• Saint David, Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)

     

     

     

    Saint David

    Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël

    ancien testament (10ème s. av JC.)

     

    Image illustrative de l'article David (Bible)

    Le roi David en prière

    de Pieter de Grebber (vers 1640)

     

    David est un personnage de la Bible qui, deuxième roi d'Israël, est présenté dans le récit biblique, avec son fils Salomon, comme l'un des deux fondateurs de l'ancien État israélite.

    Son histoire est racontée dans le premier livre de Samuel et sa vie en tant que roi dans le deuxième livre de Samuel et au début du Premier livre des Rois.

    La tradition fait remonter son règne au Xe siècle av. J.‑C., ce que des découvertes archéologiques du début des années 1990 tendent à corroborer.

    Pour l'histoire biblique, ce jeune berger de la tribu de Juda, fils de Jessé, est appelé aux côtés du roi Saül pour l'apaiser de ses chants.

     

    David tenant la tête de Goliathillustré par Le Caravage (1606-1607)Musée d'histoire de l'art de Vienne

     David tenant la tête de Goliath
    illustré par Le Caravage (1606-1607)
    Musée d'histoire de l'art de Vienne

     

    Il met en déroute les ennemis philistins en vainquant le géant Goliath à l'aide de sa fronde.

    Devenu le héros d'Israël, il s'attire la jalousie puis la vindicte de Saül, doit s'enfuir et prend la tête de maquisards, opérant la vengeance divine et redistribuant les butins aux pauvres.

    À la mort de Saül, David est intronisé roi de Juda puis roi d'Israël avant d'être proclamé messie (« oint »).

    A la tête du royaume et de son armée, il vainc les ennemis d'Israël, conquiert Jérusalem – où il transfère l'Arche d'alliance – et fonde un vaste royaume qui s'étend des frontières de l'Égypte jusqu'à l'Euphrate, ouvrant ainsi une ère de prospérité et de paix pour Israël.

    Dieu lui promet alors que son trône sera affermi à jamais mais c'est à un vieillard faible et indécis que succède Salomon, le fils que David a eu avec Bethsabée.

    Si l'historicité du personnage biblique semble plausible, le portrait qui en est brossé par les Écritures et les épisodes qu'elles rapportent semblent néanmoins douteux et légendaires plutôt qu'historiques.

    Les chrétiens adoptent les Écritures hébraïques et font de Jésus l'héritier de la promesse messianique faite à David. Ensuite, à travers Jésus-Christ, l'héritage se transmet à tous les rois de la chrétienté, à l'instar de Charlemagne qui se proclame « nouveau David », faisant évoluer le mythe biblique à en devenir le prétexte à la fabrication de nombre de royaumes.

    Plus tard, la tradition islamique – qui ne conserve du récit biblique que quelques éléments significatifs dans une optique de prédication – fait, pour sa part, de « Daoud » un grand prophète-roi et un juge empreint de sagesse, accomplissant la volonté d'Allah.

    Guerrier, musicien et poète, l'écriture de nombreux psaumes compilés dans le Livre des Psaumes lui est traditionnellement attribuée. La geste davidienne est le prétexte à une multitude de représentations et évocations artistiques de toutes natures à travers les siècles, dont les célèbres sculptures renaissantes de Donatello, Verrocchio et de Michel-Ange qui ont contribué à universaliser son image.

    Étymologie

    Le nom « David », orthographié en hébreu דוד, DWD, et דָּוִיד, DWYD, en hébreu tardif, veut dire « bien-aimé » et est employé avec ce sens dans le Cantique des Cantiques.

    Récit biblique

    Ainsi que le rappelle André Chouraqui, les livres de la Bible ne sont pas composés pour raconter l’histoire d’un point de vue littéraire ou scientifique, mais généralement dans une intention prophétisante.

    Les principaux textes qui traitent de David sont les suivants :

    • Premier Livre de Samuel (16-31) (1Sm 16-31) ;
    • Second livre de Samuel (in extenso 1-24) (2Sm 1-24) ;
    • Premier Livre des Rois (1-2) (1R 1-2).

    L'accession au trône

     Onction de David par Samuel,

    fresque sur bois, Synagogue de Doura Europos, IIe siècle

     

    Au temps du roi Saül, Jessé, un Ephratéen très âgé de Bethléem (pays de Juda) et père de huit fils dont les trois aînés, Éliab, Abinadab et Chamma, sont des compagnons d'armes du roi.

