
Il a suivi de brillantes études chez les chanoines Réguliers de Saint Augustin à Saint-Vincent de Fora, puis au monastère de Sainte-Croix de Coimbra où il fut ordonné prêtre.
En 1220, il ramène au Maroc les reliques d'un groupe de Franciscains martyrs. Il rejoint l'ordre de François d'Assise, où il reçut le prénom d'Antoine.
Il partit en mission, à la demande de François d'Assise, au Maroc mais il dut être rapatrié en Europe en 1221 à cause des problèmes de santé. Son bateau fut dévié par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les franciscains de Messine. Il se rendit avec eux au Chapitre général de 1221, et passa ensuite près d'un an en retraite au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.
En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il dut prendre la parole et montra un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoya alors prêcher en Italie et en France. Il prêcha et enseigna la théologie à Bologne, puis alla s'établir dans le sud de la France à Toulouse et Montpellier.
Antoine connaissait très bien la théologie et ses prédications rencontrèrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonda un monastère à Brive, où il fit de nombreuses conversions. Il fut d'ailleurs, comme Vincent Ferrier et Torquemada, surnommé le marteau des hérétiques.
En 1226, il est custode de Limoges et en 1227, après la mort de François d'Assise, fondateur de son ordre, il est provincial d'Italie du Nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les albigeois.
En 1230, au chapitre, il renonce à sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un des conseillers du pape Grégoire IX qui s'interrogeait sur la validité du Testament de François d'Assise.
En 1231, il fut envoyé à Padoue (Vénétie) où il poursuivit ses prêches durant le Carême. Il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue.
Il fut canonisé le 30 mai 1232 par le Pape Grégoire IX.Le culte de saint Antoine de Padoue se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, dont les explorateurs le firent connaître du monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers. Egalement vénéré en Italie, son culte (dulie) a été propagé par l'immigration italienne en France après la première guerre mondiale.
À partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue fut également invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé, et enfin pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes, se sentit obligé de les lui rendre.
De nombreux épisodes surnaturels lui sont attribués, comme la bilocation, de se faire entendre et comprendre des poissons, ou d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras.
- le nouveau-né qui désigne son père en le nommant,
- la mule qui s'agenouille devant l'hostie,
- la jambe coupée qui se recolle,
- la résurrection d'un enfant que sa mère, en croyant le coucher dans son berceau, avait laissé tomber dans une chaudière d'eau bouillante !
Son père avait été injustement condamné à mort, à Lisbonne, pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. L’esprit de Dieu transporta Antoine dans son pays natal ; il alla tirer le mort de sa tombe et lui fit proclamer l’innocence de l’accusé. A la même heure, Antoine, de retour à Padoue, se rendait à l’office où la cloche appelait les religieux.
Une autre fois, prêchant sur le bord de la mer, il vit venir une multitude de poissons pour l’entendre, et donner une leçon aux hérétiques qui se bouchaient les oreilles ; ils ne partirent qu’après s’être inclinés sous sa bénédiction.
Saint Antoine est célèbre par l’apparition de l’Enfant Jésus, qui vint un jour Se mettre entre ses bras.