• Saint Joseph-Marie Rubio Peralta. Jésuite († 1929)

     
     

    Saint Joseph-Marie Rubio Peralta († 1929)

    Jésuite

     

    Saint Joseph-Marie Rubio Peralta. Jésuite († 1929)

     

    Saint José Maria Rubio y Peralta, né le 22 juillet 1864 à Dalias, Almeria (Espagne), et décédé le 2 mai 1929, à Aranjuez, (Espagne), était un prêtre jésuite espagnol.

    Son activité pastorale et socio-caritative en faveur des pauvres et laissés-pour-compte de la ville de Madrid le fit surnommer Apôtre de Madrid.

    Biographie

    Image illustrative de l'article José Maria Rubio

     Le père José Maria Rubio S.J

     

    Fils d’agriculteurs, José Rubio entre très jeune au séminaire de Grenade et dès l’âge de 23 ans il est ordonné prêtre (24 septembre1887).

    Il est d’abord vicaire à Chincon (1887-1889) et curé à Estremera (1889-1890).

    À la demande de son évêque il reprend les études et fait la licence en théologie (1896) et le doctorat en droit canon à Tolède (1897).

    Il enseigne ensuite littérature latine et théologie pastorale au séminaire de Madrid et exerce la fonction de chancelier’ au diocèse.

    En 1906, il est finalement possible au ‘jésuite de coeur’ (comme il se définissait lui-même) d’entrer dans la Compagnie de Jésus ; il a 42 ans.

    Les années de formation spirituelle terminées il arrive à la maison professe de Madrid, en 1911.

    Il y habitera toute sa vie.

    La simplicité et la sincérité de sa prédication (pour laquelle il a du talent) touche les cœurs.

    Par la direction spirituelle il forme des apôtres profonds, chacun suivant son état de vie, et par le sacrement de la réconciliation il fait connaître en profondeur le ‘Bon Pasteur’.

    Rubio est rapidement connu de toute la population madrilène.

    Il est très présent dans les faubourgs de la ville et particulièrement attentif aux plus pauvres et marginaux.

    Pour travailler efficacement à leur aide, il crée des associations telles la ‘Garde d’honneur du Sacré-Cœur' et s’entoure de laïcs qu’il forme à l’apostolat social. On lui attribue des prodiges.

    Pour des raisons de santé il est transféré à l’infirmerie (et noviciat) de Aranjuez (Madrid) où il meurt trois jours après son arrivée, le 2 mai1929.

    À sa mort l’archevêque de Madrid le surnomma publiquement Apôtre de Madrid, un titre qui lui est resté.

    Béatification - canonisation - fête

     

    Chasse de Rubio dans l'église de saint François de Borgia de Madrid

     

    José Maria Rubio est béatifié par Jean-Paul II en 1985.

    Le même Jean-Paul II le canonise durant sa visite à Madrid, le 4 mai 2003. 

    Jean Paul II dira de lui lors de sa béatification : Doué d'un tact exquis, il trouvait toujours, comme directeur spirituel, le conseil approprié, la parole juste, la pénitence opportune, parfois exigeante,qui, pendant des années de patient et silencieux travail, forgèrent des apôtres, hommes et femmes de toutes les classes sociales, qui, dans de nombreux cas, devinrent ses collaborateurs dans les œuvres d'assistance et de charité qu'il avait inspirées et qu'il dirigeait.

    L’Église catholique le célèbre le 2 mai.

    Source

    José María Rubio y Peralta naît le 22 juillet 1864 à Dalías en Espagne (province d’Almería, Andalousie).

    Son père est fermier.

    La famille compte six enfants.

    Il entre au petit séminaire en 1876, puis au grand en 1878.

    Il est ordonné prêtre en 1887.

    Il désire s’orienter vers les Jésuites mais il ne peut réaliser son vœu dans l’immédiat car il doit s’occuper d’un prêtre âgé et malade.

    Il est d’abord vicaire, puis curé.

    En 1890, appelé par l’évêque de Madrid, il est secrétaire de la curie diocésaine, professeur au grand séminaire (métaphysique, latin et théologie pastorale).

    Il est aussi aumônier de religieuses.

    En 1906, il fait un pèlerinage en Terre sainte et, réalisant son vieux désir, après avoir attendu 19 ans, il entre au noviciat des Jésuites de Grenade.

    Il fait ses vœux le 12 octobre 1908.

    Le Père Rubio a une forte spiritualité marquée par les « Exercices spirituels » de saint Ignace de Loyola.

    Sa devise est : « Faire ce que Dieu veut et vouloir ce que Dieu fait ».

    Il vit sa vie sacerdotale et religieuse « avec un don total de soi à l’apostolat de la Parole et des Sacrements, consacrant de nombreuses heures au confessionnal. » (Jean-Paul II)

    Dès les premières heures du matin en effet, des fidèles viennent le trouver pour se confesser ou avoir une direction spirituelle.

    Il prêche de façon simple et incisive. Beaucoup se convertissent.

    Il soutient la vie de foi des fidèles et leur fait partager ses activités de charité car il s’occupe des pauvres de Madrid ; il les visite dans leurs quartiers et leur apporte une aide tant spirituelle que matérielle, car il est persuadé que le plus grand don qu’on puisse faire aux pauvres est le Christ.

    Il multiplie pour eux les exercices spirituels.

    Il crée aussi des écoles gratuites.

    Il est l’âme de toutes ces œuvres, mais il reste discret et prend soin de donner la principale responsabilité aux laïcs.

    Fervent adorateur du Saint-Sacrement, il promeut l’œuvre des « Marías de los Sagrarios » (Maries des Tabernacles).

    ‘L’apôtre de Madrid’, comme l’appelle l’évêque, meurt à Aranjuez (province de Madrid ) le 2 mai 1929.

    Béatification : 06.10.1985  à Rome  par Jean Paul II

    Canonisation : 04.05.2003  à Madrid  par Jean Paul II

    Fête : 2 mai. 

    Source

    En savoir plus :

    http://alexandrina.balasar.free.fr/jose_maria_rubio_peralta.htm

     

     

    Par son activité spirituelle et caritative, « Saint José María Rubio (…) forma de nombreux chrétiens qui devaient par la suite mourir martyrs pendant la persécution religieuse en Espagne.» (Jean-Paul II)

     

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