

La nef, assez austère, s’inspire du style gothique d’Île-de-France tandis que les dernières parties édifiées au XIIIe siècle (le chevet, la tour-lanterne ou la façade occidentale) relève du style normand.

On dit qu'Henri, comte d’Anjou et duc de Normandie, futur roi d'Angleterre, et Aliénor d'Aquitaine s'y sont mariés en 1152.
L'évêque Pierre Cauchon, dont le nom reste attaché au procès de Jeanne d'Arc, y est enterré en 1442.
La cathédrale actuelle n’est pas le monument d’origine. En 538, est cité le premier évêque de Lisieux, Theudobaudis (Thibaut). La présence d’un évêque suppose dès cette époque du Haut Moyen âge l’existence d’une cathédrale.
L'Evêque Arnoul, Archidiacre de Sees, entreprend la reconstruction en 1143 avec ses fonds personnels mais, en 1166, il doit recueillir des fonds du diocèse et, en 1182, Arnoul se retire sur PARIS et les travaux s'interrompent brusquement.
Entre 1185 et 1202, les travaux reprennent avec les Evêques Raoul de Varneville et Guillaume de Rupierre, qui vont terminer la nef, le transept et les deux premières travées du Choeur. C'est à cette époque que l'on découvre à Paris et à Mantes le système des arcs-boutants qui sont utilisés pour la première fois en Normandie à Lisieux.
En 1204, l'Evêque JOURDAIN DU HOMMET reprend les travaux et son successeur, Guillaume de Pont de l'Arche termine la Cathédrale par la Tour Lanterne, les portails latéraux et les tours de la façade occidentale. En 1226, un incendie ravage les parties hautes de l'édifice.
Au cours de la guerre de Cent ans, par deux fois les Anglais envahissent Lisieux et les habitant trouvent refuge à la Cathédrale. Un puits, retrouvé lors des fouilles de 1919 fournit l'eau aux assiégés. Aucun travail n'est entrepris malgré le délabrement de l'édifice, et vers 1387, Guillaume d'Estouteville et le Chapitre se mettent d'accord pour créer la "fabrique", organisme chargé de pourvoir aux réparations urgentes.

LA CHAPELLE DE LA VIERGE
Le fameux évêque de Lisieux, Pierre Cauchon (1432-1442), s’attacha aussi à marquer son empreinte à Lisieux même s’il résidait plutôt à Rouen ou à Paris. Il reconstruisit la chapelle de la Vierge, située à l’extrémité est de l’église. De style flamboyant, elle est remarquable par sa profondeur (17,20 m) et par ses 9 grandes verrières. La gothique atteint là son idéal : les vides qui l’emportent sur les pleins, les murs.
Avant de devenir sainte, la petite Thérèse aimait venir s'y recueillir et c'est dans la chapelle de la Vierge que se décida sa vocation.

On peut voir le confessionnal où Thérèse aimait rencontrer son confesseur.

Le père de Thérèse, Louis Martin, offrit le maître-autel du chœur.

L'ORGUE :
Le grand orgue de la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux a été offert par Jean Herbet FOURNET, industriel et ancien Maire de la Ville de Lisieux.
Oeuvre du célèbre facteur d'orgue Aristide Cavaillé-Coll, cet orgue a été inauguré en 1874, et devait originairement être installé au Palais des Congrès d'Amsterdam, ce qui explique l'exceptionnelle qualité des matérieux employés et ses particularités: la machine Barker du grand orgue réalisée en acajou, la console à trois claviers et pédaliers orientée vers la nef, le cornet de 8 rangs qui peut se sélectionner au sommier par le tirage individuel des 8 registres pour des démonstrations acoustiques.
Il s'agit d'un orgue de 49 jeux, l'un des chefs d'oeuvre de la facture moderne.

Classé Monument historique pour sa partie sonore en 1972, il a été entièrement restauré en 1986.
Le 17 Mars 1554, la grande tour s'effondre détruisant dans sa chute une partie des voûtes de l' église. De 1556 à 1559, on reconstruit les voûtes et, en 1579, les maçons commencent à réparer la tour. Les travaux vont durer 22 ans.
En 1840, avec l'appui de GUIZOT, Ministre de l'Intérieur, la Cathédrale Saint Pierre de Lisieux est classée Monument historique.
(Le texte provient de : http://www.amis-cathedrale-lisieux.com/)




Carte postale de Lisieux, la cathédrale Saint Pierre
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Lisieux (14) :
- Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus - Le chemin de croix et les tombes des parents de Sainte Thérèse - Le centre d'accueil pastoral (devant la basilique) - Le campanile de la basilique - Le parcours thérésien (Carmel) - Le diorama (musée ce cire)
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