• Bienheureux Francois Palau y Quer († 1872)

     
     

     

    Bienheureux François Palau y Quer († 1872)

    fondateur des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel

      

    Bienheureux Francois Palau y Quer († 1872)

     

    François Palau y Quer (1811-1872) est né à Aytona (Lérida) en Espagne, il entre chez les Pères Carmes déchaux sous le nom de Frère François de Jésus-Marie-Joseph.

    En 1840, lors de la révolution en Espagne, il s'exile en France à Perpignan puis à Montauban.

    En 1851, il revient dans son pays et reçoit la direction spirituelle du séminaire de Barcelone.

    Trois ans plus tard, il doit encore s'exiler à Ibiza.

    En 1860, il fonde à Minorque les Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel.

    À la fois écrivain, journaliste, ermite et fondateur d'ordres religieux, il meurt à Tarragone le 20 mars 1872.

    Il est Béatifié par Jean-Paul II le 24 avril 1988.

    Biographie

    Image illustrative de l'article Francisco Palau y Quer

     Bienheureux Francois Palau y Quer

    (père François de Jésus-Marie-Joseph)

     

     

    François Palau y Quer est né à Aytona, près de Lérida en Espagne, le 29 décembre 1811, de parents de condition modeste.

    Septième d’une famille de neuf enfants, il reçoit le baptême le jour même de sa naissance.

    Il est le grand-oncle de sainte Thérèse Jornet e Ibars (Thérèse de Jésus Jornet e Ibars (1843-1897), fondatrice des Petites sœurs des vieillards abandonnés).

    Dès ses études primaires, il est remarqué pour son esprit vif et ses talents exceptionnels, aussi le maître d’école conseille-t-il aux parents de l’orienter vers les études supérieures.

    Durant l’été 1828, à l’âge de 17 ans, François entre au Séminaire de Lérida où il entreprend trois années d’études philosophiques et une autre en théologie.

    En 1832, il renonce à une bourse d’études et quitte le Séminaire. Quelques mois plus tard, il entre chez les Carmes déchaux à Barcelone où il commence son noviciat le 14 novembre.

    Il prend le nom de Frère François de Jésus-Marie-Joseph.

    Il se prépare au sacerdoce et il est ordonné diacre le 22 février 1834.

    Premier exil

    Le 25 juillet 1835, la violence éclate à Barcelone et le couvent est assailli par une foule révolutionnaire anticléricale.

    François, avec d’autres frères, réussit à fuir le couvent livré aux flammes.

    Malgré le climat de persécution, il est ordonné prêtre le 2 avril 1836, et commence son ministère comme prêtre diocésain sous la juridiction de l’évêque du lieu car il ne peut rentrer dans son couvent.

    Après une brève période consacrée à l’évangélisation comme missionnaire apostolique dans les diocèses catalans, en 1840, il choisit de s’exiler en France dans le diocèse de Perpignan, puis à Montauban.

    Durant ces années, il mène une vie d’oraison, de solitude et de pénitence, y dirige de quelques personnes attirées par son renom de sainteté, notamment des espagnols en exil eux aussi.

    Il rencontre à cette occasion Juana Gracias qui deviendra sa principale collaboratrice dans la fondation de ses instituts carmélitains.

    Second exil

    De retour en Espagne en 1851, il s'installe dans le diocèse de Barcelone.

    Le P. François y fonde l’École de la Vertu, c’est une catéchèse pour adultes, donnée chaque dimanche dans sa paroisse et qui s’étale sur une année, embrassant tout le mystère chrétien et la vie morale.

    Il consignera par écrit son ouvrage qui sera publié.

    Mais l'école, accusée d’être impliquée dans des gréves ouvrières organisées à Barcelone est alors violemment supprimée par les autorités militaires en mars 1854.

    Le père François est condamné à l’exil dans l’île d’Ibiza (Baléares) où il demeure en résidence obligatoire jusqu’en 1860.

    Ce sont des années d’abandon, de solitude et de nuit obscure de la foi. Il fait notamment des prières dans les grottes d'Es Vedrá.

    Retour d’exil

    Il est libéré de l’exil en juillet 1860 : la reine Isabelle II publie un décret après avoir reçu de sa part un document prouvant de son innocence.

    Il va alors déborder d’activités : prédications dans les grandes villes (Barcelone, Madrid, Palma, etc.), missions populaires en Catalogne et aux Baléares.

    Il répand la dévotion mariale autour de lui.

