé le nom divin. Le Nouveau Testament souligne la paternité de Dieu, déjà reconnue dans l'Ancien Testament.
    • Le Fils, le Verbe ou la Parole de Dieu, identifié comme celui qui était avec Dieu. Il est le créateur du ciel et de la terre ainsi que de toutes choses, et s'est incarné en Jésus-Christ. En lui « habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».

    • Le Saint-Esprit, se distingue du Père et du Fils. Dans la doctrine chrétienne, il est l'« Esprit de Dieu » ou le « Souffle de Dieu » de l'Ancien Testament,  celui qui a inspiré les prophètes, s'est manifesté à la Pentecôte, et continue d'inspirer l'Église chrétienne. Il est surtout représenté par des symboles : la colombe, la tempête, le feu. Le texte évangélique précise : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné. » (Mt 1231 ; voir aussi Mc 329).

    La trinité

    Le "bouclier" ou "l'écusson" de la Trinité


    L’Église utilise :

    - Le terme « substance » (rendu aussi parfois par « essence » ou par « nature ») pour désigner l’être divin dans son unité,
    - Le terme « personne » ou « hypostase » pour désigner le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans leur distinction réelle entre eux,
    - Le terme « relation » pour désigner le fait que leur distinction réside dans la référence des uns aux autres.

    La Trinité est Une. Nous ne confessons pas trois dieux, mais un seul Dieu en trois hypostases : « la Trinité consubstantielle ».

    Les personnes divines ne se partagent pas l’unique divinité mais chacune d’elles est Dieu tout entier : « Le Père est cela même qu’est le Fils, le Fils cela même qu’est le Père, le Père et le Fils cela même qu’est le Saint-Esprit, c’est-à-dire un seul Dieu par nature ». « Chacune des trois personnes est cette réalité, c’est-à-dire la substance, l’essence ou la nature divine  ».

    Jésus a révélé que Dieu est Père, en tant que Créateur et en tant que Père de son Fils unique (Mt, 11, 27).
    Les conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381) ont proclamé que le Fils est consubstantiel au Père, c'est-à-dire un seul Dieu avec lui.
    Jésus a annoncé l'envoi aux apôtres et à l'Église d'un Défenseur : l'Esprit-Saint, envoyé par le Père au nom du Fils et par le Fils retourné auprès de son Père. Le 2ème concile de Constantinople a proclamé en 553 que l'Esprit-Saint était consubstantiel au Père et au Fils.

     
     
    Jésus nous a révélé le mystère de la Sainte Trinité
    (Livre "JÉSUS-CHRIST DIEU FAIT HOMME" par H. Holstein, s.j., et A. Boulangé, s.j.)
     
    Jésus nous révèle le grand mystère de la vie même de Dieu : un seul Dieu en trois personnes :
    Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
     
    Le Père
     
    Jésus nous parle continuellement de son Père.
     
    Jn 10.30
    Moi et le Père nous sommes un.
     
     
    On le voit parler à son Père devant les disciples, en particulier dans "la prière sacerdotale" à la Cène (Jn, XVII) entièrement adressée au Père.
     

    Jean 17

    17.1
    Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit : Père, l'heure est venue ! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie,
    17.2
    selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
    17.3
    Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
    17.4
    Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire.
    17.5
    Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût.
    17.6
    J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole.
    17.7
    Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m'as donné vient de toi.
    17.8
    Car je leur ai donné les paroles que tu m'as données ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé.
    17.9
    C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, parce qu'ils sont à toi; -
    17.10
    et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; -et je suis glorifié en eux.
    17.11
    Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous.
    17.12
    Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie.
    17.13
    Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils aient en eux ma joie parfaite.
    17.14
    Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
    17.15
    Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.
    17.16
    Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
    17.17
    Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité.
    17.18
    Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
    17.19
    Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité.
    17.20
    Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole,
    17.21
    afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
    17.22
    Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, -
    17.23
    moi en eux, et toi en moi, -afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
    17.24
    Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde.
    17.25
    Père juste, le monde ne t'a point connu ; mais moi je t'ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m'as envoyé.
    17.26
    Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que je sois en eux.
     
     
    Tout au long de l'Évangile, Jésus ne cesse de nous parler de Son Père des cieux qui est aussi Notre Père (Mat, XXIII, 9).
     
    Mat 23.9
    Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.
     
     
    Le Père est d'une bonté infinie : "Il a tellement aimé le monde, qu'Il a donné Son Fils unique, afin que tous ceux qui croient en Lui ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle" (Jn, III, 16).
     
    Jésus, le Fils de Dieu, s'est fait homme, afin que nous, les hommes, nous devenions des fils de Dieu (Jn, I, 12) ; en demeurant en Jésus et Jésus en nous (Jn, XV, 4), nous vivons de la vie même de Dieu.
     
