• Saint Anschaire, Evêque de Hambourg et de Brême († 865)

     
     

     

    Saint Anschaire († 865)

    Évêque de Hambourg et de Brême

     

    Saint Anschaire, Evêque de Hambourg et de Brême († 865)

     

    Anschaire de Brême, appelé aussi Oscar ou en allemand Ansgar (né le 8 septembre 801 à Fouilloy - mort le 3 février 865 à Brême) était un homme d'Église du Moyen Âge, qui fut archevêque de Hambourg et de Brême.

    Il fut le premier représentant de l'Église à tenter de christianiser la Scandinavie et plus particulièrement la Suède.

    Il est fêté le 3 février.

    Biographie

    Image illustrative de l'article Anschaire de Brême

     

    La prédication de saint Anschaire,

    œuvre de Hugo Hamilton (1830)

    De Corbie à Corvey

    Anschaire devient moine à l’abbaye de Corbie, proche d'Amiens, sa ville natale.

    Ses disposition à l'étude et à l'obéissance monastique lui permirent de progresser très vite. Ses supérieurs l'envoient instruire les moines dans une fondation récente de Corbie, la Nouvelle Corbie, qui vient d'être fondée dans le nord de l'Allemagne : c'est aujourd'hui Corvey.

    Mission au Danemark

    En 826, il arrive au Danemark, probablement à la suite de la conversion de Harald Klak, un roi danois vassal des Francs, par Ebon, archevêque de Reims et légat pontifical.

    Toutefois, Harald Klak est ensuite chassé du Danemark.

    La mission d'Anschaire au Danemark s’interrompit donc.

    Mission en Suède

    Une nouvelle opportunité se présente néanmoins lorsque l'Empereur reçoit invitation du roi Björn de Birka à envoyer des missionnaires en Suède.

    Anschaire est envoyé en Suède et y arrive en 829.

    L'une des plus grandes réussites de la mission semble être la conversion de Herigar, le préfet de Birka, qui aurait même fait construire une église.

    Selon Rimbert, Anschaire y aurait aussi acheté des esclaves danois et slaves pour qu'ils soient éduqués pour le service de Dieu.

    Archevêque de Hambourg

     

    Statue d'Anschaire à Hambourg

     

    Les efforts d'Anschaire pour convertir la Scandinavie au christianisme lui valent alors d'être nommé archevêque de Hambourg en 831.

    Il reçoit alors également les droits sur la conversion des peuples habitant en Scandinavie.

    Toutefois, l'archevêché est pauvre et sa position a probablement été affaiblie après la destitution d'Ebon, en 834.

    Anschaire n'a donc que peu de moyens pour effectuer son travail de missionnaires et ses résultats sont faibles.

    En 845, la ville de Hambourg est dévastée lors d'un raid mené par le roi danois Horik et Anschaire prend part aux négociations qui permettent de rétablir la paix.

    La même année, Gauzbert, l'évêque qu'Ebon avait nommé à Birka après le départ d'Anschaire, doit quitter la Suède pour l'Allemagne en raison de l'opposition grandissante au christianisme.

    Ces revers semblent toutefois avoir montré la nécessité de la mission d'Anschaire et, en 845 toujours, l'évêché de Brême est rattaché à l'archevêché de Hambourg.

    Ces nouvelles ressources permettent à Anschaire d'obtenir quelques succès au Danemark (construction d'églises à Ribe et Hedeby).

    Gauzbert refuse toutefois de retourner à Birka et Anschaire y retourne lui-même pour obtenir l'autorisation de poursuivre la mission.

    Après la mort d'Ebon - qui avait repris l'évêché d'Hildesheim en 846 - en 851 et de Gauzbert en 859, Anschaire reste seul responsable de la conversion des peuples du Nord.

    Il ne parviendra toutefois pas à ce qu'un souverain se convertisse au christianisme.

    Anschaire est aujourd'hui le saint patron du Danemark.

    Un cratère sur la Lune porte également son nom.

    Source

    Anschaire, moine de la vieille Corbie en Picardie, passa dans la nouvelle, que S. Adélard avait fondée en Saxe.

    Il y fut chargé d'enseigner les lettres, d'instruire le peuple, et de prêcher publiquement dans l'église : fonctions dont il s'acquitta avec autant de piété que de succès.

