• Saint Grégoire de Tours Evêque († 595)

     
     

    Saint Grégoire de Tours († 595)

     

    Saint Grégoire de Tours Evêque († 595)

     

    Grégoire de Tours, ou Georgius Florentius Gregorius (Georges Florent Grégoire), à Clairmont (aujourd'hui Clermont-Ferrand) vers 539 et mort à Tours en 594, fut évêque de Tours, historien de l'Église, des Francs et de l'Auvergne.

    Biographie

    Il est issu, par son père Florent (Florentius), d'une famille aristocratique arverne : son père et son grand-père Georgius (ou Georgins) avaient été sénateurs, et son oncle paternel Gallus ou saint Gal Ier, évêque de Clermont.

    Par sa mère, il est apparenté aux évêques de Lyon Sacerdos et saint Nizier d'une part, et aux évêques de Langres Grégoire et Tetricus d'autre part. C'est d'ailleurs de Grégoire de Langres qu'il tient son troisième nom, celui par lequel il est connu.

    Son père meurt jeune. Élevé par sa mère près de Cavaillon, puis successivement par son oncle Gal († 551) et par l'archidiacre Avit à Clermont, Grégoire achève son éducation auprès de son oncle Nizier, à Lyon où il est envoyé en 563.

    Durant sa jeunesse, il est sujet à divers maux : un pèlerinage sur le tombeau de saint Martin à Tours (en 562 ou 563) l'aurait, d'après la légende, guéri de l'un d'entre eux.

    Peu après, il est ordonné diacre et réside à la basilique Saint-Julien, à Brioude. Il y vit jusqu'à son élection comme évêque de Tours, en 573, probablement à l'instigation de la reine Brunehilde et du roi d'Austrasie, Sigebert Ier.

    Succédant à son cousin maternel Euphrone dans cette dignité, Grégoire prend alors en charge l'un des plus importants sièges épiscopaux de Gaule.

    Durant son épiscopat, il est gêné par les querelles des souverains francs, qu'il n'hésite pas à fustiger.

    Il tient notamment tête au roi Chilpéric Ier, puis à la reine Frédégonde qu'il accuse d'être responsable du meurtre de l'évêque Prétextat.

    Il s'éteint à Tours, peut-être le 17 novembre 594.

    Selon Bruno Dumézil, les arguments en faveur de cette date ne sont pas assez solides pour assurer une date exacte et la mort peut être reculée ou avancée d'un an.

    Il est vénéré dans cette ville et dans celle de Clermont.

    Parmi les auteurs antiques que cite Grégoire se trouvent Virgile, Salluste et Pline ; certains des ouvrages qu'il évoque sont aujourd'hui perdus.

    La théologie dont il fait preuve reste simple ; il argumente contre les juifs. Il réfute également l'arianisme.

    Une Vie de Saint Grégoire a été rédigée au Xe siècle par l'abbé Odon de Cluny.

    Œuvres

    Les Dix Livres d'Histoire ou Histoire des Francs

    Le titre originel de l'ouvrage est Dix livres d’histoire (Decem libros historiarum). Il s'agit d'une histoire universelle du monde et de l'Église, écrite dans une perspective eschatologique, de la Genèse aux règnes des rois francs, en 572, à laquelle s'ajoute un ensemble de récits de vies de saints gaulois, composés de 574 à la mort de Grégoire et réunis sous le nom de Livre(s) des miracles.

    Le récit accorde une large place à la Gaule mérovingienne, que Grégoire connaît mieux que le reste du monde : cinq des dix livres et le Livre des miracles concernent l'époque de l'auteur. Ce dernier en donne une image plutôt sombre, mettant l'accent sur les conséquences désastreuses du comportement de certains rois, par opposition au comportement de leurs aïeux chrétiens, à commencer par Clovis. C'est à travers l'Histoire des Francs de Grégoire de Tours que nous est parvenue l'histoire du vase de Soissons.

    Pour cette raison, l'œuvre a pu être ultérieurement rebaptisée Histoire des Francs (Historia Francorum) ou Geste des Francs (Gesta Francorum) ou plus simplement Chroniques (Chronicae). Elle fait en tous cas de Grégoire de Tours le père d'une « histoire nationale » des Francs, le principal historien des Mérovingiens et la source majeure dont nous disposons sur leurs règnes.

