• Saint Jean-Baptiste de La Salle. Fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes († 1719)

     
     

    Saint Jean-Baptiste de La Salle († 1719)

    Fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes 

     

    Saint Jean-Baptiste de La Salle. Fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes († 1719)

     

    Saint Jean-Baptiste de La Salle (Reims, 30 avril 1651 - Manoir de Saint-Yon, faubourgs de Rouen, 7 avril 1719) est un ecclésiastique français et un innovateur dans le domaine de la pédagogie, qui a consacré sa vie à éduquer les enfants pauvres.

    Il est le fondateur de l'institut des Frères des Écoles chrétiennes.

    Né dans une famille noble de juristes, aîné de onze enfants (3 filles et 8 garçons), il est le fils de Louis de La Salle, conseiller au Présidial de Reims, et de Nicole de Moët de Brouillet en l'Hôtel de La Salle à Reims, encore visible, actuellement 6 rue du Dr Jacquin.

    Son père le destine à une carrière juridique, mais Jean se sent la vocation religieuse.Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise.

    Formé à la Sorbonne et au séminaire deSaint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément, il devient dès le 7 janvier 1667 chanoine à Reims, étudie la théologie à Paris à partir de 1670 et est ordonné prêtre le 9 avril 1678.

    Enfin, en 1680, il est reçu docteur en théologie.

    Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d'écoles paroissiales pour enfants pauvres.

    Dès 1679, il fonde pour les pauvres une école gratuite et en 1681 il loge chez lui certains instituteurs pauvres.

    En 1683 il résigne son canonicat et fonde le 25 mai 1684 la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes.

    Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d'éducation pour les enfants des rues.

    L'Église s'oppose à la fondation des frères des Écoles chrétiennes mais Jean-Baptiste de la Salle insiste et va jusqu'au bout de son projet.

    Il s'aperçoit alors que ce qui manque le plus aux enfants ce sont des maîtres de valeur.

    Il recrute donc de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïc.

    À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit.

    Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des Écoles chrétiennes, voué à l'instruction et à l'éducation des enfants des milieux populaires.

    Pour la formation à la fois spirituelle et pédagogique des frères, il crée en 1692 à Vaugirard le premier noviciat et en 1698 achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

    En 1685, il fonde à Reims un séminaire qui constitue une véritable école normale d'instituteurs, innovation qui n'a pas alors d'équivalent, en dehors de la formation assurée à leurs religieux par les Jésuites pour l'enseignement des milieux plus aisés.

    En 1688, il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VI arrondissement, où il vient s'installer.

    En 1694, il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d'une règle plus élaborée.

    Il poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d'ouvrages à l'intention des maîtres.

    Appelé à Rouen en 1705 par Mgr Colbert, archevêque de cette ville, il ouvre un pensionnat à Saint-Yon et y fait venir, en 1714, le noviciat de Paris.

    En octobre 1713, il passe parGrenoble et y séjournera jusqu'au 10 août 1714 avant de repartir vers Paris.

    Au cours de ce séjour dans l'une de ses écoles fondée dans le quartier Saint-Laurent en 1707, il part incognito visiter le Monastère de la Grande-Chartreuse non loin de là, afin de s'y ressourcer et apprend de retour à Grenoble que certaines de ses écoles du Nord de la France sont sur le point de faire scission.

    Atteint de rhumatismes à cette période de sa vie, il demande alors au directeur de l'établissement de la rue Saint-Laurent dans lequel il loge, de se rendre à sa place dans ces établissements afin de résoudre le problème.

    En contrepartie, Jean-Baptiste de La Salle assurera les cours aux écoliers grenoblois durant toute l'absence de leur directeur.

    Vers la fin de sa vie, il se démet de ses fonctions.

    Il meurt dans la maison-mère qu'il a fixée à Rouen. Après sa mort, son institut continue à se développer rapidement en France et dans le monde entier, servant volontiers de référence aux congrégations enseignantes.

    Deux innovations : la leçon n'est pas donnée individuellement mais dans une classe et l'on apprend à lire en français et non en latin. Ces nouveautés ont bouleversé la pédagogie en France.

    Il est inhumé dans une chapelle de l'église Saint-Sever.

    En 1734 son corps est ramené à Saint-Yon dans la chapelle de son pensionnat, puis en 1835 dans celle de l'École normale de Rouen.

    Ses restes sont ensuite placés, en 1888, à l'occasion de sa béatification, dans la chapelle du Pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle, toujours à Rouen.

