• Saint Agilolf de Cologne (8ème s.)

     
     

     

    Saint Agilolf de Cologne (8ème s.)

     

    Saint Agilolf de Cologne (8ème s.)

     Par © Raimond Spekking / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9035327

     

    Agilolphe de Stavelot ou saint Agilolphe, écrit aussi Agilolfe est le 12e abbé de Stavelot-Malmedy, au VIIIe siècle.

    On le fête comme saint le 31 mars.

    Biographie

    Les biographies de saint Agilolphe sont relativement contradictoires quant aux dates. Il est d'ailleurs possible qu'il y ait eu deux Agilolphe. L'un qui fut archevêque de Cologne, l'autre, moine de Malmedy.

    Né de parents nobles, élève de saint Angélin, entre les mains de qui il fait sa profession religieuse en 744, Agilolphe aurait succédé en 746 à Angélin à la tête des monastères de Stavelot-Malmedy en y devenant le 12e abbé. La même année, il est élevé au siège épiscopal de Cologne, participe avec Boniface de Mayence au synode de Düren au cours duquel les évêques de Neustrie et d'Austrasie réaffirment leur unité et leur obéissance au Saint-Siège. Il ne reste toutefois que quatre ans à la tête du diocèse, préférant revenir à Malmedy.

     

     

    Châsse de saint Agilolphe, cathédrale de Cologne

    Par HOWI - Horsch, Willy — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24989202

     

    On dit qu'il a essayé de persuader le roi Pépin de Herstal de céder son trône à quelqu'un d'autre que Charles Martel, en raison de son illégitimité. Le martyre d'Agilulfus pourrait être le résultat de la vengeance de Charles Martel.

    Les moines rapportent le corps d'Agilolphe à l'abbaye de Malmedy. Le roi, après s'être recueilli sur son tombeau, gagne Amblève à son tour et y défait complètement les pillards. En 1161, Annon, évêque de Cologne, fait transférer ses reliques de Malmedy à l’église Sainte-Marie aux Marches à Cologne.

    La légende raconte que lorsqu'Agilolphe rend son dernier soupir, une colombe blanche s'échappe de ses lèvres et s'envole vers les cieux. Des anges veillent son tombeau auprès duquel fleurissent les miracles. On raconte aussi qu'à l'endroit de son martyre, des lumières célestes rayonnent pendant la nuit et que le gazon qui recueillit son sang reste toujours vert, en dépit de la chaleur ou du froid.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Agilolphe

     

     

    L'histoire de ce saint prélat est très - obscure, et ce qu'on en rapporte communément, ou se contredit soi-même , ou contredit d'autres faits avérés.

    En suivant la plupart des historiens postérieurs qui ont touché ce sujet, le Propre de Cologne rapporte qu'il est issu de sang noble, qu'il s'est livré avec beaucoup de zèle à l'étude dans sa jeunesse, et qu'après il a été élevé sur le siége épiscopal de Cologne, qu'il illustra par son caractère ferme et sa vigilance.

    Lorsqu'en 714, Pépin d'Herstal, qui était malade à son château de Joppil, fit venir auprès de lui saint Suitbert, Plectrude, princesse d'Austrasie, lui envoya saint Agilolf ainsi que d'autres évêques, pour qu'ils recommandassent au moribond de ne pas déshériter ses deux fils légitimes Drogon et Grimoald, et de ne pas désigner pour son successeur Charles Martel, qu'il avait eu d'AIpaïde.

    Mais les évêques étant venus à parler du mariage illégitime de Charles, le prince irrité les renvoya sans vouloir les écouter.

    Pépin mourut encore la même année et Charles Martel lui succéda.

    Il en résulta des querelles ; le royaume d'Austrasie fut le théâtre des exploits de Ragenfroi, maire du palais et du Roi Chilperic, et le fléau dela dévastation s'étendit jusques aux portes de Cologne.

    La paix fut acheté au poids de l'or, et l'armée ennemie se retira jusqu'aux montagnes des Ardennes, où elle se campa au bord de la rivière l'Amblève, dans le duché de Luxembourg.

    Le Propre de Cologne ajoute que pendant ces désastres, Agilolf s'occupait en Allemagne de la conversion des idolâtres ; mais qu'ayant été informé de ce qui se passait, il se rendit sans délai dans sa ville épiscopale, et qu'a Malmedy il atteignit les ennemis, pour négocier avec eux relativement à la paix de l'Eglise et au bien-être de son diocèse , mais que ceux-ci, semblables à des lions furieux, se jetèrent sur le prélat, et teignirent du sang de l'innocence leurs mains criminelles.

    On voit, d'après ce qui précède , que le martyre du Saint a été placé en 714. Ferrarius donne l'année 700 (1), Bucelin 740, Chastelain 765, Le Cointe et Jean Pinius 770.

    (i) In catatogo.

    Si l'histoire de la passion du Saint écrite vers la fin du onzième siècle par un moine anonyme de Malmedy méritait quelque croyance, il faudrait, d'après les personnages qu'il cite, tels que Pépin d'Herstal, Charles Martel, Ragenfroi, l'Empereur Léon l'Isaurien, le Pape Grégoire II etc., comme aussi d'après d'autres circonstances qui y sont rapportées, que la mort d'Agilolf fut placée entre 712 et 718.

    Mais on peut démontrer que cet anonyme n'a pas puisé à des sources authentiques, que ses dates sont fauses, que la mission de S. Agilolf près de Pépin est controuvée, et que sa mort doit se placer vers l'an 770.

    L'église de Cologne a toujours honoré S. Agilolf comme martyr et sa fête s'y célèbre le 8 Juillet.

    Ceux qui veulent lire plus en détail les discussions critiques sur cette matière, nous les renvoyons aux Bollandistes, t. II, Julii, p. 714—726.

    Source

    Fête le 31 mars.

    En savoir plus :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Agilulfus_of_Cologne

    http://www.koelner-dom.de/16704.html?&L=1

     

     

     

     

     

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