• Saint Gervin. Bénédictin († 1075)

     
     

     

    Saint Gervin († 1075)

     Bénédictin

     

    Gervin, (Saint-Gervin) fut abbé de Saint-Riquier au XIe siècle

    Biographie

    Une jeunesse studieuse et dissipée

    Gervin était originaire de Laon, fils de Guillence et de Romilde et avait deux sœurs.

    Il étudia à l'école épiscopale de Reims et mena une vie de plaisirs comme les autres écolâtres de sa génération.

    Mais faisant retour sur lui-même, il se tourna ensuite vers la vie religieuse et devint chanoine de Reims.

    À la mort de ses parents, il devint tuteur de ses sœurs, l'une Rotselline épousa Haymon un riche noble et l'autre devint religieuse.

    Gervin entra alors, dans l'Ordre bénédictin à Verdun où il se fit apprécier de l'abbé Richard qui en fit son chapelain.

    Ils partirent tous deux en pèlerinage à Jérusalem.

    À leur retour, après avoir reçu le soutien du roi Henri Ier, Gervin fut élu abbé de Saint-Riquier, à l'instigation de l'abbé Angelran qui cherchait un successeur.

    Abbé de Saint-Riquier

    À la tête de l'abbaye de Saint-Riquier de 1045 à 1071, il y marqua de son empreinte la vie spirituelle, intellectuelle et matérielle des moines.

    Il bâtit de nouveaux édifices, notamment une très belle crypte qu'il consacra à la Vierge Marie.

    Il fit rechercher la dépouille d'Agilbert et à cette occasion on découvrit celle de son fils Nithard tous deux abbés laïcs de Saint-Riquier.

    Il fit déposer dans les quatre autels de la crypte les reliques de J.-C. et celles des saints.

    Il fit reconstruire en pierres les bâtiments de bois.

    Il enrichit la bibliothèque de l'abbaye de nombreux manuscrits grecs et latins.

    Défiguré par la lèpre durant les quatre dernières années de sa vie, il continua de servir l'Église. Après sa mort, la lèpre aurait disparu de son visage.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gervin_abb%C3%A9_de_Saint-Riquier

     

    Gervin, né au commencement du onzième siècle, obtint de brillans succès dans ses études ; mais la lecture des poètes profanes pensa le perdre.

    Dieu, qui le destinait à briller un jour dans son Eglise, le préserva de ce danger.

    Ayant été fait chanoine de Reims, il remplit avec un saint zèle les fonctions attachées à cette charge.

    Le désir de servir Dieu d'une manière plus parfaite le porta, quelque temps après, à abdiquer son canonicat, et à entrer dans l'abbaye de Saint-Vannes, à Verdun, où il vécut avec beaucoup d'humilité et de ferveur.

    Ayant été fait abbé de Saint Riquier, il fut pour ses religieux un modèle accompli de toutes les vertus.

    On rapporte de lui qu'étant allé à la cour du roi d'Angleterre, S. Edouard, pour des affaires qui nécessitaient sa présence, l'épouse du monarque anglais s'approcha pour lui donner le baiser, ce qui était la coutume de ce temps. 

    Gervin refusa de le recevoir, et la reine de regarder ce refus comme un affront et de révoquer les grâces qu'il avait obtenues d'elle.

    Le saint abbé chercha à apaiser la princesse, et lui donna de si bonnes raisons, qu'elle finit par lui répondre qu'il serait à souhaiter que tous les évêques et tous les abbés l'imitassent en cela.

    Dévoré du zèle de la maison de Dieu, Gervin prêchait partout où il allait, et confessait tous ceux qui voulaient s'adresser à lui.

    Comme il opérait beaucoup de conversions, il fut accusé auprès du pape S. Léon IX de prêcher sans mission.

    Alors, pour réfuter ces calomnies, Gervin alla à Rome, et exposa sa conduite au pontife.

    Léon, qui connaissait et le mérite de l'accusé et les motifs des accusateurs, donna au saint abbé le pouvoir de prêcher et de confesser partout où son zèle le porterait.

    Une lèpre affreuse vint affliger Gervin pendant les quatre dernières années de sa vie.

    Le vertueux abbé souffrit avec une résignation parfaite cette pénible maladie, résigna son abbaye à son neveu, et ne songea plus qu'à se préparer à la mort.

    Voyant approcher sa fin, il fit assembler les religieux du monastère, leur fit la confession de ses péchés avec de grands sentiments de componction : pressé de leur déclarer où il voulait être enterré, il leur répondit : « Je sais que vous ne » m'obéirez pas ; mais ce serait une grande consolation pour moi » si vous vouliez m'attacher une corde aux pieds, traîner mon » corps par les rues, et le jeter ensuite à la voirie : je ne mérite » pas une sépulture plus honorable. »

    Il expira bientôt après, étendu sur la cendre et le cilice, le 3 mars 1075, et fut honoré comme saint peu de temps après sa mort.

    Source

    Fête locale le 3 mars.

     

     

    ← Retour (Les saints par ordre alphabétique) 

    ← Retour (Le calendrier des saints)