• Saint Jean-Joseph de la Croix († 1734)

     
     

     

    Saint Jean-Joseph de la Croix († 1734)

    frère franciscain à Naples

     

    Saint Jean-Joseph de la Croix, frère franciscain à Naples († 1734)

     

    Jean-Joseph de la Croix est né dans l’île d’Ischia, près de Naples, le 15 août 1654.

    Dès son enfance, il faisait preuve d’une piété extraordinaire, et passait de longs temps dans les églises.

    Il aimait les pauvres et leur distribuait tout l’argent dont il pouvait disposer.

    À dix-sept ans il entra chez les Frères Mineurs réformés de st Pierre d’Alcántara.

    On lui confia très vite des responsabilités : à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d’un couvent, et plus tard, ministre provincial des Alcantarins de l’Italie du Sud.

    Ses mortifications étaient extraordinaires et pour s’identifier au Christ de la Passion, il portait une croix d’une trentaine de centimètres munie de pointes, fixés derrière ses épaules, au point d’y creuser une plaie.

    Il se privait volontiers de nourriture et de sommeil.

    Quand il soignait les malades, il priait Dieu de transférer sur lui leurs souffrances.

    Sans jamais interrompre sa prière, il servait les pauvres et les malades.

    Les frères de son entourage affirmaient avoir été témoins de miracles étonnants : prophétie, visions, extases et même bilocation.

    Il mourut à Naples, le 5 mars 1734, et fut canonisé par le pape Grégoire XVI, le 26 mai 1839, en même temps que st Alphonse de Ligori et que ste Véronique Giuliani.

    La réforme liturgique de Vatican II n’a pas retenu la célébration dans le calendrier franciscain.

    Source

    Saint Jean-Joseph de la Croix naquit dans l'île d'Ischia, près de Naples, le jour de l'Assomption, 1654.

    Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.

    Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en Son honneur tous les samedis et aux vigiles de Ses fêtes.

    Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l'argent dont il pouvait disposer.

    A cet âge où l'enfant suit si facilement les premiers mouvements de la colère, on le vit, un jour, se mettre à genoux dans la boue et réciter le Pater pour un de ses frères qui l'avait souffleté.

    C'est à dix-sept ans qu'il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d'Alcantara.

    A dix-neuf ans, il s'acquitta avec succès des missions les plus difficiles; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d'un couvent ; mais il n'accepta jamais les honneurs qu'avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.

    Sa mortification la plus extraordinaire fut une longue croix d'un pied environ, garnie de pointes aiguës, qu'il s'attachait sur les épaules au point qu'il s'y forma une plaie inguérissable.

    Il en portait une autre plus petite, sur la poitrine.

    Rarement il dormait, et pendant trente ans, il s'abstint de toute espèce de liquide.

    Il aimait Dieu d'un ardent amour : "Quand il n'y aurait ni Ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours."

    Sa charité pour les pauvres fut plusieurs fois l'occasion de multiplication de pains ; son dévouement pour les malades le porta à demander à Dieu de faire retomber sur lui les souffrances des autres, demande qui fut quelquefois exaucée.

    Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d'Assise et de saint Pierre d'Alcantara.

    Prophéties, visions, extases, présence en deux lieux à la fois, sont des preuves étonnantes de sa sainteté.

    Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

    Source

     

     

    Image pieuse du saint

     

    Jean-Joseph de la Croix, né le 15 août 1654 à Ischia (au bourg du Pont) et mort le 5 mars 1734 à Naples, est un prêtre de l'ordre des frères mineurs proclamé saint le 26 mai 1839 par le pape Grégoire XVI.

    Sa mémoire liturgique est le 5 mars.

    Biographie

    Il naît à Ischia sous le nom de Carlo Gaetano Calosirto, le 15 août 1654, fils d'un gentilhomme, Giuseppe Calosirto, et de son épouse, née Laura Gargiulo.

    Il fréquente sur l'île l'école des Pères augustins et choisit à l'âge de quinze ans la voie religieuse en entrant chez les franciscains déchaux de la réforme alcantaraine au couvent Santa Lucia Vergine al Monte de Naples.

