• Vietnam : Marcel Van

     
     

     

    Marcel Van

     

    L'enfance (1928 - 1935)

     

    Vietnam : Marcel Van

    Sa maman

     

    Joachim Nguyen Tan Van est né le 15 mars 1928 à Ngam Giao, au Viêt Nam, d'une famille profondément chrétienne.

    Il fut baptisé le lendemain, sous le patronage de saint Joachim.

    Durant son enfance, il était un enfant joyeux et espiègle.

    À l'âge de 3 ans déjà, il avait en lui le désir de devenir saint.

    En 1932 naît sa sœur Anne-Marie Tê. On envoie alors le petit Joachim Van demeurer chez sa tante, parce qu'il accapare un peu trop sa nouvelle petite sœur. Il reviendra chez ses parents vers l'âge de 6 ans.

    Parce qu'il demande à faire sa première communion, le curé l'envoie au catéchisme. Bien éduqué par sa mère, il fera sa première communion 6 mois plus tard malgré son jeune âge.

    Ce jour béni, il demande deux grâces à Jésus :

    1. De garder son cœur pur afin de l'aimer de tout son cœur
    2. Accorder à tous les hommes une foi solide et parfaite

    Peu après, il commence l'école, mais il doit arrêter après 2 mois, à cause d'un épuisement dû à la grande sévérité du maître.

    À la cure de Huu-Bang (1935 - 1941)

     

    Vietnam : Marcel Van

     

    Sa mère conduit Van chez l'abbé Joseph Nha, à la cure de Huu-Bang, pour qu'il puisse déjà commencer à se préparer à sa vocation de prêtre.

    À cause de sa grande ferveur, Van peut communier tous les jours, permission déjà donnée par le curé de Ngam-Giao.

    Cela suscite l'admiration de ses petits camarades, mais rend les catéchistes jaloux.

    L'un d'eux, le maître Vinh, lui rend la vie particulièrement dure. Il tente par deux fois de le violer, le bat, l'empêche de communier, le prive de nourriture et tente même de l'empêcher de réciter son chapelet.

    Courageusement le petit Van résiste, en s'appuyant sur une inébranlable confiance en la Vierge Marie. « Grâce à elle », écrit-il, « le démon n'a jamais réussi à me vaincre ».

    Finalement, Vinh est chassé de la cure avec quelques autres catéchistes, ce qui laisse un court répit à Van.

    En 1938, des inondations provoquent une famine dans la région.

    Van est contraint d'effectuer de durs travaux à la cure.

    De plus, sa famille tombe dans la misère à cause des inondations et ne peut plus supporter financièrement l'éducation de son fils.

    Elle confie alors l'entière responsabilité de l'enfant à l'abbé Nha, qui se met à l'exploiter comme son boy. À 12 ans, après avoir obtenu son certificat d'études primaires, l'abbé Nha arrête la formation de Van.

    Van finit par s'échapper de la cure. Il erre durant un certain temps, manque même d'être vendu, et finit par aller retrouver sa famille.

    Sa mère le ramène à la cure de Huu-Bang. Là, il s'associe avec d'autres jeunes pour former une sorte de ligue de résistance pour combattre les mauvaises mœurs de certains catéchistes.

    Chez les Dominicains (1942 - 1943) 

    En décembre 1941, Van apprend qu'il est accepté au petit séminaire de Lan-Song, tenu par les Dominicains.

    Quelques mois plus tard, le petit séminaire doit fermer parce qu'il a été bombardé par les Japonais.

    Van a la chance de pouvoir poursuivre ses études à la cure de la paroisse Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de Quang-Uyên.

    C'est là qu'il découvre durant l'été 1942 l'autobiographie de la carmélite de Lisieux Histoire d'une âme, après avoir prié la Sainte Vierge, lui demandant de l'éclairer.

    En effet, Van ressent en son cœur un désir ardent de devenir un saint mais connaît sa faiblesse. La sainteté lui semble impossible à réaliser. Est-ce une tentation du démon ? Ce livre va être pour lui une révélation. Oui la sainteté est possible même pour les petits.

    À travers ce livre il rencontre pour la première fois la spiritualité de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, qu'il choisit alors comme sœur spirituelle.

    Peu de temps après, Van reçoit une grâce insigne. Thérèse commence alors à entretenir des dialogues avec Van. Elle lui enseigne la petite voie, ce qui fut une révélation pour Van, qui avait toujours son désir de sainteté, mais croyait que cela exigeait des prouesses extraordinaires dont il n'était pas capable. Thérèse lui demande aussi de prier pour les Français.

    Dans cette première rencontre de 1942 sur la colline proche de Quang-Uyên, Thérèse lui parle de Dieu, de son amour, de sa paternité et l'invite à converser avec Dieu comme le feraient deux amis. Dieu en effet s'intéresse même aux petites choses de la vie quotidienne. Van qui relate cet évènement dans son autobiographie nous explique que l'ensemble de l'enseignement qu'il a reçu de Thérèse est un développement de ce qu'elle lui a dit ce jour-là sur la colline.

    Quelque temps plus tard, il a une apparition de saint Alphonse Marie de Liguori, fondateur des rédemptoristes. Mais Van ne le connaissant pas encore, croit que c'est Notre-Dame des douleurs qui lui est apparue.

    En juin 1943, Van est chassé de chez les dominicains et retourne à la cure de Huu-Bang, puis pour un petit séjour dans sa famille.

    Chez les Rédemptoristes (1944 - 1956)

     

    Vietnam : Marcel Van

     

    En juin 1944, Van est admis au couvent des Rédemptoristes de Hanoï.

    Il y arrive le 16 juillet, mais on le renvoie tout de suite, à cause de sa petite taille, en pensant qu'il n'a que 12 ans (il en a 16 !).

    Trois mois plus tard, il sera admis en communauté, et entrera au postulat le 17 octobre. Il recevra le nom de Marcel.

    C'est alors que commenceront ses dialogues avec Jésus. Le 14 novembre 1945, il reçoit lors de ses dialogues avec le Christ une "prière compassion pour la France"  .

    À la demande de ses supérieurs, Van écrira le récit de son enfance, ainsi que ses colloques avec Jésus, Marie et Thérèse.

    En juillet 1954, après les accords de Genève, le Viêt-Nam est coupé en deux. Marcel Van qui est au Sud, demande à retourner au Nord, maintenant devenu communiste.

    Il est arrêté, le 7 mai 1955, jugé et condamné à 15 ans de travaux forcés.

