• Saint Roch

     

     

    Saint Roch

     

    Elisabeth d'Eycken

     

    Saint Roch (Montpellier, vers 1340 - Voghera, 1379) (Sant Ròc en occitan) est honoré le 16 août.

     

    image illustrative de l’article Roch de Montpellier

     

    Saint Roch tenant son bourdon et montrant sa plaie

     

    Il est le patron des pèlerins et de nombreuses confréries ou corporations : chirurgiens, apothicaires, paveurs de rues, fourreurs, pelletiers, fripiers, cardeurs, et aussi le protecteur des animaux. Son culte, très populaire, s'est répandu dans le monde entier.

    Hagiographie

     

    Laz : église paroissiale Saint-Germain-et-Saint-Louis, statue de saint Roch

     

    Roch naquit à Montpellier vers 1340 et il mourut à Voghera en Italie vers 1376/1379.

    Il est le seul fils d'un consul de la ville et d'une mère nommée Libère.

    Orphelin très jeune, il fut confié à son oncle.

    Il étudia probablement la médecine car, pour soigner un bubon, il utilisait une lancette, instrument en usage chez les médecins de la ville (Montpellier possède depuis 1220 une école de médecine).

     

     

    Roch distribuant ses biens - plafond de Saint-Roch de Venise

     

    À sa majorité, il distribua tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome, probablement par le chemin des Lombards (aussi appelé camino francescano - chemin des Franciscains ; c'est une partie de la via Francigena).

     

    Elisabeth d'Eycken

     

    Il s’arrêta en plusieurs villes d'Italie atteintes par la peste (celle de 1348, appelée peste noire ou bubonique, tuait les malades en cinq jours : elle ravagea Paris dans les années 1348-1349, puis réapparut vers 1361-1362) et s’employa à servir les malades dans les hôpitaux.

    Rome étant attaquée, du même mal, il s'y rendit, et s'y occupa de même pendant environ trois ans.

    À son retour, il s’arrêta à Plaisance, également en proie à l'épidémie.

     

    Elisabeth d'Eycken

     

    Roch finit par attraper lui-même la maladie et il se retira dans une forêt près de Plaisance pour ne pas infecter les autres.

    Seul un chien vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître.

    Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu'il put ainsi secourir.

    Saint Roch est généralement représenté avec son chien, dont il est inséparable, d’où l’expression, pour parler de deux personnes inséparables : « c'est saint Roch et son chien ».

    Quand il revint dans sa patrie vers l'âge de 30 ans, Roch était défiguré par les mortifications qu'il avait subies.

    À Milan, déchiré par une guerre civile, il fut pris pour un espion et jeté au cachot.

    Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère vers 1378, ses concitoyens ne s'étant rendu compte que trop tard de leur méprise.

    À sa mort ils lui découvrirent une marque de naissance en forme de croix.

    Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort (avant 1391) lui consacra une fête.

    Sa dépouille mortelle, gardée dans l'église qui lui est aujourd'hui dédiée, fut volée, ou fit l'objet d'une transaction, en février 1485 (à l'exclusion de deux petits os du bras) et transportée à Venise, où elle est toujours, hormis quelques reliques, dont un tibia, donné au XIXe siècle au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également son bâton de pèlerin, et quelques os recensés en l'église de la petite commune d'Ids-Saint-Roch.

     

    Éléments historiques

    Suivant la thèse de Pierre Bolle, le nom de saint Roch serait un doublet hagiographique d'un saint plus ancien, saint Racho d'Autun qui décéda vers 660 apr. J.-C.

    On l'invoquait pour se protéger des tempêtes.

    D'une part il y aurait eu confusion entre les noms de « Racho » et « Rocha ».

    D'autre part, ce serait à la suite d'un phénomène d'aphérèse que l'ancien mot français « tempeste » serait devenu « -peste ».

    Ceci est en accord avec la médecine médiévale de sa théorie des humeurs qui prétendait que les maladies étaient causées par une corruption de l'air.

    Une autre hypothèse est que sa famille d'origine portait le nom de Rog, plus exactement des Roctch ou Rouch en français.

    Il pourrait également être issu du nom germanique latinisé Crocus, porté par un roi alémanique au IVe siècle ou du gotique hruk, « corneille ».

    Son nom pourrait aussi être issu du latin rubeus (« rouge »), car selon la légende il serait venu au monde avec une petite croix rouge sur la poitrine.