    Il prend le nom de religion de « Jean-Joseph de la Croix » et fait son noviciat sous la direction ascétique du Père Joseph Roblès. En janvier 1671, il est envoyé avec onze autres frères (dont il est le plus jeune) au sanctuaire de Santa Maria Occorrevole à Piedimonte d'Alife, où l'on construit un couvent et où il devient prêtre le 18 septembre 1677.

    L'ordination a lieu en l'église Santa Maria Maggiore.

    Pendant son séjour permanent à Piedimonte, il fait construire dans un bosquet caché des regards un petit ermitage sous le nom de « La Solitude », qui est encore aujourd'hui un lieu de pèlerinage.

    Dans cet ermitage, il peut prier dans le silence.

    Ces mêmes années, il dirige aussi le noviciat, puis il devient gardien (c'est-à-dire supérieur) du couvent de Piedimonte et prend part à la construction du couvent du Granatello dans le quartier des Portici à Naples.

    Au début du XVIIIe siècle, l'ordre des franciscains subit une forte tempête due à des dissensions chez les alcantarains, provenant en grande partie d'Espagne, qui s'opposent aux franciscains italiens.

    Cela provoque la séparation en deux groupes nationaux, avec l'approbation papale.

    Les Espagnols obtiennent le couvent de Sainte-Lucie-du-Mont (Santa Lucia al Monte) et celui du Petit-Grenat (Granatello).

    Le Père Jean-Joseph, nommé à la tête des franciscains italiens, doit donc se confronter à de multiples difficultés posées par ses confrères espagnols, bien plus puissants.

    Jean-Joseph réclame à environ deux cents frères un respect plus strict de la règle et réorganise les études.

    Après son mandat, le cardinal Pignatelli le charge d'appliquer cette interprétation de la règle à une soixantaine de monastères et maisons de l'archidiocèse de Naples, tandis que le cardinal Caracciolo fait de même pour son diocèse d'Aversa.

    De plus, Jean-Joseph de la Croix se fait une réputation en tant que directeur de conscience auprès d'ecclésiastiques célèbres ou d'aristocrates illustres, dont saint Alphonse de Liguori, futur fondateur des rédemptoristes, ou le jésuite saint François de Geronimo.

    Il est crédité de divers charismes, comme d'apparitions mariales, d'apparitions de l'Enfant Jésus, d'extases, du don de la lecture des cœurs et de vues prophétiques.

    Il s'imposait des jeûnes et des mortifications très austères.

    Le 22 juin 1722, les deux branches alcantaraines sont de nouveau réunies par décret pontifical et le couvent Sainte-Lucie retourne aux frères italiens.

    C'est là que le Père Jean-Joseph de la Croix meurt, le 5 mars 1734, après y avoir vécu douze ans.

    Sa tombe, dans l'église du couvent, devient rapidement un lieu de dévotion des Napolitains.

    Il est béatifié le 24 mai 1789 par Pie VI et canonisé le 26 mai 1839 par Grégoire XVI avec quatre autres saints de cette époque de rayonnement catholique napolitain : saint François de Geronimo, saint Alphonse de Liguori, saint Pacifique de San Severino et sainte Véronique Giuliani.

    L'évêque d'Ischia, Mgr Filippo Strofaldi, a obtenu que la dépouille du saint soit transférée de Sainte-Lucie-du-Mont au couvent franciscain de l'île.

    Culte

     

    Châsse contenant les reliques de saint Jean-Joseph de la Croix

     

    Le 4 octobre 1779, le pape Pie VI en exalte les vertus à Santa Maria in Aracoeli et le proclame bienheureux à la basilique Saint-Pierre, le 24 mai 1789.

    Il est canonisé par Grégoire XVI le 26 mai 1839.

    Source :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Joseph_de_la_Croix

     

    En savoir plus :

    http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/03/04/5-mars-saint-jean-joseph-de-la-croix-franciscain-1734.html

     

     

     

     

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