    Il meurt d’épuisement et de maladie le 10 juillet 1959 à l'âge de 31 ans, selon ce qu’il avait écrit à son supérieur en décembre 1949 : « Qui peut connaître la force de l'amour, qui peut en connaître la douceur... Viendra un jour où je mourrai, mais je mourrai consumé par l'amour. »

    Béatification 

    Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân fut le premier postulateur .

    L'acteur de la cause de béatification de Marcel Van est l'association « Les Amis de Van ».

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Van

    Le site de Frère Marcel Van : http://freremarcelvan.free.fr/

    En savoir plus : http://www.crc-resurrection.org/Canada/RC/RC172_Marcel-Van.php

     

    Les prophéties de Marcel Van

     

    LA FRANCE ET LE VIETNAM - Le 11 NOVEMBRE 1945



    On se souvient à quel point il fut dur pour Van de prier pour la France. En la fin de l'année 1945, voici que Jésus revient sur le sujet :


    «Van, n'oublies pas le pays que j'aime le plus, tu entends ?....Le pays qui a produit la première petite fleur qui, depuis, en a engendré beaucoup d'autres.....


    Cette petite fleur, c'est celle que j'ai choisie pour être ta soeur ainée, Thérèse....Van, considère cette fleur-là et comprends ceci : c'est en France que mon amour s'est tout d'abord manifesté. Hélas ! Mon enfant, pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l'univers, la France sacrilègement l'a fait dériver dans l'amour du monde, de sorte qu'il va diminuant peu à peu......C'est pourquoi la France est malheureuse. Mais, mon enfant, la France est toujours le pays que j'aime particulièrement.....J'y rétablirai mon amour.....Et pour commencer à répandre sur elle mon amour, je n'attends désormais qu'une chose : que l'on m'offre suffisamment de prières. Alors, mon enfant, de la France, mon amour s'étendra dans le monde......Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout.....Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affermirai en ce pays le "Règne de mon Amour....»


    Le Seigneur parle ensuite de la future et mystérieuse union de la France et du Vietnam dont Thérèse et Van sont le symbole :


    «Pour ce qui est de ton temps, le Vietnam, la France est actuellement son ennemie ; mais dans l'avenir, elle fera de lui un pays qui me rendra un plus glorieux témoignage...OVan, ce que ta soeur Thérèse fait pour toi, tu dois le faire aussi pour la France. Je veux que l'union qui existe entre les deux petites fleurs (de France et du Vietnam) soit le symbole de l'union que je veux voir régner entre la France et le Vietnam....Mon enfant, souviens-toi que c'est avec la France, que ton pays le Vietnam parviendra à consolider le Règne de mon Amour. Prie pour que les deux pays ne fassent plus qu'un ensemble....O mon enfant, mon amour te donne le nom de seconde petite Thérèse. Dans le ciel, je te donnerai pour mission d'aider ta grande soeur Thérèse à inspirer au monde la confiance en mon amour...»


    Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur l'avenir de la France


    «O mon enfant, prie pour le pays que j'aime particulièrement....Ah ! La France....Si on ne prie pas, elle sera encore une foi malheureuse, et le Règne de mon Amour ne pourra que difficilement s'y établir....Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant quela situation en France est déjà un peu plus stable.....Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l'Ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier.....France ! France ! Promets-tu d'être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le Règne de mon Amour dans le monde ?


    Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon Amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affirmerai en ce pays le règne de mon Amour. Van, n'oublies pas le pays que j'aime le plus, tu entends ? C'est en France que mon Amour s'est tour d'abord manifesté.


    Ô monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l'amour; il faut que tu vives dans l'amour.... Cependant, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prière, car le monde s'oppose encore à l'amour» .


    Pour moi, tout ce que je sais, c'est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son Amour ; c'est par le lien de l'Amour qu'il veut ramener l'unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre. Le règne de son Amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer.....


    Et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d'Amour» .


    LA PETITE VOIE DE VAN OU LE DON DE L'ENFANCE


    Un nouvel événement va bouleverser sa vie. Dans sa méditation, il se sent soudain envahi d'une présence, il entend la voix de Jésus :


    «Marcel m'aimes-tu beaucoup ?»

    Il voit Jésus s'approcher dans le St-Sacrement :

    « Mon enfant prie beaucoup et fais beaucoup de sacrifices, souffre et offre»

    Par la suite, il apprendra la conversion de son père...

    Jésus lui demande d'aimer la France (c'était la guerre en Indochine et pour lui ce n'était pas facile...) car «c'est le pays qu'il aime tout particulièrement». Il lui donne des messages sur les prêtres de France et prophétise la levée de jeunes apôtres de sa lumière.

    Jésus lui dit :

    «Plus tard, tu verras, j'aurai toute une armée d'apôtres et tout ce que je leur enseignerai, ce sera de m'aimer comme tu m'aimes toi-même. Cependant il me faut quelqu'un qui me serve d'intermédiaire, tu seras cet intermédiaire, n'est-ce pas ? Est-ce que tu acceptes ce rôle ? Il te suffira d'écrire mes paroles. Il y aura ensuite d'autres apôtres qui se chargeront de les faire passer et mon amour se répandra. Dans le cas contraire mon amour s'éteindra dans le monde...

    ...Ces paroles que je t'adresse ici, seules les âmes simples et humbles sont capables de les comprendre, seules les paroles enfantines sortant d'un coeur aimant ont le don de me charmer...

    ...Oui, toi Van, la première petite fleur du Vietnam, tu es bien faible. Je n'ai jamais vu une âme plus faible mais peu importe car il ne te reste qu'à aimer et le reste, je m'en charge...

    ...Van, n'oublie pas le pays que j'aime le plus, le pays qui a produit la première petite fleur qui depuis en a engendré beaucoup d'autres. Cette petite fleur c'est celle que j'ai choisie pour être ta petite soeur aînée, Thérèse ».

    UN MYSTERE DE COMMUNION ENTRE LA FRANCE ET LE VIETNAM

    «Je pleure sur la France car Jésus l'aime...»

    confie Thérèse à Van.

    «C'est en France que mon amour s'est tout d'abord manifesté»

    lui confie Jésus.