    Saint Roch serait décédé à Voghera plutôt qu'à Montpellier. La thèse la plus probable est qu'il était sur le chemin du retour de sa patrie quand il aurait été arrêté comme espion du pape par le duc de Milan à Angléria près de Voghera en Lombardie, et serait mort après cinq ans de captivité dans la prison de Voghera.

     

    Culte

    Vie, Légende et Miracles de Monseigneur Saint Roch, d’après Jehan Phélipot (1494) 

     
    «  Saint Roch, glorieux ami de Dieu, guérisseur des maladies de peau et de toutes sortes de pestilence, naquit en des temps fort anciens à Montpellier, autrefois Monté-Pestelario.

    Ses parents étaient seigneurs terriens, véritablement nobles de la noblesse du cœur. Ils étaient fort âgés et n'avaient point d'enfants. Son père s'appelait Jehan. Sa mère, Dame France, pria le Seigneur de lui donner un fils qui soit dévoué à sa cause. L'Ange du Seigneur la visita et lui dit : « Ô France, sois certaine que tu recevras sa grâce ». L'enfant eut, à la naissance, une croix rouge empreinte sur son côté droit. Il fut baptisé du nom de Roch.

    Il perdit ses parents très jeune. Il vendit alors tous ses biens, distribua l'argent aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome. Lorsqu'il fut en Italie, il arriva dans la ville d'Agripendante. Or celle-ci était ravagée par une épidémie de peste.

    Roch se mit à soigner les malades et à les guérir par le signe de la croix. De même fit-il à Césenne qui, par lui, fut délivrée de la peste. À Rome ensuite, un cardinal fut aussi guéri par lui. De nouveau, il repartit sur les routes. Il soigna encore les malades à Plaisance, mais là, il attrapa la maladie.

    Il fut alors chassé par ceux qu'il avait guéris et grande réflexion dut-il faire sur la guérison véritable qui n'est pas celle du corps, mais de l'âme et sur le fait qu'à vouloir guérir les autres, on attrape leur maladie !

    Il se réfugia dans la forêt. Pour apaiser sa fièvre et laver sa blessure, l'Ange du Seigneur fit jaillir une source.

    Pour apaiser sa faim terrestre, le chien du seigneur voisin volait chaque jour un pain à son maître.

    Le seigneur Gothard, attiré par le manège de son chien, le suivit et découvrit Roch au fond de sa retraite. Il se convertit, vendit ses biens et prit à son tour l'habit de pèlerin.

     

    Elisabeth d'Eycken


    Puis l'Ange visita de nouveau Roch et lui dit : « Retourne en ton pays, car tu seras délivré et guéri de la pestilence dont tu es oppressé ».

    Roch reprit le chemin de Montpellier. Refusant de dire son nom à quiconque et traversant une province en guerre, il fut appréhendé et jeté en prison où il demeura cinq années.

    L'Ange le réconforta au moment de sa mort et une grande clarté inonda sa cellule. On trouva dans celle-ci une inscription en lettres d'or disant que tous ceux qui prieront le glorieux Saint Roch seront guéris de la peste.

    On découvrit la croix rouge sur sa poitrine. Il fut enseveli solennellement. Depuis ce temps, dans toutes les provinces de France et d'Europe, le culte de Saint Roch s'est répandu et il fut longtemps le Saint le plus populaire dans les campagnes. »

    — Réédité avec notes par M. Luthard, précédé par une notice bibliographique de Jean Renard, Librairie Picard, 1917.

     

     

    Invocations

     

    Pézenas (Hérault) - Saint-Roch

     

    • contre les épidémies de peste, choléra, typhus, grippe espagnole... ;
    • contre la silicose des tailleurs de pierre, des paveurs et des carriers (Roch = roc) ;
    • contre les maladies des animaux (la cocotte) et de la vigne (le phylloxéra).

    La plus ancienne mention connue de son culte se trouve aux archives de la ville de Voghera en Italie où il est question d'une autorisation écrite des échevins permettant l'organisation d'un marché sous la protection du saint en 1382.

    Au fil des siècles, saint Roch a été invoqué contre les maladies contagieuses, tant parmi les humains que parmi le bétail.

    En Italie, en Allemagne et en France, les fripiers, les rôtisseurs, les cardeurs de laine et les paveurs l'ont pris pour patron. L'on dit aussi que c'est à lui que les Pères du concile de Constance durent d'être préservés de la peste et de pouvoir continuer leurs travaux.