    Par la suite, l’Histoire des Francs a pu servir d'inspiration à d'autres chroniqueurs, notamment à Bède le Vénérable dans son Histoire ecclésiastique du peuple anglais (Historia ecclesiastica gentis Anglorum). C'est peut-être à cause du livre de Bède, un des plus populaires en Europe durant le Moyen Âge, que celui de Grégoire a reçu en retour l'appellation d'Histoire ecclésiastique des Francs (Historia ecclesiastica Francorum) à .

    L’Histoire des Francs a été continuée durant les siècles suivants par des auteurs inconnus, auxquels ont été donnés les noms de Frédégaire et Pseudo-Frédégaire.

    Editions de l'Histoire des Francs

    L'œuvre majeure de Grégoire de Tours a survécu à travers plusieurs manuscrits du Moyen Âge, dans des versions plus ou moins altérées par rapport à l'original. La première impression est réalisée à Paris en 1561.

    Editions anciennes
    • Grégoire de Tours, Histoire ecclésiastique des Francs, précédée de sa vie écrite au xe siècle par Odon, abbé de Cluny, traduction de Henri-Léonard Bordier, F. Didot, Paris, 1859, disponible en ligne (format PDF) sur le site de la BNF : Tome 1 et Tome 2
    Editions récentes
    • Grégoire de Tours, Histoire des Francs, édition et traduction de R. Latouche, Les Belles lettres, coll. « Classiques de l'Histoire de France au Moyen Âge », Paris, 1963 (tome 1 : Livres I-V) et 1965 (tome 2 : Livres VI-X)

    Autres œuvres

    Voici la liste des autres œuvres attribuées à Grégoire de Tours, à la suite de la liste proposée par François Guizot6 (1787-1874), auteur d'une traduction de l'Histoire des Francs et d'une Notice sur Grégoire de Tours :

    • traité À la Gloire des Martyrs, recueil de légendes en cent sept chapitres, consacré au récit des miracles des martyrs.
    • Sept livres des miracles (Septem libri miraculorum), recueil de récits de miracles auxquels l'auteur a personnellement assisté ou dont les faits lui ont été rapportés. Il est composé des Miracles de l'apôtre saint André, d'un livre sur les Miracles de Saint Julien de Brioude, martyr àBrioude en Auvergne, en cinquante chapitres et de quatre livres des Miracles de Saint Martin de Tours.
    • traité À la Gloire des Confesseurs (In Gloria confessorum), en cent douze chapitres.
    • notices sur les ''Vies des Pères (Vita Patrum), contenant l’histoire de vingt-trois saints ou saintes de l’Église des Gaules, en vingt chapitres.
    • traité sur la Course des étoiles (De cursu stellarum) qui n'a aucun caractère scientifique mais plutôt des prétentions liturgiques où Grégoire tente d'enseigner comment déterminer l'heure des prières et litanies en fonction des astres.

    Les ouvrages suivants sont perdus :

    • Commentaire du Psautier (In psalterii tractatu librum unum) dont seuls quelques fragments sont conservés.
    • traité sur les Offices de l’Église.
    • préface au traité des Messes de Sidoine Apollinaire.
    • traduction latine de la Passion des Sept Dormants d'Éphèse.

    Jugements sur l’œuvre de Grégoire de Tours

    La langue de Grégoire de Tours, éloignée du latin classique, a valu de nombreux jugements péjoratifs à son œuvre.

    Ces préjugés ont été jusqu'à très récemment une des causes de la méconnaissance générale du haut Moyen Âge.

    Cette époque était considérée de façon réductrice comme une période de recul de la civilisation.

    Pour se convaincre de l'acuité et de la précision du style de Grégoire de Tours, on peut se référer au chapitre I du livre VII de l'histoire des Francs, dans lequel Grégoire décrit la mort et le rappel à la vie du moine Salvi, qui sera plus tard évêque d'Albi puis canonisé après sa mort.

