• Saint Rioc, Ermite en Bretagne (7ème s.)

     

     

     

    Saint Rioc (7ème s.)

    Ermite en Bretagne

     

    Saint Rioc, Ermite en Bretagne (7ème s.)

     

    Saint Rioc est un saint breton de l'Armorique, officiellement reconnu par l'Église catholique romaine.

    Hagiographie

    Sa vie est peu connue, la source unique étant la Vie des Saints de la Bretagne Armorique d'Albert Le Grand.

    Vivant au VIe siècle, fils du comte Élorn, qui possédait un château sur les rives du Dourdon (fleuve côtier qui a pris par la suite le nom d'Élorn) près de La Roche-Maurice, Riok, alors âgé de deux ans, fut sauvé des griffes d'un dragon qui s'apprêtait à le dévorer par Derrien et Néventer, deux chevaliers originaires de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) qui rentraient de Terre Sainte en remontant ce fleuve et qui sauvèrent d'abord son père, le comte Élorn qui, désespéré, tentait de se noyer.

    Pour remerciement le comte Élorn livre à la conversion sa femme et son fils Riok à la christianisme, et fait construire l'église de Plounéventer.

    Article détaillé : saint Néventer.

    Après la mort de sa mère, Riok se retira près de Camaret où il vécut en ermite pendant 41 ans. Saint Guénolé, abbé de Landévennec, vient l'y prier de le rejoindre en son abbaye. Il accepte et y finit ses jours en opinion de grande Sainteté.

    Le chanoine Thomas qui a annoté pour l'édition de 1901, les travaux d'Albert Le Grand mentionne de ne pas confondre le Riok sujet de cet article avec celui, jeune moine, mentionné dans la vie de Saint Guénolé. Lequel aurait ressuscité sa mère avec de l'eau bénite que ce dernier lui avait fourni.

    Article détaillé : Camaret-sur-Mer.

    Riok a été déclaré "saint" officiellement en 633 par saint Budoc, troisième archevêque de Dol, métropolitain de Bretagne Armorique.

     

    Ses traces dans la Bretagne actuelle

    • Riec-sur-Bélon : le toponyme provient de ri ("roi" en langue bretonne). "Riok" serait donc en fait le "roi Ok".

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Riok

     

    Il était fils du roi d'Elorn, qui demeurait dans le pays de Léon, au lieu appelé maintenant Traon-Elorn.

    En reconnaissance d'un service reçu, le roi permit à saint Derien et à saint Neventer d'instruire dans la religion chrétienne les membres de sa famille qui y consentiraient.

    La reine et son fils Rioc furent de ce nombre.

    Mais Elorn, loin de leur bâtir une église, comme il l'avait promis, les persécuta, et ils se retirèrent au château de Joyeuse-Garde.

    Sa mère y passa le reste de ses jours, mourut fort pieusement et fut ensevelie par son fils. Il était alors âgé d'environ seize ans.

    Ayant vendu tout ce dont il pouvait disposer, il en donna l'argent aux pauvres.

    Il choisit pour sa retraite un rocher dans la mer, à la côte de Cornouaille, vers l'embouchure de la baie de Brest, au rivage de la paroisse de Kamlet, lien entièrement désert et écarté, ceint de la mer de toute part, hormis aux marées basses.

    Il entra en cette solitude environ l'an 552, et y demeura quarante et un ans, tout le temps que Conan Mériadec conquit et subjugua l'Armorique, jusqu'au règne du roi Grallon, qui donna le gouvernement du comté de Léon à Fragan.

    Celui-ci étant venu résider en son gouvernement, amena avec lui son fils Guénolé, abbé de Landevenec.

    Ayant ouï parler de l'ermite Rioc, l'abbé l'alla visiter dans sa grotte, et, l'ayant salué, il apprit de lui qu'il y avait quarante et un ans qu'il faisait pénitence en ce lieu, vivant d'herbes et de petits poissons qu'il prenait sur le sable, au pied de son rocher ; son origine et son extraction, et toutes les autres particularités de sa vie, que, quand il était monté sur ce rocher, il était vêtu d'une simple soutane, et que ce vêtement s'étant usé à force de temps, Dieu lui avait couvert le corps d'une certaine mousse roussâtre qui le garantissait de l'injure du temps.

    Saint Guénolé, ayant ouï le récit de ces merveilles, fut étonné et en rendit grâces à Dieu ; et voyant saint Rioc vieux et cassé d'austérités et de macérations, il le pria de venir avec lui en son monastère de Landvenec, à quoi l'ermite consentit.

    Saint Guénolé lui donna l'habit des moines de son monastère.

    Il vécut encore quelques années ; après sa mort, il se fit de nombreux miracles à son tombeau, et saint Budoc, troisième archevêque de Dot, en ayant été dûment informé, le déclara saint, environ l'ait 630.

    Comme un grand nombre d'autres saints bretons, saint Rioc est censé avoir tué un dragon : image des efforts qu'a dû faire le christianisme pour déblayer le sol de la Bretagne de toutes les superstitions druidiques.

    Source

     

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