    À Paris, sa fête était d'obligation, et ce fut au XVIIe siècle un tollé général quand l'autorité religieuse décida de la rendre moins solennelle.

    Albert Camus ne l'a pas oublié, qui, dans son roman La Peste, fait organiser par la population une grande procession à saint Roch.

     

    Fêtes de saint Roch

     

    Arles, rue du 4-Septembre

     

    On fête saint Roch le 16 août, comme c'est par exemple le cas à Boisset (Cantal), à Ids-Saint-Roch (Cher), à Gardanne, à Moncale (Haute-Corse), au Moutiers d'Ahun (Creuse), à La Roche de Lajo (limite Lozère et Haute-Loire) ou à Sallèles-d'Aude, à La Caunette, à Sérignan, Aureille et, bien sûr, à Montpellier (voir ci-dessous).

    On fête également la Saint-Roch depuis plus d'un siècle à la chapelle de Retord dans le Haut Bugey le premier dimanche qui suit le 15 août, c'est la bénédiction des attelages. En 2017, la Saint-Roch sera fêtée le 20 août.

    Il est également honoré dans différents pays : Brésil, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Québec, Sénégal, Croatie...

    Il est particulièrement honoré en Belgique dans l'Entre Sambre et Meuse, à l'occasion de nombreuses Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse qui lui sont consacrées, dont principalement à Thuin (origine : 1654) chaque troisième dimanche de mai, à Ham-sur-Heure (origine : 1638), le dimanche après le 15 août, et à Lausprelle/Acoz.

     

     

    Saint Roch, Palmi (Italie)

     

    A Palmi, Italie, le 16 août est faite la fête de "San Rocco". Il existe de nombreuses traditions.

    Au cours de la procession de la statue dans les rues, certains fidèles portant participer à des ex-voto, le torse nu, un manteau d'épines de balai sauvage (appelé « spalas »).

    La procession dure quatre heures et demie et couvre sept miles de la route, avec une participation d'environ 30 000 fidèles.

    Une autre forme de ex-voto est de la cire, de l'homme anatomique, comme un signe de reconnaissance pour une guérison miraculeuse.

    Dans les jours de la fête de fonctionner dans les rues au rythme des tambours, deux géants de carton appelées « Mata » et « Grifone ».

     

    Le culte de saint Roch à Montpellier

     

    Le puits de saint Roch, Montpellier

     

     

    Procession lors de la fête de la Saint-Roch, Montpellier, 17 août 2007

     

    Sur le petit thalamus, dans un document intitulé « cérémonial de l'an 1387 » l'on trouve : « le 16 août est la fête de Mgr Saint-Roch, enfant de Montpellier, et (il) et fondée une chapelle au (Jacobins) » cette annotation a été ajoutée en 1450.

    Un acte municipal de 1440 précise que, le 16 août, les consuls se rendent aux Jacobins (dominicains) tandis que sonnent les cloches de Notre-Dame-des-Tables.

    Le petit thalamus atteste aussi d’une procession en mars 1505, Consuls de la ville et trinitaires (ordre consacré au rachat des chrétiens pris par les Sarrasins) en tête, « et après s’en descendit au couvent des frères prescheurs à l'onneur de Monsieur Saint-Roc où quel est en l'église d’icellui est fondée la chapelle ».

    Tout au long des siècles la fête de Saint-Roch va se perpétuer tous les 16 août avec plus ou moins d'envergure suivant les époques.

    Elle ne sera arrêtée qu'un certain temps lors de l'époque révolutionnaire.

    Dans la deuxième moitié du XXe siècle les fêtes de Saint-Roch furent minimalistes, toutefois, la distribution d’eau de la maison de Saint-Roch aux pèlerins continuait à petite échelle jusqu'en 1995, depuis cette date chaque année le 16 août à Montpellier est distribuée à tous l'eau du puits de Saint Roch.

    S'ensuit une grande procession qui a le plaisir d'accueillir des délégations étrangères comme des représentants de Sarmato, Voghera, Venezia, des Marcheurs de Thuin, des sbandiratori et bien d'autres.

    Depuis 2005, à la suite d'importants travaux de rénovation, la gare de Montpellier porte le nom de gare de Montpellier Saint-Roch.

     

    Monuments dédiés à saint Roch

     Églises de France

    De nombreux monuments, églises, et chapelles lui sont dédiés : ils datent pour la plupart du XVe et du XVIIe siècle, époque des grandes épidémies. Les plus connus sont l'église Saint-Roch de Paris (XVIIe siècle), l'église Saint-Roch de Montpellier.

