• Saint Jean l'Evangéliste, Apôtre et évangéliste (+ 101)

     

     

    Saint Jean l'Évangéliste († 101)

    Apôtre et évangéliste

     

     

     

    Jean (Yohanan en hébreu) est un Juif du Ier siècle devenu disciple de Jésus.

    Dans les évangiles synoptiques (évangile de Marc, évangile de Matthieu et évangile de Luc) et le livre des Actes des Apôtres, ainsi que dans une fin ajoutée à l'Évangile de Jean, « Jean, fils de Zébédée », apparaît dans les premiers de la liste des douze apôtres (Mc 3. 16-19, Mt 10. 2-5 et Lc 6. 13-16), avec son frère Jacques dit le Majeur.

    La tradition chrétienne attribue à l'apôtre Jean l'Évangile de Jean (elle identifie l'apôtre au « Disciple que Jésus aimait »), ainsi que trois épîtres, et l'Apocalypse, dont l'auteur se présente comme ayant reçu une vision de Jésus-Christ dans l'île de Patmos : c'est le corpus johannique.

    Dans les évangiles synoptiques (évangile de Marc, évangile de Matthieu et évangile de Luc) et le livre des Actes des Apôtres, Jean, fils de Zébédée et de Marie Salomé, est l'un des principaux douze apôtres de Jésus.

    Il est également le frère de Jacques le Majeur. Ils étaient originaires de la ville de Bethsaïde, en Galilée.

    Son nom n'apparaît pas dans l'évangile de Jean, mais y est généralement identifié avec un disciple non nommé, et désigné par l'expression le Disciple que Jésus aimait.

    On l'appelle Jean l'Apôtre ou Jean l'Évangéliste ou Jean le Théologien pour le distinguer de Jean le Baptiste.

    Son symbole en tant qu'évangéliste dans la tradition du Tétramorphe est l'aigle, d'où le surnom « l'Aigle de Patmos ».

    Il est représenté avec une coupe surmontée d’un serpent ou avec une chaudière remplie d’huile bouillante.

    Saint Jean l'Évangéliste est fêté par les catholiques le 27 décembre et par l'Église orthodoxe le 26 septembre (dormition) et le 8 mai.

    L'apôtre Jean dans le Nouveau Testament

    Liste d'occurrences

    • Mt 4,21;10,2;17,1;20,20-23
    • Mc 1,19;1,29;3,17;5,37;9,2;9,38;10,35;10,41;13,3;14,33
    • Lc 6,14;9,28;9,49;9,54;22,8
    • Ac 1,13;3,1-11;4,1-19;8,14-25;12,2;13,5

    Dans les évangiles synoptiques

     

    Pierre et Jean courant au tombant le jour de la Résurrection de Jésus. (Burnand, 1898)

     

    Dans les trois évangiles synoptiques (Matthieu et Luc reprenant Marc selon la Théorie des deux sources, Jean apparaît dans les premiers de la liste des douze apôtres (Mc 3. 16-19,Mt 10. 2-5 et Lc 6. 13-16), avec son frère Jacques dit le Majeur.

    Ce sont les fils de Zébédée, des pêcheurs du lac de Tibériade (appelé « mer de Galilée » ou « lac de Génésareth »), qui comme Simon-Pierre et son frère André abandonnent leurs filets pour suivre Jésus ( Mc 1. 16-20, Mt 4. 18-22 et Lc 5. 1-11). 

    Marc précise que Jésus les surnomme Boanerges, c'est-à-dire « fils du tonnerre » (Mc 3. 17).

    Ce sont Pierre, Jacques et Jean qui accompagnent Jésus sur la montagne lors de l'épisode de la transfiguration (Mc 9. 2, Mt 17. 1 et Lc 9. 28).

    Il fait également partie des disciples qui accompagnent Jésus lors de la guérison de la mère de Simon-Pierre (Mc 1. 29), de la guérison de la fille de Jaïre le chef de la synagogue (Mc 5. 37 et Lc 8. 51)

    C'est lui qui intervient au nom des disciples qui ont empêché quelqu'un de faire des miracles au nom de Jésus (Mc 9. 38 et, Lc 9. 49).

    Jacques et Jean demandent à être assis à côté de Jésus quand il sera "dans sa Gloire" : Mc 10. 35-45.

    Pierre, Jacques, Jean et André interrogent Jésus sur le Mont des oliviers(Mc 13. 3), Jésus fait part de ses angoisses à Pierre, Jacques et Jean Mc 14. 33.

