• Saints Julien l'hospitalier et Basilisse, martyrs à Antinoé († 309)

     

     

     

    Saints Julien l'hospitalier et Basilisse († 309)

    martyrs à Antinoé

     

    Saints Julien l'hospitalier et Basilisse, martyrs à Antinoé († 309)

     

     

    Saint Julien l'Hospitalier est un saint légendaire, dont on ignore tout de la véritable histoire.

    Il est notamment le patron des charpentiers, des hôteliers et des passeurs.

    Ses attributs sont le faucon ou l'épée.

    Au cours du Moyen Âge, il a supplanté le martyr saint Julien de Brioude en notoriété et dans la titulature de quelques églises comme Église Saint-Julien-le-Pauvre à Paris.

    Histoire

    Saints Julien l'hospitalier et Basilisse, martyrs à Antinoé († 309)

    Julien l'Hospitalier tuant son père (tableau du XVe siècle)

     

    La légende de saint Julien l'Hospitalier a été largement diffusée au Moyen Âge par la célèbre Légende dorée de Jacques de Voragine (chap. 30). Julien était un jeune noble. Un jour qu'il poursuivait un cerf, celui-ci se retourna et lui dit : "Tu me suis, alors que tu tueras ton père et ta mère?" Pour éviter que cela n'advienne, il s'enfuit jusqu'à une terre lointaine où il se mit au service d'un prince. Vaillant combattant, il fut fait chevalier et le prince lui donna pour épouse une jeune veuve et un château en dot. Entre-temps, ses parents étaient partis à sa recherche, et finirent par arriver à son château. Julien était alors parti à la chasse. Ses parents se firent connaître à son épouse, qui les accueillit, les restaura et les coucha dans le lit conjugal. Julien rentra le lendemain matin, alors que sa femme était à la chapelle, et trouva dans son lit un homme et une femme qu'il prit pour son épouse et un amant. Il les tua tous les deux. En voyant sa femme revenir de l'église, il prit conscience de sa terrible méprise, et accablé de chagrin résolut de partir accomplir sa pénitence. Mais son épouse, arguant des liens du mariage et de sa part de responsabilité, insista pour l'accompagner. Ils s'installèrent alors au bord d'une rivière, où Julien se fit passeur et où ils accueillaient les pauvres dans un petit hospice (en ancien français hospital). Une nuit d'hiver, Julien entend une voix qui l'appelle : il recueille un misérable lépreux mourant de froid, qu'il tente en vain de réchauffer par un bon feu, puis qu'il couche dans son propre lit et couvre amoureusement. Alors le lépreux se lève, soudain resplendissant, et montant au ciel déclare à Julien et à son épouse que Dieu leur a pardonné leur crime, et qu'ils ne tarderaient pas à mourir dans la paix du Seigneur.

     

     

    Bas-relief évoquant la légende de saint Julien au no 42 rue Galande, Paris V ; représentation déjà mentionnée en 1380

     

    Il s'agit d'un court récit qui reprend en fait une tradition littéraire représentée par deux vies : l'une, en prose, largement diffusée (Elle se retrouve dans pas moins de 25 légendiers français du milieu du XIIIème au XVème siècle); l'autre, en vers, est connue par une unique copie complète (manuscrit Paris, Bibl. de l'Arsenal 3516, f° 84r°-96r°), daté de 1267-1268, et un fragment manuscrit détenu par les archives communales de Chieri (Italie). En fait, ces deux versions sont dérivées d'une vie en vers aujourd'hui disparue, écrite aux environs de 1200, dont la vie en prose est une version dérimée restée fidèle à l'original, alors que la vie en vers est une version plus romanesque et augmentée de nombreux épisodes. Les deux versions ont en commun de présenter Julien comme le fils du comte et de la comtesse d'Anjou, Geoffroy et Emma, de le faire s'engager dans l'Ordre des Hospitaliers, et de faire s'établir le couple au bord du Gardon, près de Saint-Gilles du Gard, au débouché du chemin de Régordane et au carrefour des trois chemins de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, de Rome et de Jérusalem. La prédiction est faite non par un cerf, mais par une bête à tête humaine, et le malheureux accueilli par le couple est un lépreux. La version en vers donne à son épouse le nom de Clarisse, et introduit le personnage de Gervais, bon bourgeois de Nantes. Ces deux textes ont fait l'objet d'une édition critique et d'une étude comparée dans le cadre d'une thèse non publiée. (N.B. C'est d'une copie tardive et remaniée de la version en prose que s'est inspiré Flaubert pour sa légende.)

     
    Saint Julien fut longtemps considéré comme le patron des voyageurs, et de nombreux hôteliers et aubergistes, au Moyen Âge, jugèrent avisé de placer leur établissement sous sa protection.
     
     
    En savoir plus :
     
    Pour lire la légende de Saint Julien l’Hospitalier racontée par Gustave Flaubert : page 1page 2page 3.
     
     
     
     
     
     
     

    Saints Julien l'hospitalier et Basilisse, martyrs à Antinoé († 309)

     

    Saint Julien l'hospitalier : gardien de la ville de Biot

    Saint Julien l'hospitalier est le gardien de la ville de Biot, ville construite à 95 % par les templiers. (Merci à Julien C. pour cette information qui m'a permis de compléter cette page)

    Lorsqu’en 1308, en pleine période moyenâgeuse, Philippe le Bel ordonne l’arrestation massive des Templiers dans toute l’Europe, la commanderie templière de Biot passe sous la coupe des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem qui deviendront, dans une appellation ultérieure, les chevaliers de Malte. L’Ordre de Malte restera seigneur de Biot jusqu’à la Révolution Française, ce qui explique notamment le grand nombre de Croix de Malte que nous retrouvons dans le village (sur le parvis de l’église scellée dans une calade, sur les cols des jarres...) et surtout le fait que la Croix de Malte occupe une place de choix sur notre blason. La Croix de Malte illustre ainsi plus de 4 siècles de notre histoire (1308-1789) et il est courant de rencontrer des blasons où figure seule une Croix de Malte « argent sur gueules » (c'est-à-dire argent sur rouge dans le lexique du Moyen Âge). 

     Source

    En savoir plus :

    http://www.nice-panorama.com/Biot/Fete-Templier-Biot-2009/index.php

    Fête de la Saint Julien à Biot

    Le Comité des Fêtes de Biot et la ville de Biot organisent au mois d’août la traditionnelle fête patronale : la Saint-Julien.

    Saint patron de Biot, Saint-Julien est l’un des plus célèbres martyrs de la Gaule romaine.

    Cette manifestation traditionnelle réunit chaque année un public nombreux autours de bals et de jeux conviviaux (course en sac, roumpa pignatta...). L’aubade dans les rues du village et la procession à la chapelle Saint-Julien font partie des temps forts de la fête patronale biotoise.

    Source

     

     

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