• Saint Alphonse Turibe de Mogrovejo. Archevêque de Lima († 1606)

     
     

    Saint Turibe de Mogrovejo († 1606)

    Archevêque de Lima

     

    Saint Alphonse Turibe de Mogrovejo. Archevêque de Lima († 1606)

     

     

    Turibe ou Thuribe ou Toribio ou Turibio de Mogrovejo (1538-1606), archevêque de Lima, est un saint de l'Église catholique, célébré le 23 mars.

    Il a été un grand défenseur des populations autochtones du Pérou.

    Sa vie

    Image illustrative de l'article Toribio de Mogrovejo

     

     

    Né le 16 novembre 1538 à Mayorga dans la Province de León, en Espagne, il est nommé, bien que laïc, président du Tribunal de l'Inquisition à Grenade par le roi Philippe II d'Espagne en 1572. Huit ans plus tard, toujours laïc, il est nommé archevêque de Lima, alors capitale de la vice-royauté du Pérou. Il reçoit la prêtrise et s’embarque pour son diocèse où il arrive le 24 mai 1581. À son arrivée, il mesure l'étendue de celui-ci, et déplore le manque de prêtres et la misère de la population, exploitée par les colons.

    Toribio parcourt l'immense territoire dont il a la charge, prend contact avec les habitants, tente de soulager la misère des Indiens, et se heurte à l'autorité du roi d'Espagne. Son diocèse est grand comme la moitié de la France. Il le visite trois fois. Sa première visite dure sept ans. Le clergé est peu nombreux et de piètre qualité, la population misérable et exploitée par les colons. Turibe parcourt inlassablement son diocèse, prenant contact avec tous, et soulageant de son mieux les indiens. Il a à réformer et à instruire le clergé. Il fonde des séminaires dont celui de Lima, le premier séminaire de l'Amérique latine, construit des églises et des écoles, réunit des synodes. Il bâtit des chapelles, des couvents, des routes, des écoles, des hôpitaux, se déplaçant le plus souvent à pied, bravant tempêtes de vent, maladies et animaux sauvages. On a comparé son action à celle de Charles Borromée en Italie.

    Malade, il meurt à Santa, le 23 mars 1606.

    Son œuvre

     

    Saint Turibe

     

    Toribio de Mogrovejo est considéré comme un grand bienfaiteur des Indiens du Pérou. D'un courage indomptable, et d'une immense énergie, il tenta d'améliorer l'état misérables des populations péruviennes conquises, afin de leur rendre leur dignité d'hommes.

    Il se voulait avant tout serviteur de l’Église, à l'image des apôtres Pierre et Paul, en se mettant au service des plus pauvres.

    Béatification - Canonisation - Patronage

    Toribio de Mogrovejo a été béatifié en 1679 par le Pape Innocent XI et canonisé en 1726 par le Pape Benoît XIII. On le fête le 23 mars.

    Saint Toribio de Mogrovejo est le protecteur des évêques missionnaires et le patron du Pérou. Il est aussi vénéré dans la ville italienne de Cannalonga, le 23 mars, jour de sa fête.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Toribio_de_Mogrovejo

     

     

    Turibe-Alphonse, second fils du seigneur de Mongrovejo, naquit le 18 novembre 1538 à Mayorga, dans la province espagnole de Léon.

    Il fut porté vers la piété et l’horreur du péché dès l'enfance où il éprouvait un très vif bonheur en ornant les autels et en servant les pauvres.

    Fort dévôt à la Sainte Vierge dont il récitait chaque jour son office et le rosaire, il jeûnait tous les samedis.

    Lorsqu’il faisait ses études à Valadolid et à Salamanque, il donnait une partie de son dîner aux pauvres.

     

    Bien que laïc, Philippe II le nomma président du tribunal de l'Inquisition à Grenade où il resta cinq ans avant d'être nommé, contre sa volonté, archevêque de Lima, capitale du Pérou ; Philippe II pensant que Turibe-Alphonse de Mongrovejo était le seul homme capable de faire cesser les scandales des conquistadores qui empêchaient la conversion des Péruviens.

     

    Turibe-Alphonse de Mongrovejo se prépara à recevoir les ordres ; il voulut recevoir les quatre ordres mineurs en quatre dimanches différents pour avoir le temps d’en remplir les fonctions ; il reçut ensuite les ordres majeurs puis il reçut la consécration épiscopale après laquelle il s'embarqua pour l'Amérique où il arriva en 1581.

     

    Son immense diocèse (cinq cent vingt kilomètres, le long des côtes) était alors un lieu de scandales et de dépravations où il fut d'autant plus mal accueilli que chacun savait que le Roi l'avait nommé pour y mettre de l'ordre.

    Les conquistadores s’étaient très mal conduits envers les indigènes qu’ils avaient tyranisés ; des guerres civiles et des dissensions domestiques s’en étaient suivies, les mœurs étaient dans un état déplorable et le clergé ne donnait guère le bon exemple.

     

    Avec rigueur et patience, Turibe-Alphonse de Mongrovejo, supportant les persécutions de l'administration et des colons espagnols, prit des mesures fermes qui arrêtèrent dans Lima le cours des scandales publics ; aux Espagnols qui, pour excuser leur dureté et leurs abus, invoquaient la coutume, il répondait : « Jésus-Christ s’appelle la vérité et non la coutume ; à son tribunal, nos actions seront pesées dans la balance du sanctuaire. »

    Avec un zèle infatigable qui fut couronné de succès, pendant sept ans, il visita son diocèse, montrant l’exemple de la pénitence et de la piété. Il réussit à réformer son clergé qu’il réunit tous les deux ans pour des synodes diocésains et tous les sept ans pour des synodes provinciaux ; il fonda des séminaires, des églises, des écoles et des hôpitaux.

    Il fit encore deux visites de son diocèse, de cinq ans chacune, et obtint la conversion de très nombreux Indiens.

     

    Turibe-Alphonse de Mongrovejo qui se confessait tous les matins, avant de célébrer la messe, faisait de sa vie une prière continuelle.

    Il tomba malade, au cours d'une visite pastorale à Santa, à quatre cent quarante kilomètres de Lima ; il distribua ses biens et se fit porter à l’église pour recevoir le viatique ; on le ramena dans la maison où il reçut l’extrême-onction et mourut le 23 mars 1606.

    L’année qui suivit sa mort, on transporta sa dépouille que l’on trouva sans corruption, à Lima où il fit plusieurs miracles.

    Béatifié par Innocent XI, en 1679, Turibe-Alphonse de Mongrovejo fut canonisé par Benoît XIII, en 1726.

    Source

     

     

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