    «Hélas mon enfant pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l'univers, la France sacrilège l'a fait dériver dans l'amour du monde de sorte qu'il va diminuant peu à peu. C'est pourquoi la France est malheureuse ; mais, mon enfant, la France est toujours le pays que j'aime particulièrement. J'y rétablirai mon amour. Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout. Surtout prie pour les prêtres de France car c'est par eux que j'affermirai en ce pays le règne de mon amour. Pour ce qui est de ton temps, le Vietnam, la France est actuellement son ennemi, mais dans l'avenir elle fera de lui un pays qui me rendra un plus glorieux témoignage. O Van, ce que ta soeur Thérèse fait pour toi, tu dois le faire aussi pour la France ! Je veux que l'union qui existe entre les deux petites fleurs de France et du Vietnam soit le symbole de l'union que je veux voir régner entre la France et le Vietnam»

    VISIONS SUR LA FRANCE - Le 15 NOVEMBRE 1945

    Marcel Van :

    «Pendant la bénédiction du Très saint sacrement, j'ai vu Jésus assis me prendre sur ses genoux ( j'avais alors la taille d'un petit enfant ) et m'étreindre dans ses bras. Je ne cessais de le regarder et lui, de son coté, me regardais aussi puis, approchant son visage du mien, il me donna un baiser. Ensuite, me faisant signe de regarder devant moi, il me dit à l'oreille :

    «Regarde la France, regarde la France»

    «Je tournai donc la tête et portai mon regard dans la direction qu'il m'indiquait de la main; j'aperçus un drapeau noir qui était planté là.

    Quand à ma soeur Thèrése, de son bras gauche, elle m'entourait l'épaule gauche et de ne cessait de me regardait en souriant comme si elle n'avait pas remarqué le drapeau planté devant elle...»

    Un instant après, Jésus regarda ma soeur Thèrèse et dit :

    «Pauvre France ! Une fois libéré du communisme, elle aura affaire à une société secrète plus perverse encore : la Franc-maçonnerie»

    Puis il me dit :

    «Mon enfant, prie pour la France, sinon malheur à elle»

    En disant ces paroles, il avait l'air plus triste qu'au paravent, mais je n'ai pas vu pleurer. J'ai constaté seulement qu'il fixait du regard le drapeau noir qui se trouvait là ; puis me regardant de nouveau, il sourit et me recommanda de vous communiquer ces choses...

    Durant la méditation qui suivit je revis ma soeur Thèrése. Elle avait d'abord les yeux fixés sur le drapeau puis elle me regarda de nouveau, ne cessant de sourire. Mais au moment où elle leva une seconde fois les yeux vers le drapeau noir, les larmes inondaient son visage. le regard fixé sur le drapeau, elle ne cessait de verser d'abondantes larmes. J'en fus tellement ému que je me mis moi même à pleurer.

    Thérèse pleurait toujours. C'était la première fois que je la voyais pleurer ainsi. Maintenant encore, quand j'y pense, je ne peux retenir mes larmes.

    Ma soeur leva ensuite les yeux sur Jésus qui, lui ne pleurait pas, se contentant de regarder le drapeau. j'ai entendu alors ma soeur Thérèse, toujours en pleurs, parler à Jésus en français. je n'ai retenu que quelques mois que, d'ailleurs, je ne peux écrire correctement....

    Elle disait :

    «O mon Jésus...Jésus..Embrasse toi...La France....»

    C'est tout ce que j'ai retenu et je n'y comprends rien. Ma soeur Thérèse me regarda de nouveau, ses larmes avaient cessé de couler et elle me dit : «Mon cher petit frère, qu'est ce que tu penses de cela ?

    Je me contentai de lui répondre :

    «Tout ce que je peux faire c'est de prier»

    Elle ajouta :

    «Oui, mon petit frère, prie, ne cesse de prier»

    Vers la fin de l'oraison, je vis que le drapeau noir était brisé et qu'il gisait par terre. Alors, Jésus se pencha de nouveau sur moi..Comme au début...Thèrése fit de même et je ne vis plus rien, si ce n'est mes larmes qui coulaient en présence d'un si grand amour....

    Quand je me voyais assis sur les genoux de Jésus, je tenais en main du papier et une plume et j'étais très beau, n'ayant pas la taille que j'ai maintenant mais celle d'un enfant de 4 ans..

    Ma soeur Thérèse était, elle aussi très belle. Cette fois, je l'ai vue plus distinctement; son visage frais et souriant venait encore ajouter à ma beauté».

    THERESE RASSURE VAN SUR LA FRANCE

    Suite à une question de Van sur la France, Frère Eugène lui répondit :


    «La France est actuellement très corrompue ; tout le pays est communiste. On a tué des prêtres et on persécute la religion plus qu'en Russie..»



    Van était absolument découragé (voir ce qu'il a écrit ci après) :


    En ce temps là, ma soeur Thérèse me recommandait de prier beaucoup pour la France mais après avoir entendu ces paroles du frère Eugène, j'étais comme découragé, d'autant plus qu'il affirmait que plusieurs pères soutenaient ce qu'ils avaient dit ? J'interrogeais alors ma soeur Thérèse qui me répondit :

    «Reste tranquille, petit frère ; même si les paroles du frère Eugène étaient dix fois vraies, tu ne dois pas te troubler. Même si toute la France était réellement telle qu'il le dit, il suffirait qu'on y trouve un seul français qui aime Jésus, pour qu'il ait de nouveau pitié de la France

    Je ne t'ai pas demandé de prier spécialement pour aucun autre pays, je te l'ai demandé uniquement pour la France.

    Oh !! Petit frère, il faut que tu pries vraiment beaucoup pour la France, surtout pour que les francais soient toujours prêts à répandre mon Amour dans tout l'univers. Mais il faut faire en sorte que le règne de mon Amour s'établisse au plus intime de du coeur des francais».

    Jésus :

    «Le mois prochain, ta soeur Thérère te donnera une formule de prière à cette intention.

    Je ne t'ai pas demandé de prier spécialement pour aucun autre pays, je te l'ai demandé uniquement pour la France.

    Quand la France a la joie de t'avoir comme intercesseur, que peut elle désirer de plus ?»

    Jésus souriant à Van :

    «De plus, ces prières ne sortent pas de la bouche d'un homme de ce monde; elles ont leur source dans mon Amour même. Etant favorisée à ce point, qu'est ce que la France peut désirer de plus ? Et pourtant , il y a encore un très grand nombre qui ne savent pas m'aimer...»

    L'ARMEE DE LA SAINTE VIERGE

    Jésus à Van :

    «Il y aura aussi plus tard une armée de la Sainte Vierge....»

    «...souviens toi de prier dès maintenant pour cette faible armée car à peine sera t elle lancée dans la bataille, tout l'enfer se lèvera en bloc contre elle de sorte qu'elle se verra comme dans l'impossibilité de lui tenir tête.
    Mais dans la suite, l'enfer subira une défaite retentissante et alors la Sainte Vierge sera glorifiée sur cette terre.