    Au milieu de cette activité, il prend soin de se retirer régulièrement dans les grottes d’El Vedra à Ibiza pour prier.

    Considéré comme exorciste en raison de son activité en faveur des malades, des marginaux et de soi-disant possédés qui arrivaient de partout à sa résidence.

    Il croit fermement à l'influence maléfique du démon. Cette activité lui vaudra beaucoup de critiques et d'accusations.

    Il développera ses positions dans son journal El Ermitano et entreprendra deux voyages à Rome, notamment à l’époque du Concile Vatican I, pour présenter au Saint-Père et aux Pères du Concile ses positions sur l’exorcisme.

    À Calasanz, au début de l’année 1872, il se dévoue auprès des malades atteints par une épidémie de typhus.

    Mais il est terrassé par une congestion pulmonaire grave qui l’emporte le 20 mars à Tarragone, entouré de ses fils et de ses filles spirituelles.

    Béatification

    Il est Béatifié par Jean-Paul II le 24 avril 1988.

    Sa fête liturgique est le 7 novembre, localement il est fêté le 20 mars.

    Dans l'Ordre du Carmel, sa fête est célébrée le 7 novembre avec rang de mémoire facultative.

    Le journaliste

    Il écrit divers articles dans le journal El Ancora de Barcelone où il traite des activités de l'École de la Vertu : programmes, compte-rendus et autres thèmes.

    En 1868, il fonde El Ermitano, journal périodique essentiellement religieux (il y traite de l'Église, de la liberté d'expression et d'association dans la société).

    Il y développe ses théories sur l’exorcisme.

    Ce journal fut édité de novembre 1868 à juin 1873.

    Le fondateur

    En 1860, il donne vie à la Congrégation des Frères de la Charité, Tertiaires de l’Ordre du Carmel, fondée au diocèse de Majorque, mais qui s’éteindra durant la guerre civile espagnole (1936-1939).

    Puis, il fonde aussi la Congrégation des Carmélites Tertiaires de l’Ordre du Carmel, à Ciutadella de Menorca en 1861, qui se développera ensuite en deux instituts florissants : les Carmélites Missionnaires et les Carmélites Missionnaires Thérésiennes.

    Ces deux instituts de vie consacrée ont pour mission d'aider, de servir, d'assister à travers le monde les pauvres, les malades, les personnes qui souffrent physiquement ou moralement, les enfants, les jeunes, les vieillards et les familles.

    Ces deux institutions réalisent pleinement la consigne donnée par leur fondateur à sa principale collaboratrice, Juana Gracias : "Harmonie et union entre contemplation et mission… Amour et service de l’Église".

    Postérité

    Image illustrative de l’article François Palau y Quer

     

    Bienheureux Francois Palau y Quer

    (père François de Jésus-Marie-Joseph)

     

    Une Association, destinée aux fidèles laïcs, a été fondée dans les années 1987, en lien avec le Carmel, sous le nom de Carmel Missionnaire Séculier, pour vivre selon la spiritualité de Francisco Palau.

    Elle compte environ 500 membres et est présente dans 12 pays.

    Le 20 mars 1996, le Conseil Pontifical pour les Laïcs décrète la reconnaissance de ce Carmelo Misionero Seglar comme association internationale de fidèles de droit pontifical.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Palau_y_Quer

     

    Francisco (François) Palau y Quer naît le 29 décembre 1811 à Aytona dans la province de Lérida (région de la Catalogne) en Espagne.

    Il est baptisé le jour même.

    Ses parents, pieux et de condition modeste, sont profondément croyant.

    François est le septième d’une famille de onze enfants.

    A la fin de ses études primaires, comme il est très doué, on conseille à ses parents de lui faire continuer ses études.

    A 17 ans, il sent l’appel de Dieu et il entre au séminaire de Lérida.

    Puis, à 22 ans, avant la fin de ses études de théologie, il s’oriente vers la vie religieuse et entre au noviciat des Carmes déchaux à Barcelone.

    Son nom de religion est Frère François de Jésus Marie Joseph.

    Il poursuit ses études en restant à l’intérieur du couvent à cause des troubles politiques qui agitent les provinces catalanes.

    Il reçoit l’ordination diaconale ‘intra muros’ en 1834.

    Le 25 juillet 1835 une foule de révolutionnaires attaque et incendie le couvent, et les frères sont dispersés. Finie la vie en communauté !

    Désormais il mènera la vie de Carme hors clôture.

    Néanmoins, frère François peut être ordonné prêtre le 2 avril 1836.

