L’église est à nef unique voûtée en berceau brisé, avec trois arcs de décharge soulageant les parois.
Les quatre baies, hautes et étroites, en plein cintre, en meurtrière, sont ébrasées.
La petite coupole octogonale est de plan barlong (rectangulaire).
L’abside semi-circulaire est couverte d’un cul-de-four brisé : cet intérieur a été sobrement restauré par la communauté protestante en 1984.
L’édifice est destiné à la prière communautaire, mais surtout personnelle et silencieuse.
On a recouvert d’un enduit blanc, percé une fenêtre
supplémentaire en oculus dans le chevet et fait disparaître les pierres apparentes du chœur.
Elles marquent seulement les arcade de la nef.
A remarquer
Le maître-autel, sobre, est une simple pierre
d’autel. Crucifix, chandeliers, lutrin en fer forgé,
vitraux (Saint François d’Assise) sont modernes.
Extérieur
L’extérieur n’a pas changé depuis les temps de
Cluny : petit appareil de calcaire ocre, finement
appareillé, pignon de façade ajouré d’une baie et
d’un portail en plein cintre, abside sans
contreforts.
Le mince clocher carré à la croisée est
élevé : chaque face présente un panneau en creux,
où sont ménagés les jours du soubassement et du
beffroi. Celui-ci est percé de deux baies jumelles
à colonnette médiane.
Une petite pyramide de pierre coiffe la tour.
Frère Roger est enterré dans le cimetière de cette église romane.
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