• Saint Barbat, Confesseur et évêque de Bénévent († 682)

     

     

     

    Saint Barbat († 682)

    Confesseur et évêque de Bénévent

     

    Saint Barbat, Confesseur et évêque de Bénévent († 682)

     

    Saint Barbat de Bénévent est né dans une famille chrétienne de Bénévent au début du VIIe siècle.

    Il est mort évêque de Bénévent le 19 février 682 à 70 ans environ.

    Il est fêté le 19 février.

    On le représente avec un bâton de pasteur parce qu'il a exercé ce métier.

    Éducation et talents

    Il est né vers 610 à Vandano di Cerreto et mort le 29 février 682 à Bénévent.

    Il fut élevé dans l'étude de l'Écriture sainte et dans l'amour de la vertu.

    Il révéla très tôt un rare talent pour la prédication et son évêque le chargea de prêcher, et en particulier dans les assemblées rétives et peu enclines à obéir aux commandements divins.

    C'est ainsi qu'il devint curé de la paroisse Saint-Basile de Morcone, dans les environs de la cité épiscopale, où il ne rencontra qu'hostilité et insoumission.

    Cet échec n'entama pourtant en rien ni sa patience, ni sa détermination.

    Il revint cependant à Bénévent où un groupe de fidèles lui était désormais attaché à cause de ses qualités d'âme et de sa grande culture spirituelle.

    Évêque de Bénévent

    Il fut élu pour succéder à l'évêque Ildebrand de Bénévent et fut sacré le 10 mars 663 sous le règne du duc arien Romuald Ier de Bénévent .

    Il lutte activement contre le paganisme des Lombards (avant même qu'il devienne évêque), notamment contre le culte de l'arbre et de la vipère, cultes ayant même séduits un certain nombre de chrétiens.

    En 662, Bénévent est assiégé par les Byzantins de l'empereur Constant II, Barbat promet la victoire lombarde et la levée du siège si Romuald et les Lombards acceptent la religion chrétienne telle qu'elle professé par le pape, successeur de Pierre : Romuald et ses troupes reviennent dans le giron de l'Église Catholique Romaine, les Byzantins lèvent le siège, le duc de Bénévent est victorieux.

    À partir de cet épisode, mêlant probablement mythes et réalités, l'évangélisation du duché lombard va s'accélérer.

    Barbat assista à deux conciles importants en 680 : un concile de Rome et au sixième concile œcuménique ou troisième concile de Constantinople.

    Il meurt à Bénévent le 19 février 682 et devient plus tard le patron de la ville.

    Ses reliques se trouvent à Bénévent et à Montevergine.

    Source

    Saint Barbat naquit dans le pays de Bénévent, en Italie, au commencement du VIIe siècle.

    Ses parents, qui craignaient Dieu, mirent tout en oeuvre pour lui procurer une éducation chrétienne, et ils eurent la consolation de voir que leurs soins n'étaient point inutiles.

    Dès ses premières années, le jeune Barbat montrait des dispositions qui présageaient l'éminente sainteté à laquelle il parvint dans la suite.

    Dès qu'il eut atteint l'âge requis, il reçut les saints Ordres.

    Il s'était rendu digne de cet honneur par un grand amour pour l'Écriture Sainte, par la simplicité et l'innocence de ses moeurs et par le zèle extraordinaire avec lequel il avançait continuellement dans les voies de la perfection.

    Le rare talent qu'il avait pour la prédication fit confier à son ministère une petite ville voisine de Bénévent.

    Le Saint s'aperçut bientôt qu'il avait affaire à des paroissiens intraitables et ennemis de tout bien.

    Son zèle ne fit que les aigrir contre lui, et, malgré son humilité profonde et sa patience inaltérable, il fut forcé, par la calomnie de quitter son église.

    Du moins, il remporta de sa mission l'avantage d'avoir profité des épreuves que Dieu avait permises pour purifier son cœur, en le détachant de plus en plus du monde et de lui-même.

    Barbat revint à Bénévent, où il fut reçu avec joie par tous ceux qui connaissaient la sainteté de sa vie.

    Il y travailla à l'extirpation des abus, non seulement par ses discours, mais encore par des prières ferventes et par des jeûnes rigoureux qu'il s'imposait.

    Le bien qu'il y opéra l'en fit nommer évêque. Il mourut plein de mérites, âgé de soixante-dix ans.

    La vie de saint Barbat nous montre que Dieu ne veut pas toujours attacher le succès à nos efforts.

    Les épreuves et les échecs du zèle servent à la sanctification des pasteurs des âmes, et sont souvent pour l'avenir un germe de sanctification qui produira des fruits en son temps.

    Dieu féconde l'Église par le sang, les sueurs et les mérites de Ses apôtres.

    Les sacrifices du zèle apostolique ne sont jamais perdus : tôt ou tard, Dieu en tire profit pour Sa gloire.

    Il veut nous apprendre à donner l'humilité pour base à notre apostolat et à compter sur la grâce plus que sur les efforts humains.

    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

    Source

    Apparition de la Vierge

    En 663, la Vierge lui apparaît sous les murs de la cité assiégée par Constant II, empereur romain d'Orient.

     

     

     

    ← Retour (Les saints par ordre alphabétique) 

    ← Retour (Le calendrier des saints)