• Saints Anne et Joachim. Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

     
     

    Saints Anne et Joachim

    Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

     

    Saints Anne et Joachim. Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

     

    Anne (protévangile)

    Sainte Anne

    (Berck, église Notre-dame des sables)

     

    La Bible ne mentionne pas sainte Anne (hébreu : Hannah).

    Selon plusieurs Évangiles apocryphes écrits entre les deuxième et sixième siècles, le protévangile de Jacques et le Pseudo-Matthieu, elle serait la mère de la Vierge Marie et donc la grand-mère de Jésus-Christ.

    Sainte Anne est la sainte patronne d'Apt, où se trouvent ses reliques, de Florence, d'Innsbruck, de Naples, de Mainar, de la Bretagne et de la province de Québec.

    Elle assure sa protection aux tourneurs, sculpteurs, orfèvres, fabricants de balais et de gants, bonnetiers, couturières, lavandières, blanchisseurs, cardeurs, chiffonniers, navigateurs et mineurs.

    Vie

     

    Saints Anne et Joachim. Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

     

    La vie de sainte Anne est inspirée de celle d'Hannah et son fils, le prophète Samuel dans l'Ancien Testament.

    Après un mariage de vingt ans sans enfants avec Joachim (hébreu : Jojakim), Anne enfanta Marie.

    Selon la tradition, ils avaient fait un vœu et menèrent Marie lorsqu'elle avait trois ans au temple à Jérusalem pour qu'elle y fût éduquée.

    La Légende dorée relate précisément la postérité de sainte Anne d'avec son second époux, Cléophas, frère de Joachim (leur fille, Marie Jacobé, épousa Alphée et ils eurent comme fils : Jacques le Mineur, Joseph le juste, Simon le Zélote et Jude), et celle d'avec son troisième époux Salomé (leur fille, Marie Salomé, épousa Zébédée et ils eurent comme fils : Jacques le majeur et saint Jean l'évangéliste).

    Culte

    En 550, on construisit une église à Constantinople en l'honneur de sainte Anne.

    La fin du Moyen Âge vit l'apogée de son culte, ce qu'on peut voir par exemple dans la multitude des statues montrant Anne, Marie et l'enfant Jésus, appelées « trinités mariales », en parallèle à la sainte Trinité.

    La cathédrale Sainte-Anne d'Apt, placée durant tout le Moyen Âge sous le double patronage de Notre-Dame et Saint-Castor, est une ancienne cathédrale catholique romaine française, située dans la ville d'Apt.

    C'est l'une des plus anciennes églises d'Occident à avoir mis en honneur le culte d'Anne, l'aïeule du Christ. Déjà, au cours du XIIe siècle sa fête y était célébrée le 26 juillet au cours d'un office à neuf leçons.

    Son culte s'établit définitivement au XIVe siècle.

    Urbain V, dès 1370, fit rajouter dans son Missel une messe en son honneur avec une miniature de la sainte et Urbain VI l'étendit à toute l'Église, en 1382, lors du mariage de Richard II avec Anne de Bohême.

    Enfin Grégoire XII, par une bulle du 1er mai 1584 fixa sa fête au 26 juillet.

    Une partie de ses reliques que la tradition dit avoir été rapportée d'Orient, y est toujours vénérée.

    Et celles qui se trouvent en Bretagne, notamment à Sainte-Anne-d'Auray, en Italie ou au Canada proviennent d'Apt.

    En 1481, le pape Sixte IV fit ajouter la fête solennelle de sainte Anne au calendrier. Le 1er mai 1584, le pape Grégoire XIII confirma sa fête solennelle au 26 juillet et officialisa son culte.

    Mais l'Église interdit la représentation des trinités mariales pour éviter la confusion avec la Trinité au sens théologique.

    La reine de France, Anne d'Autriche, pour remercier sa sainte patronne de lui avoir permis d'être mère, vint à Apt le 27 mars 1660.

    Son pèlerinage accompli, elle fit don de reliquaires en or à l'évêque Modeste Villeneuve des Arcs qui l'avait accueilli et l'incita à faire construire ce qui est aujourd'hui devenu la « Chapelle Royale ». Les plans furent dressés par François Mansart, les travaux activés et la chapelle consacrée le 26 juillet 1664.

    La « grand-mère des Bretons »

    En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons.

    Des légendes la décrivent comme originaire de Plonévez-Porzay. 

    Anatole Le Braz publie un récit dans laquelle Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants.

    Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien.

    Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque.

    Selon la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Galilée.

    Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ.

    Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres.

    Toujours selon cette légende, le Christ vient lui rendre visite, accompagné de ses disciples Pierre et Jean, et lui demande sa bénédiction, avant de retourner en Terre sainte.

    Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douarnenez.

    Celle-ci, installée près de l'endroit où Jésus avait fait jaillir une source, est devenue le but du plus ancien pèlerinage consacré à Sainte Anne et a pris le nom de Sainte-Anne-la-Palud.

    Le Grand Pardon qui, depuis l'antiquité, rassemble des milliers de pèlerins, le dernier week-end d'août de chaque année, est certainement le plus authentique et le plus ancien d'Armorique.

    Une autre légende nous dit bien que sainte Anne était la mère de Marie, grand-mère de Jésus et épouse de Joachim.

    Si son corps avait effectivement disparu, elle serait apparue à un paysan, Yves Nicolazic, en 1624 près d'Auray en Morbihan.

    Elle lui a demandé la construction d'une chapelle en son honneur, en ce lieu du village de Ker-Anna (qui en breton signifie Le village d'Anne) devenu champ qui la louait autrefois.

    Dans la nuit du 7 mars 1625, Yves Nicolazic, son beau-frère et 4 voisins, parmi lesquels certains rapportèrent avoir vu un flambeau les guider, déterrent une statue qui, après avoir été discrètement resculptée par les moines capucins, sera reconnue comme celle de la sainte.

    Après enquête des moines et interrogatoires de Yves Nicolazic, l'évêque de Vannes, après de nombreuses manœuvres dilatoires, autorise le culte de la sainte et la construction de la chapelle devenue basilique au fil des ans.

    Le lieu a pris le nom de Sainte-Anne-d'Auray, sainte Anne est devenue patronne des Bretons et le pardon qui s'y déroule chaque année est le plus important de Bretagne, 3e lieu de pèlerinage en France après Lourdes et Lisieux.

    Son culte en Armorique ne remonte pas au-delà du XIIe siècle mais eut une diffusion importante, alimentée par la figure de l'antique déesse Ana/Dana (la déesse-mère des Tuatha Dé Danann en Irlande).

    En 1996, à l'initiative de l'évêque en place Mgr Gourvès, le pape Jean-Paul IIest venu la prier dans son sanctuaire breton. Il est le premier pape à avoir foulé le sol de Bretagne.

    La sainte est fréquemment représentée enseignant la lecture à sa fille Marie.

    Sa popularité chez les Bretons est généralement expliquée par la rémanence de l'antique déesse celtique Dana.

    Marie d'Agréda a également rapportée de ses visions de nombreuses précisions sur la vie de Sainte Anne.

    Source

    C’est surtout pour les couturières, les dentellières et les lingères, qui honorent sainte Anne comme leur patronne, une fête qu’on solennise avec toutes les démonstrations de la joie. Dès la veille du jour de Sainte-Anne, on pare, à Bruges, à Bruxelles et en d’autres endroits, les écoles et les ouvroirs de fleurs et de guirlandes. Le matin, de bonne heure, toutes les jeunes filles qui fréquentent les ateliers de dentelles ou les ouvroirs d’une couturière, viennent souhaiter la fête à leur maîtresse et lui offrir un grand bouquet de fleurs. Puis elles se rendent à l’église, et après y avoir entendu la messe en l’honneur de leur sainte patronne, retournent à l’école ou à l’ouvroir, où le déjeuner aux gâteaux est servi. Le repas terminé, on s’apprête à faire une promenade en chariot ou en voiture vers une ville ou un village des environs pour s’y amuser. Celles de Bruges vont ordinairement à Blankenberghe ou à Ostende. Cette promenade est le divertissement principal du jour. Le chariot est couvert et orné de fleurs, et des paniers pleins de provisions et de gâteaux sont emportés; mais les élèves et les ouvrières qui veulent être de la partie, doivent, pendant toute l’année, remplir leur tâche ou « hun mestag doen »; celles qui ne l’ont pas faite, doivent rester à la maison. Pour être à même de payer les frais de cette excursion, il est d’habitude de s’imposer chaque semaine une légère cotisation. Aussi destine-t-on au même but les petites amendes qu’inflige le règlement de chaque atelier ou ouvroir contre des actes d’oubli, d’indiscrétion ou de négligence. Quand le temps n’est pas favorable, on passe la journée à l’école ou à l’ouvroir au milieu des danses et des chants, et il y a toute une série de chansons populaires qui sont exclusivement en usage chez les couturières et les dentellières lors de la célébration de la fête de leur patronne. Mais, en dehors d’un beau cantique qui en est pour ainsi dire la pièce fondamentale et que nous ne laisserons pas de publier ici, les chansons de sainte Anne ou « Sinte-Anna-Liedjes », que , ne contiennent que la description des particularités de la fête ou l’expression des plaisirs et des regrets qu’éprouvent les jeunes dentellières ou couturières durant et après la fête de Sainte-Anne.

