• Lisieux : Les Buissonnets

     
     

     

    Lisieux
    Les Buissonnets
     

    Lisieux : Les Buissonnets

     Statue de Sainte Thérèse située sur la route juste avant d'arriver aux Buissonnets

     

    Le 28 août 1877, à quatre ans et demi, Thérèse perd sa mère emportée par un cancer du sein provoqué par un choc sur une table.

    La famille Martin s’installe aux Buissonnets en novembre 1877 (peu après le décès de Madame Martin à Alençon), maison trouvée, en location, par l’oncle Isidore Guérin, pharmacien à Lisieux. La maison se situe sur la route de Pont-l’Evêque, dans la ruelle « Chemin du Paradis ».

    Thérèse y habitera dès l’âge de 4 ans et demi jusqu’à son entrée au Carmel à 15 ans (Du 15 novembre 1877 au 9 avril 1888).

    Si pour M. Martin le changement de résidence et de ville équivalait à un déracinement, il n’en était pas de même pour Thérèse qui ne ressentait « aucun chagrin en quittant Alençon, les enfants aiment le changement et ce fut avec plaisir que je vins à Lisieux ».

    La maison se trouvait alors à la périphérie de Lisieux, sur la paroisse Saint-Jacques, dans un quartier calme appelé « Village du Nouveau Monde » ! Elle avait cent ans, mais était en parfait état. Entourée de murs avec un petit parterre par devant et un jardin par derrière, avec des arbres. Il y avait une basse-cour et un potager qui donneront à M. Martin de l’occupation, en plus de l’entretien de la maison et la gestion des biens.

    La propriété est avenante et spacieuse. Le rez-de-chaussée de la maison comporte une salle à manger lambrissée de chêne, une cuisine à cheminée de briques rouges, un bureau exigu et une cave. Au premier étage, deux cabinets de toilette et quatre chambres, celles de derrière ouvrant de plain-pied sur le jardin. Un seconde étage avec un Belvédère, lieu d’isolement et de lecture du père, et trois petites mansardes. A côté de la maison, un kiosque où on pompait l’eau du puits. La porte du jardin donnait sur une petite ruelle montante que M. Martin appellera « le chemin du Paradis ».

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    Cette élégante maison en briques rouges avec parures en bois découpé, est devenue « le doux nid » de l’enfance de Thérèse qui, timide et sensible à l’excès après la mort de sa mère, ne retrouvait sa gaieté naturelle « que dans l’intimité de la famille ». En effet, la famille privée de son élément dynamique : la maman, va se resserrer autour du père et vivre repliée sur elle-même (peu de visites, sauf la famille Guérin et ses proches).
     


    Après l’entrée de sa sœur Pauline, sa « seconde maman », dans les ordres en octobre 1882, Thérèse tombe gravement malade. Elle passe près de la mort, mais elle est sauvée le 13 mai 1883 après avoir prié avec ferveur devant la statue de la Vierge placée dans sa chambre. Un miracle se produit : elle voit la Vierge lui sourire.

     

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    La vierge au sourire
     

    Sa sœur aînée, Marie, entre également au carmel en octobre 1886. Après le départ de sa « troisième maman », Thérèse, 13 ans, passe par une période dépressive jusqu'à sa complète conversion après la messe de minuit de Noël 1886. Cette nuit-là, le Seigneur « lui donne sa force divine ».

    Thérèse nommera cette nuit de Noël 1886 sa « nuit de lumière », la « nuit de ma conversion » au sujet de laquelle elle écrit en 1896 :

    "La nuit de Noël 1886 fut, il est vrai, décisive pour ma vocation, mais, pour la nommer plus clairement, je dois l'appeler : la nuit de ma conversion. En cette nuit bénie dont il est écrit qu'elle éclaire les délices de Dieu même, Jésus qui se faisait enfant par amour pour moi daigna me faire sortir des langes et des imperfections de l'enfance. Il me transforma de telle sorte que je ne me reconnaissais plus moi-même. Sans ce changement, j'aurais dû rester encore bien des années dans le monde."

    Après la condamnation à mort de l'assassin Pranzini au cours de l'été 1887, Thérèse trouve sa vocation : la conversion des pécheurs par ses prières et le don de sa personne à l'Amour Miséricordieux. Pranzini ayant embrassé la Croix avant de mourir, elle va continuer de prier pour tous les pécheurs et souhaite entrer au Carmel de Lisieux dès Noël 1887, mais, trop jeune, elle devra attendre jusqu'au 9 avril 1888.

    A partir de 1888 la santé de monsieur Martin se dégrada sérieusement et la location des Buissonnets prit fin avec son internement au Bon Sauveur de Caen, en 1889. Les meubles furent dispersés et certains donnés au Carmel.

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    Dès 1910, des pèlerins commencèrent à affluer aux Buissonnets, au grand dam du locataire d’alors. La maison était en assez mauvais état, un enduit blanchâtre cachant ses briques rouges. Dès 1911 l’accueil des pèlerins s’organise, grâce aux personnes dévouées à la cause de Thérèse. Le Pèlerinage l’acquit en 1922 et, en 1932, la confia aux Oblates.
     


     
    La visite des différentes pièces nous permet d’imaginer quelques épisodes de son enfance et de son adolescence :

    - La cheminée de la cuisine qui évoque la grande grâce de Noël 1886, décisive dans son évolution humaine et spirituelle. 

    - La salle à manger, témoin du repas de sa première communion et du dernier repas avant son entrée au Carmel.

    - La chambre où elle fut guérie par le sourire de la Vierge le dimanche 13 mai 1883. 

    - Enfin dans la dernière pièce sont exposés ses objets familiers : jouets. bijoux, vêtements

    - Quant à la statue du jardin, elle évoque le jour de Pentecôte 1887 où Thérèse demanda à son père la permission d’entrer au Carmel.

    Dans le jardin, le monument de Thérèse et son père commémore sa demande d’entrer au Carmel qu’elle lui fit le 29 mai 1887. Il était assis sur la margelle du puits que recouvre cette statue. Il a été réalisé en 1931 par M. Alliot, d’après un projet du père Marie-Bernard, trappiste de Soligny, qui réalisa de nombreuses scupltures thérèsiennes.

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