• Saint André-Hubert Fournet. Curé, fondateur des Filles de la Croix († 1834)

     
     

    Saint André-Hubert Fournet († 1834)
     
    Curé, fondateur des Filles de la Croix
     
     

    Saint André-Hubert Fournet. Curé, fondateur des Filles de la Croix († 1834)


    André-Hubert Fournet 1752-1834, prêtre, est le fondateur de la Congrégation des Filles de la Croix, en collaboration avec Jeanne-Élisabeth Bichier des Ages.

    Enfance et vocation

    Fils de Pierre Fournet sieur de Thoiré et de Florence Chasseloup, et cousin germain de Julien Augustin Chasseloup de Chatillon, André-Hubert né le 6 décembre 1752 à Saint-Pierre-de-Maillé, dans une famille très chrétienne qui comptait plusieurs prêtres et religieuses, et fut baptisé le lendemain de sa naissance, par le curé de la paroisse, son oncle Antoine Fournet.

    Sa mère, Florence-Elisabeth Chasseloup, aurait voulu que l'un de ses fils devienne prêtre à son tour, comme ses oncles, mais le jeune André-Hubert ne le voulait pas.

    Il avait d'ailleurs écrit sur l'un de ses livres : « Ce livre appartient à André-Hubert Fournet, bon garçon qui ne veut être ni moine, ni prêtre ».

    Il entreprit des études de droit, rapidement abandonnées, et mena une vie plutôt mondaine avant d'entrer dans l'armée.

    Toutefois, sous l'influence de Jean Fournet, un autre de ses oncles, curé d'Haims, il choisit de devenir prêtre à son tour.

    Prêtre et fondateur

    André-Hubert fut ordonné prêtre en 1776. Placé d'abord comme vicaire à Haims, il succéda en 1782 à son oncle Antoine dans la paroisse de Saint-Pierre-de-Maillé où il vécut avec une bienveillance fort classique sa charge pastorale.

    Un jour un mendiant se présenta à la cure afin d'obtenir quelque argent.

    Le père André lui offrit un pain au lieu de monnaie arguant qu'il n'avait pas d'argent. Le mendiant lui répondit, voyant la table mise : « Comment ? Vous n'avez pas d'argent et votre table en est couverte ! ».

    La conscience du Père en fut retournée, et dès lors, il axa sa vie sur la prière, le souci des pauvres et des malades.

    Mais la Révolution commençait, et le Père Fournet, refusant de prêter le serment constitutionnel dut partir en exil en Espagne, pour ensuite vivre en proscrit, menant son sacerdoce dans la clandestinité, disant la Messe de nuit pour ne pas être repéré par ses détracteurs.

    Il dira plus tard : « j'ai dit bien des messes de minuit dans ma vie ! ».

    En 1792, il dut fuit en Espagne, avec quelques uns de ses confrères, et s'installa dans la province deNavarre.

    Revenu en France en 1797, c'est en 1798 qu'il rencontre Jeanne-Élisabeth Bichier des Ages avec laquelle il fonde la Congrégation des Filles de la Croix dont il deviendra le supérieur.

    En 1801, il revint définitivement dans son presbytère de Saint-Pierre-de-Maillé, où il restera curé jusqu'en 1820.

    Jusqu'à sa mort, il visitera les malades, suscitera de nombreuses vocations par son exemple, remplacera des prêtres malades, et évangelisera toutes les populations locales avec enthousiasme et dévouement.

    En 1832 épuisé et malade, il devra renoncer à sa charge de supérieur de la congrégation. Deux ans plus tard, il mourra à La Puye où il vivait depuis 1820 avec sa sœur.

    Béatification - Canonisation - Fête

    Sa cause ayant été introduite le 19 juillet 1877, il fut déclaré Vénérable le 10 juillet 1921 par le Pape Benoît XV.

    André-Hubert Fournet a été béatifié le 16 mai 1926 par le Pape Pie XI, et canonisé le 4 juin 1933 par le même Pape.

    Sa fête a été fixée au 13 mai.

    Citation

    « Souvent vous parlez et vous n'écoutez pas Dieu qui vous parle. »

    Source

    En savoir plus :

    http://www.diocese-poitiers.fr/spirituel/fournet/fournet.htm

    http://www.fillesdelacroix.net/index.php?option=com_content&view=article&id=69&Itemid=469