• Saint Agilolf de Cologne (8ème s.)

     
     

     

    Saint Agilolf de Cologne (8ème s.)

     

    Saint Agilolf de Cologne (8ème s.)

     

    L'histoire de ce saint prélat est très - obscure, et ce qu'on en rapporte communément, ou se contredit soi-même , ou contredit d'autres faits avérés.

    En suivant la plupart des historiens postérieurs qui ont touché ce sujet, le Propre de Cologne rapporte qu'il est issu de sang noble, qu'il s'est livré avec beaucoup de zèle à l'étude dans sa jeunesse, et qu'après il a été élevé sur le siége épiscopal de Cologne, qu'il illustra par son caractère ferme et sa vigilance.

    Lorsqu'en 714, Pépin d'Herstal, qui était malade à son château de Joppil, fit venir auprès de lui saint Suitbert, Plectrude, princesse d'Austrasie, lui envoya saint Agilolf ainsi que d'autres évêques, pour qu'ils recommandassent au moribond de ne pas déshériter ses deux fils légitimes Drogon et Grimoald, et de ne pas désigner pour son successeur Charles Martel, qu'il avait eu d'AIpaïde.

    Mais les évêques étant venus à parler du mariage illégitime de Charles, le prince irrité les renvoya sans vouloir les écouter.

    Pépin mourut encore la même année et Charles Martel lui succéda.

    Il en résulta des querelles ; le royaume d'Austrasie fut le théâtre des exploits de Ragenfroi, maire du palais et du Roi Chilperic, et le fléau dela dévastation s'étendit jusques aux portes de Cologne.

    La paix fut acheté au poids de l'or, et l'armée ennemie se retira jusqu'aux montagnes des Ardennes, où elle se campa au bord de la rivière l'Amblève, dans le duché de Luxembourg.

    Le Propre de Cologne ajoute que pendant ces désastres, Agilolf s'occupait en Allemagne de la conversion des idolâtres ; mais qu'ayant été informé de ce qui se passait, il se rendit sans délai dans sa ville épiscopale, et qu'a Malmedy il atteignit les ennemis, pour négocier avec eux relativement à la paix de l'Eglise et au bien-être de son diocèse , mais que ceux-ci, semblables à des lions furieux, se jetèrent sur le prélat, et teignirent du sang de l'innocence leurs mains criminelles.

    On voit, d'après ce qui précède , que le martyre du Saint a été placé en 714. Ferrarius donne l'année 700 (1), Bucelin 740, Chastelain 765, Le Cointe et Jean Pinius 770.

    (i) In catatogo.

    Si l'histoire de la passion du Saint écrite vers la fin du onzième siècle par un moine anonyme de Malmedy méritait quelque croyance, il faudrait, d'après les personnages qu'il cite, tels que Pépin d'Herstal, Charles Martel, Ragenfroi, l'Empereur Léon l'Isaurien, le Pape Grégoire II etc., comme aussi d'après d'autres circonstances qui y sont rapportées, que la mort d'Agilolf fut placée entre 712 et 718.

    Mais on peut démontrer que cet anonyme n'a pas puisé à des sources authentiques, que ses dates sont fauses, que la mission de S. Agilolf près de Pépin est controuvée, et que sa mort doit se placer vers l'an 770.

    L'église de Cologne a toujours honoré S. Agilolf comme martyr et sa fête s'y célèbre le 8 Juillet.

    Ceux qui veulent lire plus en détail les discussions critiques sur cette matière, nous les renvoyons aux Bollandistes, t. II, Julii, p. 714—726.

    Source

    Fête le 31 mars.

    En savoir plus :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Agilulfus_of_Cologne

    http://www.koelner-dom.de/16704.html?&L=1

     

     

     

     

     

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