• Saint Jean de Dieu

     
     

    Saint Jean de Dieu

     

    Saint Jean de Dieu

     

    Jean de Dieu, (né João Cidade le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo au Portugal et mort 8 mars 1550) est un saint portugais canonisé en 1690, fondateur de l'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Dieu.

    Jeunesse et vie aventureuse (1495-1538) 

    Il naît en 1495 à Montemor-o-Novo au Portugal, au sein d’une famille pauvre.

    Quand il n’avait pas encore 10 ans, ses parents s’établirent à Oropesa en Espagne, dans la maison de François Cid Mayoral, celui qui était prêtre.

    Il commença par mener une vie des plus aventureuses : enlevé enfant par un inconnu, puis abandonné, il devint berger puis, en 1523 s’engagea dans l’armée et participa à de nombreuses guerres, la dernière en 1532 avec Charles Quint contre les Turcs. Ce fut pour lui une dure expérience.

    En 1535 il se mit à travailler comme tailleur de pierre pour la fortification de la ville de Ceuta.

    Il aida, avec ses maigres revenus une noble famille portugaise qui était ruinée.

    Plus tard il alla à Gibraltar, où il devint vendeur ambulant de livres et de timbres.

    Il déménagea définitivement à Grenade en 1538 et ouvrit une petite librairie.

    C’est là qu’il eut ses premiers contacts avec des livres religieux.

    Conversion et Asile 

    Le 20 janvier 1539, à l’âge de 42 ans il se rendit à un sermon de Jean d'Avila, au cours duquel il eut sa conversion.

    Les propos de Jean d'Avila provoquèrent en lui un si grand choc qu’il se mit à détruire les livres qu’il vendait, se mit à traverser nu la ville sous les huées des enfants qui le suivaient.

    Son comportement fut considéré comme celui d'un aliéné et il fut incarcéré dans l’hôpital psychiatrique de l’Hopital Real, avec les fous et les mendiants.

    Il prend alors la résolution de s’occuper et de servir les malades.

    Jean d'Avila fut son directeur spirituel, et le poussa à faire un pèlerinage au sanctuaire de la Vierge de Guadeloupe, en Estrémadure.

    Un jour, la Mère de Dieu lui apparut, tenant en mains une couronne d'épines, et lui dit :

    « Jean, c'est par les épines que tu dois mériter la couronne du Ciel. — Je ne veux, répondit-il, cueillir d'autres fleurs que les épines de la Croix ; ces épines sont mes roses ».

    Une autre fois, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant : « Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais ». Quand on lit l'histoire émouvante de telles vies, on ne peut s'empêcher de s'écrier: Dieu est admirable dans Ses Saints !

     

    Fondation 

     

    Statue de Saint Jean de Dieu à Vilar de Frades,

    Barcelos, au Portugal

     

    Sorti de l'asile, il fonde à Grenade (Espagne), en 1537, son premier hôpital, selon des conceptions très hardies pour son temps.

    Des disciples se joignent à lui ; ensemble, ils posent les fondements d'un ordre hospitalier au service des pauvres malades : les Frères de la Charité, appelé de nos jours l'Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu.

    Rainer Maria Rilke raconte, dans ses Cahiers de Malte Laurids Brigge (Die Aufzeichnungen des Malte Laurids Brigge), qu'en train d'agoniser, Saint Jean-de-Dieu se leva soudain pour aller détacher dans un jardin proche un homme qui venait de se pendre.

    Postérité 

    Il a été proclamé par Léon XIII patron des malades, des hôpitaux et des ordres hospitaliers en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers, infirmières ainsi que des imprimeurs, relieurs et libraires en 1930.

    Les personnes alcooliques sollicitent son aide pour guérir leur dépendance.

    Source

    L'appariton de l'Enfant Jésus

    Saint Jean de Dieu, voyageant de Gibraltar à Grenade, rencontra sur sa route un petit enfant d'un très bel aspect, mais couvert de haillons et marchant pieds nus sur la glace. Cette vue l'attendrit, et comme il n'avait point d'autre moyen de transport, il lui offrit de le prendre sur ses épaules. 

    Il se met donc à genoux et prend l'enfant qui accepte ce secours charitable.

    Cependant, chemin faisant, le poids de l'enfant devenait si lourd que le saint ruisselait de sueur.

    De temps à autre, l'enfant lui essuyait le front.

    Après un assez long trajet, Jean demanda à l'enfant de se reposer un peu et de pouvoir aller étancher sa soif à une source qui était au voisinage.

    L'enfant accéda volontiers à son désir et le saint se dirigea vers la fontaine.

    Cependant une voix l'appelle par son nom : Jean ! Jean ! il se retourne et voit le même enfant, non plus sous cet extérieur pauvre, mais tout éclatant de lumière, qui lui montre une grenade surmontée d'une croix, et qui lui dit : Jean, vous trouverez une croix à Grenade ; et cela dit, il disparut aussitôt.

    Jean se mit alors à verser des larmes, parce qu'il avait reconnu trop tard que cet enfant était Jésus lui-même.

    Cependant il tira profit de l'avis qu'il en avait reçu, et s'en alla plein de courage à Grenade, où il souffrit volontiers toutes les traverses pour le service de son Dieu et des pauvres.

    Pour hommage de ce jour, baisez cinq fois les pieds au saint Enfant, en lui disant chaque fois : que votre volonté soit faite.

    Source : Livre "Le mois de janvier consacré à l'Enfant Jésus" par Hallès

     

     

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