• Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre († 1936)

     
     

     

    Bienheureux Daniel Brottier († 1936)

    Prêtre

     

    Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre († 1936)

     

    Le père Daniel Brottier, né à La Ferté-Saint-Cyr en Loir-et-Cher le 7 septembre 1876 et mort à Paris le 28 février 1936, est un missionnaire spiritain français, devenu ensuite directeur de l'œuvre des Orphelins apprentis d'auteuil, béatifié par Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

    Une vocation

    Image illustrative de l'article Daniel Brottier

     

    En photo :Le Supérieur des Spiritains (et non le Père Brottier comme malheureusement souvent dit)

     

    Ayant reçu une éducation chrétienne, le jeune Daniel Brottier s'oriente très tôt vers la religion et, après sa première communion en octobre 1887, il entre au petit séminaire de Blois.

    En 1889, la révélation d'une maladie dont il aura à souffrir le reste de sa vie, notamment par d'importants maux de tête, ne l'empêche pas de prendre la soutane, le 8 décembre 1892.

    Lorsqu'il est ordonné prêtre, le 22 octobre 1899, l'évêché lui confie la charge de professeur au collège de Pontlevoy, mais, porté par sa vocation de missionnaire, il entre dans la congrégation du Saint-Esprit, dont les membres sont appelés spiritains.

    Il commence son noviciat à Grignon-Orly le 26 septembre 1902 et s'engage de manière temporelle le 30 septembre 1903.

    Il deviendra Assistant général des Pères du Saint-Esprit.

    L'Afrique

    Malgré les protestations de son père – inquiet pour sa santé – auprès de sa hiérarchie, Daniel Brottier se voit nommer vicaire à la paroisse de Saint-Louis du Sénégal, où il arrive le 27 novembre 1903.

    Il y prononce son premier sermon à l'occasion de l'Immaculée Conception, le 8 décembre.

    Suite aux premières lois relatives à la laïcité, dites lois Combes, les religieux de Saint-Louis doivent céder leur place dans les écoles et les hôpitaux, le 18 juillet 1904.

    Afin de poursuivre sa mission, Daniel Brottier fonde entre autres un patronage, un jardin d'enfants, un comité de l'enfance, un bulletin paroissial (L'Écho de Saint-Louis), et une chorale, qui existe toujours.

    Il est nommé directeur du Cercle Jeanne d'Arc.

    Des problèmes de santé l'obligent à rentrer en France, à bord du Chili.

    En janvier 1907, il revient cependant à Saint-Louis, où il fonde la fanfare Faidherbe.

    Ayant besoin de fonds, il se tourne vers la botanique : il laisse son nom à une mangue ; ses œuvres vendent des roses.

    Par ailleurs, il édite des cartes postales et imprime des livres choisis par ses soins.

    Il tombe de nouveau malade et s'embarque pour la France, le 19 juin 1911, à bord de l'Italie.

    La guerre

     

    Aumônier en 1914-1918

     

    Après quelques semaines de repos en Suisse et une reconversion en moine trappiste à Lérins, que sa santé force à écourter, Daniel Brottier est nommé vicaire général, résidant en France, auprès de Mgr Jalabert, évêque de Dakar.

    Il a pour mission de lever les fonds nécessaires à la construction d'une cathédrale à Dakar, cathédrale dite du Souvenir africain, en mémoire aux aventuriers et militaires ayant œuvré en Afrique.

    Lorsque la guerre éclate, et bien qu'il soit exempté, Daniel Brottier se porte volontaire comme aumônier militaire.

    Il est rattaché au 26e régiment d'infanterie de ligne le 26 août 1914.

    Il passe l'intégralité de la guerre en première ligne sans pourtant jamais être blessé, un miracle qu'il attribue à sainte Thérèse de Lisieux.

    Cité cinq fois à l'ordre de l'Armée, dont la dernière le 29 juin 1918, il aura l'occasion de proposer à Clemenceau de fonder l'Union des Combattants (« Unis comme au front ») après la guerre.

    Il est officier de la Légion d'honneur et a reçu la Croix de guerre.

    Les Orphelins d'Auteuil

    Plaque apposée sur la maison de la Fondation d'Auteuil, 42 rue Jean-de-La-Fontaine, Paris 16e, en mémoire du père Daniel Brottier

     

    Article détaillé : Fondation d'Auteuil.

    En 1923, lorsque la congrégation du Saint-Esprit hérite de la gestion des Orphelins Apprentis d'Auteuil, c'est vers lui que l'on se tourne pour administrer cette institution comptant alors 70 enfants et criblée de dettes.

    Il commence par lancer une souscription afin de fonder un sanctuaire dédié à sainte Thérèse de Lisieux.

    Grâce aux nombreuses publications qu’il fait paraître, à son activité épistolaire remarquable auprès de bienfaiteurs, et aux concerts qu’il organise, le sanctuaire peut être consacré le 5 octobre 1930, par le cardinal Verdier.

    L’œuvre s’étend : Le Vésinet (1930), La Motte-Grenet (1931), Saint-Michel-en-Priziac et Saintry (1932), Malepeyre et Restigné (1933), Perpezac et Verneuil-sur-Indre (1934), Nice et Caminel (1935). En tout, plus de 1 400 enfants.

    Un épilogue

     

    La cathédrale du Souvenir africain à Dakar

     

    Pour autant, le père Daniel Brottier n’a pas abandonné le projet de la Cathédrale du Souvenir africain de Dakar, mais il se sent trop fragile pour se rendre à son inauguration par Mgr Verdier, le 2 février 1936.

    Le lendemain, atteint par la maladie, il doit garder le lit. Il s’éteint le 28 février, à l’hôpital Saint-Joseph.

    Le 25 novembre 1984, il est béatifié par Jean-Paul II.

    Il est le second spiritain à avoir cet honneur après le père Jacques-Désiré Laval, en 1979.

    Attributs : Longue barbe blanche à double pointe, Légion d'honneur, Croix de guerre, livres, accompagné d'enfants ou d'Africains.

    Source

    En savoir plus :

    http://surlespasdessaints.over-blog.com/categorie-11023545.html

    http://daniel.brottier.blog.fondation-auteuil.org/

    http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0251.htm

     

     

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