    Laet ons met lofzangen pryzen
    Onze moeder Anna zoet,
    En haer lof en eer bewyzen,
    Want zy is ons naerste goed.
    Heylige Anna, Moeder Anna,
    Die ons droefheyd hebt gezien;
    Heylige Anna, Moeder Anna.

    Na zuchten geeft verblyd.
    Als wy nu gaen openbaren
    Hare groote heyligheyd,
    Wy moeten dan ook verklaren
    Hare groote weerdigheyd.
    Heylige Anna, enz.

     

    Gy zyt van
    God verkoren
    Om zyns zoons grootmoeder te zyn,
    En de gebeden te hooren
    Van elk die in droefheyd zyn.
    Heylige Anna, enz.

     

    Gy hebt aen God opgedragen,
    In hare teere jongheyd,
    Uw dochter van drie jaren,
    Uwen waren troost en vreugd.
    Heylige Anna, enz.

     

    Une chanson des plus populaires qui se chante le jour de Sainte-Anne est celle-ci :

    ‘t Is van dage sint’
    Annadag, sint’ Annadag;
    Wy kyken al naer den klaren dag,
    En wy kleên ons metter spoê
    0m te gaen ter kerke toe.
    Als de misse wierd gedaen,
    Wy zyn al blyde van deure te gaen.
    Josephus is gekomen alhier
    Met zynen wagen en zyn bastier.
    De provianden,
    Koeken in manden,
    De provianden Dragen wy meê.
    Die willen al met ons meê gaen,
    Moeten ‘t heel jaer hun mestag doen;
    En die ‘t niet en hebben gedaen,
    Moeten t’huis blyven en niet meê gaen

    C’est peut-être le patronage des couturières qui a donné naissance à l’habitude de dire : « Elle entre dans la garde-robe de sainte Anne » pour désigner une fille qui devient vieille, dicton qui s’emploie aussi bien dans le pays wallon que dans les provinces flamandes, ou « Sinte-Anne-Schapraei » a la même signification. A Anvers, tout le monde va, le jour de Sainte-Anne, à la kermesse du Vlaemsch-Hoofd qui doit à cette circonstance son nom populaire de « Sinte-Anne » ou « Sinte-Anneken. »

    Le Baron de Reinsberg-Düringsfeld 1870 Traditions et légendes de la Belgique.

    Source

     

    Joachim (protévangile)

     

    Saints Anne et Joachim. Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

     

    Ce Joachim est le saint époux de sainte Anne et le père de la Vierge Marie, dans la tradition catholique et orthodoxe.

    Il lui est donc attribué le titre d'« ancêtre de Dieu ».

    Saint Joachim est célébré, avec sainte Anne, le 26 juillet en Occident et le 9 septembre en Orient.

    Histoire et tradition religieuse

    Les Évangiles canoniques du Nouveau Testament ne nomment pas les parents de Marie, mais l'histoire de Joachim et d'Anne apparaît dans l'Évangile apocryphe de Jacques.

    Joachim est décrit comme un homme riche et pieux qui donne régulièrement aux pauvres et au temple.

    Cependant, sa femme étant stérile, le Grand Prêtre rejette Joachim et son sacrifice, l'infertilité de son épouse ayant été interprétée comme un signe de mécontentement divin.

    Joachim se retire par la suite au désert où il jeûne et fait pénitence pendant quarante jours.

    Des anges apparaissent à Joachim et Anne pour leur promettre un enfant. Joachim revient à Jérusalem, retrouve Anne qu'il « serre dans ses bras ».

    Les récits concernant Joachim et Anne furent inclus dans la Légende dorée.

    Ils sont très représentés dans l'art chrétien même si le Concile de Trente a limité la représentation des Évangiles apocryphes.

    En Occident, la fête de saint Joachim qui était auparavant célébrée le 16 août est généralement observée avec sainte Anne le 26 juillet.

    En Orient, elle est célébrée le 9 septembre.

    Les portraits traditionnels de Joachim (vestibule, statuaire, etc.) le montrent tenant une pelle.

    Dans la religion musulmane il est connu sous le nom de Imran (sourate La famille de Imran).

    Source

     

    Saints Anne et Joachim. Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

     

    En savoir plus :

    http://missel.free.fr/Sanctoral/07/26.php

    http://www.mariedenazareth.com/8075.0.html?&L=0

    http://www.forumreligioncatholique.com/t8764-saint-anne-et-saint-joachim-pere-et-mere-de-la-tres-sainte-vierge-commentaire-du-jour-la-parabole-du-levain

     

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