• Saint Pierre. Pape (1 er) et Saint Apôtre (1er s.)

     
     

    Saint Pierre

    Pape (1er) et Saint Apôtre (1er s.)

     

    Saint Pierre. Pape (1 er) et Saint Apôtre (1er s.)

     

     

    Simon, fils de Jonas, aussi appelé Kephas (en araméen) ou Simon-Pierre, est un disciple de Jésus de Nazareth.

    Né au début de l'ère chrétienne en Galilée et mort vers 65 à Rome selon la tradition, il est membre du groupe des Apôtres, parmi lesquels il semble avoir tenu une position privilégiée.

    Il est considéré comme saint par les Églises catholiques, orthodoxes et luthériennes, sous le nom de saint Pierre.

     

    Dans la tradition du catholicisme et de l'orthodoxie, il est le premier évêque de Rome et fonde ainsi dans la tradition du catholicisme la primauté pontificale dont l'actuel pape est le 266e successeur.

    Son personnage a suscité un grand nombre d'œuvres artistiques, en particulier dans l'Occident latin.

    Son nom

    Pierre est le surnom traditionnel d'un personnage qui s'appelle Simon et a reçu de Jésus de Nazareth l'appellation symbolique de Kepha qui signifie « pierre », « roc » ou « rocher » enaraméen.

    Ce terme se traduit par Petros en grec puis Petrus en latin et enfin Pierre en français.

    Ce surnom semble souligner un trait de caractère marquant de ce disciple qui tient une place prééminente dans le groupe des douze apôtres de Jésus.

    Dans les évangiles, outre Simon Kepha, il est aussi appelé Simon Bariona c'est-à-dire Simon fils de Jonas.

    Pierre dans le Nouveau Testament

    Saint Pierre par Guido Reni

    De son vrai nom Simon ou Siméon, fils de Jonas (Simon Barjonas), il est, selon les Évangiles, originaire de Bethsaïde, marié et pêcheur sur le lac de Tibériade en Galilée.

    Avec son frère André, il décide de laisser sa femme et de suivre Jésus (Mt IV,18) qu'il accueillera dans sa maison de Capharnaüm.

    Il recevra de lui le nom de « Képha » (Jn I,42 ; Mc III,16), mot qui signifie en araméen « rocher » traduit par Πετρος, « pierre », en grec, ce qui a donné Petrus en latin, puis Pierre en français, Pietro en italien, Pedro en espagnol, Peter dans les pays germaniques, Piotr en russe, etc.

    Pierre est toujours cité en premier parmi les apôtres (Mc III,16 ; Ac I,13).

    À plusieurs reprises, dans les récits, Jean et Paul reconnaissent son importance.

    Ainsi, il manifeste sa foi au nom de tous les disciples : « Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ?

    Pierre lui répondit : Tu es le Christ. » (Mc VIII,29).

    Selon l'Église catholique romaine, Jésus aurait nommé Pierre comme le fondement de son Église dans l'Évangile de Mathieu : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt XVI,18).

    Pour les orthodoxes, les Églises d'Orient et les protestants c'est la déclaration de Pierre en elle même qui est la première pierre d'un édifice spirituel composée des pierres vivantes (tous les chrétiens) posés sur la grande pierre (rocher) qui est le Christ lui même (1P II,4-5).

    Ainsi, l'origine de la fonction dupape romain est pour ces églises une évolution historique de l'Occident et non pas un fait qui se passe dans le nouveau testament lui même.

    Pierre a assisté et participé à plusieurs miracles ou évènements majeurs de la vie du Christ, comme la Marche sur les eaux (Mt XIV,28-31), la Transfiguration, l'arrestation de Jésus, son procès, puis sa Passion.

    Décrit dans les Évangiles comme enthousiaste, emporté, mais parfois hésitant et faillible, il abandonne Jésus pendant la Passion malgré l'assurance qu'il avait manifestée auparavant : « Si tous viennent à tomber, moi je ne tomberai pas » ((Mc XIV,29).

    Il a regretté amèrement ce reniement : « Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait. » (Mc XIV,72).

    À l'annonce par Marie de Magdala que le tombeau de Jésus avait été trouvé vide, il fut le premier à y entrer, Jean lui ayant laissé la préséance (Jn XX,5s ; Jn XXI,7).

    Par la suite, il bénéficia avant les douze d'une apparition du Christ ressuscité (1Co XV,5).

    Lors de la dernière apparition du Christ à ses disciples, il est réhabilité par Jésus suite à sa négation et re-instauré dans la mission d'être un des pasteurs de l'Église : « Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Fais paître mes brebis. » (Jn XXI,15-17).