    Jn 1.12
    Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,
    Jn 15.4
    Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
     
     
    Jésus est envoyé par son Père pour réconcilier l'homme pécheur avec le Père.
     
    De même que l'homme s'était perdu en faisant sa volonté à lui (Adam), de même Jésus nous sauve en faisant, "Père, non pas Ma volonté, mais la Tienne" (Lc, XXII, 42).
     
    Lc 22.41
    Puis il s'éloigna d'eux à la distance d'environ un jet de pierre, et, s'étant mis à genoux, il pria,
    Lc 22.42
    disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.
     
     
    "Je suis descendu du Ciel, non pour faire Ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé" (Jn, VI, 38).
     
    Jn 6.38
    car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
     
     
    C'est pourquoi Jésus est "tout entier aux affaires de Son Père" (Lc, II, 49).
    Je fais toujours ce qui Lui plaît" (Jn, VIII, 29).
     
    Lc 2.49
    Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ?
    Jn 8.29
    Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.
     
    Jésus obéissait toujours à Son Père parce qu'Il l'aimait. Quand on aime, on obéit facilement. L'amour de Jésus pour Son Père était l'aliment de Sa vie : "Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui M'a envoyé" (Jn, IV, 34).
     
    Jn 4.34
    Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre.
     
     
    Jésus est sans cesse uni au Père, tellement qu'Il a pu dire à l'Apôtre Philippe : "Philippe, qui Me voit, voit aussi Mon Père".
     
    Jésus vit sans cesse en présence de son Père.
    Le Père s''est manifesté d'une manière sensible au Baptême, et à la Transfiguration (Lc, IX, 28-36). Jésus ne cessait de prier son Père, surtout avant d'entreprendre des œuvres importantes.
     
    Luc
    9.28
    Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.
     9.29
    Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur.
     9.30
    Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie,
     9.31
    qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem.
     9.32
    Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.
     9.33
    Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Il ne savait ce qu'il disait.
     9.34
    Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée.
     9.35
    Et de la nuée sortit une voix, qui dit : Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le !
     9.36
    Quand la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul. Les disciples gardèrent le silence, et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu.
     
     
    C'est tandis qu'Il priait Son Père, au Baptême, que le Saint-Esprit, s'est manifesté visiblement et que le Père a parlé (Lc, III, 21-22) ; à la Transfiguration, avant de manifester Sa gloire et celle de Son Père, Il gagne la montagne pour y prier (Lc, IX, 28-29). 
     
     
    Luc
    3.21
    Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit,
     3.22
    et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection.
    Luc
    9.28
    Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.
     9.29
    Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur.
     
    Avant de choisir Ses Apôtres, Il passa la nuit à prier Son Père (Lc, VI, 12).
    Avant sa Passion, Il passa également une partie de la nuit prosterné devant Son Père.
     
    Luc
    6.12
    En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Enfin, Jésus nous révèle que pour Lui, mourir c'est retourner auprès du Père (Jn, XIV, 28 ; XVI, 5) et pour Lui c'est une vraie joie.
    Jn 14.28
    Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père ; car le Père est plus grand que moi.
    Jn 16.5
    Maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ?
     
    Par là, Il veut nous montrer que, pour le vrai chrétien, la mort est une vie puisque nous irons là où Jésus est (Jn, XVII, 24), et que Jésus est assis à la droite du Père (Mat., XXVII, 64).
     
    Jn 17.24
    Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde.
     
     Mat 27.64
    Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu'au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.
    Jésus vit donc dans une intimité perpétuelle avec Son Père. Il nous Le montre, s'intéressant à tout instant à ceux qu'Il a faits "enfants de Dieu".
     
    Le Père est toujours prêt à exaucer nos demandes (Mat., VII, 11).
     
    7.11
    Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
    Il s'occupe de nous et veille aux moindres détails : pourquoi nous inquiéter ? (Mat., X, 29-31 ; VI, 28). Il permet notre souffrance, mais c'est pour notre plus grand bien (Jn, XV, 1-2).
     
    Mat 10.29
    Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n'en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.
    10.30
    Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.
    10.31
    Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.
     
    Mat 6.28
    Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ;
     
    Jn 15.1
    Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.
    15.2
    Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit.
     
     
     
    Le Père est infiniment juste (Lc, XIX, 12-27), mais Sa justice est infiniment miséricordieuse (Mat., XX, 1-16).
     