    Dans l’évangile selon Jean, on ne trouve pas les principaux épisodes auxquels Jean, fils de Zébédée, a été associé dans les synoptiques, comme la résurrection de la fille de Jaïre ou la Transfiguration, éléments, qui parmi d'autres, ont conduit à s'interroger sur l'identité de l'évangéliste Jean.

    Dans l'évangile de Jean

    Sa mère est Marie Salomé

    Souvent appelé « le bien-aimé du Seigneur », ou celui que Jésus aimait, Jean est considéré comme l'apôtre préféré du Christ.

    De nombreuses représentations de la Cène nous le montrent au côté de Jésus, écoutant attentivement les paroles du Seigneur, les yeux quelquefois fermés pour mieux écouter (La Cène peinte par Dirk Bouts).

    En effet dans l'évangile que l'on attribue à Saint Jean, il rapporte avec beaucoup de précisions les paroles prononcées par Jésus au cours de la Cène (Discours de la Cène, chapitres 14 à 17), et en particulier l'envoi de l'Esprit Saint ou Paraclet par le Père.

    Jean fut l'un des trois apôtres (avec Pierre et Jacques) à monter sur la montagne du Thabor, pour assister à la Transfiguration, où ils ont contemplé la divinité du Verbe resplendissante dans le corps de Jésus, lorsque le Père disait :

    « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute ma complaisance : écoutez-le ».

    Lorsque Jésus fut arrêté par les soldats romains, il le suivit jusque dans la cour du palais du Grand-Prêtre, et, alors que tous les disciples avaient fui, assista à la crucifixion et à son agonie sur le Golgotha. Des écrits plus tardifs nous disent aussi que le Christ en croix, avant de rendre l'âme, donna pour mission à Jean de veiller sur sa mère, la Vierge Marie. Il l'accueillit chez lui et fut le dernier à rester à Jérusalem pour la servir.

    Le récit Chrétien de l'évangéliste Jean

    Après la Résurrection, il semble que Jean soit allé en Samarie prêcher avec Pierre, où il montre beaucoup d'ardeur à organiser la jeune Église de Palestine.

    Fuyant les persécutions des Romains, il quitta la Palestine, et se réfugie à Éphèse ou il réalise des miracles et baptise de nombreuses personnes.

    Amené à Rome pour être présenté à l'empereur Domitien qui l'avait envoyé quérir, il lui montra que sa foi en Jésus-Christ était plus forte que toutes les puissances terrestres. 

    Tertullien nous dit qu'il aurait subi à Rome, à la porte latine (Porta Latina), le supplice de l'huile bouillante, dont sa virginité lui aurait permis de sortir indemne. Ayant été fouetté juste avant, ses blessures auraient même disparu malgré l'huile brûlante.

    L'empereur l'envoie en exil sur l'île de Patmos, où il aurait écrit l'Apocalypse.

    À Patmos, île montagneuse, luxuriante à l'époque, Jean reçoit une vision du Christ de l'Apocalypse, majestueux d'apparence, vêtu de blanc, le glaive de la « Parole » dans la bouche. Jean s'agenouille et il est béni par l'apparition qui lui dit : « Écris donc ce que tu as vu, le présent, et ce qui doit arriver plus tard ».

    Puis il lui aurait révélé en de grandioses visions ce qui doit arriver à la fin des temps : l'accroissement de l'iniquité, la venue de l'Antéchrist, son combat contre les fidèles et sa lutte ultime qui le jettera finalement pour toujours en Enfer avec le diable et ses anges maléfiques. Il contempla aussi les bouleversements du Monde, la consommation de toute chose sous le feu divin, puis le triomphe du Fils de l'homme, la résurrection de tous au jugement dernier, et enfin la descente sur terre de la Jérusalem céleste, cité sainte et éternelle, où Dieu demeurera pour toujours avec les hommes.

    Après la mort de Domitien en l'an 96, l'empereur Nerva permit à Jean de revenir à Éphèse, au grand regret des habitants de Patmos qu'il avait convertis en très grand nombre.

    Puis la tradition le fait vivre pendant de longues années à Éphèse, ville où il compose ses trois Épîtres et le quatrième Évangile ou Évangile selon Jean (dont la plus ancienne trace est lePapyrus P52), en l'an 97.

    Il serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge de 98 ans. Il serait enterré à Selçuk, près d'Éphèse, où il existait une basilique Saint-Jean aujourd'hui en ruine.

