• Sainte Marie-Rose ou Rose-Françoise-Marie des Douleurs Molas y Vallvé († 1876)

     
     

    Sainte Marie-Rose

     ou 

    Rose-Françoise-Marie des Douleurs Molas y Vallvé

    fondatrice de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Consolation en Espagne († 1876)

     

     

    Sainte Marie-Rose ou Rose-Françoise-Marie des Douleurs Molas y Vallvé († 1876)

     

    « La Mère Maria Rosa est une de ces personnes élues par Dieu pour annoncer au monde la miséricorde du Père. » (Jean Paul II)

    Rosa Francesca Maria Dolores Molas y Vallve naît à Reus en Catalogne (Espagne) le 14 novembre 1815 dans une famille d’artisans.

    Des habitants de sa ville natale, elle prendra les caractères fondamentaux : sagesse terrienne, énergie, esprit entreprenant.

    À partir de sa première communion, elle vit une expérience mystique profonde.

    À seize ans, elle manifeste le désir d’entrer au couvent, mais son père s’y oppose résolument. Du moins exerce-t-elle la charité en allant à l’hôpital le Dimanche.

    À vingt et un ans, en janvier 1841, elle quitte secrètement sa maison  et entre à l’hôpital de Reus où elle revêt l’habit d’une corporation de femmes pieuses qui travaillent dans cet hôpital et elle prend le nom de ‘sœur Maria Rosa’.

    Là, elle se met au service des malades et devient responsable des fillettes de la maison de charité.

    Amour humble qui prend un jour une tournure héroïque : Le 11 juin 1844 la ville de Reus est assiégée et bombardée par les troupes du Général Zurbano.

    Maria Rosa, avec deux autres sœurs, traverse la ligne de feu et va s'agenouiller aux pieds du Général, en implorant et en obtenant la paix pour les gens de la cité.

    En 1849 elle est envoyée à Tortosa avec quatre sœurs, comme supérieure de la Maison de la Miséricorde de Jésus, située dans la banlieue de la ville.

    Elle y ouvre une école pour les enfants pauvres.

    C’est près de cette école que se constitue une communauté de onze sœurs venues de Reus qui se consacre aux enfants et aux malades. Stupéfaite, elle apprend que la corporation où elle était entrée avec tant d’enthousiasme n’était pas une véritable congrégation religieuse mais en fait, une branche dissidente des Filles de la charité.

    À partir de ce moment-là, elle met tout en œuvre pour ramener ce groupement de sœurs à la légalité canonique, mais on la met à l’écart.

    Après en avoir débattu avec les sœurs qui vivent avec elle, elle se met en 1857 sous l’obédience de l’autorité ecclésiastique de Tortosa et c’est ainsi que l’année suivante, le 14 novembre 1858, naît la Congrégation des “Sœurs de Notre-Dame de la Consolation”.

    Ce nom définit leur programme ; elles veulent imiter le Rédempteur, consolateur de l’humanité, lequel dans la désolation suprême de sa Passion, a été au plus haut point “source de toute consolation”.

    Leur finalité est donc de consoler leur prochain. Aussi les témoins ont-ils pu dire : « Il n’est pas possible de se faire une idée exacte de sa charité ».

    Amour qui s’étend à tous avec une « sollicitude maternelle, pour le vieillard, l’orphelin, le jeune, le malade, pour chaque homme : prisonnier ou moribond dans un lazaret, marginal ou désorienté, car tout homme a besoin de connaître et d’expérimenter la miséricorde du Père » (homélie de canonisation).

    Elle lutte pour la justice, favorise la promotion de la femme, panse les blessures du corps et de l’âme, construit la paix ; bref, elle ne cesse de consoler avec la liberté des enfants de Dieu qui n’ont peur de rien ; car la charité n’exclue pas le courage.

    En effet, elle accepte de subir des calomnies qui la concernent, mais elle s’oppose à un maire qui exige d'elle le serment à une Constitution espagnole contraire aux intérêts de l'Église, ainsi qu’à un médecin qui veut expérimenter certaines interventions chirurgicales sur ses enfants trouvés.

    Mère Maria Rosa fonde dix-sept maisons, trois écoles, des hôpitaux et des maisons d’accueil pour les pauvres. 

    A 61 ans, elle sent que le Seigneur va l’appeler.

    Après une brève maladie, plus blessée par le désir de Dieu que par l'infirmité, davantage usée par le service inlassable des pauvres que par les ans, elle demande à son confesseur la permission de mourir : “Laissez-moi partir”; et après avoir eu son consentement elle ajoute : “Que la volonté très sainte de Dieu s'accomplisse.”

    Elle meurt à Tortosa le 11 juin 1876, en la fête de la Sainte Trinité. Notons que c’est un 11 juin aussi qu’elle avait sauvé sa ville de Reus du bombardement.

     

    Béatification : 08.05.1977  à Rome  par Paul VI

     

    Canonisation : 11.12.1988  à Rome  par Jean Paul II

     

    Fête : 11 juin.

    Source

    En savoir plus :

    http://www.omp.es/OMP/misioneros/carimasmisioneros/archivo/Hermanasconsolacion.htm

     

     

     

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