    Luc
    19.12
    Il dit donc : Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l'autorité royale, et revenir ensuite.
    19.13
    Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit : Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne.
    19.14
    Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade après lui, pour dire : Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.
    19.15
    Lorsqu'il fut de retour, après avoir été investi de l'autorité royale, il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné l'argent, afin de connaître comment chacun l'avait fait valoir.
    19.16
    Le premier vint, et dit : Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.
    19.17
    Il lui dit : C'est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.
    19.18
    Le second vint, et dit : Seigneur, ta mine a produit cinq mines.
    19.19
    Il lui dit : Toi aussi, sois établi sur cinq villes.
    19.20
    Un autre vint, et dit : Seigneur, voici ta mine, que j'ai gardée dans un linge ;
    19.21
    car j'avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère ; tu prends ce que tu n'as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.
    19.22
    Il lui dit : Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur ; tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n'ai pas déposé, et moissonnant ce que je n'ai pas semé ;
    19.23
    pourquoi donc n'as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu'à mon retour je le retirasse avec un intérêt ?
    19.24
    Puis il dit à ceux qui étaient là : Ôtez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.
    19.25
    Ils lui dirent : Seigneur, il a dix mines. -
    19.26
    Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a.
    19.27
    Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.
    Matthieu
    20.1
    Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.
    20.2
    Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.
    20.3
    Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire.
    20.4
    Il leur dit : Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.
    20.5
    Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.
    20.6
    Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?
    20.7
    Ils lui répondirent : C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.
    20.8
    Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.
    20.9
    Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.
    20.10
    Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier.
    20.11
    En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,
    20.12
    et dirent : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.
    20.13
    Il répondit à l'un d'eux : Mon ami, je ne te fais pas tort ; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier ?
    20.14
    Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi.
    20.15
    Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? -
    20.16
    Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.
     
    Le Père, dont Jésus nous a dévoilé le cœur, c'est le père qui ne cesse d'attendre son fils prodigue (Lc, XV, 11-24) et qui, dès qu'il voit un signe de repentir, couvre son enfant de baisers en lui pardonnant sa faute et le chagrin qu'il Lui a fait.
     
    Luc
    15.11
    Il dit encore : Un homme avait deux fils.
    15.12
    Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.
    15.13
    Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.
    15.14
    Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
    15.15
    Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.
    15.16
    Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.
    15.17
    Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
    15.18
    Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,
    15.19
    je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires.
    15.20
    Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.
    15.21
    Le fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.
    15.22
    Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.
    15.23
    Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ;
    15.24
    car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.
     
     
    Aussi, notre prière s'adressera-t-elle à Notre Père des cieux ; avec Jésus nous répéterons le "Notre Père" (Mat., VI, 7-14), la "prière du Seigneur" qui nous apprend à avoir envers Dieu l'attitude confiante des petits enfants.
     
    Matthieu
    6.7
    En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
     6.8
    Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.
     6.9
    Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ;
     6.10
    que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
     6.11
    Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien ;
     6.12
    pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
     6.13
    ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !
     6.14
    Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ;
     
     
    Le fils
     
    Jésus s'est déclaré à plusieurs reprises "Fils de Dieu", égal au Père, partageant Sa Puissance, faisant tout ce que fait le Père (Jn, V, 19).
     
    Jn 5.19
    Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.
     
    Le Père et Jésus, le Verbe fait chair (Jn, I, 14), ne sont qu'Un (Jn, XVII, 22). Et seul le Fils connaît le Père, et Il nous L'a fait connaître (Mat, XI, 27).
     
    Jn 1.14
    Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.
    Jn 17.22
    Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, -
    Mat 11.27
    Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.
     
     
     
     
    On peut ajouter que, du fait que Jésus se déclare "Fils", Il a nécessairement un "Père". 
     
    Le Saint-Esprit
     
    Jésus nous parle du Saint-Esprit, surtout dans le discours après la Cène.
    Il nous annonce la venue du Saint-Esprit "que le Père va nous envoyer en Son Nom" (Jn, XIV, 26).
     
    Jn 14.26
    Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
     
     
    Cet Esprit procède (provient) du Père (Jn, XV, 26). C'est Jésus qui L'enverra également (Jn, XVI, 7).
     
    Jn 15.26
    Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ;
    Jn 16.7
    Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.
     
     
    Jésus parle donc d'une Personne distincte du Père et du Fils et ayant un rapport étroit avec eux.
     
    A deux reprises, l'Évangile nous parle des trois Personnes de Trinité à la fois :
     
    - Au baptême de Jésus (Mat., III, 16-17) : on entend le Père désignant Jésus : "Celui-ci est Mon Fils bien-aimé" et le Saint-Esprit descendait au même moment sous la forme d'une colombe.
     
    Matthieu
    3.16
    Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
     3.17
    Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection.
     
    - Mais le texte le plus clair est celui de Mat., XXVIII, 19 : Jésus envoyant Ses disciples à la conquête de la terre, leur dit : "Baptisez-les au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit".
     
    Matthieu
    28.19
    Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
     
     
     
     
     
     
     
     
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