• Saint Jacques le Mineur. Un des douze apôtres du Christ (1er s.)

     
     

    Saint Jacques le Mineur

    Un des douze apôtres du Christ (1er s.)

     

    Saint Jacques le Mineur. Un des douze apôtres du Christ (1er s.)

    Saint Jacques le mineur et saint Philippe

     

     

    Jacques, fils d'Alphée, du grec Ἰάκωβος ὁ τοῦ Ἁλφαίου, fait partie des apôtres de Jésus.

    Il est aussi appelé Jacques le mineur, par opposition à l'autre apôtre Jacques de Zébédée dit Jacques le Majeur, frère ainé de l'Apôtre Jean. 

    Fête le 1er mai en Occident, et le 9 octobre en Orient.

     

    Il est souvent assimilé en Occident à un personnage que l'Orient considère comme un troisième Jacques du Nouveau Testament, Jacques le Juste, le frère de Jésus.

     

    Il serait le fils d'Alphée, nom traduit du grec Alphaios, de l'araméen alpay, lui-même parfois assimilé avec Clopas (de l'araméen qelopa, transposition du grec Kleopatros), ce qui est très discuté.

    D'après l'Évangile de Marc (2.14), Matthieu (apôtre) serait aussi fils d'un Alphée.

    Occurrences néotestamentaires

    • Matthieu X,3 « Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée » ;
    • Marc III,18 : « André ; Philippe ; Barthélemy ; Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alphée ; Thaddée ; Simon le Cananite » ;
    • Luc VI,15 : « Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alphée ; Simon, appelé le zélote » ;
    • Actes des apôtres I,13 : « Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire ; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques ».

    L'un des apôtres appelés Jacques

    Jacques le Mineur (ou le Petit) est souvent en Occident identifié à Jacques le Juste, « frère du Seigneur » (éventuellement cousin, la question est controversée) : « N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?  » (Mc 6,3). La tradition orientale en revanche distingue trois Jacques : le fils de Zébédée, le fils d'Alphée et le Juste, le frère du Seigneur et premier archevêque de Jérusalem. Le qualificatif de « Mineur » a pu traduire une volonté du courant majoritaire de minimiser le courant judéo-chrétien dont Jacques le Juste était le chef.

    Il est aussi parfois compris comme étant Jacques, fils d'Alphée, un des apôtres : « Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée  » (Mt 10, 3). Ce qui implique que le nom d'« Alphée » soit assimilable à celui de « Clopas », ce qui est très discutable.

    Quant au qualificatif de « Majeur » désignant Jacques, fils de Zébédée, il est utilisé dans le sens de mot « aîné », car ce dernier était le frère aîné de Jean, un apôtre de Jésus de Nazareth : « Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère  » (Mt 10, 2 )

    Premier Patriarche de Jérusalem

    Eusèbe de Césarée le désigne comme le premier évêque de Jérusalem, prédécesseur de Siméon Ier.

    Source

    Saint Jacques, dit le Mineur, fils d'Alphée et frère de Jude, originaire de Nazareth, était un parent du Seigneur et fut le premier évêque de Jérusalem, à la demande expresse de Jésus si l'on en croit saint Jérôme et saint Epiphane.

    Il fut favorisé d'une apparition spéciale du Sauveur ressuscité dont saint Paul se fait l'écho, et dans laquelle, selon saint Clément d'Alexandrie, lui fut communiqué de manière particulière le don de science.

    Evêque de Jérusalem, il jouit d'un prestige particulier et d'une autorité considérable : c'est à lui que saint Pierre veut que l'on annonce d'abord sa délivrance ; c'est lui qui contrôle la doctrine et la mission de Paul ; c'est lui qui au concile de Jérusalem, résume le discours de Pierre et règle ce qui doit être observé lors de la conversion des païens ; c'est encore chez lui que Paul, lors de son dernier voyage à Jérusalem, rend compte de sa mission. Il est enfin l'auteur de l'épître de saint Jacques.

     

    Saint Jacques le Mineur. Un des douze apôtres du Christ (1er s.)

    Martyr de saint Jaques le mineur

     

    L'historien juif Flavius Josèphe et Eusèbe de Césarée mentionnent son martyre par lapidation.

    Recopiant Hégésippe, Eusèbe de Césarée et saint Jérôme écrivent : « Il a toujours conservé sa virginité et sa pureté entière. Nazaréen, c'est-à-dire consacré à Dieu dès sa naissance, il ne coupa jamais ses cheveux ni sa barbe, n'usa ni de vin, ni bains, ni d'huile pour oindre ses membres, ne porta point de sandales, n'usa pour ses vêtements que du lin. Ses prostrations à terre dans la prière étaient si fréquentes que la peau de ses genoux s'était endurcie comme celle du chameau. Son éminente sainteté lui valut le surnom de Juste par excellence. »

    Hégésippe dit que Jacques fut enterré près du Temple, sur le lieu même de son martyre (précipité du Temple, puis lapidé et achevé par un foulon qui lui fracasse le crâne). Il est souvent figuré en évêque de Jérusalem ; son attribut est le bâton de foulon, instrument de son supplice.