    Tu dois prier beaucoup pour que cette armée puisse lutter avec ardeur et courage jusqu'au bout.
    Cette armée n'existe pas encore actuellement, mais elle existera plus tard..»


    COMMENTAIRES :

    Nous sommes en 1945 et donc cette armée n'existe pas, existe t-elle maintenant ?
    L'enfer par contre avance inexorablement en s'attaquant notamment aux familles.

    LES APOTRES DE MARIE

    Le 3 septembre 1946, durant la méditation du soir, Van a une vision de Marie. Avec toute sa candeur, il trouve que «son visage a beaucoup de ressemblance avec celui de l'Enfant-Jésus, mais un peu moins joufflu». La sainte Vierge lui dit :


    «Van mon enfant, ne crains rien, malgré les souffrances, tu resteras toujours abrité sou mon manteau, en compagnie de l'Enfant-Jésus.....Mes mains deviendront l'autel du sacrifice, tandis que toi, à l'exemple de sainte Thérèse, tu seras la victime d'holocauste offerte à l'Amour que Jésus accueillera...»

    Le lendemain, Marie se mit alors à insister sur la venue de son règne :

    «Mon petit Van, voici une chose que je te recommande et que tu devras mettre en pratique.......Je fais la même recommandation à ton père spirituel : demain, premier samedi du mois, jour qui m'est consacré, je ne te demande rien d'extraordinaire, mais seulement d'offrir tes oeuvres à l'intention de mes petits apôtres -ceux-là qui doivent plus tard établir mon règne sur terre- afin que remplis de ferveur et de courage, ils puissent tenir tête au monde et à l'enfer.

    Mon règne arrivera après celui de l'Amour de Jésus ; et ce règne sera plus ou moins stable ici-bas, selon qu'il y aura plus ou moins de prières. Si l'on prie prie peu, il durera peu ; mais plus on priera, plus aussi mon règne sera solide et de longue durée. Vu que mon règne viendra après le règne de l'Amour de Jésus, il ne sera que le signe qui révélera clairment aux hommes le Règne de l'Amour de Jésus, et amènera le monde à reconnaitre que je suis vraiment Mère.

    MARIE CONTINUE A REVELER A VAN SA MISSION - Le 5 janvier 1946

    «Mon enfant, souviens-toi toujours que je t'ai donné une mission particulière envers moi.....Tu dois beaucoup prier pour les apotres de mon règne.

    La prière leur servira d'arme et de nourriture ; et avant de les engager dans la bataille contre l'enfer, il faut que je leur prépare cette arme et cette nourriture dont ils se serviront plus tard. C'est à toi que je confie cette mission que tu devras remplir pendant que tu es encore sur cette terre. Au ciel, je t'en confierai une autre».

    Au XVIIIe siècle, saint Louis Marie Grignon de Montfort annonçait le règne de Marie par l'éclosion future des apôtres des derniers temps ; au XXe siècle, on voit se lever beaucoup d'apôtres de Marie dont l'admirable saint Maximilien Kolbe. En 1936, il écrit :



    «Il faut que l'Immaculée règne dans le coeur de tous ceux qui se trouvent partout dans le monde sans distinction de races, de nationalités, de langues et,aussi, dans le coeur de tous ceux qui vivront en n'importe quel temps jusqu'à la fin du monde......Ceux qui se donnent à l'Immaculée désirent conquérir pour elle le monde entier...».

    Plus loin, Marie donne encore des précisions sur ses futurs apôtres :


    «Van, écoute-moi. Comme Jésus te l'a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraitront très faibles, si faibles qu'on les coira incapables de tenir tête à l'enfer....Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles.....Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car ce ne sera pas moi en personne qui écrasera la tête de Satan, mais mes enfants....

    Voyant que j'utilise mes faibles enfants, comme autant de pieds pour lui écraser la tête, Satan sera honteux.....

    Ensuite, mon règne s'établira peu à peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres. Prie en paroles, prie par tes soupirs, prie par tes désirs.....».


    LA FIN DU MONDE - Le 6 janvier 1946


    Van fait allusion à la fin du monde dont bien des gens disent qu'elle est proche. La Sainte Vierge répond :

    «Pour ce qui est de la fin du monde, je n'en sais absolument rien......Laisse à la Sainte Trinité le soin de s'en occuper. Pour moi, tout ce que je sais, c'est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son amour ; c'est par le lien le lien de l'amour qu'il veut ramener l'unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre. Le règne de son amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer.....et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d'Amour...

    Prie mon enfant, prie beaucoup pour que le Règne de l'Amour de Jésus soit établi sur terre dans toute sa beauté, et qu'il en soit de même pour mon propre règne. Le monde entier me reconnaitra pour sa véritable mère, et c'est alors qu'il comprendra clairement l'amour dont mon coeur déborde pour lui.

    Prie, le Règne de l'Amour arrivera bientôt dans le monde et mon règne à moi le suivra de près....
    Petit Van, sache que je choisis mes apôtres dans tous les pays et il y en a dans chaque pays. Ils se divisent en deux groupes avec la même mission et le même but : l'expansion de mon règne dans l'univers. L'un de ces groupes se charge spécialement de prier, l'autre d'annoncer au monde la venue de mon règne. Je te communique ceci : les apotres qui travaillent à l'expansion de mon règne, je les choisirai exclusivement dans le Royaume de l'Amour de Jésus, car en ces temps-là, le monde sera devenu le Royaume particulier de Jésus

    Mon petit Van, si je t'annonce ces choses, c'est dans l'unique but de t'exhorter à la prière......Dis bien à tout le monde que c'est sur le solide fondement de la prière que s'établira mon règne en ce monde.....Et toi, donnes-moi le nom de Mère de Tout l'univers....»


    Le 13 octobre 1917, la Sainte Vierge dit aux trois enfants de Fatima :


    «Je suis Notre Dame du Rosaire. Je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie.....A la fin, mon coeur Immaculé triomphera».



    PRIERE DE MARCEL VAN POUR LA FRANCE


    «Seigneur Jésus, aie pitié de la France !
    Daigne la serrer sur ton Cœur ; montre-lui combien tu l'aimes.

    Purifie-la ; fortifie-la dans ton Esprit Saint.
    Que la France contribue à Te faire aimer de toutes les nations !

