• Sainte Rose Venerini, vierge de Viterbe († 1728)

     

     

    Sainte Rose Venerini († 1728)

    vierge de Viterbe

     

    Sainte Rose Venerini, vierge de Viterbe († 1728)

     

    Rosa Venerini (9 février 1656 - 7 mai 1728), religieuse, elle est la fondatrice de la première école publique féminine en Italie (Maestre Pie Venerini ou Pieuses Maîtresses).

    Sa jeunesse

    Rosa Venerini est née le 9 février 1656 à Viterbe.

    Ses parents, Godefroi Venerini et Marzia Zampechetti ont eu trois autres enfants, Dominique, Marie-Madeleine et Horace.

    Son père était médecin, originaire de Castelleone di Suasa dans la Province d'Ancône, il exerça à Viterbe.

    Petite fille d'une grande sensibilité et d'une fine intelligence, son éducation chrétienne développa en elle de grandes qualités de cœur et de fermes principes religieux.

    À l'âge de 7 ans, elle fit vœu de se consacrer à Dieu.

    Durant son adolescence, elle fut en proie à de nombreux conflits intérieurs, entre les attractions du monde et sa promesse, mais elle dépassa ses crises par la prière et les mortifications.

    Arrivée à l'âge de 20 ans, Rosa s'interrogeait : pour les femmes, à cette époque, il n'y avait que le mariage ou le couvent.

    Elle se sentait appelée au service de l'Église, mais ne parvenait pas encore clairement à déterminer sa vocation.

    Fin 1676, en accord avec ses parents, elle rejoignit le monastère dominicain de Sainte-Catherine à Viterbe où elle espérait prononcer ses vœux.

    Mais la mort prématurée de son père l'obligea à retourner chez elle pour rester auprès de sa mère dont la santé était fragile.

    Après le décès prématuré de son frère Dominique, la mort de sa mère, et le mariage de sa sœur, en mai 1684 elle a commencé à rassembler des enfants et leurs mamans dans sa maison pour la récitation du Rosaire.

    C'est à cette époque qu'elle réalisa la pauvreté culturelle, morale et spirituelle des femmes de son temps, et qu'elle envisagea la création d'écoles qui offiraient une formation chrétienne satisfaisante à toutes ces personnes.

    Son œuvre

    C'est le 30 août 1685 que Rosa, avec l’approbation de l’évêque de Viterbe, le cardinal Urbano Sacchetti, et la collaboration de deux compagnes, Gerolama Coluzzelli et Porzia Bacci, quitta sa maison pour fonder une première école, dans le but de donner une formation chrétienne complète aux femmes du peuple et de les préparer à la vie qui les attendait. Ce fut là la création de la « première école publique féminine en Italie ».

    Toutefois, les débuts ne furent pas faciles.

    Les maîtresses eurent à affronter les résistances de la part du clergé qui se voyait privé de l’enseignement de la catéchèse fait auparavant exclusivement par lui.

    De plus, les lettrés de la ville de Viterbe n'admettaient pas l'audace de cette bourgeoise qui s'occupait d'instruire des femmes qui, à leurs yeux, n'avaient pas besoin d'instruction.

    Petit à petit pourtant, elle fut soutenue par le clergé qui approuva son initiative, et sa renommée dépassa le cadre du diocèse.

    C'est ainsi que l'évêque de Montefiascone, Marc-Antoine Barbarigo, fit appel à elle, et qu'elle ouvrit de 1692 à 1694 une dizaine d'écoles à Montefiascone et aux abords du Lac de Bolsena.

    L'évêque fournissait les moyens matériels, et Rosa formait les maîtresses et organisait les écoles.

    Elle confia ensuite la direction des écoles à Lucia Filippini (qui sera canonisée en 1930).

    Ensuite, d'autres écoles seront créées dans la province du Latium tandis que Rosa rejoignait Rome en 1706.

    Là, elle se retrouva en butte à bon nombre d'hostilités, et dut attendre six ans pour pouvoir enfin, le 8 décembre 1713, ouvrir une école au centre de Rome.

    Le 24 octobre 1716, elle eut la visite du pape Clément XI qui, accompagné par huit cardinaux, voulut assister aux leçons.

    Ce dernier fut enthousiasmé et s'adressa à elle en lui disant : « Madame Rosa, vous faites ce que nous n’arrivons pas à faire, nous vous remercions, car avec ces écoles, vous sanctifierez Rome ».

    Dès lors, tous les évêques voulurent avoir leurs écoles dans leurs diocèses, et Rosa se dépensa sans compter pour y pourvoir.

    Le 7 mai 1728 Rosa mourut dans la Maison de Saint Marc, à Rome. Elle avait ouvert plus de 40 écoles.

    À l'occasion de sa béatification, en 1952, ses reliques furent transférées dans la chapelle de la Maison générale à Rome.

    Spiritualité

    Dès ses premiers contacts avec les pères dominicains des environs de Viterbe, elle suivit la spiritualité de saint Ignace, sous la direction spirituelle du père jésuite Ignace Martinelli.

    Rosa pratiquait d'intenses et profondes oraisons, qui étaient pour elle l’« aliment essentiel de l’âme ».

    Elle vivait l'Eucharistie quotidienne de manière mystique, en union avec Dieu. Elle parlait de « Cercle Maximum » pour cette manière de s'élever à Dieu.

    Elle avait compris que pour annoncer la bonne nouvelle de l'Évangile il fallait que les personnes qui la recevaient soient libérées de l'ignorance.

    De même qu'elle avait saisi, très en avance sur son temps, que la formation des femmes était indispensable. 

    Éduquer pour libérer, était le principe que la fondatrice avait inculqué à la congrégation des sœurs Maestre Pie Venerini, et que celles-ci perpétuent encore aujourd'hui.

    La congrégation, a soutenu les italiens immigrés aux États-Unis en 1909, et a étendu son service apostolique en Suisse, en Inde, au Brésil, au Cameroun en Roumanie, en Albanie, auChili, au Venezuela et au Nigeria.

    Citations

    « Je suis tellement plongée dans la volonté divine, qu’il ne m’importe ni de la mort, ni de la vie : je veux vivre quand il le veut, et je veux le servir lorsque cela lui plaît et rien de plus ». (Biographie Andreucci, p. 515)

    Béatification - Canonisation

    Rosa Venerini a été béatifiée à Rome le 4 mai 1952 par le pape Pie XII.

     Elle a été canonisée à Rome le 15 octobre 2006 par le pape Benoît XVI.

    Lors de la messe de canonisation, le pape a dit qu'elle ne se contentait pas de donner une bonne instruction aux jeunes filles mais qu'elle se souciait de leur donner une formation complète, avec de solides références à l'enseignement doctrinal de l'Église. Son style apostolique continue à caractériser encore aujourd'hui la vie de la congrégation qu'elle a fondée. Combien est encore valable et actuel pour la société le service que les sœurs de la congrégation accomplissent dans le domaine éducatif et spécialement dans le domaine de la formation de la femme !

    Fête

    Le 7 mai.

    Source

    En savoir plus :

    http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0095.htm

    http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cevang/p_missionary_works/infantia/documents/rc_ic_infantia_doc_20090324_boletin14p14_fr.html

     

     

     

     

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