    Les Actes des Apôtres le montrent comme un des principaux dirigeants de la communauté chrétienne.

    Après la Pentecôte, c'est lui qui prend la parole et commence la prédication du message chrétien.

    Lors du concile de Jérusalem, il prend position en faveur de l'admission des païens dans l'Église sans leur imposer les prescriptions mosaïques telles que lacirconcision ; cependant Paul lui reprochera de ménager le point de vue des judaïsants menés par certains chrétiens juifs de la communauté de Jacques le mineur, « frère du Seigneur », chef de la communauté de Jérusalem soit le premier évêque de la première communauté chrétienne (Ac XXI,18) : « Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il s'était donné tort.

    En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens ; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l'écart, par peur des circoncis.» (Ga II,11-12).

    Lors du premier concile de Jérusalem, Pierre reconsidère son erreur et ouvre le débat en défendant clairement les thèses de Paul de ne pas imposer les prescriptions mosaïques aux chrétiens païens. Jacques le mineur chef administratif de la communauté (le premier évêque chrétien) clôture le conseil et donna raison à Pierre et Paul. Les chrétiens d'origine païenne sont libérés depuis de suivre les traditions juives.

    Après le Conseil de Jérusalem, les Actes ne disent plus rien de sa vie.

    La tradition du martyre à Rome

    Le Crucifiement de saint Pierre par le Caravage

    La tradition de l'Église catholique attribue à Pierre la direction de l'Église d'Antioche.

    Premier évêque de cette ville, une fête de « la chaire de saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVe siècle. Il serait resté sept ans à Antioche.

    Le séjour de Pierre à Rome est apparemment attesté par la Première épître de Pierre : « L’Église des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils. » (1P V,13) sous réserve d'admettre que le mot Babylone désigne de façon péjorative Rome en tant que ville corrompue et idolâtre, image familière aux lecteurs de la Bible.

    Babylone existait toujours à l'époque et, bien qu'elle eût perdu sa splendeur passée, elle était un centre important du judaïsme. 

    Marc, qui est cité dans le verset, est l'auteur du deuxième évangile et a été l'interprète fidèle de Pierre, d'après Jean le Presbytre cité par Eusèbe de Césarée.

    Mais il n'est pas sûr que la Bible désigne par "Babylone" la ville de Rome dans le passage en question.

    Dans 1 Pierre 5:13, Pierre dit qu'il est à "Babylone" : on a supposé qu'il s'agissait de Rome. Mais il pourrait s'agir de la vraie Babylone, la ville de Chaldée, où Pierre édifiait la nombreuse communauté juive, descendante de l'exil du VIe siècle av. J.‑C..

    Quand Paul écrit de Rome, il dit "Rome" et non pas "Babylone".

    Dans l'Apocalypse, Jean lui aussi donne le vrai nom de la ville d'où il écrit "Patmos". Car c'était l'usage des écrivains de mentionner clairement la ville d'où ils écrivaient. Quand Jean parle de Babylone dans l'Apocalypse, c'est dans le but de l'associer avec la Babylone des prophètes de l'Ancien Testament.

    De Babylone de Chaldée, Pierre adresse ses épîtres aux chrétiens d'Asie, "dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie" (1 Pierre 1:1).

    Plusieurs textes antiques font allusion au martyre de Pierre, ainsi qu'à celui de Paul, qui se seraient produits lors des persécutions ordonnées par Néron, notamment dans l'enceinte du Circus Vaticanus construit par l’empereur Caligula, situé sur la colline Vaticane, à l'emplacement approximatif de l'actuelle Basilique Saint-Pierre.

    Ainsi, une tradition immémoriale place même ce martyre : inter duas metas - entre les deux bornes - de la spina (pour l'explication des termes « metas » et « spina », voir l'article : Cirque romain).

    Le plus ancien de ces textes, la Lettre aux Corinthiens de Clément de Romedatée de 96, ne cite pas explicitement de lieu, même s'il y a diverses raisons pour penser qu'il s'agit de Rome.

    Une vingtaine d'années plus tard, une lettre d'Ignace d'Antioche aux chrétiens de Rome comporte ces mots : « Je ne vous donne pas des ordres comme Pierre et Paul ».