    La description du miracle par Grégoire de Tours reprend très exactement la description clinique d'une Expérience de mort imminente étudiée par les médecins contemporains, montrant bien que le texte n'est pas une affabulation hasardeuse d'un auteur crédule, prompt à crier au miracle, mais bien un témoignage factuel, qui valide la valeur de l’œuvre, rassure sur la fiabilité l'historien et conduit le lecteur à un autre regard sur le fait religieux.

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Tours

     

    Par son aïeule paternelle, Léocradie, Grégoire descendait de Vettius Epagathus qui fut un des martyrs de Lyon, et, par sa mère, Armentaire, il était un arrière-petit-fils de saint Grégoire qui fut évêque de Langres. Fils du sénateur Florent, il naquit à Clermont le 30 novembre 539.

    A cinq ans, il fut confié à son oncle paternel, saint Gal, évêque de Clermont, et, dès ce temps-là, il paraissait si saint que son cousin Nizier, saint évêque de Lyon, le regardait comme un saint et un prédestiné ; en effet, dans son enfance, instruit en songe par un ange, il guérit deux fois son père des maux dont il était tourmenté : une fois, en mettant sous le chevet du lit paternel une tablette où était écrit le nom de Jésus, et une autre fois, à l'exemple de l'ange Raphaël, dans le livre de Tobie, par l'odeur du foie d'un poisson qu'il fit rôtir.

    Étant lui-même tombé malade, il se fit porter au tombeau de saint Alyre qui fut évêque de Clermont ; n’ayant obtenu aucun résultat la première fois, il promit à la seconde d'entrer dans l'Église et recouvra la santé. 

    En 569, il reçut le diaconat des mains de Cautin, successeur de saint Gall.

    Comme un bourgeois de Clermont qui avait apporté de Tours un morceau de bois détaché du tombeau de saint Martin, ne le gardait pas dans sa maison avec la révérence convenable, tous ses domestiques tombèrent malades.

    Lorsqu’il eut recours à Dieu pour savoir la cause du mal, un visage indigné lui apparut en songe pour lui dire que le peu de respect porté à la relique était la cause de ses maladies qui cesseraient quand il remettrait le précieux dépôt entre les mains du diacre Grégoire.

    Il le fit et il vit l’accomplissement de la promesse. Grégoire visitait alors souvent des religieux pénitents dont la conversation le dégoûta entièrement du monde ; il s’adonna à la prière continuelle et de grandes austérités qui altérèrent tant sa santé que l’on désespéra de le guérir ; il se fit transporter au tombeau de saint Martin où il reçut une parfaite guérison, miracle qui se reproduisit si souvent qu'on eût dit qu'il ne tenait la vie que de ce grand saint.

    Ses fréquents pèlerinages à Tours l’y rendirent si familier qu’après la mort d'Euphrone (4 août 573), malgré sa résistance, selon les vœux du roi Sigebert et de la reine Brunehaut, on l’élit évêque de Tours où, après les guerres qui avaient désolé le pays, les églises étaient ruinées, les mœurs corrompues et la discipline altérée.

    Avec un zèle merveilleux, il fit remédier à tous ces désordres, surmontant les obstacles qu'il trouva d'abord à ses desseins. Il fit restaurer sa cathédrale et fit bâtir d'autres églises.

    Il corrigea dans le peuple un grand nombre d'abus et réforma son clergé. Il avait le don du discernement des esprits dont il se servait utilement pour délivrer ses ouailles de leurs maladies spirituelles ; ainsi,  ayant découvert à deux religieux, Sénoch et Liobard, dont chacun vantait la sainteté, leurs plus secrètes pensées, il les guérit d'une vanité dangereuse qu'ils entretenaient dans leur cœur sans la bien connaître.

    Il secourait  les pauvres plutôt selon la grandeur de sa charité, qui était sans bornes, que selon la force de son bien et du revenu de son évêché.