    O Jésus, nous autres Français Te promettons fidélité.
    Oui, nous nous engageons à travailler d'un cœur ardent à l'extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi»

    Amen»



    Cette prière aurait été dictée par le Christ le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste Marcel Van (1928-1959). Le Christ lui aurait dit qu'il apprécierait que les Français la lui récite



    VAN ET LES ENFANTS

    Marcel Van :



    «Maintenant, Jésus, permets-moi une question. Pourquoi, dans l'Evangile, profères-tu des menaces si terribles contre ceux qui scandalisent les enfants ?Dans tout l'Evangile, si je me rappelle bien, c'est peut-être le seul passage où tu dis de telles choses».

    Jésus :



    «Petit frère, ne comprends-tu pas pourquoi il en est ainsi ? Je vais te l'expliquer...La seule différence qu'il y a entre l'âme des enfants et les anges du ciel, c'est que l'âme des enfants est unie à un corps et que, par conséquent, elle a des défauts naturels. Mais malgré cela, l'âme des enfants et pure comme les anges du ciel. De là que les enfants possèdent toujours en eux la Trinité et goutent continuellement les joies naturelles que leur prodigue la même Trinité...


    Pas besoin de m'étendre longuement sur ce sujet ; je me contente de dire que l'âme des enfants est un temple parfaitement pur où habite la Sainte Trinité. C'est pourquoi quiconque scandalise l'un de ces petits fait lui-même signe au démon, l'invitant à venir plus tard avec le péché pour souiller l'âme de cet enfant. Celui qui agit ainsi enlève à la Trinité un temple magnifique ; il enève aux saints une demeure où ils pouvaient louer la Trinité ; il expose l'âme de cet enfant à perdre son innocence. C'est pour ces raisons que je profère de si graves menaces contre le scandaleux qui outrage la Sainte Trinité d'une manière on ne peut plus monstrueuse.


    Van, même les démons et les damnés en enfer ne peuvent outrager à ce point la Trinité. La mort serait pour lui préférable au scandale. Devant le regard de Dieu le Père, l'âme de cet enfant perd la beauté naturelle qu'elle tenait de lui parce que le sceau du péché a été impimé en elle. Dans ses rapports avec Dieu le Fils, l'âme de cet enfant ne voit plus clairement la vraie lumière, elle ne voit plus clairement son divin époux, car le péché a laissé son empreinte dans son coeur innocent.


    Quant au Saint-Esprit, il ne peut plus, librement, donner à cette âme les baisers de l'Amour. Ainsi donc, dans ses relations avec cette âme, la Trinité se trouve empêchée d'agir en toute liberté comme auparavant. Van, n'est-ce pas là une chose terrible ?


    Mille fois malheur au monde ! Combien d'âmes encore pures ont été corrompues à cause de lui. Le monde est tellement aveuglé qu'il a détruit presque tous les temples magnifiques de la Trinité....


    Van, écoute....Le monde est bien stupide. Le coeur des enfants et devenu comme un temple où habite ici-bas la Bonté du Dieu Trinité et cette Bonté a le pouvoir d'attirer sur le monde le regard bienveillant dela Trinité ; malgré cela, le monde travaille à détruire ces temples de la Divine Bonté et à les dissimuler au moyen du scandale.
    O monde, sans l'Amour, tu serais déjà entièrement détruit et réduit en cendres.


    O monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l'Amour ; il faut que tu vives dans l'Amour....

    Cependant, Van mon petit frère, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prières. Car le monde s'oppose encore à l'amour».


    Marcel Van :



    «Voici ce que j'ai vu hier soir durant la méditation : Jésus m'a dit que seul mon père spirituel comprendrait cette vision.


    Donc, en entendant lire le passage sur la Passion, je ne savais pas du tout comment méditer. Je demandai alors à Jésus de m'apprendre à méditer. Mais Jésus ne disait rien. Je lui ai ensuite posé cette question :

    «Jésus, es-tu triste de rester toujours dans ce tabernacle ?»


    Mais il ne répondit pas d'avantage. Je vis seulement qu'il me regardait en pleurant. Voyant cela, je me mis aussi à pleurer.


    Mais j'avais à peine pleuré un instant, que Jésus se mit à sourire et me dit :


    «Assez Van, je ne suis plus triste».


    Peu après, je le vis de nouveau, comme les précédentes fois, toujours pieds nus et revêtu d'une robe blanche descendant jusu'en bas des genoux. Il se tenait debout et ne faisait que me regarder. Il me dit alors qu'il allait m'apprendre à le regarder......

    Ensuite, je vis soudain une croix apparaitre à côté de Jésus, en haut de cette croix était suspendu un morceau de tissu sur lequel était imprimée la Face de Jésus. Jésus me regarda d'un air très joyeux, puis me montrant la Croix, il me dit :



    «Petit frère, voici ta part d'héritage, voici la part d'héritage des enfants. L'as-tu vue clairement ?»



    Puis Jésus se désignant lui-même ajouta :


    «Petit frère, voici l'ascenseur qui te fera entrer en possession de cet héritage, et il en sera de même pour les enfants. Tu as compris ? C'est là la voie par où t'a conduit jusqu'à maintenant ta soeur Thérèse et qu'elle a elle-même suivie. Petit frère, dis cela aux enfants»


    Ensuite, j'ai réalisé que c'était fini. Cependant, cette vision reste toujours gravée dans mon esprit ; je n'en ai pas oublé le moindre détail.




    O Mère, qui sait s'il ne sera pas donné aux enfants d'être tes petits apôtres ? C'est là un simple souhait que j'exprime car de fait, je ne connais pas ton intention. Toi-même sait s'il est juste ou non. Quoi qu'il en soit ô Mère, je te prie d'avoir pitié des enfants. Mes sentiments sont semblables aux leurs, de sorte que, comprenant les miens, tu comprends également ceux des enfants.



    O Mère, je pense sans cesse aux âmes des enfants. Impossible pour moi de chasser cette pensée. A mon avis, si mon Père du Ciel révélait au monde jusqu'à quel point lui est agréable une âme d'enfant, il est probable que le monde reconnaitrait cet enfant comme roi de l'univers. S'il n'y avait pas les enfants dans le monde pour réjouir le regard de notre vrai Père du ciel, certainement que Celui-ci ne voudrait plus abaisser son regard sur cette terre. Autrefois, Jésus a particulièrement grondé les apotres parce qu'ils avaient empêché les enfants de venir à lui. O Mère, bienheureux les enfants ! Jésus les a aimés plus que tous les autres.