    David est le plus jeune. Il a l'habitude d'aller servir Saül quelque temps, puis de revenir garder les moutons de son père, à Bethléem. Dieu envoie Samuel lui donner l'onction royale malgré son jeune âge, suite à une ultime désobéissance de Saül.

    Le berger David abat d'un coup de fronde le champion philistin Goliath dans la vallée d'Elah.

    Il entre au service de Saül dont il épouse la fille, Mikhal.

    Sa renommée de héros va grandissante au fil des combats qu'il mène aux côtés de son maître, jusqu'à rendre jaloux ce dernier, puis haineux au point de vouloir sa mort.

    Mikhal couvre la fuite de son époux lors d'une des nombreuses tentatives d'assassinat commanditées par son père.

    Il se lie d'amitié à Jonathan, fils du roi Saül ("Que j'ai de peine pour toi, Jonathan, mon frère, si exquis pour moi. Ton amour pour moi m'était merveilleux plus qu'amour de femme", 2 Samuel : I-26). C'est lui qui l'aide à s'enfuir définitivement.

    David prend le maquis et devient chef de bande. Il rassemble autour de lui tous les mécontents, dont Abyatar, fils d'Abimélek, prêtre de Nob, descendant d'Elie de Silo.

    Il erre quelque temps dans le désert de Maôn et dans la région d'Ein Gedi pour éviter les poursuites de Saül, puis loue les service de sa troupe au roi philistin de Gath, Akish. Celui-ci établit David à Ziglag, au sud de son territoire, pour contenir les Judéens et les Amalécites.

    David profite de sa position pour délivrer les Judéens de la pression amalécite. Après la mort de Saül et de trois de ses fils (dont Jonathan) dans la défaite de Guilboa, David se fait reconnaître roi à Hébron par les chefs des clans Judéens.

    David, roi des Judéens, affermit sa position. Il arrête une armée israélite près de Gabaon.

    Il fait une politique matrimoniale, entretient des relations diplomatiques et tente de rallier Abner.

    L'aboutissement de ces démarches, suspendues un temps par le meurtre d'Abner, sera le ralliement des Anciens d'Israël à la mort d'Ishbaal.

    Le règne

     Le roi David par Le Guerchin

     

    À la mort d'Ishbaal, fils de Saül, les Anciens d'Israël choisissent David pour lui succéder sur le trône d'Israël. Les maisons de Juda et d'Israël sont réunies.

    Les Philistins, inquiets de la puissance de David, leur ancien vassal, l'attaquent dans la vallée de Rephaïm, près de Jérusalem, à la jonction de Juda et d'Israël. David les repousse à deux reprises et conquiert Jébus, l'actuelle Jérusalem, dont il fait sa capitale.

    Il fortifie la ville et en fait un site religieux en y transférant l'Arche d'alliance.

    David, confiant la tête de son armée à son neveu Joab, soumet ensuite Moab au tribut.

    À l'occasion de l'avènement de Hanoun, roi d'Ammon, prétextant un affront diplomatique, il engage une guerre sans merci et prend la capitale,Rabbath-Ammon. Il s'empare d'un énorme butin et ceint la couronne des Ammonites.

    Les Ammonites avaient fait appel à une coalition de royaumes araméens voisins (Zoba, Beth-Rehov, Beth-Maakah et Tôb), que Joab avait dû repousser. Victorieux de Hadadézer, roi de Zoba à Hélam,

    David établit un préfet à Damas et soumet au tribut les vassaux araméens de Hadadézer. Le roi de Hamat, Toï, ancien ennemi de Hadadézer se reconnaît allié de David.

    David conquiert aussi le royaume édomite qu'il dévaste. Il le rattache à son royaume en y établissant des préfets, tandis qu'un prince royal réussissait à se réfugier en Égypte.

    Ces conquêtes sont favorisées par la faiblesse momentanée de l'Égypte et de l'Assyrie.

    Elle consacrent la suprématie du peuple d'Israël sur l'ensemble de la Terre d'Israël. David ne cherche cependant pas à conquérir la Philistie.

    Il entretient d'excellentes relations avec Hiram de Tyr, en vue de bénéficier de la technologie et du commerce phénicien.

