Saint Paulin d'Aquilée († 804)
Patriarche d'Aquilée

Paulin d'Aquilée (en latin : Paulinus Aquileiensis ; en italien : Paolino d'Aquileia), né avant 750 (probablement entre 730 et 740) à Premariacco (Frioul) et mort le 11 janvier 802 à Cividale, est un homme d'Église, théologien et poète italien.
Il fut patriarche d'Aquilée de 776 jusqu'à sa mort.
Paulin d'Aquilée est un des éléments moteurs de la renaissance carolingienne sous le règne de Charlemagne.
Il a été canonisé par l’Église catholique ; il est fêté le 11 janvier.

Paulin d'Aquilée demandant à Dieu de bénir les forces franques en campagne contre les Avars
Né dans le duché de Frioul, il est peut-être d'origine lombarde. On ne sait rien de sa jeunesse et de ses années de formation, mais son œuvre montre qu'il a reçu une solide éducation classique et chrétienne, probablement à Cividale, siège épiscopal des patriarches d'Aquilée depuis 737.
Son nom apparaît en 776 dans un acte de transfert de bien-fonds en sa faveur par Charlemagne, où il est indiqué comme maître de grammaire (« grammaticae magister »). Il fait partie, à partir de 782, aux côtés d’Alcuin, Arn de Salzbourg, Paul Diacre et Théodulf d'Orléans, du cercle de savants de la cour franque à Aix-la-Chapelle, où il porte le surnom de « Timothée ».
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Syllabus de Paulin de l'an 794
En 787, Charlemagne le fait nommer patriarche d’Aquilée, dans le Frioul.
Il s’engage dans la réforme de l’église et la lutte contre l’hérésie adoptianiste qui tend à voir en Jésus-Christ le fils adoptif de Dieu.
Ses écrits polémiques en font un champion de l’orthodoxie.
Son activité de patriarche est fondamentale dans la région du Frioul durant les années difficiles du passage de la domination lombarde à la domination franque après la victoire de Charlemagne à Pavie en 774.
Il prend part aux conciles d'Aix-la-Chapelle (789) et de Ratisbonne (792), ainsi qu'au synode de Francfort en 794.
Retourné en Italie, il a rencontré le roi Pépin et avec lui engagea la guerre contre les Avars.
En 798, Paulin d'Aquilée, Arn de Salzbourg et dix autres évêques sont nommés ambassadeurs (Missi Dominici) de Charlemagne à Pistoia et au Saint-Siège.
Il est l’auteur de traités théologiques, d’un livre d'exhortations destinés aux princes, et de poèmes.
Une dizaine de textes lui sont attribués ; trois sont certainement de lui :
On lui attribue l’hymne sur l’amour de Dieu :
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