    Durant sa vie, il n'a pas hésité à les prendre dans ses bras et à leur donner des baisers. Et parmi les privilégiés de Jésus, personne n'a eu la faveur d'être pressé sur son Coeur et de recevoir ces marques d'amour, si ce n'est ces enfants. O Mère, nous sommes vraiment privilégiés, nous, les enfants.....


    O Mère, me voilà rendu au bout de mon papier ; il ne me reste plus que quelques lignes. Veuille donc me donner un baiser, de même qu'aux âmes de tes enfants chéris....O Marie, les enfants sont vraiment comme des livres toujours ouverts où tous les hommes peuvent apprendre la conduite à tenir à l'égard de leur vrai Père du Ciel.

    Mais, ô Mère, comment se fait-il que je comprenne ces choses ? En vérité, c'est là l'oeuvre de ma soeur, la petite Thérèse. Mais parce que, autrefois, elle n'a pas eu assez de temps pour parler de toi aux enfants, elle veut bien se servir de moi maintenant pour le faire à sa place. Si je parle ainsi, ce n'est pas du tout dans l'intention d'arriver, par ces paroles, à me faire connaitre de tous les hommes mais bien parce que Jésus m'a révélé clairment ces choses aux environs du carème, l'an dernier, alors que j'étais assis sur ses genoux.....»


    AU SUJET DES ENFANTS MORTS SANS BAPTEME D'EAU



    «Il y a quelques jours, en regardant le petit calendrier alphonsien fixé au tableau, j'y ai lu une citation de saint Alphonse affirmant que les enfants morts sans baptème n'ont à endurer aucun suplice.......A ce propos, je me rappelle qu'une fois (probablement durant l'horizon), songeant aux enfants qui meurent avant d'avoir reçu le baptème, je me demandais si plus tard, ils pourraient monter au ciel. Je me disais aussi : s'ils ne peuvent aller au ciel, est-ce qu'ils devront être privés de la vision de leur vrai Père durant toute l'éternité ?


    Dans mon esprit, je ne cessais de me poser ces questions et j'étais bien triste. Je pensai être l'apôtre particulier des enfants et ne pouvoir rien faire actuellement pour sauver ces âmes. Je trouve cela bien pénible, d'autant plus que, en ce moment même, un très grand nombre d'enfants meurent sans voir reçu le baptème. Où trouver des prêtres en nombre suffisant pour aller baptiser à temps ces enfants sur le point de mourir ?


    Je levai alors mon regard vers Jésus au tabernacle et ce regard l'a amené à me répondre clairement. Ce qui a été pour moi une bien grande consolation.


    Mon Père (mon directeur), permettez-moi aussi de vous dire que depuis quelques temps, bien que Jésus ne me parle pas souvent, il y a parfois des choses importantes que je ne comprends pas, alors, il me répond. C'est précisément pour cette raison que je vous ai dit un jour que Jésus ne dormait plus. Permettez que je continue mon récit.


    Alors Jésus me posa cette question :


    «Petit frère, te voilà triste ? Pourquoi t'attrister ainsi ? Si notre vrai Père du Ciel, dans sa bonté, veut que la voix de ces petits enfants s'unissent à la voix des anges pour le louer dans le Ciel, qu'y a-t-il de difficile à cela ?


    Rappelle-toi bien ceci : naturellement, les petits enfants n'ayant pas encore l'intelligence n'ont pas non plus de volonté.


    L'intelligence sert à comprendre si une chose est bonne ou mauvaise et la volonté à agir conformément à ce que comprend l'intelligence. Ces deux facultés-là sont les plus nécessaires.


    Or, ces facultés nécessaires, les enfants ne les possèdent pas encore. Ainsi, il faut que maintenant, une autre volonté prenne place dans le coeur de ces petits enfants ; et si cette volonté agit d'une façon conforme au bien, conforme à la vérité même.


    Si au contraire, elle agit d'une façon opposée au bien, opposée à la vérité, cette volonté demeure inefficace.


    Maintenant, tout ce que tu as à faire c'est de placer ta volonté dans le coeur des petits enfants et alors, immédiatement, ils appartiendront, eux aussi, à la Sainte Eglise. Et s'ils viennent à mourir avant l'age de la raison, ils monteront quand même au ciel avec moi, parcequ'ils ont ta volonté qui agit en eux. Et puisque tu as la volonté de croire tout ce que la Sainte Eglise enseigne à croire, et aussi la volonté de m'aimer.......il en résulte que ces enfants ont, eux aussi, la même volonté que toi, de sorte que leur âme m'appartient entièrement, qu'elle appartient à la Sainte Eglise. Bien que ces enfants ne connaissent rien, il y a cependant en eux la volonté d'un autre qui connait, de sorte que, tout en ne connaissant pas, il se trouve qu'ils connaissent.


    Petit frère, comprends-tu cela ? Offre-moi ta volonté, et je la mettrai dans l'âme des petits enfants qui vivent sur cette terre..... A partir de maintenant, tu as donc la certitude que tous les petits enfants m'appartiennent déjà.


    Petit frère, cette manière de vouloir que je viens de te révéler est quelque chose de nouveau. Jusqu'à présent, les petits enfants étaient également sauvés, sans que les hommes n'en soupçonnent rien. Allons, petit frère, sois joyeux ; ne t'attriste plus. Vu que tu es l'apôtre des enfants, il fallait que tu connaisses ces choses. Les enfant sauvés de cette manière sont baptisés dans l'amour même. Il leur est donné de confesser la foi dans l'amour.et cet acte d'amour, ils le posent au moyen de ta volonté».
    Marcel Van :


    «Ainsi, il n'y aurait donc actuellement aucun enfant dans les limbes ?»


    Jésus :


    «Je n'ai pas l'intention de dire cela. Après ma mort, je suis descendu aux limbes, de sorte que la vraie lumière y a déjà pénétré»


    Marcel Van :


    «S'il en est comme tu as dit, les gens n'auraient qu'à demeurer chez eux et mettre leur volonté dans le coeur des enfants, sans avoir besoin de les baptiser. Que penses-tu de cela Jésus ?»


    Jésus :


    «Agir ainsi, ce ne serait plus vouloir vraiment. Pour qu'il y ait une vraie volonté efficace il faut, quand le baptème d'eau est possible, le conférer réellement aux enfants. Si l'on se contentait de vouloir, tout en demeurant chez soi, comment pourrait-on appeler cela volonté ?»


    Marcel Van :


    «C'est tout ce que je me rappelle, et depuis que j'ai appris ces choses, je ne cesse de mettre ma volonté dans le coeur des petits enfants. Je considère comme très vrai cet enseignement de Jésus. Et je pense que si mon Saint-Père Pie XII pouvait savoir cela, il en éprouverait certainement une grande joie.