    Un passage, de la fin du IIe siècle, cité par Eusèbe de Césarée, indique qu'à un certain Proclus, qui se vantait que sa patrie possédait la tombe de l'apôtre Philippe, le Romain Gaïus a répondu : « Mais moi, je puis te montrer les trophées des saints apôtres. En effet, si tu veux te rendre au Vatican ou sur la voie d'Ostie, tu trouveras les trophées de ceux qui ont fondé cette Église. » ; le mot « trophée », du grec τροπαιον, monument de victoire, dans le contexte, désignerait ici les tombes de Pierre et Paul. C'est en tout cas sur ces sites que seront édifiées au IVe siècle les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-hors-les-murs qui leur sont dédiées.

    Eusèbe rapporte aussi les témoignages de Denys de Corinthe et de Zéphyrin de Rome.

    Clément de Rome affirme que son martyre serait dû à une « injuste jalousie » et à la dissension entre les membres de la communauté chrétienne : il y eut vraisemblablement dénonciation. Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, il aurait été crucifié la tête vers le sol.

    Le tombeau de saint Pierre au Vatican : les fouilles archéologiques

    Relique de Pierre dans la Basilique Saint-Pierre de Rome

    La tradition localise la tombe de Pierre sur l'emplacement d'une nécropole située au nord du Circus Vaticanus, dont elle était séparée par une route secondaire : la via Cornelia.

    L'empereur Constantin y fit édifier une première basilique (occupant le site de l'édifice actuel) et dont l'abside fut construite autour de l'emplacement de la tombe, cela malgré les difficultés considérables du terrain, à flanc de colline, obligeant à d’énormes travaux de terrassement, et bien qu'il ait fallu modifier un cimetière.

    Les fouilles qui ont été effectuées au XXe siècle dans les Grottes du Vatican, ont mis en évidence, au-dessous de l'autel et à la verticale exacte du sommet de la coupole, un monument cultuel au-dessus d’une tombe, trouvée vide, du premier siècle (tombe thêta). Ce mémorial, qui serait le « trophée de Gaïus », est inclus dans un monument d'époque constantinienne.

    Sur l'un des murs de soutien (mur rouge) a été incisé un graffito dont subsistent les quatre caractères grecs ΠΕΤR, c’est-à-dire les quatre premières lettres du nom de Pierre, et au-dessous EN(I), ce qui serait, selon Margherita Guarducci, la forme abréviative de εν εστι, mot à mot « dedans est ». Jérôme Carcopino, qui défendait l'hypothèse d'un transfert temporaire des reliques lors de la persécution de Valérien, lisait au contraire EN(Δ), ενδει « il manque ».

    Une cachette aménagée sur un mur perpendiculaire (mur G) contenait les ossements d'un individu de sexe masculin âgé de soixante à soixante-dix ans, mais qui ne permettent pas de tirer de conclusion.

    Le pape Paul VI annonce, en 1968, après avoir pris connaissance des études scientifiques réalisées, qu'il doit s'agir selon toute probabilité des restes du corps de saint Pierre.

    Rome, « Siège de Pierre »

    File:San Pudenziana.040.JPG


     
    Saint Pierre trônant, tenant les clefs du salut des âmes et du Paradis
     

    Dans les Évangiles, aucun exégète ne conteste l'importance de Pierre par rapport aux autres disciples de Jésus ; en revanche, dans les Actes suivant, ce n'est pas Pierre mais plutôt Paul qui fasse figure de tête spirituelle de la naissante église pagano-chrétien. Sinon, le séjour de Pierre et son martyre à Rome sont « quasi certains » comme disait l'exégète protestant Oscar Cullmann. Ainsi, l'importance de Pierre est reconnue par tous les chrétiens. Les difficultés entre les confessions chrétiennes, et en particulier entre catholiques et orthodoxes, sont dues à la définition exacte entre importance et prééminence : pour les catholiques, ils s'agit d'une primauté de juridiction, alors que pour les orthodoxes — mais aussi pour les anglicans, il ne s'agit que d'une primauté d'honneur, soit d'une haute importance. Pour les protestants aussi, seulement "l'importance" est reconnue. La problématique principale est que la notion de prééminence est un concept issu de la tradition orale catholique des IIIe et IVe siècles, elle n'est pas présente ni dans les écritures, ni dans les traditions des deux premiers siècles. Pierre est clairement le principal porte-parole de la première communauté chrétienne. Il a eu l'honneur de démarrer et guider les premiers pas de la communauté, mais par la suite il n'y a pas d'évidence d'un rôle de chef administratif ou spirituel. Jacques le mineur devient le premier évêque de l'église primitive et Paul le théologien l'artisan de la théologie ecclésiastique. Selon les traditions syriaques du premier et deuxième siècle, Pierre aurait été attaché géographiquement à l'église d'Antioche à 30 km au nord de Jérusalem où Barnabas était l'évêque fondateur (Actes, 11, 19-26).

