• Sainte Odile ou Adile, vierge en Alsace (+ 720)

     
     

    Sainte Odile († 720)

    vierge en Alsace

     

    Sainte Odile ou Adile, vierge en Alsace (+ 720)

     

     

    Odile de Hohenbourg, ou sainte Odile, née vers 662 à Obernai (Bas-Rhin), morte vers 720 à Hohenbourg, est une aristocrate de l'époque mérovingienne, fille du duc Etichon-Adalric d'Alsace, abbesse du monastère de Hohenbourg, sur l'actuel mont Sainte-Odile.

     

    Elle a été canonisée au XIe siècle et est considérée comme la sainte patronne de l'Alsace.

    Biographie

    Elle est la fille d'Etichon-Adalric, duc d'Alsace, mort vers 689, et de son épouse Berswinde.

    Avec l'appui de son père, elle crée dans les années 680, près du château de Hohenbourg, un établissement religieux qui devient ensuite une abbaye.

    Elle devient abbesse de Hohenbourg vers 700.

    On situe la date de la mort d'Odile vers l'an 720.

    La légende de sainte Odile

    Selon le texte de la Vie de sainte Odile, son père aurait préféré avoir un garçon, d'autant plus qu'Odile naît aveugle.

    Le duc décide de faire mourir cette enfant qui déshonore sa famille. Mais Berswinde la confie à une nourrice par qui elle est élevée pendant douze ans, avant d'être envoyée au monastère de Balme (aujourd'hui Baume-les-Dames, entre Besançon et Montbéliard).

    L'enfant n'a alors pas encore reçu le baptême. Or, c'est le moment où saint Erhard (en), un moine irlandais, évêque d'Ardagh (Comté de Longford), parcourant la Bavière, a une vision dans laquelle Dieu lui ordonne de se rendre à Baume afin de procéder à ce baptême.

    Ce qu'il fait quelques jours plus tard : au moment où l'huile sainte touche les yeux de l'enfant, celle-ci retrouve la vue. C'est à ce moment qu'elle reçoit le nom d'Odile, qui signifie "fille de la lumière".

    Le miracle fait grand bruit, mais ne suffit pas à apaiser Adalric.

    Loin de se réjouir lorsqu'Odile revient le voir, accompagnée de son frère Hugues, il se met dans une telle fureur qu'il tue ce dernier.

    Plus tard, il se repent et donne à Odile son château de Hohenbourg, qu'elle transforme en monastère.

    Le château étant construit sur une montagne, beaucoup de fidèles, notamment les malades, ont du mal à y accéder.

    Aussi, Odile fait-elle construire pour eux un second établissement appelé Niedermünster, c'est-à-dire "le monastère d'en bas".

    Postérité

    La canonisation d'Odile

    Elle est canonisée par le pape Léon IX, élu en 1049 et mort en 1054.

    Sa fête a longtemps été célébrée le 13 décembre, qui était aussi la fête de sainte Lucie, elle aussi invoquée par les fidèles pour guérir les maladies oculaires ; on a donc préféré reporter la fête d'Odile au 14 décembre.

    En 1946, sainte Odile est proclamée « patronne de l'Alsace » par le pape Pie XII.

    Le sarcophage de Ste Odile

    Sur le Hohenbourg, auquel a été donné le nom de mont Sainte-Odile, on trouve des vestiges importants de l'ancienne abbaye, notamment les tombeaux d'Odile et de ses parents, ainsi qu'une basilique de l'Assomption qui remonte au XVIIème siècle et a été érigée en basilique mineure en 2006.

    Le site reçoit chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.

    Représentations de la sainte

    Elle apparaît toujours en robe d'abbesse bénédictine, ce qui la distingue de Lucie de Syracuse, et parfois avec des parements d'hermine, rappelant l'ascendance royale racontée dans sa légende.

    Sur un vitrail de la cathédrale de Strasbourg, elle figure tenant le livre de la Règle bénédictine, sur lequel sont disposés deux yeux.

    Source 

    La Vie de Sainte Odile

     

    Etichon (ou Adalric), duc d’Alsace sous Dagobert II, attend son premier enfant.

    Il espère avoir un fils. Grande déception : une fille chétive et aveugle naît. Etichon ordonne qu’on la tue.

    Béreswinde, sa femme, confie l’enfant à une nourrice qui, en cachette, s’en va la porter à Palma en Bourgogne (Baume-les-Dames), où elle va être élevée dans un couvent.

    A l’âge de 12 ans, l’enfant est baptisée par l’Evêque Ehrhard de Ratisbonne ; à l’instant même du baptême, elle recouvre la vue et on lui donne comme nom Odile, c’est-à-dire fille de lumière.

    Quelques temps après, Odile désire rentrer auprès de ses parents. Hugues, son frère puîné, décide de la chercher, malgré la défense formelle du père.

    Ce geste, il le paiera de sa vie. Lorsqu’il ramène sa soeur Odile, Etichon, dans un accès de fureur, le tue.

    Mais aussitôt saisi de repentir, le père reçoit Odile dans son château.

    Il projette de la marier à un jeune prince de son choix. Odile refuse ce mariage, car elle s’est consacrée à Dieu.

    Devant l’obstination du père qui veut la forcer au mariage, elle s’enfuit.

    Le Père poursuit ses traces et la découvre cachée dans les rochers de la montagne.

    Mais comme il s’approche, le rocher s’ouvre et donne asile à la fugitive.

    L’événement se serait passé en Forêt-Noire près de Fribourg.

