• Saint Clément-Marie Hofbauer († 1820)

     
     

     

    Saint Clément-Marie Hofbauer († 1820)

    Prêtre rédemptoriste en Autriche

     

    Saint Clément-Marie Hofbauer († 1820)

     

    Clément-Marie Hofbauer (en allemand Klemens Maria Hofbauer) est né à Tasovice en Moravie le 26 décembre 1751, il est mort le 15 mars 1820.

     

    Célèbre prédicateur, il fut vicaire général des rédemptoristes à Vienne, à l'époque de la Restauration de Metternich.

    Il exerça une influence profonde sur la vie religieuse de l’Europe centrale à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles ; représentant actif de la réaction romantique religieuse qui caractérise la première partie du XIXe siècle, il contribua à faire reculer le joséphisme (mainmise de l'État sur l'Église) et, par la fondation de maisons de son ordre, notamment en Pologne, à promouvoir l'évangélisation des milieux populaires.

    Béatifié en 1888 par le pape Léon XIII, il est canonisé en 1909 par le pape Pie X et est fêté le 15 mars.

    Biographie

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    Né Jean Dvorak Hofbauer, il se fait ermite, dès qu'il le peut, sous le nom de Clément-Marie.

    Nourri de la spiritualité et des écrits de saint Alphonse de Liguori, il entre en 1784 dans la congrégation encore modeste de l’ordre napolitain des rédemptoristes dont il est le premier membre non italien.

    Sa foi et sa personnalité inébranlables, sa nature d’homme de terrain, le font nommer vicaire général transalpin en 1785, alors qu’aucun membre de son ordre n’a encore quitté l’Italie.

    Il séjourne à Vienne où il est formé à la catéchèse dans les écoles normales joséphistes jusqu’en 1786.

    Puis il part en Pologne, car la congrégation n’était pas autorisée à fonder des couvents en Autriche où, depuis le joséphisme, de nombreuses propriétés conventuelles avaient été supprimées et où une propagande anticléricale brocardait les formes traditionnelles de la piété.

    Hofbauer développe une pastorale toute de rigueur et d’humanité pour revitaliser le catholicisme de son temps.

    Formé par des hommes des Lumières, il ne renie pas la raison mais insiste sur l’importance de la Révélation.

    Ses préoccupations sont pédagogiques et sociales.

    C’est à Varsovie qu’il fonde dans les années 1780 une première maison d’éducation pour les filles abandonnées et qu’il s’attire l’amitié du roi Poniatowski.

    Pendant une vingtaine d'années, le père Hofbauer crée et anime une mission perpétuelle et suscite de nombreux postulants.

    Il choisissait les meilleurs orateurs et les meilleurs musiciens.

    En 1806, Napoléon Ier le fait expulser et disperse sa congrégation.

    De son petit appartement de Vienne, il sera, jusqu'à sa mort, le guide spirituel des romantiques allemands - Dorothea et Frédéric Schlegel, Adam Müller, Zacharias Werner, Friedrich von Klinkowström, etc. -, des intellectuels, des artistes et des étudiants.

    Son charisme, ses prédications et les conversions qui s'ensuivirent le firent nommer "l'apôtre de Vienne".

    Du fait de son influence dans les domaines de la pastorale, mais aussi de la pédagogie et de la politique sociale, lui et son groupe furent qualifiés de "parti de Hofbauer" ("Hofbauerpartei").

    Autour de ce cercle gravitent des hommes comme le secrétaire de Metternich, Joseph Anton von Pilat, ou le duc Maximilien Joseph d'Autriche-Este, cousin de l’empereur.

    Le soir, Hofauer réunit chez lui des artisans, des ouvriers et des soldats.

    Ses qualités humaines, son langage direct, le font apprécier des élites comme des couches populaires.

    L’apogée de son action se situe entre 1810 et 1813. Avec Schlegel, Adam Müller et von Klinkowström, il projette d’ouvrir deux institutions d’enseignement : le « Maximilianeum » pour former les jeunes aristocrates à diriger l'État et un institut pour élèves de toutes les conditions.

    Le premier sera interdit car l’on craint notamment des positions trop anti-françaises (surtout de Müller, vu comme un transfuge de la réaction prussienne) au moment du mariage de Napoléon et de Marie-Louise de Habsbourg ; le second ouvrira en 1813.

    Hofbauer continue de s’engager dans de nombreuses actions caritatives.