    Les protestants et les orthodoxes ne considèrent pas qu'il y aurait une prééminence juridique ou spirituelle ni besoin d'un successeur que ce soit.

    Un des éléments en faveur de la « tradition romaine » de la présence de la tombe de Pierre est l'absence de toute autre revendication de sa tombe par une autre cité antique.

    Les découvertes archéologiques faites au cours du XXe siècle ne peuvent pas apporter de certitude.

    À l'issue d'une campagne de fouilles, une tombe a été retrouvée en 1942 ; il s'agit d'une tombe que les chrétiens du IVe siècle considéraient comme celle de Pierre. Elle fut officiellement reconnue comme telle par le pape Paul VI en 1964.

    Cependant la présence de Pierre à Rome n'est pas évidente dans les Actes des Apôtres. A croire les lettres de Paul (épître de Romains) et les Actes des Apôtres, Paul serait arrivé à Rome avant tout autre apôtre.

    Certains disent que Pierre a été à Rome de l'an 41 à 66 pour une période de 25 ans. Mais dans le livre des Actes des Apôtres (écrit de saint Luc) que Pierre a prêché à Césarée dans la maison de Corneille à une distance de 2 900 km de Rome. Un peu plus tard à environ l'an 44 (Actes 12) Pierre a été jeté en prison à Jérusalem par Hérode mais il a été délivré par un ange. De l'an 46 à 52 nous lisons dans le chap. 13 qu'il était à Jérusalem. Autre détail, Saul s'est converti en l'an 34 et il est devenu Paul dans Actes chap. 9. Paul nous dit (épître aux Galates) que trois ans plus tard, il est descendu à Jérusalem pour voir Pierre. Galates 1:18 et, en l'an 51 ce qui fait 14 ans plus tard, il était encore à Jérusalem Galates 2: 1-8. Après cela Paul a rencontré Pierre à Antioche (Galates 2:11). Les évidences sont abondantes, la vérité venant des Écritures montre clairement que Pierre est toujours demeuré dans les environs de Jérusalem, au moins jusqu'en 52. Dans ce temps-là, se déplacer sur une distance de 3 000 km prenait des semaines.

    Par contre, dans le texte des Actes suivant, il semble qu'aux yeux des autorités juives, ce n'est pas Pierre mais plutôt Paul qui fasse figure de chef de file de la "secte" des chrétiens : "Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui sème la discorde parmi tous les Juifs répandus dans le monde, et qui est le chef de la secte des Nazaréens", Actes 24:5. La scène se passe à Césarée, en Samarie. Où est Pierre à ce moment-là ? Peut-être à Rome ?

    S'il y eut un Pierre à Rome, ce fut au moins Simon le magicien. Ceci est confirmé par l'Encyclopédie catholique. [1] qui s'avère être un hérétique.

    Mais un voyage de Pierre à Rome est cependant possible puisque saint Paul l'a fait lors de son voyage de captivité et que même avant cela, il projetait d'aller en Espagne en passant par Rome. Ce qui était possible à Paul l'était certainement pour Pierre.

    Rome n'était pas pour les premiers chrétiens la destinée finale de l'église, d'ailleurs nous ne trouvons nulle part ce concept dans le Nouveau Testament. Rome était bien la capitale de l'empire et le symbole du paganisme donc un lieu important à évangéliser. Mais Jérusalem restée la ville sacrée des premiers chrétiens, d'ailleurs Paul y retourne après chaque voyage pour adorer au temple (même s'il n'a jamais encouragé les nouveaux pagano-chrétiens à faire de même). Le Nouveau Testament ne contient aucune référence à une quelconque centralisation juridique ou administrative. Chaque communauté était autonome avec une organisation locale. Rome devient une capitale chrétienne vers le IV siècle seulement.

    Les écrits attribués à Pierre

    Textes canoniques

    Dans le Nouveau Testament, deux textes sont attribués à Pierre : la Première et la Deuxième épître de Pierre. Leur auteur s'identifie nettement au premier apôtre : l'incipit de la première épître est « Pierre, apôtre de Jésus-Christ » (1P I,1), renforcé dans le corps de la lettre par les mots « témoin des souffrances du Christ » (1P V,1), et celui de la deuxième « Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ » (2P I,1). Il y a cependant des raisons de penser que la deuxième épître n'a pas été composée telle quelle par Pierre. Ce fait ne met pas en cause sa canonicité.

