• Saints Blandine et Pothin et leurs 46 compagnons, martyrs à Lyon († 177)

     

     

    Saints Blandine et Pothin († 177)

    et leurs 46 compagnons, martyrs à Lyon

     

    Saints Blandine et Pothin et leurs 46 compagnons, martyrs à Lyon († 177)

     

     

    Sainte Blandine, dite de Lyon, est une chrétienne d'origine levantine ou plus précisément micrasiate de la première communauté chrétienne de Lugdunum (Lyon).

    Elle est martyrisée durant le mois de juillet 177 sous Marc-Aurèle.

     

    Fêtes le 2 juin (synaxe de tous les Martyrs de Lyon, jour de la mort du premier d'entre eux l'évêque Pothin, usage occidental), le 25 juillet (Blandine seule, usage oriental) et le 8 août (commémoration des quatre derniers martyrs, Alexandre, Attale, Pontique et B. ancien usage occidental).

     

    Image illustrative de l’article Blandine de Lyon

     Blandine de Lyon, sainte martyre.
    Fresque de la chapelle orthodoxe de la Dormition de la Mère de Dieu (Drôme)

     

     

    À l'origine esclave romaine, elle se joint à la communauté chrétienne. Blandine et ses 47 compagnons (dont l'évêque de Lyon, saint Pothin) sont les Martyrs de Lyon en 177 qui sont morts soit asphyxiés dans la prison exigüe de Fourvière, conservée dans l'actuel Antiquaille, soit livrés aux bêtes dans l'amphithéâtre des Trois Gaules, retrouvé sous le jardin des plantes de la Croix-Rousse.

     


    Amphithéâtre des Trois-Gaules de Lyon
     

    Les martyrs de Lyon nous sont connus par un témoin oculaire : l'auteur de la Lettre des chrétiens de Lyon à l'Église de Smyrne, qui a été insérée telle quelle par Eusèbe, évêque deCésarée, dans son Histoire ecclésiastique.

     

     

    Monographie de sainte Blandine

     

    Détention et exécution

    Saints Blandine et Pothin et leurs 46 compagnons, martyrs à Lyon († 177)

     

    Après avoir survécu à son incarcération, Blandine fait partie de six des quarante-sept martyrs de Lyon à être condamnés à l'arène.

    Lorsqu'elle est interrogée, elle garde systématiquement le même discours :

    Je suis chrétienne et nous ne faisons aucun mal.

    Pour favoriser leur arrestation, les autorités ont accusé les martyrs de Lyon d'inceste et de cannibalisme.

    Dans un premier temps, elle est livrée aux bêtes et ses compagnons se posent la question, en la voyant si frêle : Aura-t-elle la force de tenir bon jusqu’au bout ? Ne va-t-elle pas apostasier ?

    Remarquant que les bêtes ne veulent lui faire aucun mal, Blandine, du haut de son poteau, prie, chante des cantiques et encourage ses compagnons à mourir pour le Christ.

    Les bêtes en question ne sont pas des fauves, les félins importés d'Afrique du Nord étant trop chers pour les organisateurs gaulois qui utilisaient les animaux capturés dans leur pays (ours, sangliers, loups, lynx, taureaux).

     

     

    Vitrail de Sainte Blandine à l'église Saint-Pothin de Lyon

     

     

    Elle est par la suite flagellée, placée sur un gril brûlant puis livrée dans un filet à un taureau qui la lance en l'air avec ses cornes.

    Comme elle survit, elle est renvoyée en prison, où elle garde un calme impressionnant alors que sa famille de substitution se fait massacrer.

    Sa quiétude est cependant ébranlée devant le martyre de son ami Pontique. Blandine doute de la solidité de sa foi, mais Pontique résiste à l’apostasie et meurt pour sa foi chrétienne.

    À la mort de Pontique, Blandine est la dernière de ses quarante-sept compagnons à être suppliciée.

    Alors qu'elle est seule dans l'arène, les spectateurs romains s’étonnent de voir que la dernière survivante est la jeune fille qui paraît si fragile. Certains parlent entre eux : On n’a jamais vu une femme souffrir aussi courageusement que cette esclave…, pendant que d'autres lui crient : Abjure donc ! Sacrifie à nos dieux ! Tu auras la vie sauve !, mais Blandine ne répond pas, le regard rivé vers le ciel.