    Une autre église lui est consacrée à Saint-Etienne.

    Le Grand Commun, construit sur l'emplacement du vieux village de Versailles, abrite une chapelle dédiée à saint Roch.

    Le culte de saint Roch a également connu un grand succès en Bretagne où il est représenté dans de nombreux retables, vitraux, ou statues, dont celle de l'église de l'île de Bréhat où le chien lèche la plaie du saint, ce thème iconographique provenant probablement d’une contamination avec l’histoire de Lazare de Béthanie, patron des lépreux.

    Plusieurs dizaines de fontaines et chapelles lui sont également dédiées, notamment :

    • Chapelle Saint-Roch de Lannion
    • Chapelle Saint-Roch de Morlaix
    • Chapelle Saint-Roch de Rochefort-en-Terre
    • Chapelle et fontaine Saint-Roch de Moelan-sur-Mer
    • Chapelle Saint-Roch de Ploërmel
    • Chapelle Saint-Roch de Blain
    • Chapelle Saint-Roch de Saint-Jean-Brévelay
    • Chapelle Saint-Roch de Plestin
    • Chapelle Saint-Roch de Daoulas
    • Chapelle Saint-Roch de Saint-Martin-des-Prés
    • Chapelle Saint-Roch de Torcé
    • Chapelle Saint-Roch du Gorvello
    • Chapelle Saint-Roch de Saint-Père-Marc-en-Poulet
    • Chapelle Saint-Roch de Plounévez-Quintin
    • Chapelle Saint-Roch de Vouais commune de Dortan
    • Chapelle Saint Roch de Saint-André (vallée de la Maurienne - Savoie)
    • Chapelle Saint-Roch de Forrières (Belgique)
    • Chapelle Saint-Roch de La Calamine (Belgique) érigée en 1646
    • Chapelle Saint-Roch de Trausse Minervois
    • Chapelle Saint-Roch de Valbonne
    • Chapelle Saint-Roch de Miribel-les-Échelles

    Autres monuments

    Une fontaine, dédiée à saint Roch, avec une statue du saint cynophore, se trouve à l'entrée du sanctuaire de Bétharram (également centre d'accueil pour pèlerins de Saint-Jacques), ce sanctuaire marial antérieur à Lourdes (XIIe siècle) dont il est géographiquement voisin, en Béarn, situé sur le territoire de la commune de Lestelle-Bétharram www.lestelle-betharram.fr.

    Les remparts d’Avignon possèdent quatre portes inscrites dans des tours carrées possédant à l'origine des ponts-levis : Saint-Lazare, Saint-Michel, Saint-Roch et de la Ligne. Ces portes étaient au nombre de douze au XIVe siècle.

     

    La statue de saint Roch, présente dans le sanctuaire marial de Lourdes

    Une chapelle, sous les arcades du sanctuaire marial de Lourdes, reçut en 1913 une statue de saint Roch, offerte par le diocèse de Montpellier.

    Cette statue, d’une hauteur de 3 mètres, sculptée par Tacetti, dans du marbre de Carrare est la réplique de celle réalisée par Auguste Baussan et présente dans l’église Saint-Roch de Montpellier.

    Elle prend, à l’origine place dans la chapelle centrale des arcades sud de la basilique du Rosaire, au-dessus de l’autel consacrée l’année précédente par Mgr David, auxiliaire de Mgr de Cabrières, cardinal-évêque de Montpellier.

    Ce dernier bénit l’ensemble le 9 juillet 1913.

    En 1926, la statue est déplacée dans la niche de droite, pour permettre la réalisation de la chapelle « Sainte Bernadette ».

    Quarante ans plus tard, en 1966, la création de la chapelle « Notre Dame de Guadalupe », conduit notre statue vers le lacet qui mène de l’esplanade du Rosaire vers la basilique « Immaculée Conception », dite basilique supérieure.