    À l'occasion d'une calamité publique, David livre sept descendants de Saül à la vindicte des Gabaonites qui les exécutent rituellement.

    Il reprend Mikhal, que Saül avait remariée, puis s'en sépare sans avoir eu d'enfants.

    Il accueille à la cour le dernier descendant de Saül, Méribaal (Méphiboshet), un estropié, pour honorer une promesse faite à son ami Jonathan.

    Le deuxième livre de Samuel (3, 2-5) énumère six fils de David, de six femmes différentes : « Il naquit à David des fils à Hébron. Son premier-né fut Amnon, d’Achinoam de Jizreel ; le second, Kileab, d’Abigaïl de Carmel, femme de Nabal ; le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueschur ; le quatrième, Adonija, fils de Haggith ; le cinquième, Schephathia, fils d’Abithal ; et le sixième, Jithream, d’Égla, femme de David. Ce sont là ceux qui naquirent à David à Hébron. » Mais son successeur sera Salomon, fils de Bethsabée.

    Bethsabée et Urie le Hittite

     

    Jan Metsys, David et Bethsabée, 1562, musée du Louvre (détail)

     

    David envoya Joab faire le siège de Rabba. Pendant ce temps, restant à Jérusalem, David coucha avec Bethsabée, épouse d'un officier dévoué, Urie le Hittite. Bethsabée devint enceinte. Après avoir vainement tenté de masquer son adultère, David écrivit une lettre à Joab, et la fit porter par Urie le Hittite : « mettez Urie en première ligne au plus fort de la bataille puis reculez derrière lui : qu'il soit frappé et qu'il meure. »

    Dans le Livre de Samuel (II Samuel, XII, 1-10), le roi d'Israël, David, vint ensuite à écouter l'histoire du prophète Nathan, où un pauvre homme avait adopté une jeune brebis : « il nourrissait sa brebis (« Rachel ») et elle grandissait avec lui ainsi qu'avec ses fils, elle mangeait de son morceau de pain, elle buvait de sa coupe, elle couchait sur son sein, elle était pour lui comme une fille » : mais un homme riche en bétail vint à passer par là, qui prit sans permission, pour la manger, l'unique brebis du pauvre homme : à cette histoire, David entre dans une grande colère contre ce riche qui mérite selon lui d'être tué à son tour ; mais Nathan lui précise alors que lui-même s'est comporté comme l'infâme, en envoyant Urie à la mort, mis en première ligne d'une bataille, pour prendre sa femme.

    Le prophète Nathan fit des reproches à David pour son péché et dit : « Pourquoi as-tu méprisé YHWH (Yahvé), et fait ce qui lui déplaît ? Tu as frappé par l'épée Urie le Hittite, sa femme, tu l'as prise pour ta femme, lui tu l'as fait périr par l'épée des Ammonites. Maintenant l'épée ne se détournera plus jamais de ta maison, parce que tu M'as méprisé et que tu as pris la femme d'Urie le Hittite pour qu'elle devienne ta femme. »

    David reconnut son péché et dit à Nathan : « j'ai péché contre YHWH ! » Alors Nathan dit à David : « De son côté, YHWH pardonne ta faute, tu ne mourras pas ».

    Cependant, Dieu tua le fils en punition : « Seulement, parce que tu as outragé YHWH en cette affaire, l'enfant qui t'est né mourra. »

    Absalom

    Tamar, fille de David, violée par son demi-frère Amnon, est vengée par son frère Absalom qui fait tuer Amnon. Absalom se réfugie près de son grand-père maternel le roi de Géshour. Il se révolte contre son père David, se fait proclamer roi à Hébron par les tribus, mais sera vaincu et tué par le général Joab. En Israël, profitant du départ de David de Jérusalem, un Benjaminite, Shèba, fils de Bikri, proclame l'indépendance d'Israël par rapport à David. Joab élimine son rival Amasa, qui venait d'être placé à la tête de l'armée et se lance à la poursuite de Shèba qui est exécuté après avoir été livré par les habitants d'Abel Beth-Maakah où il s'était réfugié.

    À la mort d'Amnon et d'Absalom, le quatrième fils de David, Adonias, appuyé par Joab et le prêtre Abyatar, se considère comme l'héritier de David. Mais le prêtre Sadoq, le prophète Nathan et le chef de la garde de David Benayahu, tenus à l'écart, soutiennent le plus jeune fils, Salomon, fils de Bethsabée. Salomon est couronné du vivant de son père qui meurt quelque temps après.

