• Sainte Eusébie. Fille de sainte Rictrude († v. 680)

     
     

    Sainte Eusébie
     Fille de sainte Rictrude († v. 680)
     
    Fille de saint Adalbald et de sainte Rictrude, Eusébie ou Ysoie eut pour marraine la reine Nanthilde qui lui donna la terre de Verny, près Soissons. 

    A 8 ans, elle perdit son père et l'année suivante accompagna sa mère Rictrude dans sa fondation de Marchiennes.

    Gertrude, son aïeule, qui gouvernait l'abbaye de Hamay ou Hamage, voulut avoir Eusébie auprès d'elle : celle-ci n'avait que 12 ans quand elle fut élue pour succéder à son aïeule.

    Rictrude, qui était devenue abbesse de Marchiennes, trouvait que sa fille était bien jeune pour gouverner une abbaye ; elle lui donna l'ordre de venir se former sous sa direction. 

    Et comme Eusébie refusait, il fallut une lettre de cachet du roi Clovis  pour l'obliger à venir.

    Elle vint donc à Marchiennes avec toute sa communauté : elle y apporta même le corps de sainte Gertrude et les autres reliques de son église.

    Malgré tout, Eusébie conservait un grand attrait pour sa maison de Hamage : elle s'y rendait furtivement pendant la nuit et y récitait son Office avec son assistante.

    Rictrude qui s'en aperçut, adressa à sa fille de sévères réprimandes. Eusébie en conserva du ressentiment dans son cœur, si bien que Rictrude, après avoir pris l'avis d'évêques et d'abbés, permit à Eusébie de retourner à Hamage avec sa communauté. 

    La jeune abbesse, après avoir reçu la bénédiction de sa mère, rentra donc dans son ancienne demeure, y rétablit l'ordre et l'observance religieuse comme on les pratiquait sous le gouvernement de son aïeule.

    Elle gagna le respect et l'affection de ses compagnes par la douceur de son commandement, l'affabilité de ses manières, la régularité parfaite de sa conduite on la voyait s'attribuer les offices les plus humbles et les plus pénibles; ses exemples donnaient du courage aux plus tièdes. 

    Quoique jeune, elle eut le pressentiment de sa fin prochaine.

    Elle en avertit ses sœurs qui en eurent une peine profonde quant à elle, pleinement soumise à la volonté de Dieu, elle attendit avec calme et confiance l'heure suprême, adressa de pieuses exhortations à ses religieuses et mourut le 16 mars 680 (des auteurs la font mourir en 660 à 23 ans, d'autres en 670).

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