• Sainte Roseline de Villeneuve

     
     

    Sainte Roseline de Villeneuve

     

    Sainte Roseline de Villeneuve

     

    Roseline de Villeneuve (°1263 - †1329), est une religieuse française, déclarée bienheureuse par l'Église catholique, elle est fétée le 17 janvier.

    Biographie 

    Roseline, du latin Rossolina, ou Rossa, Rufa, fille d'Arnaud II de Villeneuve et de Sybille de Burgolle de Sabran des Arcs, cousine de saint Elzéar de Sabran, est instruite par les clarisses d'Avignon, c'est à la Chartreuse que cette provençale, douée du don de lire dans les consciences choisit d'entrer à 25 ans.

    Elle fit son noviciat à Saint-André-de-Ramières près de Prébayon dans le Vaucluse puis un second noviciat à la Chartreuse de Bertaud Notre-Dame d'Aurouse dans les Hautes-Alpes puis admise à fait profession religieuse le jour de Noël 1280.

    Elle y vivra dans l'austérité et deviendra plus tard prieure de la Chartreuse fondée par son frère Hélion dans le diocèse de Fréjus, à l'abbaye de La Celle-Roubaud occupée précédemment par des Bénédictines.

     

     

    Chapelle sainte-Roseline aux Arcs, XIe siècle

     

    Aux Arcs, la chapelle Sainte-Roseline édifiée au XIe siècle a été classée monument historique en 1980. Elle abrite la dépouille de sainte Roseline qui est exposée dans une châsse en cristal et un reliquaire qui conserve ses yeux, miraculeusement préservés.

     

     

    Chasse exposant le corps momifié de la bienheureuse Roseline

     

    Le corps de Roseline

     

    Sainte Roseline de Villeneuve

     

    Le corps fut d'abord enterré dans le cimetière du couvent, une première exhumation eut lieu le 11 juin 1334, premier dimanche de Pentecôte, à la demande de Jean XXII sous la direction d'Elzéar de Villeneuve, évêque de Digne. Le corps de la sainte apparut, miraculeusement conservé, sans aucune trace de décomposition ; les yeux conservaient tout leur éclat. Elzar de Villeneuve parvint à les extraire de leurs orbites pour les placer dans un reliquaire et les exposer la vénération du peuple. Le corps fut porté jusqu'à la chapelle La Celle-Roubaud et placé derrière une balustrade qui le protégeait contre les profanations.

    En 1344, translation du corps dans une chapelle fermée : il est placé sur l'autel.

    En 1360, nouvelle translation du corps dans une châsse aux parois de verre au travers desquelles les pèlerins pouvaient le contempler.

    Vers le milieu du XVe siècle, le couvent fut dévasté par une bande de pillards ; les religieuses avaient auparavant pris la précaution de cacher le corps. À la suite d'un nouveau miracle, le corps de la sainte fut retrouvé en bon état de conservation. La dépouille fut déposée dans un cercueil de bois doré et placée dans une châsse à côté du chœur.

    Du XVIe siècle à la Révolution française, les Franciscains de l'Observance assurèrent la garde des reliques qui leur avait été confiée par une bulle du 7 octobre 1499 du pape Alexandre VI.

    La châsse ne semblant pas assez belle, une nouvelle translation eut lieu le dimanche 20 octobre 1657. Le corps de Roseline fut déposé dans la nouvelle châsse, offerte par l'abbé Charles de Villeneuve, prieur des Arcs, placée à gauche du maître-autel, place plus commode pour les fidèles qui viendraient la prier.

    En 1835, le corps fut, une nouvelle fois, transféré dans un monument de marbre blanc laissant voir la sainte de la tête aux pieds, à travers une grande ouverture vitrée.

    En 1883, les yeux de la sainte furent placés dans un nouveau reliquaire d'orfèvrerie, orné d'émaux.

    En 1894 les Chartreux, alertés par le curé Besson, firent procéder à un minutieux traitement du corps pour le mettre à l'abri de la destruction par les insectes. Le 6 juillet, le corps de la sainte fut transféré dans la nouvelle châsse, où il repose encore de nos jours, dans le bas-côté droit de la chapelle.

    Après de récents travaux de conservation, la dépouille mortelle de sainte Roseline, revêtue de son habit de Chartreuse, avec l'étole et le manipule, demeure exposée.

    Aux Arcs, la chapelle Sainte-Roseline édifiée au XIe siècle a été classée monument historique en 1980. Elle abrite la dépouille de sainte Roseline qui est exposée dans une châsse en cristal et un reliquaire qui conserve ses yeux, miraculeusement préservés.

     

    Le miracle des roses

    Roseline est rattachée à ce que l'on appelle « Le miracle des Roses ».

    La généreuse fille du seigneur du village se cachait pour donner à manger aux pauvres qui la sollicitaient.

    Un matin, Arnaud, qui se doutait des largesses de sa fille, se cache près du cellier pour la confondre…

    Il ne tarde pas à la voir arriver, le tablier chargé de victuailles. Lorsqu'il lui demande de montrer le contenu de son tablier, Roseline (prenant, dit-on, Dieu à témoin) ouvre craintivement son tablier duquel dépasse une brassée de roses en lieu et place de la nourriture « subtilisée ».

    Aujourd'hui encore on peut voir une arche de pierre qu'on appelle « la porte du Miracle ».

    Source : 1 - 2

    En savoir plus :

    Livre : "Histoire de Sainte Roseline de Villeneuve, religieuse chartreuse"

    http://www.transenprovence.org/article-23177294.html

     

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