    Dans son ouvrage ‘Mes rapports avec l’Église’, il écrira : « Le jour où j’ai été ordonné prêtre, j’ai été consacré par l’ordination à ton service, Église, et depuis ce jour je ne m’appartiens plus, je suis à toi ainsi que toutes mes actions, tout ce que je suis et tout ce que j’ai. »

    Après un bref moment d’apostolat en cette période troublée, comme prédicateur de missions paroissiales, le Père François préfère partir en exil, et de 1840 à 1851, il réside en France dans le diocèse de Perpignan, puis à Montauban, notamment près du sanctuaire de Notre-Dame de Livron.

    Il mène une vie de solitaire et assure en même temps la direction spirituelle de quelques personnes attirées par son renom de sainteté, notamment des espagnols en exil eux aussi ; et en particulier, Juana Gracias qui deviendra sa principale collaboratrice dans la fondation de ses instituts carmélitains.

    De retour en Espagne, en 1851, le Père François est incardiné dans le diocèse de Barcelone.

    Étudiant de près la situation, il est effaré de constater l’indigence spirituelle et matérielle du peuple chrétien.

    Il crée alors l’ ‘école de la vertu’ ; c’est une catéchèse pour adultes, donnée chaque dimanche dans sa paroisse et qui s’étale sur une année, embrassant tout le mystère chrétien et la vie morale.

    Cela fera la matière d’un ouvrage consigné ensuite par écrit.

    Mais en 1854, on accuse l’école de s’être impliquée comme élément perturbateur dans les grèves ouvrières qui secouent Barcelone.

    De nouveau le Père François est contraint à l’exil, cette fois-ci dans les Baléares, à l’île d’Ibiza où il restera jusqu’en 1860.

    Il y mène une vie d’ermite et là, nous dit Jean Paul II, « dans la solitude d’Ibiza, il se consacre dans une vie de contemplation à étudier ce mystère de communion qu’est le Corps mystique du Christ, pour en arriver à la conclusion que, dans l’amour de l’Église, se réalise le grand précepte du christianisme : l’amour de Dieu et du prochain. …

    Poussé par cet amour, François s’écrie : “Ma mission se réduit à annoncer aux peuples que toi, Église, tu es infiniment belle et aimable, et à leur prêcher que tu les aimes”. »

    L’ardent missionnaire reçoit à deux reprises de Rome le titre de ‘missionnaire apostolique’.

    Il prêche, fait des missions populaires, de la catéchèse et encourage aussi la dévotion envers Marie qu’il présente comme “le type et le modèle parfait de l’Église sainte”.

    Comprenant l’importance de la presse, il écrit des articles et fonde un journal, ‘El ermitano’.

    Mais l’œuvre de prédilection du Père François est la fondation de ses instituts.

    En 1860, il fonde la Congrégation des Frères de la charité, tertiaires de l’ordre du Carmel, à Mallorca, et qui durera jusqu’à la guerre civile de 1936-39.

    En 1861, il fonde la Congrégation des Carmélites tertiaires de l’ordre du Carmel à Ciudadela qui se subdivise ensuite en deux Instituts toujours florissants aujourd’hui, les Carmélites missionnaires et les Carmélites missionnaires thérésiennes.

    Celles-ci réalisent pleinement la consigne donnée par le fondateur à sa collaboratrice Juana Gracias : « Harmonie et union entre contemplation et mission. Amour et service de l’Église. »

    Il est un domaine où le P. François eut beaucoup à souffrir.

    Il est considéré comme exorciste en raison de son activité, jugée par certains comme hasardeuse, en faveur des malades, des marginaux et de soi-disant possédés qui arrivaient de partout à sa résidence.

    Il croit ferme à l'influence maléfique du démon. Il développe ses positions dans son journal El Ermitano et entreprend deux voyages à Rome, notamment à l’époque du Concile Vatican I, pour présenter au Saint-Père et aux Pères du Concile ses positions sur l’exorcisme.

    Au début de l'année 1872, il se retrouve à Calasanz où il se dévoue auprès des malades atteints par une épidémie de typhus.

    Encore en pleine activité, il est terrassé par une congestion pulmonaire grave qui l'emporte le 20 mars, à Tarragone.

    Béatification : 24.04.1988  à Rome  par Jean Paul II

    Fête : 7 novembre

    Source

    Fête locale le 20 mars. (Source : Nominis)

    En savoir plus :

    http://www.lecarmel.org/saints/bienheureux-bienheureuses/francois-palau-y-quer.php

     

     

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