• Saint Jean-Pierre Néel, martyr en Chine († 1862)

     
     

     

    Saint Jean-Pierre Néel († 1862)

    martyr en Chine

     

    Saint Jean-Pierre Néel, martyr en Chine († 1862)

    Par Myself — Personal photograph at the MEP, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4806273

     

     

    Jean-Pierre Néel, né le 18 octobre 1832 au hameau de Soleymieux, sur la commune de Sainte-Catherine-sous-Riverie et mort le 18 février 1862 dans la province de Guizhou en Chine, est un prêtre-missionnaire catholique.

    Il a été béatifié le 27 mai 1900 par le pape Léon XIII et canonisé le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II, parmi 120 chrétiens morts en Chine entre les XVIIe et XXe siècles.

    Biographie

    Jean-Pierre Néel commence ses études au petit séminaire de Montbrison, les continue dans celui de L'Argentière, et entre laïque au séminaire des Missions étrangères de Paris, le 25 octobre 1855.

    Ordonné prêtre le 29 mai 1858, il part le 29 août suivant pour le Kouy-tcheou.

    Le 28 mai 1859, il s'embarque à Canton avec quelques missionnaires pour se rendre dans sa mission.

    Arrivés à Chao-tcheou, ils se heurtent aux rebelles qui battaient le pays et doivent rebrousser chemin.

    Une seconde tentative rencontre plus de succès.

    Il arrive le 2 décembre 1859 à Kouy-yang, et se met aussitôt à apprendre la langue.

    L'année suivante, il administre une vingtaine de petites chrétientés, dont Tchuen-tsay-pin et Tchou-tchang-pong.

    Au commencement de 1862, il travaille à fonder une nouvelle station à Kia-cha-long, dans la sous-préfecture de Kai, quand, le 18 février, sur l'ordre du général Tien, grand ennemi des chrétiens, il est saisi par les rebelles, avec les néophytes Jean Tchang, Jean Tchen et Martin Ou.

    Emmenés aussitôt à Kai tcheou, ils comparaissent devant le sous-préfet Tai Lou-tche.

    L'interrogatoire est bref et brutal.

    Quelques minutes plus tard, le missionnaire et ses compagnons, dépouillés de leurs vêtements, sont conduits en dehors de la ville, non loin de la porte de l'Ouest.

    Arrivé au lieu du supplice, Néel s'agenouille, et d'un coup de sabre le bourreau lui tranche la tête.

    C'était le 18 février, le jour même de son arrestation, vers sept heures du soir.

    Son corps est en partie dévoré par les loups ; sa tête, exposée sur les murs de Kai tcheou, est, quelques jours plus tard, enlevée par des chrétiens et portée au vicaire apostolique Faurie, qui la dépose dans le caveau funéraire d'Albrand.

    En 1868, elle est transférée au séminaire de Lou-tsong-kouan.

    Postérité

    Porte de Kai-Tchéou où J.-P. Néel fut décapité (photo de 1907)

     Porte de Kai-Tchéou. C'est près de cette porte que J.-P. Néel fut décapité, vers l'endroit où se tient M. Chaffanjon (photo 1907, chanoine Jean Vuaillat, ancien curé de Sainte-Catherine)

    Par Kahduboa — Template:"Saint Jean-Pierre Néel" par Jean Vuaillat, Editions Gerbert, 2000, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53548967

     

    Le 13 février 1879, Léon XIII signe le décret pour l'introduction de la cause de béatification du martyr, et, le 11 avril 1909, Pie X donne le bref de sa béatification, dont les solennités sont célébrées à Saint-Pierre de Rome le 2 mai suivant.

    Il est canonisé le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II, parmi 120 chrétiens morts en Chine entre les XVIIe et XXe siècles.

    Sa mémoire est fêtée aux Missions étrangères de Paris ainsi que dans le diocèse de Lyon.

    La Salle des Martyrs, au séminaire des Missions étrangères de Paris, rue du Bac, possède des cheveux, une vertèbre du cou de Jean-Pierre Néel, et quelques objets lui ayant appartenu. Une petite chapelle et une école privée catholique lui sont dédiées à Soleymieux.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_N%C3%A9el

     

    Jean-Pierre Néel naît en juin 1832 à Sainte-Catherine-sur-Riverie, dans le diocèse de Lyon.

    Prêtre de la Société des Missions Étrangères de Paris, il part pour la province du Guizhou (Kouy-tchéou), en Chine, le 21 août 1858.

    Le pays est alors en pleine persécution.

    En décembre 1861 son évêque, Mgr Faurie, l'envoie visiter une famille de Kia-cha-loung (= Jiashalong) déjà préparée au baptême par un catéchiste.

    Il arrive sur place le 5 janvier 1862.

    Il attire quatre nouvelles familles au Christ.

    Beaucoup de femmes désirant connaître la doctrine chrétienne, le missionnaire envoie chercher la vierge-catéchiste Lucie Y pour remplir cet office.

    Le missionnaire s'apprête à repartir après avoir gagné une cinquantaine de nouveaux néophytes, mais voilà qu'un chrétien est arrêté et les autres sont menacés.

    Le missionnaire écrit à l'évêque : "Je reste au poste pour soutenir mes néophytes, dont le plus ancien, Jean Tchang, mon hôte, a été baptisé ce matin."(c'est dire - avec humour - qu'ils sont tous "baptisés de fraîche date"!).

    La troupe arrive le mardi 18 février.

    Le missionnaire n'a que le temps de jeter sous le lit le calice et les ornements sacrés.

    La porte vole en éclat; on lui lie les mains et on fait main basse sur tout ce qu'on peut trouver comme butin.

    On arrête aussi son hôte, Jean Tchang, ainsi que Jean Chên et Martin Wu, catéchistes.

    On les emmène tous les quatre pour être jugés à la ville voisine de Kay-tchéou.

    Jean-Pierre Néel est attaché par les cheveux à la queue d'un cheval et ils le font courir au gré du cavalier, ce qui excite l'hilarité de la troupe.

    On envoie aussi arrêter la vierge Lucie Y (1814-1862) qui instruit des femmes catéchistes dans un hameau voisin.

    Après des tentatives inutiles pour les faire apostasier, les quatre prisonniers sont décapités sous les yeux de Lucie Y.

    "Au moment où la tête de M. Néel roulait sur le sol, rapporte Mgr Faurie, on dit qu'une nuée lumineuse descendit rapidement du ciel, resta immobile quelques instants au-dessus de son corps, puis s'évanouit. La foule des païens en fut effrayée et le bourreau plus que les autres. Du reste, ce prodige n'étonnera aucun de ceux qui ont connu M. Néel; c'était un saint."

    Lucie Y est décapitée le lendemain, mercredi 19 février.

    Ces 5 martyrs de Kay-tchéou font partie des 120 martyrs de Chine canonisés par Jean Paul II le 1er octobre 2000.

    Source

    En savoir plus :

    http://www.gralon.net/tourisme/a-visiter/info-chapelle-saint-jean-pierre-neel-sainte-catherine-8846.htm

     

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