    Mort de l'apôtre Jean

    - D'après les indications fournies par les Pères de l'Église et notamment Eusèbe de Césarée, Irénée de Lyon, Clément d'Alexandrie et Jérôme de Stridon, Jean aurait été inclus dans la répression des membres de la famille de l'empereur Domitien, lors de ce que la tradition chrétienne appelle improprement la persécution de Domitien (94-96). Jean aurait été ainsi exilé sur l'île de Patmos où il aurait écrit l'Apocalypse. Après l'assassinat de Domitien (96), l'empereur Nerva l'aurait libéré et il serait retourné à Éphèse pour y finir sa vie « la quatrième année » de Trajan, c'est-à-dire en 101. Ces indications chronologiques sont acceptées par la plupart des historiens. Toutefois, d'autres théories existent, surtout dans l'exégèse confessionnelle.

    - Selon la tradition, Jean serait allé en Samarie prêcher avec Pierre, où il aurait montré beaucoup d'ardeur à organiser des églises dans les villes de Palestine. Puis, fuyant la répression des Romains, il aurait quitté la Palestine, et se serait réfugié à Éphèse où il aurait fait des miracles et baptisé de nombreuses personnes. La mère de Jésus aurait parfois habité dans sa résidence d'Éphèse.

    - Vers 180, Irénée de Lyon écrit dans Contre les hérésies III,1,1 : « Ensuite Jean, le disciple du Seigneur, qui a reposé sur sa poitrine, publia lui aussi l'Évangile, tandis qu'il habitait à Éphèse en Asie. »

    - Clément d'Alexandrie précise que Jean, fut ensuite exilé dans l'île de Patmos ; en 94, à la suite des persécutions qui avaient repris contre les chrétiens, il y aurait écrit l'Apocalypse. À Patmos, île montagneuse, luxuriante à l'époque, Jean reçoit une vision du Christ de l'Apocalypse, majestueux d'apparence, vêtu de blanc, le glaive de la « Parole » dans la bouche. Jean s'agenouille et il est béni par l'apparition qui lui dit : « Écris donc ce que tu as vu, le présent, et ce qui doit arriver plus tard ». Il aurait été libéré après l'assassinat de Domitien (96) pour revenir à Éphèse. De là, il rayonna dans la région, invité par les communautés chrétiennes locales, « tantôt pour y établir des évêques, tantôt pour y organiser des Églises complètes, tantôt pour choisir comme clerc un de ceux qui étaient désignés par l'Esprit ».

    - Après la mort de Domitien en l'an 96, l'empereur Nerva permit à Jean de revenir à Éphèse. Il serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge d'environ 90 ans. Il serait enterré à Selçuk, près d'Éphèse, où il existait une basilique Saint-Jean aujourd'hui en ruine.

    - Sa mort, à un âge aussi avancé ne pose en général pas de problèmes aux historiens, mais est discutée souvent dans l'exégèse confessionnelle à une époque ou l'espérance de vie ne dépassait guère les 50 ans, surtout chez les plus pauvres. Toutefois, rien n'indique que Jean ait été pauvre, il semble notamment avoir eu plusieurs résidences, notamment à Rome et à Éphèse, sans parler de ses résidences en Palestine.

    - D'après l'évangile de Marc, Jésus aurait annoncé à Jean et Jacques, fils de Zébédée, leur mort en martyrs. La distance temporelle qui sépare cet événement de la rédaction de l'évangile à la fin du Ier siècle est importante. Les évangiles de Matthieu et Marc rapportent comment Jésus les a prévenus qu’ils seraient tous deux associés à sa Passion et martyrisés. Au moment où les évangiles furent composés, la mort des fils de Zébédée pourrait avoir incité les auteurs des évangiles à affirmer qu’elle avait été prophétisée. Mais il pourrait tout aussi bien s'agir d'une erreur du rédacteur de l'évangile de Marc, anticipant la mort de Jean, alors qu'il se trouvait emprisonné après la Grande révolte juive et le chute de Jérusalem (70).

    - Certains manuscrits, et notamment une notice attribuée à Papias et des textes plus tardifs, portent le nom de Jean pour ce qui est identifié comme le martyr de Jacques de Zébédée, et des textes beaucoup plus tardifs, comme un martyrologe syriaque relatant le martyre des deux frères à Jérusalem, un livre de la liturgie gallicane, un sacramentaire irlandais et un manuscrit conservé en Allemagne à la cathédrale de Trèves, indiquent que Jean, fils de Zébédée, serait mort soit en 43, soit peu après. Cela a conduit Marie-Émile Boismard (prêtre catholique) à émettre l'hypothèse que Jean pourrait être mort vers 45 en même temps que son frère Jacques. Toutefois, cette thèse nouvelle est fortement contestée.

