Sainte Barbe († 235)
Vierge et martyre à Nicomédie

Sainte Barbe par Robert Campin (1438)
Barbe ou Barbara anciennement Barbare (en grec ancien et en latin) est une sainte martyre du IIIe siècle, fêtée le 4 décembre par l'Église catholique et par les Églises orthodoxes (ces dernières la considérant comme mégalomartyre).
Sainte semi-légendaire dont l'hagiographie est interrogée par la critique moderne qui cherche à établir le degré d’historicité de ce personnage, elle a connu une vénération importante à partir du VIIIe siècle, en particulier dans l'Orient chrétien.
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Sainte Barbe, par Tilman Riemenschneider
Par Tilman Riemenschneider — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2696606
Barbe aurait vécu de la seconde moitié du IIIe au début du IVe siècle en Bithynie ou en Phénicie selon les sources, sous le règne de l’empereur Dioclétien. Son père, Dioscore, aurait été un riche édile païen d'origine phénicienne. Fidèle à sa foi chrétienne, Barbe serait morte martyrisée sous l'empereur Maximien.
Selon la tradition continue, son père décide de la marier à un homme de son choix ; elle refuse et décide de se consacrer au Christ.
Outré, son père l’enferme dans une tour à deux fenêtres.
Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduit dans la tour et la baptise.
Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprend qu’elle a percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle est chrétienne.
Furieux, le père met le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir mais un berger découvre sa cachette et avertit son père.
Ce dernier la traîne devant le gouverneur romain de la province, qui la condamne au supplice.
Comme la jeune fille refuse d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonne au père de trancher lui-même la tête de sa fille.
Elle est d'abord torturée : on lui brûle certaines parties du corps et on lui arrache les seins. Mais elle refuse toujours d'abjurer sa foi.
Dioscore la décapite mais est aussitôt châtié par le Ciel : il meurt frappé par la foudre. Quant au berger qui l'a dénoncée, il est changé en pierre et ses moutons en sauterelles.
Quand les chrétiens viennent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant ni utiliser son prénom païen ni se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne peuvent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de Barbara qui lui est donné.
Les empereurs byzantins vénéraient particulièrement ses reliques qu’ils firent transférer au VIe siècle à Constantinople. Une partie fut emmenée en Italie par les Vénitiens, et une autre au XIe siècle par la fille d’Alexis Comnène à Kiev, où elles se trouvent toujours à la cathédrale Saint-Vladimir de Kiev.

Sainte Barbe sur un poteau cornier de Saint-Julien-du-Sault
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Sainte-Barbe - Fresque de Charles Menge - Chapelle de Mâche (Suisse)
Par PazVonPazmania — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49178769
Sainte Barbe, d'après le manuscrit messin Les Heures de Toul, vers 1437-1452.
Sainte Barbe est généralement représentée en jeune fille, avec la palme du martyre, elle peut porter une couronne, un livre. Une tour à trois fenêtres (en référence à son adoration de la Trinité) et un éclair constituent d'autres de ses attributs. Elle peut également porter une plume de paon, symbole d'éternité, ou fouler du pied son père qui est aussi son persécuteur.
Sainte Barbe est aussi représentée avec un ciboire surmonté d'une hostie, un rocher qui s'entrouvre pour la mettre à l'abri et un canon au projectile balistique (pour associer les canonniers).
Elle est représentée depuis le VIIe siècle.
Sainte Barbe est souvent associée à trois autres saintes ayant fait vœu de chasteté : sainte Catherine d'Alexandrie, Marguerite d'Antioche et Geneviève de Paris. C'est le cas pour l'autel des Vierges de l'église Notre-Dame de Croaz Batz de Roscoff (Finistère) présentant une statue de sainte Barbe accompagnée de celles de sainte Catherine et de sainte Geneviève.
Sainte Barbe décapitée par Dioscore, par Jörg Ratgeb (1510), église Saint-Jean de Schwaigern
Par Peter Schmelzle — Photographie personnelle, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5974581
Son iconographie illustre les scènes les plus populaires de sa tradition :
Une vignette du bréviaire d’Éléonore du Portugal (vers 1500-1510), par le Maître de l'ancien livre de prières de Maximilien Ier, représente sainte Barbe, assise, un livre ouvert sur ses genoux.

