• Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (4ème s.)

     
     

     

    Sainte Catherine d'Alexandrie

    vierge et martyre (4ème s.)

     

    Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (4ème s.)

     

    Quoique située au début du IVe siècle, la légende et donc le culte de sainte Catherine d'Alexandrie ne se répandit qu'après les Croisades. Elle aurait subi le martyre en 307.

    Sa fête est placée le 25 novembre et donne lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de 25 ans, appelées les catherinettes.

    Sources

    Les sources les plus anciennes sont une Passio en grec (VIe ‑ VIIe siècle), une autre en latin (IXe siècle).

    Elle est mentionnée dans La Légende dorée de Jacques de Voragine. John Capgrave lui consacre une « Vie de Sainte Catherine » (1445).

    Hagiographie

    Catherine serait née vers 290 dans une famille noble d'Alexandrie, en Égypte.

    Dotée d'une grande intelligence, elle acquit rapidement des connaissances qui la placèrent au niveau des plus grands poètes et philosophes du moment.

    Une nuit, elle vit en songe le Christ et décida de lui consacrer sa vie, se considérant comme sa fiancée. Le thème du mariage mystique est commun dans l'Est méditerranéen.

    Le paragraphe suivant décrit la fin de Catherine telle que rapportée par l'hagiographie chrétienne : L'empereur de Rome, Maximien, venu à Alexandrie, y présidait une grande fête païenne.

    La jeune fille saisit cette occasion pour tenter de l'amener à se convertir au christianisme, mais cela ne fit que soulever sa colère.

    Pour la mettre à l'épreuve, il lui impose un débat philosophique avec cinquante savants, mais au grand dépit de l'empereur, elle réussit à les convertir.

    Maximien les fait exécuter et pourtant propose le mariage à Catherine qui refuse avec mépris.

     

    Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (4ème s.)

     

    L'empereur ordonne alors de la faire torturer en usant d'une machine constituée de roues garnies de pointes.

    Par un miracle divin, les roues se brisent sur son corps, et les pointes aveuglent les bourreaux. Obstiné, Maximien ordonne alors qu'elle soit décapitée.

    Ses reliques

    Quelques centaines d'années plus tard, des moines d'un monastère construit au pied du Mont Sinaï, découvrirent au sommet d'une montagne voisine le corps intact d'une belle jeune femme qui fut reconnu comme étant celui de sainte Catherine d'Alexandrie déposé là par des anges.

    C'est à l'occasion des Croisades que la légende se répandit dans tout l'Occident, créant le motif d'une grande dévotion qui inspira profondément les artistes qui représentaient la sainte avec une auréole tricolore : blanche pour la virginité, verte pour la connaissance et rouge pour le martyre.

    La roue de son supplice est très souvent représentée auprès d'elle.

    Les moines du monastère Sainte-Catherine du Sinaï furent les gardiens du tombeau de la sainte.

    Les membres de l'Ordre de Sainte-Catherine du Sinaï eurent la tâche de défendre le tombeau et le monastère contre les ennemis du christianisme.

    Le culte

     

    Catherine d'Alexandrie dont l'existence historique a été mise en doute par l'Église catholique elle-même de 1961 à 2002 semble à certains historiens avoir été créée comme un contrepoint chrétien à la grande philosophe païenne Hypatie qui, comme elle, était vierge et très savante.

    Cette pureté attribuée à Catherine est inscrite dans son nom grec qui signifie pure.

    La dévotion à sainte Catherine a été l'une des plus répandue en Europe, y compris dans les églises orthodoxes. Beaucoup d'églises contenaient sa statue, entre autres celle de Domrémy-la-Pucelle, ou un portrait figurant le plus souvent une roue.

    De très nombreuses corporations se sont placées sous son patronage : celles qui utilisaient des mécaniques comportant des roues et celles de l'intellect.

    La Sorbonne eut, entre autres saints, sainte Catherine d'Alexandrie comme patronne.

    L'Ordre de la Très Sainte Trinité, ordre religieux fondé en 1193 pour le rachat des captifs chrétiens pris par les barbaresques, vénère Sainte Catherine d'Alexandrie comme sainte patronne.

    Étienne Poytevin a écrit une tragédie intitulée Sainte Catherine (Paris : Mathurin Hénault, 1619).

    Représentation dans les arts

     

    Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (4ème s.)

     

    La dévotion à la sainte

     
    Icône de Bosnie
     

    Catherine d'Alexandrie dont l'existence historique a été mise en doute par l'Église catholique elle-même de 1961 à 2002 semble à certains historiens avoir été créée comme un contrepoint chrétien à la grande philosophe païenne Hypatie qui, comme elle, était vierge et très savante. Cette pureté attribuée à Catherine est inscrite dans son nom grec qui signifie pure.

    La dévotion à sainte Catherine a été l'une des plus répandue en Europe, y compris dans les églises orthodoxes. Beaucoup d'églises contenaient sa statue, entre autres celle de Domrémy-la-Pucelle, ou un portrait figurant le plus souvent une roue.

     

    Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (4ème s.)

    Carte de Sainte Catherine

     

    Le jour de sa fête, soit le 25 novembre, des jeunes filles célibataires venaient honorer sa statue et renouveler sa coiffure. C'est de là que vient l'expression : "coiffer Sainte Catherine" et la coutume dans le milieu de la mode, du bal des catherinettes.

    Sainte Catherine est invoquée par les femmes qui allaitent contre la migraine. Elle est aussi invoquée contre les naufrages.

    Patronage

    De très nombreuses corporations se sont placées sous son patronage : celles qui utilisaient des mécaniques comportant des roues et celles de l'intellect.

    La Sorbonne eut, entre autres saints, sainte Catherine d'Alexandrie comme patronne.

    L'Ordre de la Très Sainte Trinité, ordre religieux fondé en 1193 pour le rachat des captifs chrétiens pris par les barbaresques, vénère Sainte Catherine d'Alexandrie comme sainte patronne.

    Sainte Catherine est la patronne des orateurs, des philosophes, des notaires, des couturières, des modistes et des fileuses, des charretiers, des nourrices et des gardes d'enfants.

    Attributs
    • la roue dentée de son supplice,
    • l'anneau de ses noces mystiques,
    • la palme,
    • le livre.
    Peintres du thème 
    • Niccolò di Segna
    • Le Caravage
    • Luigi Sacchi
    • Bartolomé Esteban Murillo
    • Artemisia Gentileschi
    • Le Corrège
    • Lorenzo Lotto
    • Lorenzo Lippi
    • Nicolò dell'Abbate

    Source

    Sainte Catherine d'Alexandrie

    (Berck, église Notre-dame des sables)

     

    Patronne des barbiers, charrons, cordiers, drapiers, écoliers et étudiants, fileuses de laine, généalogistes, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs et des filles à marier.

    Source

    http://aujourdhui.over-blog.fr/article-25-novembre-sainte-catherine-89628970.html

    Apparition de la Vierge Marie

    Elle aurait vu le Christ et la Vierge en songe.

    Source : Dictionnaire des apparitions de l'abbé Laurentin

    En savoir plus :

    http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-25.htm#catherine

    http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov25.html

    http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/173.htm

    http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/11/25/25-novembre-sainte-catherine-d-alexandrie-vierge-et-martyre.html

     

     

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