• Saint Nersès Ier le grand, évêque arménien († v. 373)

     
     

    Saint Nersès Ier le grand († v. 373)

    évêque arménien

     

     

    Saint Nersès Ier le grand, évêque arménien († v. 373)

     

    Nersès Ier le Grand ou Nersès Ier Medz (en arménien Ներսես Ա Մեծ) ou saint Nersès est Catholicos d'Arménie de 353 à 373.

    Fils d'Athanaginès, lui même fils d'Houssik Ier Parthev, il est donc l'arrière-arrière-petit-fils de Grégoire Ier l'Illuminateur.

    Biographie

    Le laïc

    Nersès naît en 326 et a pour père Athanaginès, de la famille des « Grégorides », et pour mère Bambishen (« princesse »), sœur du roi arsacide arménien Tigrane VII.

    Éduqué à Césarée de Cappadoce, il épouse Sandoukht, fille de VardanMamikonian (le chef du parti pro-perse à la cour d'Arsace II d'Arménie), dont il a un fils, Sahak.

    Il est conseiller et chambellan du roi Arsace II.

    Le Catholicos

    Élu à l'unanimité Catholicos en 353 à l'âge de 27 ans, il est consacré à Césarée comme ses prédécesseurs ; cet usage s'arrête cependant avec lui.

    Il convoque probablement aussitôt le premier conseil de l'Église apostolique arménienne à Achtichat, au Taron, qui réorganise celle-ci ; le zoroastrisme et le paganisme y sont interdits, de même que les mariages consanguins ou les anciens rites funéraires, et de nombreuses institutions bénévoles (léproseriesorphelinats, …) sont mises en places, « bases de la “bienfaisance charitable” » en Arménie. Ce conseil marque également l'essor du monachisme arménien.

    En 358, Arsace II l'envoie à Constantinople y chercher son épouse, Olympias, et y négocier quelque privilège fiscal.

    Après son retour, en 359, et selon les historiens Fauste de Byzance et Moïse de Khorène, il critique le roi, qui a assassiné son neveu Gnel, dont Arsace II convoite l'épouse Pharantzem, laquelle n'hésite pas à faire assassiner Olympias ; ces épisodes masquent probablement une opposition entre Nersès et Arsace, qui développe des sympathies arianisantes.

    Le Catholicos est alors éloigné de la cour, où le représente le diacre Khat, et est remplacé par Chahak Tchounak, non consacré.

    Après la mort d'Arsace II et l'occupation perse, son fils Pap est restauré sur le trône arménien en 369 avec l'aide de l'empereur Valens ; il rappelle Nersès, sans que l'on sache s'il s'agit d'un geste de conciliation vis-à-vis de l'Église ou du résultat des pressions en ce sens des nakharark.

    Pap étant arien, la brouille s'installe cependant rapidement : le roi fait ainsi empoisonner le Catholicos, qui meurt le 25 juillet 373.

    En raison de cet assassinat, l'archevêque de Césarée interdit toute ordination d'évêque en Arménie sous les trois Catholicos suivants.

    Houssik II de Manazkert, parfois appelé Chahak et à ce titre confondu avec Chahak Tchounak, quoique de manière peu vraisemblable, lui succède.

    Son fils Sahak Ier Parthevest quant à lui Catholicos d'Arménie de 387 à 439.

    Le saint

    Nersès est considéré comme un saint dès sa mort ; son tombeau, situé près d'Erzurum, est un lieu de pèlerinage jusqu'aux invasions arabes du VIIe siècle.

    Source

     

     

    ← Retour (Les saints par ordre alphabétique) 

    ← Retour (Le calendrier des saints)