     
    Martyre de saint Pierre par Michel-Ange.Chapelle Paolina du Vatican

    Écrits apocryphes

    Un grand nombre de textes sont attribués à Pierre ou parlent de lui, mais ne sont pas reconnus comme canoniques par les Églises chrétiennes : les Actes de Pierre, dont la fin, dans une version remaniée, constitue la Passion de Pierre (dite du Pseudo-Linus), l’Évangile de Pierre, l’Apocalypse de Pierre, une Lettre de Pierre à Philippe, les Actes de Pierre et André.

    Fêtes de saint Pierre dans les Églises orthodoxe et catholique

    Le crucifiement de saint Pierre parCimabue, Église inférieure de la basilique Saint-François d'Assise

    La Saint-Pierre

    La Saint-Pierre est fêtée par l'Église, aussi bien catholique qu'orthodoxe, le 29 juin, date à laquelle la tradition situe le martyre de Pierre, crucifié la tête en bas dans le circus vaticanus. C'est aussi la Saint-Paul. Paul serait mort le même jour (soit la même année, soit deux à trois ans plus tard, selon les sources), décapité sur la route d'Ostie. L'apôtre des juifs et l'apôtre des gentils sont ainsi unis dans leur mort et leur fête : l'Église y voit un symbole de l'union ecclésiale.

    Chaire de saint Pierre à Antioche

    Le 22 février, la Tradition fête le premier siège épiscopal de Pierre. C'est dans cette ville du Moyen-Orient, à cette époque troisième grande ville de l’empire romain après Rome et Alexandrie, que Pierre ouvre son apostolat vers les gentils. La Tradition y voit aussi le lien intrinsèque qu'il y a entre les Églises latines et orientales. La fête de la chaire de saint Pierre est très ancienne, étant attestée avec certitude à Rome au IVe siècle. Pour autant, ce n'est qu'au XVIe siècle que la « titularisation » du siège est effectuée, avec l'apparition de la deuxième fête en l'honneur du siège pétrinien.

    Chaire de saint Pierre à Rome

    Le 18 janvier, la tradition fête le siège romain du pontife : cette fête, qui semble d'origine gallicane, est adoptée dans le calendrier romain tardivement : elle est fixée par le Pape Paul Ven 1557.

    C'est à cette époque que la fête de février est attribuée au siège d'Antioche. Après la réforme du calendrier qui a suivi le concile Vatican II, les deux fêtes ont été réunies au 22 février.

    Fête de saint Pierre-aux-liens

    Le 1er août dans l'Église catholique et le 16 janvier dans l'Église Orthodoxe sous le vocable « Chaînes de Saint Pierre ».

    Cette fête rappelle l'épisode raconté dans les Actes des Apôtres au chapitre 12 (Ac XII,*) : Alors que Pierre est dans une prison de Jérusalem, un ange vient le délivrer et faire tomber ses liens. Il peut alors, croyant avoir rêvé, revenir chez ses amis, à leur grande surprise.

    Fête de la dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

    Le 18 novembre, les deux grandes basiliques romaines, consacrés à Pierre et Paul sont fêtées ensemble : C'est encore une fois l'occasion pour l'Église d'unir ses deux apôtres.

    Source

    D’abord, il s’appelait Simon. (l’exaucé) Un jour, Jésus lui dit “tu es Pierre et sur cette Pierre, je bâtirai mon église”. Il s’appella alors Pierre. Mais c’est aussi pour ça qu’il est devenu patron des maçons.Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel.

    Mais on l’invoque aussi quand on a mal aux pieds puisque son premier miracle a été de guérir un boiteux. On l’invoque aussi pour pêcher puisqu’il est aussi patron des pêcheurs.

    A ce propos, un poisson porte son nom : le “Saint Pierre”. Edwige Sartori, dans son beau livre sur Saint Pierre (Pierre, Éd. Christine Bonneton; 1985) rappelle une série de légendes concernant l’origine du nom du poisson. Ce serait Saint Pierre qui aurait laissé la marque de ses doigts de part et d’autre du corps du poisson sur lequel on voit nettement deux marques noires.

    Source

    Pierre Saint patron des pêcheurs, des poissonniers et des maçons.

    Source

    En savoir plus :

    http://missel.free.fr/Sanctoral/06/29.php

    http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin29.html

    http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/10/10/15378521.html

     

     

     

    "La primauté de saint Pierre"

    (Berck, église Notre-Dame des Sables)

     

     

    Saint Pierre

    (Berck, église Notre-Dame des Sables)

     

     

     

     

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