    Cependant, à la suite des persécutions anti-cléricales du début du XXe siècle, les restes sont déplacés en Belgique puis à Rome, ou ils sont toujours conservés par la Maison-Mère de l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes.

     
    Reliquaire de l'Institut à Rome
     

    La basilique Notre-Dame de Liesse

     Basilique Notre-Dame de Liesse, reliques de Jean-Baptiste de la Salle

    La basilique Notre-Dame de Liesse

     

    La basilique Notre-Dame de Liesse

     

    La basilique Notre-Dame de Liesse

     

    Béatification et canonisation

    Saint Jean-Baptiste de La Salle. Fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes († 1719)

     

    Son procès de béatification commença en 1835 et, le 8 mai 1840, il fut déclaré vénérable.

    Il a été proclamé bienheureux le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par Léon XIII.

    Sa fête est fixée au 7 avril.

    En 1937 ses reliques ont été translatées à Rome.

    Le 15 mai 1950, le pape Pie XII fit de lui le « patron de tous les éducateurs ».

    Précurseurs et inspirateurs

    Le mérite de Jean-Baptiste de La Salle est d'avoir rassemblé en une construction vaste et bien assise les essais épars et éphémères de pédagogues chrétiens qui l'ont précédé, parmi lesquels :

    • Sainte Angèle Mérici (1474-1540), en Italie du Nord. Fondatrice des Ursulines, qui arrivent en France vers 1600.
    • Charles Démia (1637-1689), prêtre lyonnais qui créa écoles, séminaires de maîtres, congrégation féminine enseignante.
    • Adrien Bourdoise (1583-1655), un prêtre ami de Vincent de Paul. Il proclamait partout l'importance de l'école.
    • Nicolas Roland (1642-1678), un prêtre rémois béatifié en 1994, qui fut durant quelques années le guide spirituel de J.-B. de La Salle. Il fonda à Reims les Sœurs de l'Enfant-Jésus pour l'éducation des petites filles pauvres, montrant la route au fondateur des Frères.
    • Nicolas Barré (1621-1686), un religieux, brillant professeur de théologie, qui enseigna à Rouen et à Paris. Lui aussi fonda des écoles de charité pour filles, puis pour garçons. J.-B. de La Salle le consultait avant toute décision importante.
    • Adrien Nyel (1635-1687), un laïc entièrement donné à l'éducation des garçons pauvres, dans le désintéressement le plus total. Catéchiste et pédagogue de valeur, il ouvrit des écoles à Rouen puis à Reims. J.-B. de La Salle lui emboîta le pas.

    Filiation spirituelle

    La vie de Jean-Baptiste de La Salle a débordé l'organisme de son Institut.

    Elle a rayonné au dehors et suscité la fondation d'œuvres similaires à la sienne.

    Son esprit a inspiré les règlements de douze Congrégations enseignantes de Frères français entre 1816 et 1842.

    En 1904, ces congrégations totalisaient 20 311 religieux, 1 682 établissements et 201 332 élèves.

    En France, les Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde, fondée par sainte Marie-Madeleine Postel (1756-1846), dans l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche), ont adopté les règles et les constitutions de saint Jean-Baptiste de La Salle.

    A l'étranger également, voient le jour des congrégations d'hommes et de femmes qui font référence à Jean-Baptiste de La Salle, comme par exemple les Christian Brothers en Irlande.

    Cet institut fondé en 1808 par le père Ignatius Rice possède les mêmes règles que les Frères des Écoles chrétiennes, le même blason ; seul le costume est différent.

    Saint patron de tous les éducateurs, depuis 1950.

    Source

     

    Saint Jean-Baptiste de La Salle. Fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes († 1719)

     

    Le pape Pie XII le proclame en 1950 « patron spécial des éducateurs » et fait ainsi de lui le Saint patron de tous les enseignants.

    Source

    En savoir plus :

    http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/05/08/15-mai-saint-jean-baptiste-de-la-salle-pretre-fondateur-des.html

    http://www.jbsrouen.org/site/index.php?option=com_content&view=article&id=130:a-rouen-dans-les-pas-de-saint-jean-baptiste-de-la-salle&catid=43:saint-jean-baptiste-de-la-salle-fondateur

    http://www.jbsrouen.org/site/index.php?option=com_content&view=article&id=128:jean-baptiste-de-la-salle-quelques-dates-de-sa-vie&catid=43:saint-jean-baptiste-de-la-salle-fondateur

     

    Saint Jean-Baptiste de La Salle. Fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes († 1719)

     

    Saint Jean-Baptiste de La Salle. Fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes († 1719)

     

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