    Mon Père(son directeur), le 22 juillet dernier (1946), en apprenant ce que dit à ce sujet Notre Père saint Alphonse, j'ai trouvé cela tout à fait juste et ses paroles ont encore augmenté ma joie.


    Je crois que l'enseignement que j'ai reçu de Jésus il y a quelques jours est très vrai et bien fondé. A ce que je pense, si un païen se trouvant à l'agonie veut recevoir le baptème, mais vient à mourir avant que sa volonté puisse être réalisée, il est sauvé quand même ; à plus forte raison les petits enfants innocents.


    Mon Père, il y a encore beaucoup d'autres arguments que je comprends mais que je ne puis écrire. En ce qui concerne l'argument que j'ai signalé plus haut, je ne sais si vous le comprenez. Quant à moi, en le relisant, c'est comme si je ne pouvais le comprendre. Veuillez m'excuser. Certes, Jésus ne m'oblige pas à exposer ces arguments pour vous amener à croire ce qu'il m'a enseigné plus haut. Toutefois, si c'était nécessaire, je me contenterais d'énumérer les arguments suivants :

    1. La miséricorde de Dieu est infinie.

    2. Les mérites de Jésus sont également infinis ; ils ne se limitent pas au salut d'un petit nombre d'âmes seulement.

    3. La communion des saints.

    4. Nous pouvons délivrer les âmes du purgatoire



    (N.B. Dans une lettre du 21 mars 1950, il écrit à ce propos
    «Bien que cela soit vrai, cela ne prouve rien ici, car les âmes du purgatoire possèdent déjà la grace sanctifiante.... Veuillez donc laisser de côté cet argument».)


    5. Il y 3 sortes de baptèmes :


    a) le baptème d'eau,


    b) le baptème de feu = le désir,


    c) le baptème de sang.


    Dans le baptème d'eau et de sang, on confesse la foi extérieurement tandis que dans le baptème de feu, (de désir) on la confesse dans l'amour......



    6. Les parents doivent laisser à la volonté de leurs enfants la liberté de suivre ce qui est bien, et cela vaut aussi pour les parents païens. Donc, même si les parents païens ne le voulaient pas, ils devraient quand même laisser leurs enfants libres de suivre la vérité. Par conséquent, chez les enfants qui n'ont pas encore de volonté, ma volonté a le pouvoir de poser librement à leur place l'acte de foi...et les autres...


    D'ailleurs, je pense que les choses dites plus haut par Jésus sont déjà suffisamment claires. Quant aux arguments énumérés, je demande seulement à Jésus de vou les faire comprendre pour les expliquer ensuite à ma place. Pour moi, je ne sais pas du tout les expliquer.... Ce qui me console le plus, c'est que désormais, j'ai vraiment la certitude d'avoir chaque jour des fleurs toutes pures à offrir à mon Père du Ciel».


    N.B. Quand cette révélation lui a été faite, il a employé une formule renfermant des actes à poser à la place des enfants. Mais il a ensuite oublié le mot à mot de cette formule, ne retenant que l'idée principale. Après avoir essayé vainement de se rappeler exactement cette formule, il a écrit ce qui suit :




    «Petit Jésus, daigne mettre ma volonté dans l'âme des enfants du monde entier qui n'ont pas encore été baptisés. Dans cette volonté, je veux poser les actes de foi, d'espérance et d'amour selon l'intention de la sainte Eglise. Et si ces enfants meurent avant l'usage de la raison, veuille les accueillir comme étant les enfants chéris de la Sainte Eglise».


    Le 11 aôut 1945, après la communion, il s'est rappelé la première formule employée et il l'a transcrite comme suit :


    «La formule que j'ai récitée la première fois était :


    «Petit Jésus je t'offre les enfants qui n'ont pas encore été bptisés. Je veux croire et t'aimer à leur place selon l'intention de la Sainte Eglise, ma Mère. Daigne les recevoir comme véritables enfants de la Sainte Eglise. E s'ils viennent à mourir avant l'usage de raison, veuille les conduire au ciel avec toi, afin qu'en union avec les saints, ils puissent t'aimer éternellement selon la promesse que tu m'as faite».


    AUTRES PRECISIONS CONCERNANT LE SORT DES ENFANTS MORTS SANS BAPTEME
    (Lettre écrite par Van à son père spirituel)



    Saïgon, le 21mars 1950

    «.......L'intention que Jésus m'a fixée pour aujourd'hui, c'est de prier pour les enfants. Il m'a demandé de ne pas les oublier. Aussi, je n'ai fait que penser à eux.

    A l'heure de l'oraison,ce soir, méditant de nouveau sur la bonté de Dieu envers les enfants, je me suis rappelé les paroles que Jésus m'a adressées auparavant au sujet des enfants non encore baptisés. Mais j'étais très inquiet, me demandant si c'était bien là une réalité ou tout simplement unrêve de mon imagination.

    Toutefois, Jésus est venu immédiatement me délivrer de cette inquiétude en me disant clairement :


    «Ce n'est pas là un rêve de ton imagination mais bien une doctrine qui, comme je le veux, doit être reconnue comme vraie par la Sainte Eglise. Oui, je veux que la Sainte Eglise, mère bonne et généreuse tende ses bras pour accueillir ces petits et les admettre au nombre de ses enfants, comme beaucoup d'autres qui ont eu le bonheur de recevoir le baptème. Si en raison des circonstances, ils n'ont pu recevoir le baptème, ils ont quand même un droit à le recevoir...


    De plus, c'est le péché originel qui les empêche de jouir de la grace sanctifiante. Or, en vertu de mes mérites, le péché originel a été largement expié. En outre, j'ai donné le pouvoir de retenir et de remettre le péché ; alors pourquoi la Sainte Eglise n'aurait-elle pas le pouvoir suffisant pour remettre le péché originel à ces enfants, même si en raison des circonstances ils ne peuvnt recevoir le bapême comme les autres enfants ?

    Petit frère, reste en paix. Ce que je t'ai communiqué n'est pas une chose qui doit t'inquiéter mais bien un point de doctrine que je veux révéler à mon épouse, la Sainte Eglise.


    Toutefois, si l'Eglise le veut, ces enfants sont purifiés immédiatement car l'Eglise est la seule sur la terre à posséder ce pouvoir. Par conséquent, en ce domaine, aucune puissance spirituelle ne peut s'opposer à son autorité, même si des parents sans religion ne voulaient pas que leurs enfantsjouissent de la grace de ma Rédemption ; car dans ce cas, la volonté des parents serait injuste à l'égard d'un enfant innocent qui n'a pas encore l'usage de la raison. C'est pourquoi la Sainte Eglise peut exercer librement son autorité et rien ne peut lui résister.


