• Saint Phocas de Sinope (4ème s.)

     
     

    Saint Phocas de Sinope (4ème s.)

     

     

    Saint Phocas de Sinope (4ème s.)

     

    Phocas de Sinope, appelé parfois Phocas le jardinier, est un martyr reconnu saint par l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe.

    Il est possible que sa vie et sa légende soient en réalité la fusion de trois personnages du même nom : Phocas d'Antioche (martyr noyé dans un bain vers 520), Phocas évêque de Sinope, martyr sous Trajan en 117, et Phocas le jardinier.

    Selon la tradition chrétienne, Phocas était un jardinier vivant à Sinope, au bord de la mer Noire en Turquie, qui nourrissait les pauvres avec ses récoltes et qui a aidé des chrétiens persécutés.

    Au cours des persécutions ordonnées par l'empereur Dioclétien, il a offert l'hospitalité aux soldats chargés de l'exécuter, et proposé de les aider dans leurs recherches.

    Ignorant son identité, les soldats ont accepté l'invitation.

    Pendant la nuit, il a creusé sa propre tombe, a prié pour lui-même, puis au réveil des soldats leur a révélé son nom.

    Ceux-ci ont alors hésité, proposant de mentir à leur commandement et dire qu'ils ne l'avaient pas trouvé, mais Phocas a refusé, présenté son cou pour être décapité.

    Il fut enterré dans la tombe qu'il avait creusée lui-même.

    Tradition

    Les premières traces de son nom sont présentes dans les écrits d'Astérios d'Amasée (vers 400).

    En grec ancien, Phocas signifie phoque, ce qui explique peut-être que Saint Phocas soit le saint patron des marins et pêcheurs.

    Selon la tradition, les marins mettent de côté une part de chaque plat, appelée la portion de Saint Phocas.

    Cette portion est vendue à un des voyageurs, et le prix est remis au capitaine.

    De retour au port, l'argent est distribué aux pauvres en remerciement d'être rentrés sains et saufs.

    Cette tradition dérive probablement d'une tradition plus ancienne de la mer Noire basée sur l'esprit invisible de Klabautermann.

    Saint patron : Jardiniers, ouvriers agricoles, fermiers, marins, navigateurs, hospitaliers.

    Source

    Saint Phocas naquit dans la ville de Sinope, sur les bords de la mer Noire, d'un père nommé Pamphile, constructeur de bateaux, et d'une mère nommée Marie.

    Dès qu'il fut tiré des griffes de l'erreur païenne, Dieu lui accorda, jusqu'à sa mort, la grâce d'accomplir des miracles.

    Il devint par la suite Evêque de Sinope et amena, tant par ses paroles inspirées que par ses miracles, de nombreux païens à la vraie foi.

    Dieu lui révéla de manière toute spéciale que le moment d'affronter le Martyre était venu pour lui.

    Une colombe vint un jour se poser sur sa tête, y déposant une couronne et lui adressant ainsi la parole avec une voix humaine : «Une coupe a été préparée pour toi, tu dois maintenant la boire».

    Il comparut alors devant le gouverneur Africanus et confessa avec audace de Christ vrai Dieu et vrai homme.

    Comme Africanus avait blasphémé le Nom du Christ et fait torturer le Saint, il y eut alors un violent tremblement de terre, qui frappa de mort soudaine le gouverneur et ses soldats.

    Mais à la demande de la femme du gouverneur, le Saint, miséricordieux à l'image de son Créateur, les releva par sa prière.

    Il fut ensuite conduit vers l'empereur Trajan (vers l'an 101), qui le fit écorcher puis jeter dans un bain surchauffé, où le Saint remit son âme à Dieu.

    Après sa mort, Phocas fit encore de nombreux miracles pour ceux qui invoquaient avec foi son secours.

    Source

    Fête le 22 septembre.

     

     

     

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