     

    À l'étranger

     

    Tombe de Roch de Montpellier à Venise

     

     

    • L'église Saint-Roch de Venise, où est son tombeau et qui contient un cycle de peintures constituant le chef-d'œuvre du Tintoret.
    • Au Québec, on trouve l'église Saint-Roch [archive], dans la ville de Québec, ainsi que le village de Saint-Roch-des-Aulnaies, dont le maire est Michel Castonguay, de Saint-Roch-de l'Achigan et de Saint-Roch-Ouest, dont le maire actuel est Claude Mercier.
    • Dans le Bairro Alto de Lisbonne, on trouve l'Église Saint-Roch, de style baroque.
    • En Gaume (région méridionale de la Belgique), pas moins de 26 localités (e.a. à Virton, Rouvroy, Habay, Chiny, Halanzy, vouent un culte à saint Roch, par une statue, une fontaine, une église, ou une confrérie
    • À Saint-Jacques de Compostelle (Espagne), une chapelle est dédiée à saint Roch (San Roque). Depuis 1517, année de peste, est célébrée une neuvaine annuelle en l'honneur du saint qui protégea la ville. En 2017, le 16 août marque le début d'une Année Jubilaire en raison du 500e anniversaire du Voeu de la Ville, et une bulle pontificale accorde l'indulgence plénière à ceux qui visiteraient la chapelle au cours de l'année.

     

    Église Saint-Roch de Montpellier

     

    Gare de Montpellier Saint-Roch

     

    Porte Saint-Roch à Avignon

     

    Église Saint-Roch à Charnècles

     

    Patronage

     

    Statue de saint Roch par Baussan (1884), église Saint-Roch de Montpellier

     

     

    La statue de saint Roch avec son chien dans la cathédrale Notre-Dame d'Amiens

     

    Saint Roch est le saint patron des villes et villages suivants :

    • Peymeinade (Alpes Martimes) 06530
    • Aiguèze (Gard) ;
    • Autignac (Hérault) ;
    • Arbellara (Corse du Sud) ;
    • Averton (Mayenne) ;
    • Barcelone (Catalogne) ;
    • Beauville (Lot-et-Garonne) ;
    • Blavignac, commune de Lostanges en Corrèze ;
    • Boisset dans le Cantal (où une carderie est encore en activité) ;
    • La Boulesq commune de Pomayrols (Aveyron) ;
    • Bouchanières, (Alpes-Maritimes) ;
    • Butera (Caltanissetta, Sicile) ;
    • Cagnes-sur-Mer, (Alpes-Maritimes) ;
    • Casignana (Province de Reggio de Calabre, Calabre) ;
    • Castelnau-de-Mandailles (Aveyron) ;
    • Cessenon-sur-Orb (Hérault) ;
    • Charnècles (Isère) ;
    • Chouvigny (Allier (département)|Allier]]) ;
    • Croce (Haute-Corse, Castagniccia) ;
    • Fanjeaux (Aude) ;
    • Girifalco (Province de Catanzaro, Calabre) ;
    • Incourt (Pas-de-Calais)) ;
    • Ids-Saint-Roch (Cher) ;
    • La Garnie, commune de Nonards (Corrèze) ;
    • Montgreleix (cantal)
    • Pietralba (Haute-Corse, Vallée U Canale) ;
    • Ruoti (Province de Potenza, Basilicate, Italie) ;
    • Venanson (Alpes-Maritimes) ;
    • Domessin (Savoie) ;
    • Venterol (Drôme) ;
    • La Verdière (Var) ;
    • Roquemaure (Gard) ;
    • Rezza (Corse-du-Sud) ;
    • Sablet (Vaucluse) ;
    • Saint-Roch (Touraine) ;
    • Saint-Julien-du-Verdon (Alpes de Haute Provence) ;
    • Zuani (Haute-Corse) ;
    • Pietraperzia (Sicile) ;
    • Porreres sur l'île de Majorque ;
    • Lonzée Belgique (Province de Namur) ;
    • Thuin Belgique (Province de Hainaut) ;
    • Châtelet (Belgique) (Province de Hainaut) ;
    • Saint-Loup-Géanges Saône-et-Loire ;
    • La Vernéa de Contes (commune de Contes, Alpes-Maritimes) ;
    • Callosa de Segura (Province d'Alicante en Espagne) ;
    • Palmi (Italie) ;
    • Noci (Italie) ;
    • Modugno (Italie).
    • Valenzano (Italie).

     

     

    Bâton de procession de la corporation des mégissiers dont le patron est saint Roch (Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun)

     

    Ainsi que des corps de métier suivants :

    • Chirurgiens ;
    • Ouvriers de la pierre (notamment les tailleurs de pavés de la forêt de Fontainebleau) ;
    • Gens de la terre ;
    • Boulangers ;
    • Mégissiers ou tanneurs de peaux ;
    • Vignerons dans de nombreuses provinces de France ;
    • Maîtres chien (agents cynophiles, éducateurs canins). En cynotechnie militaire, souvent on reprend la phrase « Et par saint Roch, vive la cyno ! » qui vient clôturer un discours avant de commencer un repas ou un pot ;
    • Bateliers de Savonnières (Indre-et-Loire).