    Petit frère, reste en paix. Ce que je t'ai communiqué n'est pas une chose qui doit t'inquiéter mais bien un point de doctrine que je veux révéler à mon épouse, la Sainte Eglise»


    Van :


    «Alors pourquoi les saints docteurs, comme saint Thomas, ont-ils soutenu une opinion contraire ?»


    Jésus :


    «Une opinion et une révélation sont deux choses différentes».


    Van :


    «Ainsi, n'as-tu pas l'intention de mépriser saint Thomas pour avoir une opinion erronée ?»


    Jésus :


    «Pas du tout, petit frère. Je ne dis pas que c'était une opinion erronée mais bien une vérité qui n'était pas encore connue. C'est pourquoi je veux la révéler afin que l'Eglise la reconnaisse puliquement. Ne te trouble pas, je suis la Vérité. Continue à me suivre sans craindre de jamais t'égarer».

    Van :


    «Oui mais, s'il n'y a aucun signe extraordinaire pour manifester ces choses, alors...»


    Jésus :


    «Te rappelles-tu, petit frère, ce que j'ai dit autrefois à mes apotres : «Laissez venir à moi les petits enfants car le Royaume des Cieux leur appartient» Est-ce que ces paroles dites ce jour-là ne concernaient que les enfants qui se trouvaient présents ou encore tous les autres enfants à venir ?

    Le signe extraordinaire qui dépasse toute imagination, c'est la bonté infinie de Dieu en trois Personnes».


    LES ENFANTS ET LES JEUNES


    Un jour, l'Enfant-Jésus s'adresse à Van pour lui dire son amour des enfants :


    «Van, je taime beaucoup. Sache que j'ai une prédilection spéciale pour les enfants ; je suis si heureux d'être leur ami. S'ils veulent me chercher, c'est très facile ; ils n'ont qu'à examiner leur propre manière d'agir, et ils me trouveront immédiatement en eux. J'ai déjà promis aux enfants le royaume des cieux......et il n'ont rien d'autre à faire que de l'accueillir.

    Van, ton apostolat doit s'exercer auprès des enfants. Je veux que tu attires à moi les enfants....Je les aime tant. Quand ils jouent au ballon, quand ils font des concours de natation ou se livrent leurs jeux enfantins, je suis présent au milieu d'eux.....Van, tout me plait chez les enfants ; une parole, un sourire, même une larme de tristesse, tout cela me touche.....


    L'Enfant-Jésus fait alors allusion à des menaces nouvelles qui planent au-dessus des enfants :

    «Malheureusement, Van, il semble que maintenant les enfants, par leur manière d'agir, veulent souvent rivaliser avec les adultes. Et le plus terrible, c'est que d'ordinaire le monde leur fait connaitre le péché, plutôt que moi, le Vrai Chemin qui conduit au ciel.....Ma vie de petit enfant, même un tout petit qui sait à peine marcher est capable de l'imiter...

    Van, prie beaucoup pour que les enfants comprennent mon amour et se livrent à lui. Le monde tue l'âme des enfants sous mes propres yeux, et moi, que puis-je faire ? Ces âmes d'enfants m'appartiennent......et pourtant, le monde me les ravit pour en faire la proie du démon....

    O enfants, mes petits frères, je vous ai appelés et attendus avec impatience dès le premier instant de ma conception dans le sein de Marie. Parce que je vous aime, j'ai vécu votre vie d'enfant, j'ai compris votre situation. Allons mes petits enfants, venez à moi..... Ne savez-vous pas que votre petit Jésus n'a foi que de vous ? Sans moi, comment pourriez-vous être joyeux ?

    Van, as-tu bien compris ? Il faut arracher les enfants aux ténèbres du monde......Oh ! Malheur au monde s'il n'avait plus les enfants pour offrir un lieu de refuge à la bonté de Dieu ; il serait alors anéanti par la justice divine....Van, fais connaitre aux enfants le Royaume des Cieux.....Il leur appartient. Bienheureux sont-ils de l'accueillir les mains vides !»


    Dans un autre passage,


    «Jésus lui prophétise aussi la levée d'une multitude de jeunes apôtres de l'amour, mais en ajoutant : «Ce n'est pas pour tout de suite».



    LE BAISER


    «Mon petit enfant, quand je veux te donner un baiser, je dois d'abord contenir mon amour avant d'oser te le donner.

    Car si je te donnais un baiser en y mettant tout mon amour, en un clin d'oeil ton amour pour moi se perdrait dans les profondeurs de mon amour, de sorte que tu ne pourrais plus t'asseoir ici pour écrire les paroles que j'adresse aux âmes.

    Quand je te donnerai ce baiser, ce sera le dernier. Et cela ne pourra se produire que le jour où il me plaira d'unir à jamais ton amour au mien en un seul Amour.

    Ce dernier baiser sera en réalité le premier baiser donné à mon épouse en venant la chercher....»
    r sera en réalité le premier baiser donné à mon épouse en venant la chercher....»


    PEINE D'AMOUR (Poème de Marcel Van - Le 5 août 1950)

    «Quand vient le vent du nord mon âme se déssèche
    Plongée qu'elle est dans une triste solitude
    Sous le vent léger qui souffle toute la nuit
    Elle est envahie de froideur et rêve au Bien-Aimé
    Où me conduira la tristesse pour le rencontrer
    Cet amant aux lèvres charmantes
    Et au regard passionné
    Dont la beauté m'attire et m'enivre d'Amour ?
    Mais pourquoi chez l'amant cette absence d'Amour ?
    Serait-ce parce qu'Il est fâché contre moi
    Que nous sommes séparés l'un de l'autre
    Comme si nous avions rompus toute amitié ?
    Est-ce que vraiment notre amitié serait brisée?
    Est-ce que je resterais seul transi de froid
    En cette nuit où le vent gémit tristement
    Evoquant dans mon coeur un souvenir qui devient
    «Peine d'amour» ?

    Source : http://forumarchedemarie.forumperso.com/propheties-des-saintsesperes-de-l-eglise-f7/prophetie-de-marcel-van-t1686.htm

    En savoir plus : http://leraton-laveuretl-aigle.blogspirit.com/propheties_marcel_van/

     

     

     

    Vietnam : Marcel Van

     

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