    Représentation de Jean dans l'art

     

    Crucifixion par le Pérugin

     

     

    Saint Jean, par El Greco

     

    • De nombreuses représentations de la Cène le montrent au côté de Jésus, écoutant attentivement les paroles du Seigneur, les yeux quelquefois fermés pour mieux écouter (La Cène peinte par Dirk Bouts). En effet dans l'évangile que l'on attribue à Jean, il rapporte avec beaucoup de précisions les paroles prononcées par Jésus au cours de la Cène (Discours de la Cène, chapitres 14 à 17), et en particulier l'envoi de l'Esprit Saint ou Paraclet par le Père.
    • Dans de nombreuses représentations de la Crucifixion, Jean figure avec Marie au pied de la Croix.
    • Plusieurs représentations de Jean le montrent tenant à la main un calice d'où émerge la tête d'un serpent, en référence au thème johannique du serpent ». Mais il peut s'agir aussi de la légende de la coupe de poison d'Aristodème.
    • Son symbole en tant qu'évangéliste dans la tradition du Tétramorphe est l'aigle, d'où le surnom « l'aigle de Patmos ». Il est représenté avec une coupe surmontée d’un serpent ou avec une chaudière remplie d’huile bouillante.

    Miracles attribués à l'apôtre Jean

     

    L'apôtre Jean et son aigle symbolique par Le Dominiquin

     

    On attribue à l'apôtre Jean de nombreux miracles.

    • Pour prouver à Aristodème et aux Éphésiens la supériorité du christianisme sur le culte des idoles, Jean, sommé de boire une coupe de poison, en avale le contenu d'un trait et n'en est absolument pas incommodé, tandis que les deux goûteurs désignés pour tester ce poison s'écroulent foudroyés en quelques secondes (ils seront ensuite ressuscités par le saint).
    • Lors d'une fête en dévotion à la déesse Artémis, que vénéraient les habitants d'Éphèse, Jean monta sur la colline où se trouvait une grande statue de la déesse et commença à haranguer la foule païenne. Celle-ci, furieuse, tenta de le lapider, mais toutes les pierres frappèrent la statue qui fut mise en pièces, puis les pierres se retournèrent contre ceux qui continuaient à les lancer. À la prière de Jean, la terre trembla et engloutit les plus vindicatifs, mais après que la foule eut supplié Jean et fait appel à sa miséricorde, ils ressortirent tous des antres de la terre, vénérant le saint et demandant le baptême.
    • À Éphèse également, Jean fut arrêté et conduit au temple d'Artémis devant un officier impérial qui l'accusa de magie maléfique et voulut le mettre à mort. Jean se mit à prier Dieu, et le temple s'effondra sans porter atteinte à aucune vie humaine.
    • Un autre jour, à Éphèse, entouré d'une foule de disciples et d'habitants, il bénit la dépouille d'une femme particulièrement pieuse, nommée Drusiana, et celle-ci ressuscita.
    • Pendant son voyage d'exil vers Patmos, il guérit par ses prières les soldats de son escorte qui avaient tous la dysenterie.
    • À son arrivée dans l'île de Patmos, il y avait un mage maléfique, nommé Kynopse, servi par de nombreux serviteurs démoniaques. Les prêtres du temple d'Apollon demandèrent à ce dernier de les débarrasser de Jean, qui commençait à faire des conversions. Jean, par la seule puissance de sa prière adressée à Jésus-Christ, réussit à chasser les serviteurs démoniaques du mage, démontrant que le pouvoir de ce dernier n'était qu'illusion, et à sa prière, la mer engloutit le mage et l'emporta, comme autrefois le Pharaon lancé à la poursuite de Moïse.
    • En arrivant dans l'île, il guérit aussi par ses prières le fils d'un notable de l'île, atteint d'un « esprit impur », ce qui lui permit de baptiser toute la maisonnée dès son arrivée.
    • Au moment de sa mort, il se fait creuser une fosse et y descend en priant Dieu. Dès qu'il a fini sa prière, il est entouré d'une lumière si vive que personne ne peut la regarder. Une fois la lumière disparue, on trouve la fosse remplie de manne divine. Une autre version de sa mort veut qu'il se soit fait enterrer encore vivant et recouvrir de terre par ses serviteurs, mais, lorsque ses disciples arrivèrent et voulurent le déterrer, il avait disparu. Tous pensèrent que son corps avait été ressuscité et était monté au ciel, selon la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? » (Jn 21. 22).
     
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