Saint Venance Fortunat († v. 605)
Poète et évêque de Poitiers

Saint Venance Fortunat, dont le nom latin est Venantius Honorius Clementianus Fortunatus, né vers 530 à Valdobbiadene près de Trévise (Italie) et décédé en 609 à Poitiers (France), est un poète chrétien du VIe siècle.
Il fut également évêque de Poitiers.

Considéré comme saint il est liturgiquement commémoré le 14 décembre.

Venance Fortunat lisant ses poèmes à Radegonde (1862),
Lawrence Alma-Tadema, musée de Dordrecht
Venance Fortunat est italien (peut-être de vieille famille romaine, spéculent certains, à cause de ses quatre noms, chose rare à l'époque), originaire de Duplavilis (actuelle Valdobbiadene) près de Trévise en Vénétie.
Il a au moins une sœur, nommée Titiana. Il étudie pendant sa jeunesse la grammaire, la poésie, le droit et l’éloquence à Ravenne.
Vers l’âge de trente-cinq ans, en 565, guéri d’une ophtalmie, il forme le projet d'aller à Tours visiter le tombeau de saint Martin, auquel il attribue sa guérison.
Il traverse les Alpes, remonte la vallée du Rhin par le Norique, la Rhétie et l’Austrasie, où il est accueilli royalement par Sigebert et sa femme, la reine Brunehaut à laquelle il voue une profonde admiration.
C’est à Metz au cours des fêtes du mariage de Sigebert et Brunehaut que Fortunat réjouit les oreilles des convives par un poème lyrique en vers latins où il fait de Brunehaut une nouvelle Vénus et de Sigebert un nouvel Achille.
Séduit par la grâce et l'intelligence de Brunehaut, il lui consacrera une partie de ses plus beaux écrits. Elle lui inspire notamment un épithalame de « goût antique » dans lequel il ne tarit pas d'éloges sur elle : « Plus brillante, plus radieuse que la lampe éthérée, le feu des pierreries cède à l'éclat de ton visage, tu es une autre Vénus et ta dot est l'empire de ta beauté […]. L'Espagne a mis au monde une perle nouvelle. »
De la même voix qui a chanté Brunehaut et déploré en vers si touchants la mort de sa sœur Galswinthe, traîtreusement assassinée par Chilpéric, il n’hésite pas à louer les vertus royales de Frédégonde.
Évoluant dans les hautes sphères de la société franque, il rencontre plusieurs femmes de la dynastie mérovingienne, entre autres la reine Ultrogothe, veuve de Childebert Ier, et les princesses Théodechilde et Berthovère, filles de Thierry Ier et Thibert Ier.
Fortunat s’attache ensuite à Radegonde, ancienne épouse de Clotaire Ier qui l’engage à se fixer à Poitiers où cette princesse a fondé l'Abbaye Sainte-Croix de Poitiers.
En 576, le poète y est ordonné prêtre.
En 597, il est consacré évêque de Poitiers.
Il meurt en l’an 609 ou 601.
Poète raffiné il compose de nombreuses hymnes chrétiennes remarquables par leur profonde sensibilité spirituelle, comme par leur technique musicale qui eurent une influence considérable sur la composition liturgique des siècles postérieurs.
Certains tels le Vexilla Regis et le Pange lingua sont encore connus et fréquemment chantés lors de cérémonies liturgiques de l'Église catholique latine.
Il adressa à Syagre d'Autun des acrostiches en le priant de les faire peindre dans le vestibule de son palais.

Calligramme de Venance Fortunat
Parmi ses œuvres on peut signaler :
Ses Œuvres ont été publiées à Cagliari en 1573, à Cologne en 1600, à Mayence en 1617 et traduites dans la collection Panckoucke. Ses écrits sont précieux pour comprendre l'histoire de l'époque.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Venance_Fortunat
En savoir plus :
http://stmaterne.blogspot.com/2007/12/saint-venance-fortunat-et-les-tendards.html
http://www.diocese-poitiers.com.fr/spirituel/fortunat/fortunat.htm
http://chrisagde.free.fr/merovingiens/fortunat.htm
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