    Enfin, il est également le saint patron de la Faculté de pharmacie de Montpellier.

    Attributs

     

    Saint Roch (à droite). Église Saint-Barthélémy de Vaugines

     

    On reconnaît le saint antipesteux Roch à son bâton (le bourdon) qu'il tient à la main. Parfois, il porte une besace, le chapeau et la cape de pèlerin. Un chien se tient à ses côtés avec un ange. Il relève un pan de sa cape pour faire voir la plaie qu'il a à la jambe.

    Liste précise des attributs de saint Roch :

    • Bourdon de pèlerin ;
    • Bubon ou plaie indifféremment fixé en haut à la cuisse gauche ou droite ;
    • Chapeau à larges bords ;
    • Chapelet attaché à la ceinture ;
    • Chien qui tient dans ses crocs le pain qu'il lui apporte ou qui lui lèche ses plaies ;
    • Coquilles Saint-Jacques cousues sur l'habit ;
    • Gourde attachée au bourdon ;
    • Haut-de-chausse baissé sur la jambe gauche ;
    • Pèlerine de voyageur ;
    • Ange soigneur du bubon ou tenant une tablette sur laquelle on lit : Eris in peste palronut (« Tu seras un intercesseur contre la peste ») ;
    • Pestiféré qu'il guérit.

     

    Iconographie, représentation dans les arts

     

    Saint Roch, collection Musées départementaux de la Haute-Saône

     

    Vers le XVe siècle, saint Roch prit la place de saint Jacques dans de nombreuses églises et chapelles autrefois dédiées à l'apôtre de l'Espagne.

     

    Scènes

    • Le saint distribue ses biens aux pauvres avant de partir en pèlerinage ;
    • Il soigne les pestiférés ;
    • Le Christ désigne saint Roch comme patron à invoquer contre la peste ;
    • Dans une forêt, le saint est réconforté par un ange et ravitaillé par un chien ;
    • Le saint invoque la Vierge pour la guérison des pestiférés ;
    • Le saint en prison, visité par un ange.

    Peintures

    • Jacques Louis David a peint en 1779 Saint Roch intercédant la Vierge pour les malades de la peste, Musée des beaux-arts de Marseille ;
    • Carlo Crivelli : Saint Roch, Wallace Collection, Londres ;
    • Quentin Metsys : Saint Roch, Alte Pinakothek, Munich ;
    • Giorgione : La Vierge à l'Enfant avec saint Antoine de Padoue et saint Roch, (v.1500), Musée du Prado, Madrid.

    Dictons

    On dit :

    • de deux personnes inséparables : « C'est saint Roch et son chien ».
    • ou bien : « Qui aime saint Roch, aime son chien. »
    • de quelqu’un de mal peigné : « peigné comme saint Roch ».
    • « La Saint-Roch annonce le temps d'automne. »
    • « À la Saint-Roch, les noisettes on croque. »
    • « À la Saint-Roch, grande chaleur prépare vin de couleur. »
    • pour les laboureurs : « Après la Saint-Roch, aiguise ton soc et chausse tes sabots » car le moment est venu pour eux de préparer les labours pour les semailles d'automne.
    • de deux personnes qui toujours se suivent : « Qui voit saint Roch, voit bientôt son chien ».
    • s'il pleut à la Saint-Roch les truffes pousseront sur le roc.
    • « Oncques pluye ne fict tord à la grand saint Roch en Retord »

    Reliques

    Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort (avant 1391) lui consacra une fête.

    Sa dépouille mortelle, gardée dans l'église qui lui est aujourd'hui dédiée, fut volée, ou fit l'objet d'une transaction, en février 1485 (à l'exclusion de deux petits os du bras) et transportée à Venise, où elle est toujours, hormis quelques reliques, dont un tibia, donné au XIXe siècle au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également son bâton de pèlerin.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Roch

     

    Saint Roch

    (Berck, église Notre-dame des sables)

     

     

    Saint Roch, patron des carriers.

    Source

    En savoir plus :

    Saint Roch de Montpellier : http://www.st-roch.com/roch/index.php 

    http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Vosecrits/Correspondants/Jlbru/Stroch/Saintroch.html

     

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