Sainte Barbe, icône orthodoxe
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Sainte Barbe par Jan van Eyck (1437)
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La Sainte Famille et sainte Barbe v. 1564, Véronèse
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Martyre de Sainte Barbe par Gaspar Requena (XVI). Almodi de Xàtiva
Par Codex — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=87452012
Flagellation de Sainte Barbe par Gaspar Requena. Almodi de Xàtiva
Par Codex — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=87452011
Martyre de Sainte Barbe, élément de diptyque du XVIe siècle, musée Brukenthal (Roumanie)
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Sainte Barbe par Goya (1773)
Les statues de sainte Barbe sont nombreuses dans les églises et les chapelles :
Sculpture de sainte Barbe dans le réfectoire baroque du musée des beaux-arts de Lyon
Par GO69 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21143039
Sainte Barbe, Souabe, début XVIe, bois de tilleul, musée des beaux-arts de Lyon
Par Sdegroisse — Œuvre appartenant au Musée des Beaux-Arts de Lyon Photographe Sdegroisse, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53827503
Sainte Barbe, église Saint-Roch (Paris)
Par Mbzt — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14613280
Sainte Barbe dans l'église Saint-Pierre de Plouyé
Par Moreau.henri — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11628119
Lopérec : statue de sainte Barbe (bois polychrome, XVIe siècle)
Par Moreau.henri — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60639737
Sainte Barbe, calcaire polychrome, Villeloup (Aube) vers 1520-1530
Par Armagnac-commons — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8916302
Buste de sainte Barbe sur la façade de la Maison de la Chaloupe d'Or sur la Grand-Place de Bruxelles (Godefroid Van den Kerckhove, 1872)
Par EmDee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=89384518
Saint Barbe par Bourdelle, 1916
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Sainte Barbe. Statue sculptée en bois et dorée (Environ deux mètres de hauteur). Église Saint-Jean-Baptiste de Montréjeau
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Sainte Barbe, plâtre, fin XIXème siècle. Notez la lampe de mineur à sa ceinture. Eglise St Omer d'Houchin
Par Etienne5962 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=106026973
Statue sulpicienne de Sainte Barbe en plâtre XIXème siècle avec sa palme du martyre et la tour, église Saint-Etienne à Romorantin Loir et Cher France
Par Fil22plm — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=133632614
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Vie et martyre de sainte Barbe, Mathieu Bléville, 1533, basilique de Saint-Quentin
Par Zairon — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=79163686
Partie médiane de la verrière de Saint-Quentin
Par Zairon — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=79163684
Martyre de sainte Barbe, XVIe siècle, cathédrale Saint-Maclou de Pontoise
Par GFreihalter — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15403129
Sainte Barbe, 1882, église Saint-Nicolas de L'Hôpital
Par Jean-Marc Pascolo — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29378375
Le culte de sainte Barbe, dont la fête est le 4 décembre, se popularise à partir du XIIIe siècle en Occident. Cette sainte orientale est particulièrement honorée en Normandie et en Bretagne et dans les bassins miniers.
Son père qui meurt foudroyé juste après l'avoir exécutée explique que la sainte est associée à la foudre, et par extension au feu et aux explosions. D'aucuns peuvent demander les prières de sainte Barbe pour être protégés de la foudre, mais elle est aussi la patronne, le modèle et la protectrice des architectes, des géologues, des géomètres, des mathématiciens, des sapeur-pompiers, des mineurs (et par extension actuellement, des ingénieurs des Mines), carriers et ardoisiers, des artilleurs, des sapeurs, des canonniers, des artificiers, des salpêtriers, des chimistes, des ingénieurs de combat, des métallurgistes, des démineurs et autres corporations liées au feu, les pétroliers militaires, les foreurs et les personnels de l'industrie des turbines à gaz, les carillonneurs, les égoutiers. Sainte Barbe est aussi la patronne de l'École polytechnique et des écoles des Mines. Dans les Forces armées canadiennes, sainte Barbe, sous le nom de Santa Barbara, est la patronne du génie militaire et de l'artillerie. « Surnommée la sainte aux cent patronages, Barbe tient une place très particulière parmi eux ».
Pie XII la déclare patronne de la marine italienne de combat par un bref du 4 décembre 1951.
En particulier, le fort patronage que lui vouaient les mineurs de fond s’est progressivement transmis aux ouvriers et ingénieurs des travaux souterrains (tunnels, cavernes, etc.) avec la disparition progressive de l’industrie minière occidentale. De nos jours, une sainte Barbe trône toujours à l’entrée des tunnels en construction pour protéger les ouvriers-mineurs des accidents de chantier. Dans le tunnel de Cointe à Liège (Belgique), lors de la finition des travaux, a été aménagée une potale en métal vitrée abritant la statue de la sainte qui était censée protéger les ouvriers durant le chantier.