    Si l’on ne sait pas grand chose du culte que l’on rendit primitivement à saint Philippe, en revanche, on sait que l’on montrait à Jérusalem, au IV° siècle, la chaire épiscopale de saint Jacques que l’on vénéra plus tard à l’église de la Sainte-Sion.

    Au VI° siècle, une église de Jérusalem passait pour avoir été construite sur l’emplacement de la maison de saint Jacques.

    Les plus importantes reliques des corps de saint Philippe et de saint Jacques dont on célèbre aujourd'hui la translation, sont à Rome, dans la crypte de la basilique des Saints-Apôtres.

    De nombreuses églises disent posséder des reliques de saint Jacques le Mineur, telle la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse, Saint-Zoïle de Compostelle, l’église des Jésuites d’Anvers, Saint-Etienne de Forli, la cathédrale de Langres, Saint-Corneille de Compiègne ...

    Avec des reliques de saint Jacques, Saint-Sernin de Toulouse afffirme posséder des reliques de saint Philippe dont la cathédrale d’Autun dit avoir hérité de Cluny une partie du chef dont le reste fut distribué entre Notre-Dame de Paris et la cathédrale de Troyes.

    Florence assure avoir un bras de saint Philippe.

    Les traces parisiennes du culte de saint Philippe et de saint Jacques, dont on célèbre aujourd'hui la translation des reliques à Rome, dans la basilique des Saints-Apôtres, semblent assez tardives.

    L'abbaye Saint-Maur-des-Fossés possédait dans son trésor une partie du chef de saint Philippe rapportée de Constantinople vers 1245, comme l'attestait un acte conservé dans les archives.

    D'autre part, le duc Jean de Berry, oncle du roi Charles VI, avait donné aux chanoines de Notre-Dame de Paris une relique du chef de saint Philippe.

    Etant malade dans son hôtel de Nesle, il demanda que cette relique lui fût apportée en procession, le premier mai, par les chanoines revêtus de chapes de soie, tenant chacun un rameau de bois vert et l'église semée d'herbe verte.

    Il y avait à Notre-Dame une chapelle Saint-Philippe et Saint-Jacques.

    Sans que l'on s'explique comment, la chapelle de l'hôpital Saint-Jacques-du-Haut-Pas, devenue église succursale pour les habitants du faubourg (1566), d'abord mise sous le patronage de saint Jacques le Majeur, passa, lors de sa reconstruction, sous celui des saints apôtres Jacques, fils d'Alphée, et Philippe ; la première pierre fut posée le 2 septembre 1630 par Gaston d'Orléans, en présence de Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris.

    C'est là que seront inhumés l'abbé de Saint-Cyran et la duchesse de Longueville.

    Dans le quartier alors misérable du Roule, il y avait un hospice qui appartenait aux employés de la Monnaie,  dont la chapelle, dédiée à saint Philippe et à saint Jacques le Mineur, restaurée en 1636 et 1642, fut érigée en église paroissiale le 1° mai 1699.

    Erigé en faubourg en 1722, le Roule qui était alors « de tous les faubourgs de Paris (…) le plus négligé et le plus malpropre » fut peu à peu nettoyé puis, à partir de 1750, transformé par la construction de beaux hôtels dont celui de la marquise de Pompadour qui deviendra le palais de l’Elysée.

    L'église paroissiale qui menaçait ruine fut détruite en 1739 pour faire place à une nouvelle église ; en attendant, le culte se faisait dans une grange.

    Le 14 août 1741, Louis XV donna un terrain de l’ancienne pépinière du Roule, en face de l’ancienne église, pour y construire une église, un presbytère et un cimetière.

    Ce premier projet fut abandonné au profit d’un nouvelle construction sur l’emplacement de l’ancienne église.

    Si les plans furent dressés par Jean-François Chalgrin en 1765, la construction de Saint-Philippe-du-Roule ne commença qu’en 1774 et dura une dizaine d’années.

    Le maître-autel fut consacré le 30 avril 1784. Maintenue comme paroisse après la Constitution civile du Clergé (1791), Saint-Philippe-du-Roule fut fermée en 1793, puis mise à la disposition des Théophilanthropes, et enfin rendue au culte catholique le 8 juin 1795.

    Cette église qui avait été agrandie en 1845 et consacrée le 13 novembre 1852, fut vidée de la plupart de ses tableaux entre 1960 et 1970.

    Source

    Il est patron des chapeliers car il été martyrisé avec un bâton de foulon qui servait à tourner les tissus dans la cuve de teinture.

    Source

    En savoir plus : 

    http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/01/1er-mai-saint-jacques-le-mineur-saint-philippe-apotres-ier-s.html

    http://alexandrina.balasar.free.fr/jacques_le_mineur.htm

     

     

     

     

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