    Elle est finalement égorgée en août 177 par le bourreau, à la fin des jeux où elle a paru. Son corps et ceux des autres martyrs sont brûlés, et leurs cendres sont jetées dans le Rhône.

     

    Postérité

    Hommages

    • En 1986, 1 809 ans après les faits, le pape Jean-Paul II, alors en voyage à Lyon, s'est rendu au poteau symbolisant le lieu du martyre (et non comme le veut la tradition, à la cathédrale de Lyon), déclare à son sujet et celui de ses compagnons :

    « Ils n'ont pas voulu renier Celui qui leur avait communiqué sa vie et les avait appelés à être ses témoins. Nous savons qu'ils sont nombreux aujourd’hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la Foi chrétienne. En eux le Christ manifeste sa puissance. Les martyrs d’aujourd’hui et les martyrs d'hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus »

    • En mars 2017, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe a inscrit dans son Ménologe sainte Blandine de Lyon.

    Culture

    • En 2015, le groupe de rap Leader Vocal sort le titre Blandine, à travers lequel il dénonce la persécution des chrétiens dans le monde.

    Art contemporain

    • Blandine de Lyon figure parmi les 1 038 femmes référencées dans l'œuvre d’art contemporain The Dinner Party (1979) de Judy Chicago. Son nom y est associé à Hypatie.

     

    Sainte Blandine est la patronne de la ville de Lyon.

    Elle est aussi, avec sainte Marthe, patronne des servantes.

    Dans l'iconographie de sainte Blandine, on trouve le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours.

    Source

    Saints Blandine et Pothin et leurs 46 compagnons, martyrs à Lyon († 177)

     

    SAINT POTHIN et ses COMPAGNONS
    Martyrs
    (177)

    Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon.

    Il venait de l'Asie, avait été formé à l'école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.

    Pothin, après avoir gagné un grand nombre d'âmes à Jésus-Christ, fut arrêté sous le règne de Marc-Aurèle.

    Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme ; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage.

    Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens :

    "Vous le connaîtrez si vous en êtes digne" répondit l'évêque.

    A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui ; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge.

    Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après.

    Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l'histoire de l'Église des premiers siècles.

    Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d'os et de membres broyés et de chairs calcinées ; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices.

    Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition ; à toutes les interrogations il répondait : "Je suis chrétien !" Ce titre était tout pour lui ; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l'amphithéâtre.

    Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre ; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces.

    Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices.

    Attale, pendant qu'on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement :

    "Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c'est vous; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal."

    On lui demanda comment S'appelait Dieu : "Dieu, dit-il, n'a pas de nom comme nous autres mortels."

    Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l'esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères ; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l'avaient devancé ; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs ; enfin elle eut la tête tranchée.

    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

    Saint Pothin ou plutôt saint Photin, fut le premier évêque de Lyon et le premier évêque de Gaule, patron de Varages.

    Les conditions de la mort de Pothin sont connues par une lettre devenue célèbre, adressée peu après par l'Église de Lyon à celle d'Asie.

    Issu d'une communauté du Levant en Phrygie, il fut arrêté en même temps que Blandine et qu'un groupe de chrétiens sous le règne de Marc Aurèleen 177.

    Ils sont connus sous le nom de martyrs de Lyon.

    Âgé de plus de quatre-vingt-dix ans et infirme, saint Pothin meurt en prison vraisemblablement le 2 juin à la suite des mauvais traitements infligés par ses bourreaux.

    Il est l'un des patrons du diocèse de Lyon, il est fêté le 2 juin, en même temps que sainte Blandine et leurs compagnons martyrs.

    Saint Irénée lui a succédé.

     

    En savoir plus :

    http://sainteblandine.voila.net/Paroisse_Sainte_Blandine.htm

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_Lyon

    http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/06/02/2-juin-saint-pothin-eveque-sainte-blandine-vierge-et-leurs-c.html

     

     

     

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