    Harold ou Hériold, prince de Danemark, ayant reçu le baptême à la cour de l'empereur Louis le Débonnaire, chez lequel il s'était réfugié, demanda quelques missionnaires zélés pour l'accompagner dans son pays.

    On lui donna notre saint, qui ne soupirait qu'après l'accroissement du règne de Jésus-Christ.

    Anschaire prêcha la foi, premièrement aux Danois, puis aux Suédois, et enfin aux peuples qui habitaient le nord de l'Allemagne.

    Le Seigneur répandit tant de bénédictions sur son ministère, qu'un grand nombre d'idolâtres embrassèrent le christianisme.

    Le pape Grégoire IV le nomma, en 83a, légat du Saint- Siège et archevêque de Hambourg.

    Après la ruine de cette ville, qui fut pillée et brûlée par les Normands, en 845, Anschaire travailla de toutes ses forces à consoler et à soutenir dans la vraie foi son troupeau dispersé par les barbares.

    Le siège de Brème étant devenu vacant en 849, le pape Nicolas le réunit à celui de Hambourg, et confia à notre saint le gouvernement des deux églises.

    Anschaire, en quittant le Danemark et la Suède, y laissa des missionnaires tirés de la nouvelle Corbie, pour cultiver le champ qu'il avait défriché.

    Mais tous les soins de ces ouvriers évangéliques ne purent empêcher les peuples de ces deux royaumes de retomber dans l'idolâtrie.

    Le triste état de cette Eglise naissante demandait le retour de son fondateur.

    Anschaire reparut donc dans le Danemark, où, avec la protection du roi Horic, il vint à bout de faire refleurir la religion chrétienne.

    Son zèle rencontra plus de difficultés en Suède.

    Olas, prince superstitieux, voulut que lé Sort décidât si le libre exercice du christianisme serait permis dans ses Etats.

    Le saint évêque, qui ne voyait qu'avec peine la cause de Dieu soumise au caprice du hasard, recommanda du moins au ciel l'issue d'une décision si bizarre.

    Les choses tournèrent comme il l'avait désiré, c'est-à-dire au désavantage du paganisme.

    La lumière de l'Evangile n'eut pas plus tôt brillé, qu'il se convertit une multitude prodigieuse.

    Anschaire fit bâtir plusieurs églises, qu'il pourvut d'excellents pasteurs avant que de retourner à Brème.

    Craignant, comme S. Paul, d'être réprouvé après avoir prêché Jésus-Christ aux autres, il réduisait son corps en servitude par la pénitence et la mortification.

    Il portait le cilice, et ne se nourrissait communément que d'eau et de pain.

    Jamais il n'entreprenait rien sans avoir imploré auparavant le secours du ciel.

    Quoiqu'il possédât le talent de la parole dans un degré supérieur, il n'attendait ; que de Dieu le succès de ses prédications.

    Sa charité pour les pauvres ne connaissait point de bornes ; et son plus grand plaisir était de leur laver les pieds et de les servir à table.

    Il avait toujours ardemment désiré le martyre, et il était persuadé que ses péchés seuls lui avaient tari la gloire de verser son sang pour Jésus-Christ.

    Dans la vue de s'exciter à la componction et à l'amour de Dieu il s'était fait Un recueil de passages fort touchants, dont il mit une partie à la fin de chaque psaume.

    Il mourut à Brème, en 865 à la soixante-septième année de son âge, et à la trente-quatrième de son épiscopat ; il s'opéra plusieurs miracles par son intercession.

    Son nom fut inséré dans les Martyrologes peu de temps après sa mort.

    SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

    Source

     

    Saint Anschaire, Evêque de Hambourg et de Brême († 865)

     

    En savoir plus :

    http://stmaterne.blogspot.com/2008/02/saint-anschaire-aptre-belge-de-la.html

    http://homepage.mac.com/thm72/orthodoxievco/ecrits/vies/synaxair/fevrier/anschaire.pdf

    Apparition de la Vierge

    Vers 807 sa mère meurt.

    L'enfant est turbulent.

    Peu après il a l'impression d'être dans un lieu sombre, proche d'un chemin de paradis où il rencontre une dame magnifiquement ornée, accompagnée d'autres femmes vêtues de blanc, parmi lesquelles il reconnaît sa mère défunte.

    Il identifie la Vierge sous les traits de la belle dame qui l'invite à s'amender.

    L'enfant s'assagit. Il est gratifié d'une vision de l'au-delà.

     

     

     

     

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