    Devant ce miracle, Etichon s’incline.

    Odile peut rentrer. Le père pressé par Saint-Léger, évêque d’Autun, un proche parent, fait donation à sa fille du château de Hohenbourg, qui est transformé en monastère.

    De nombreuses filles viennent se joindre à Odile, pour une vie de prière et de charité.

    Elle fonde Niedermunster, au pied du Mont Sainte-Odile pour y recuillir pauvres et infirmes.

    Elle fait jaillir d’un rocher une source qui guérit les malades.

    Les miracles se font nombreux autour d’elle.

    Grâce à sa prière, son père est délivré des flammes du purgatoire.

    A l’approche de sa mort, un ange vient l’assister. Et à sa mort (720), les sœurs déposent son corps dans un sarcophage actuellement visible à la chapelle Sainte-Odile.

    Son tombeau restera intact à travers toutes les épreuves dont souffrira le couvent au long des siècles.

    Source 

    ODILE eut pour père Adalric (ou Athic, connu sous le nom tudesque d’Ethic), duc d’Alsace, et pour mère Berchsinde ou Berwinde, tante maternelle de S. Léger.

    Elle naquit aveugle, ce qui porta son père à ordonner qu’on la fît mourir. Sa mère plus humaine la confia à une nourrice sur la fidélité de laquelle elle pouvait compter.

    Elle l’envoya depuis au monastère de Palme, dans la Franche-Comté(Aujourd’hui Beaume-les-Nones, à six lieues de Besançon.).

    Odile, en recevant le baptême, qui lui fut administré par un saint évêque, recouvra tout-à-coup la vue.

    Cette grâce, qui fut regardée connue miraculeuse, lui inspira le désir de ne vivre que pour Dieu ; et quoiqu’elle ne fût point religieuse à Beaume, elle suivait la règle de la communauté avec une parfaite fidélité.

    Adalric fut instruit du miracle que Dieu avait opéré en faveur d’Odile; mais il ne changea pas pour cela de sentiments à son égard.

    Hugues, un de ses fils, entreprit inutilement de le fléchir.

    Persuadé que la présence de sa soeur opérerait le changement qu’il n’avait pu obtenir, il donna des ordres secrets pour la faire revenir.

    Mais il fut la victime de sa tendresse; son père le maltraita si cruellement, qu’on croit qu’il mourut, de ses blessures.

    Cet accident ouvrit les yeux au duc ; il détesta les fautes que sa barbarie lui avait fait commettre ; il reçut sa fille avec joie, et lui laissa la liberté de suivre le genre de vie qu’elle avait embrassé.

    Il se réunit même avec elle pour établir une communauté de vierges sur une montagne d’où l’on découvre presque toute l’Alsace, et que sa situation a fait nommer Hohenbourg.

    Plusieurs filles de qualité vinrent se mettre sous la conduite de la sainte fondatrice.

    Adalric céda à Odile la possession de son château de Hohenbourg, avec les revenus et les terres qui en dépendaient.

    Il se retira depuis auprès d’elle, ainsi que Berchsinde sa femme, et il mourut dans les exercices de la pénitence, le 20 février 690. (On voit encore son tombeau sur la montagne de Hohenbourg : mais la plus grande partie de ses ossements se garde dans le trésor de l’abbaye d’Ebersmünster. Ce tombeau est un monument d’autant plus respectable, qu’il a renfermé le corps celui qui a donné tant d’empereurs à l’Allemagne, tant de souverains à l’Autriche et à la Lorraine. Adélaïde, femme de Robert le Fort, comte d’Anjou, dont la postérité règne en France depuis huit siècles, descendait aussi d’Adalric, Hist. de l’église de Strasbourg,par M. l’abbé Grandidier, t. 1, p. 347.) Quelques auteurs lui ont donné le titre de saint.

    Cependant la communauté d’Hohenbourg devenait de plus en plus florissante. Ste Odile y compta jusqu’à cent trente religieuses. Elle leur apprenait par son exemple à allier, les exercices de la vie active avec la douceur de la contemplation. Elle avait une tendre charité pour le prochain; et comme les pauvres et les malades ne pouvaient parvenir que difficilement à son monastère, elle fit construire un hôpital pour les recevoir, au bas de la montagne, du côté du midi. Elle les visitait tous les jours, et leur faisait d’abondantes aumônes. Vers l’an 700, elle fonda près de son hôpital un monastère qui fut appelé Nidermünster ou Bas-Moustier. Elle avait la conduite des deux communautés, et ce ne fut qu’après sa mort que chaque monastère eut son abbesse particulière.

    Lorsqu’elle se sentit près de sa fin, elle assembla ses soeurs dans la chapelle de Saint Jean-Baptiste pour leur donner ses dernières instructions, puis, après avoir reçu le saint viatique, elle expira tranquillement le 13 de décembre, jour auquel elle est honorée. L’opinion la plus probable est celle qui met sa mort vers l’an 720 Elle fut enterrée à Hohenbourg, dans la chapelle de Saint Jean-Baptiste, et son corps s’y conserve encore. Elle est patronne de l’Alsace, qui l’honore avec une vénération singulière Les fidèles accourent de toutes parts à son tombeau, où il s’est opéré plusieurs miracles.

    Source 

    En savoir plus  :

    http://missel.free.fr/Sanctoral/12/13.php

    http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/04/22/13475999.html

    http://www.introibo.fr/Sainte-Odile-vierge

     

     

    ← Retour (Les saints par ordre alphabétique) 

     

    ← Retour (Le calendrier des saints)