• Les enclos paroissiaux

     
     

     

     

    Les enclos paroissiaux


    Les enclos paroissiaux

    Enclos paroissial de Guimiliau


    L'enclos paroissial est l'un des ensembles architecturaux les plus typiques de Bretagne.

    On en compte 70, encore visibles dans leur intégralité.

    On appelle enclos paroissial tout ensemble architectural regroupant, derrière un muret :

    - Une église,
    - Un ossuaire,
    - Un calvaire.

    Le terme d'enclos vient du mur qui entoure ces éléments.

    Ce mur sépare l'espace sacré de l'espace profane, l'espace de morts de l'espace des vivants.

    C'est aussi un lieu de rencontre entre habitants mais aussi entre vivants et morts.

    L'apogée de la construction des enclos se situe entre le 16ème et le 17ème siècle.

    Ils sont caractéristiques de la période de relance de l'église catholique, durant la Contre-Réforme, quand Rome luttait contre le succès de l'église protestante en Europe.

    En Bretagne, on appelle cette période la "Renaissance bretonne".

    Souvent qualifié d'art du peuple ou d'art paroissial, car à l'écart des grands centres urbains, c'est un art profondément enraciné dans la culture locale.

    Les enclos paroissiaux reflètent la fierté d'un village et les nombreux visiteurs venus les admirer encouragent toujours les paroissiens à les entretenir et à les embellir comme le prouvent les vitraux contemporains de certains édifices (Saint-Jean-du-doigt).

    L'enclos paroissial est une particularité bretonne. Nulle part ailleurs, on ne retrouve de tels ensembles architecturaux.

    C'est dans le sud du Léon et dans le nord de la Cornouaille qu'on trouve les monuments les plus remarquables.

    Les plus célèbres d'entre eux se situent dans la vallée de l'Elorn et dans les premiers contreforts des Monts d'Arrée, autour des villes de Landivisiau et de Landerneau.

    Pour financer la construction de ces ensembles, il fallait une richesse exceptionnelle.

    En Bretagne, elle a été permise grâce à l'industrie toilière et au commerce maritime.

    Construit au centre du village, l'enclos est l'affaire de la paroisse.

    Presque toute la population de la paroisse participe volontairement au financement de l'enclos paroissial.
    Cette mobilisation est motivée par le profond sentiment religieux des habitants, mais aussi par la force du sentiment d'appartenance à la paroisse.

    D'ailleurs, l'enclos est aussi un lieu de vie de la cité : on s'y retrouve pour parler, pour y vendre des produits, pour y faire paître ses animaux.

    C'est le lieu de vie par excellence dans les campagnes, où l'église et le porche sont souvent le seul lieu de réunion couvert.

    Les habitants veulent pour leur village, les plus beaux monuments et les plus beaux décors. C'est une surenchère qui se joue surtout entre les paroisses de Basse Bretagne, une sorte de "guerre des clochers".
    On copie les enclos des prestigieux voisins. Le clocher de Saint-Thégonnec ressemble beaucoup à celui de Pleyben. Le calvaire de Plougastel imite celui de Guimiliau, etc...
    La jalousie peut même aller plus loin, les habitants de Lampaul-Guimiliau n'hésitèrent pas à voler la cloche de l'église de Pleyben en 1599.

    Le circuit des enclos paroissiaux de Landerneau :

    - Dirinon
    - Pencran
    - Tréflévénez
    - Le Tréhou
    - La Martyre
    - Ploudiry
    - La Roche Maurice
    - Trémaouézan

    Le circuit des enclos paroissiaux de Morlaix :

    - Saint-Jean-du-doigt http://lalumierededieu.eklablog.com/saint-jean-du-doigt-fontaine-p50087#!/saint-jean-du-doigt-l-enclos-paroissial-p143908

    - Pleyber-Christ

    - Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec

    - Plounéour-Menez

    - Plourin-lès-Morlaix

    - Plougonven

    Circuit des enclos paroissiaux du Léon :

    - Lampaul Guimiliau http://lalumierededieu.eklablog.com/lampaul-guimiliau-l-enclos-paroissial-p143862

    - Commana

    - Sizun

    - Locmélar

    - Saint-Servais

    - Bodilis

    - Berven-plouzévédé.








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