    Sur les instances du pape Pie VII, l'empereur François II du Saint-Empire signe, le 19 avril 1820, le décret autorisant la congrégation du Père Hofbauer.

    Lors de ses funérailles, les Viennois se réunissent en grand nombre. Il est inhumé au cimetière des romantiques près de Mödling, au sud de Vienne.

    Il sera béatifié le 29 janvier 1888 par le Pape Léon XIII et sera canonisé le 20 mai 1909 par Pie X, il est mort le 15 mars 1820.

    Hofbauer est vénéré comme le saint-patron de la Moravie et de Vienne.

     

     

    Timbre autrichien à l'effigie de Clément-Marie Hofbauer

    Controverse

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    La lutte entre religion rationnelle et religion révélée trouva-t-elle avec Hofbauer un point d’équilibre ?

    Hofbauer est attaché aux valeurs traditionnelles mais il souhaite les revivifier et, sur le plan religieux, ce n’est pas un dogmatique.

    Il donne l’exemple d’une foi vivante et solide. Il s’oriente vers une forme renouvelée du catholicisme, modernisée par un langage d'ouverture. Sur le plan politique, il œuvre à la restructuration de l’ordre au centre de l'Europe, notamment par ses projets pédagogiques, mais s’engage dans une politique sociale en faveur des plus défavorisés.

    Certains voient donc en lui le précurseur du catholicisme social autrichien, tandis que d’autres le considèrent comme un pur réactionnaire au service de la politique metternicienne.

    Source

    Clément-Marie Hofbauer est né le 26 décembre 1751 à Tasswitz en Moravie et dut le jour à de très pieux et simples parents.

    Son père, un boucher était tchèque, sa mère était allemande.

    Après la mort prématurée de son père, la mère conduisit Clément-Marie devant un crucifix et lui dit : "Le Sauveur est maintenant ton père! Prends soin de marcher sur le chemin qui Lui agrée !"

    Apprenti boulanger, serviteur de couvent et étudiant, il s'efforçait sans cesse de se rapprocher de son grand but: être prêtre.

    Au cours d'un pèlerinage à Rome, il fit la connaissance des Rédemptoristes et entra dans cet Ordre.

    En 1785, le Saint fut ordonné prêtre, et après deux ans d'études supplémentaires, comme il était impossible sous le régime du joséphisme de fonder un couvent à Vienne, il alla à Varsovie, où il s'occupa très activement de l'Église nationale allemande de Saint-Benno de 1787 à 1808, surtout comme confesseur allemand.

    Dans cette église, on prêchait une sorte de Mission perpétuelle.

    Tous les jours on y prêchait deux fois en allemand et deux fois en polonais. Il considérait l'incertitude religieuse, si largement répandue, comme l'obstacle le plus redoutable au renouvellement intérieur.

    C'est pourquoi il était infatigable quand il s'agissait de prêcher la parole de Dieu.

    Des collaborateurs s'empressaient de venir à lui, et avec eux, il put fonder de nouveaux établissements de son Ordre et multiplier son activité missionnaire.

    Hofbauer, le propagateur de l'Ordre du Très Saint Rédempteur de ce côté des Alpes, est vénéré par l'Ordre comme son second fondateur.

    De nombreuses guerres avaient amené à Varsovie la pauvreté et la misère de la population.

    Le Saint déploya une grande activité charitable, fonda un orphelinat, une école populaire pour 350 enfants pauvres, un lycée.

    Sur l'ordre du gouvernement de Paris, il fut conduit avec ses compagnons à la forteresse de Küstrin, en 1808, et transféré à Vienne après quatre semaines de détention.

    Là, ce n'étaient pas seulement des gens du peuple qui assiégeaient son confessionnal -- car ils le vénéraient comme le père des pauvres -- mais des fonctionnaires influents et des hommes d'État du Congrès de Vienne, des savants connus et des artistes.

    C'est avant tout l'influence de Hofbauer qui fit échouer au Congrès le projet d'une église nationale allemande détachée de Rome, proposée par Wessenberg, et qui fit rapporter la législation du joséphisme.

    Le Saint mourut à Vienne le 15 mars 1820.

    W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, Desclée de Brouwer, p. 259

    Source

    En savoir plus :

    http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-17738645.html

    http://vitrail.ndoduc.com/vitraux/htm1/StClementH.htm

    http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/02/06/7850221.html

     

     

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