Il est de coutume en Provence de faire pousser des blés de la Sainte-Barbe durant la période du 4 décembre dans des coupelles. A force d'arrosage, les touffes sont censées pousser jusqu'à la Veille de Noël.
Sainte Barbe (Santa Barbara) est la sainte patronne des mineurs de charbon des Asturies. Une chanson lui est dédiée, connue également sous le titre : « En el Pozo Maria Luisa ». Chanson de lutte syndicale, elle fut longtemps chantée par les opposants au régime du général Franco et demeure aujourd'hui une pièce maîtresse du chansonnier anarcho-syndicaliste asturien tout en étant devenue plus généralement un hymne des districts miniers des Asturies.
Le 4 décembre, de la vallée du Rhin (Alsace incluse) jusqu'à la mer Noire en passant par l'Allemagne du Sud, dans l'ancienne monarchie austro-hongroise et les principautés danubiennes, on coupait des branches d’arbres fruitiers (en particulier le cerisier) qui étaient placées dans un vase rempli d’eau. À partir de là, il fallait quotidiennement couper un petit bout du pied de la tige et renouveler l’eau. Si on observe bien ces recommandations, les branches fleurissent vers Noël et une belle floraison est signe d’abondance.
La fête de Santa Barbara est la principale fête religieuse de Paternò (province de Catane), dont Barbe est la patronne. L'événement a lieu chaque année les 3, 4, 5 et 11 décembre, et les 27 mai et 27 juillet. Le 4 décembre représente la date du martyre de la sainte, le 27 mai est la fête du patronage de Santa Barbara au cours de laquelle le miracle de l'arrêt de l'éruption de l'Etna en 1780 est rappelé, tandis que le 27 juillet est la fête de l'arrivée des reliques qui ont été translatées à Paternò en 1576. La fête de Santa Barbara est l'une des plus belles fêtes catholiques d'Italie.
Sainte Barbe est assimilée à Shangô dans la Santeria cubaine.
Le 4 décembre, au Liban, on commémore la fuite de sainte Barbe (appelée Barbara) de la tour où elle fut emprisonnée. D'après la croyance, sa fuite n’aurait guère réussi sans l’aide de ses amies qui lui donnèrent l’idée de se déguiser. D'où la tradition libanaise qui veut que la veille de la fête de la Sainte-Barbe, soit le 3 décembre, les enfants se déguisent avec toutes sortes de costumes et de masques et vont cogner aux portes du voisinage.
Représentation naïve à Biver (Bouches-du-Rhône)
Par Cham — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32687050
Sainte Barbe est la patronne des artilleurs elle est fêtée dans les écoles d'artillerie et dans les garnisons. La devise des artilleurs est Et par sainte Barbe, vive la bombarde !.
Dans la marine ancienne, la sainte-barbe était le nom de la soute à munitions ou réserve de poudre à canon.
Le nom de « sainte-barbe » donné aux soutes à munitions viendrait d’un glissement phonétique. À l’époque de l’epidum romain, entouré d’une palissade, les produits dangereux étaient stockés dans une enceinte extérieure dénommée naturellement cincta barbara, enceinte barbare. Selon un général français, le général Chapel, par déformation de prononciation, cette locution serait devenue sancta barbara, « sainte barbe ».
À l’entrée d’une mine de sel, à Wieliczka (Pologne)
Par Bill Tyne — https://www.flickr.com/photos/-wit-/94232029/, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=861100
Une statue de sainte Barbe était fréquemment présente dans les galeries des mines. Fêtée dans les bassins miniers de Lorraine où sont organisés défilés, messes solennelles et repas festifs, la fête de la Sainte-Barbe est également l'occasion pour les élèves-ingénieurs des écoles de l'IMT comme Mines Paris Tech ou Mines Albi de célébrer leur sainte patronne.
Au sein des corps de sapeurs-pompiers, la fête de la Sainte-Barbe est souvent associée à un défilé et à un repas ou un bal dans de nombreuses villes de France. Cette fête traditionnelle se réfère à la sainte réputée protectrice des sapeurs-pompiers. À noter que dans d'autre pays, en particulier en Allemagne et en Autriche, c'est Florian de Lorch qui est fêté par les pompiers le 4 mai.
Eglise Sainte Barbe de Crusnes (Meurthe-et-Moselle)
Par Sciurus54 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16342167
Le village de Sainte Barbe dans les Vosges (canton de Rambervillers).
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbe_la_grande_martyre
Sainte Barbe est la patronne du Pays messin, et aussi de plusieurs métiers dangereux comme artilleurs, pompiers, mineurs, fondeurs, poudriers et même, par une amusante équivoque, des brossiers.
Patronne des ingénieurs (en Belgique).
En savoir plus :
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-04.htm#barbe
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec04.html
http://www.stebarbe.com/stebarbe.php
Le blé de la sainte Barbe