    L'organisation du royaume

    David organise l'administration sur le modèle des monarchies existantes en adoptant leur idéologie.

    Il ordonne un recensement en vue de l'établissement des impôts.

    Il amasse un maximum de trésors pour que son fils Salomon réalise l'une de ses ambitions : construire un temple majestueux à Dieu à Jérusalem.

    L'administration de Juda et d'Israël reste proche de celle pratiquée sous Saül.

    Les finances royales sont alimentées par les butins pris à l'ennemi et par les produits des biens de la couronne qui semblent importants et bien gérés.

    À sa mort, David est à la tête d'un vaste royaume en pleine expansion économique.

    La tombe de David

     La tombe de David sur le mont Sion

     

    Selon la Bible, il est enterré « avec ses ancêtres » dans la Cité de David.

    Lieu saint chrétien pendant le Moyen Âge (dans le Cénacle de Jérusalem, quartier général des Franciscains où la tradition fixe le lieu de la sépulture depuis le XIIe siècle), sa tombe devient un lieu de pèlerinage musulman en 1552 puis juif après la Guerre israélo-arabe de 1948-1949.

    En janvier 2013, elle a été vandalisée par un juif ultra orthodoxe qui a détruit les mosaïques musulmanes qui tapissaient le mur séparant la chambre du cénotaphe.
    Cependant, le Tombeau de David, sur le mont Sion est une structure médiévale et a donc tout d'une tradition folklorique sans fondement historique.

    La religion

    David maintient le culte de YHWH comme unique religion nationale du royaume d'Israël.

    Il est secondé dans ce sens par le prêtre Abiathar, descendant d'Eli et par les prophètes Gad et Nathan.

    Le transfert de l'Arche à Jérusalem attire les foules en pèlerinage.

    Le point de vue des religions monothéistes

    Dans le christianisme

    Les chrétiens adoptent les Écritures hébraïques et font de Jésus l'héritier de la promesse messianique faite à David.

    Ensuite, à travers Jésus-Christ, l'héritage se transmet à tous les prêtres mais aussi dans une mesure moindre aux rois de la chrétienté, à l'instar de Charlemagne qui se proclame « nouveau David », et même à tous les fidèles qui sont prêtres, prophètes et rois.

    Influence du personnage de David

    Sur l'institution monarchique de la France

    Le roi David a été pris comme modèle de la monarchie française, comme idéal de justice, comme figure de pureté et de désintéressement (avec le lys), dans le rituel du sacre, avec l'onction.

    Il est aussi, à partir du début du XIIe siècle et pendant tout le Moyen Âge, une figure héroïque que l'on retrouve dans les Neuf Preux, d'où il passera sous Charles VIII dans les figures du jeu de cartes.

    Représentations et évocations artistiques

    Littérature

    • David, Psaumes pénitentiels, traduits du latin par Blaise de Vigenère et accompagnés du texte hébreu, édition établie et présentée par Ghislain Sartoris, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », Paris, 1989.
    • Carlo Coccioli, Mémoires du roi David, Le Livre de Poche, 1976.
    • Histoire adaptée et transposée dans la modernité par les auteurs Ozanam et Singelin dans la bande dessinée King David en 2008, aux éditions Casterman.

    Arts plastiques

    • Le David de Michel-Ange
    • Le David de Donatello
    • La statue de David à Marseille
    • Les multiples représentations de son combat contre Goliath :
      • Enseigner le fait religieux, autour de David et Goliath par G. Di Rosa
      • Catégorie homonyme David et Goliath
    • Le roi David est une figure du jeu de cartes (le roi de Pique)
    • David et Bethsabée, 1510-1515, tenture de 75 m, musée national de la Renaissance à Écouen

     

    Statue de David par Nicolas Cordier, Rome

     

    Statue de David par Donatello, Florence

     

    Statue de David par Michel-Ange, Florence

     

    Statue du Roi David par Achiam, musée de Shuni (Israël)

     

     David, une cithare à la main

     

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/David_%28Bible%29

    En savoir plus : http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/fetemobile/dimancheapresnativite.html

     

    Saint David, Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)

     

    Saint David, Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)

     

     

     

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