Curieusement, la célébration de sa fête est associée à des rites de fécondité, d’où l’origine de la locution proverbiale : « Blé de la Sainte Barbe bien germé, est symbole de prospérité pour la prochaine année ».
L’une des traditions calendales la plus conservée est celle du blé de la Sainte Barbe que l’on sème dans les soucoupes le 4 décembre.
Cette tradition, qui remonte à l’époque de l’antiquité grecque et romaine, représente les prémices de la moisson sous forme de blé en herbe.
La légende dit que si la germination se fait bien et si le blé est bien vert, la prochaine moisson sera abondante.
Avec le temps, cette tradition a évolué. Le blé ainsi germé est devenu un élément de décoration.
Source : http://www.bledelesperance.fr/page.php?id=31
Les blés de la Sainte Barbe

Blé de la Sainte-Barbe
Les blés de la Sainte-Barbe font partie des traditions provençales héritage païen et repris par Noël.
À l'origine, les ancêtres craignaient tant le déclin du jour par la diminution de la durée de la journée, qu'ils redoutaient également que la terre nourricière ne reparte pas et ait "oublié " comment germer à nouveau.
Aussi, l'observation leur ayant fait remarquer qu'aux alentours de la mi-décembre, les jours recommençaient à augmenter, ils en profitaient pour mettre à germer dans des jattes des graines de diverses variétés, lesquelles une fois germées, étaient disposées à l'entrée des champs un peu comme pour montrer comment il fallait que la terre se régénère.
Ensuite l'église catholique, a recyclé cette tradition païenne.
Début de pousse du blé de la Sainte Barbe
Le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe, il est de tradition de planter, dans trois coupelles, des grains de blé de la récolte précédente, réservés pour les semailles de la prochaine saison, afin de les faire germer.
L'usage des lentilles et des pois-chiches est aussi admis. La coutume populaire y appose l'adage « Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! » : Quand le blé va bien, tout va bien ! (Blé bien germé, c'est la prospérité pour toute l'année). Cette tradition remonterait à l'époque romaine.
Ces coupelles, représentant la Sainte Trinité, font ensuite partie de la décoration de la table de Noël, au soir du 24 décembre, lors du Gros souper.
Le 25 décembre, la maîtresse de maison orne ces blés de rubans jaune et rouge.
À compter du 26 décembre, les coupelles sont disposées près de la crèche, et jusqu'à l'Épiphanie.
Les blés sont enfin plantés en pleine terre.
Blé et lentille de la Sainte Barbe
Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9s_de_la_Sainte-Barbe
En savoir plus : http://www.le-beausset-en-provence.com/provence-traditions-sainte-barbe.html

Sainte Barbe
(Chapelle Sainte Barbe à Plouharnel)

Sainte Barbe
(Chapelle Sainte Barbe à Plouharnel)

Sainte Barbe
(Église Saint Armel à Plouharnel)
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