    Il soutenait avec un courage intrépide les immunités ecclésiastiques et le droit d'asile des temples sacrés contre les plus grands seigneurs et contre les rois eux-mêmes ; ainsi ne voulut-il jamais livrer au roi Chilpéric son fils Mérovée qui s'était réfugié au pied de l'autel de Saint-Martin ; quand le duc Bladaste et le comte Badachaire eurent recours au même asile, il s’en fut trouver le roi Gontran qui, refusant de pardonner, s’entendit dire : 

    Puisque vous ne voulez pas, Sire, m'accorder ce que je vous demande, que souhaitez-vous que je réponde à mon Seigneur qui m'a envoyé vers vous ? Le roi Gontran demanda : Et qui est ce seigneur ? Grégoire répondit en souriant : C'est le glorieux saint Martin, il a pris ces deux princes sous sa protection, et lui-même vous demande leur grâce. Ces paroles touchèrent tellement Gontran qu'il pardonna et fit rendre les biens qu'il avait confisqués.

    Cet excellent prélat ne montra pas moins de constance dans un synode tenu à Paris contre saint Prétextat, évêque de Rouen, qui avait pour partie adverse le roi Chilpéric et la reine Frédégonde (577) ; les autres évêques n'osant pas parler en faveur de l'accusé, de peur de déplaire à la cour, Grégoire eut le courage d'exhorter ceux qui étaient les mieux venus auprès du roi à le persuader de se départir de cette affaire qui ne ferait que lui attirer le blâme des hommes, aussi bien que la colère et les justes vengeances de Dieu ; et comme Chilpéric le fit appeler devant lui pour se plaindre de ce qu'il soutenait un évêque qui lui était désagréable, il lui fit cette excellente réponse : 

    Si quelqu'un de vos sujets s'écarte de son devoir et commet quelque injustice, vous êtes au-dessus de lui pour le châtier ; mais si vous-même vous vous éloignez du droit sentier de la justice, il n'y a personne qui ait le droit de vous punir. Nous donc, à qui Dieu a commis le soin des âmes, nous prenons alors la liberté de vous en faire de très humbles remontrances, et vous nous écoutez si vous voulez ; que, si vous ne nous écoutez pas, vous aurez à répondre à un souverain juge qui, étant le maître absolu des rois, vous traitera selon vos mérites.

    Ce discours n'empêcha certes pas la condamnation de Prétextat, mais comme Frédégonde connut par là la vigueur épiscopale de Grégoire, elle fit ce qu'elle put par des promesses et des menaces pour l'attirer dans ses intérêts.

    Il fut insensible aux uns et aux autres, et, dans l'état déplorable où était alors le pays, troublé par les démêlés de quatre rois, et presque ruiné par les cruautés de deux reines ambitieuses, il sut se maintenir inviolablement dans la défense de la vérité et de la justice.

    Il éprouva néanmoins combien il était dangereux de déplaire à Frédégonde quand, trois ans après l'affaire de saint Prétextat, elle le fit citer devant un synode que l'on tenait à Brenni, près de Compiègne, sous prétexte qu'il avait mal parlé d'elle ; mais, n'ayant aucune preuve contre lui et son serment le purgeant entièrement, elle fut obligée de le laisser renvoyer absous, contrairement à celui qui l'avait accusé qui fut excommunié comme calomniateur.

    En 594 il partit en pèlerinage à Rome pour vénérer les tombeaux des saints Apôtres. Saint Grégoire le Grand, qui était nouvellement élu pape, le reçut avec beaucoup d'honneurs ; cependant, le voyant de très petite taille, il admirait que Dieu eût enfermé une si belle âme et tant de grâces dans un si petit corps.

    L'évêque connut par révélation cette pensée, et lui dit : Le Seigneur nous a faits, et nous ne nous sommes pas faits nous-mêmes, mais il est le même dans les petits que dans les grands. Le Pape fut étonné de voir qu'il eût pénétré le secret de son cœur, et depuis il l'honora comme un saint, lui donna une chaîne d'or, pour mettre dans son église de Tours, et accorda en sa faveur de beaux privilèges à la même église.

    Saint Grégoire de Tours a fait durant sa vie un très grand nombre de miracles et de guérisons surnaturelles ; mais, comme il était extrêmement humble, pour cacher la grâce des guérisons dont Dieu l'avait favorisé, il appliquait toujours sur les malades qu'il voulait guérir les reliques qu'il portait sur lui. Il a aussi reçu de la bonté de Dieu des faveurs et des assistances tout à fait extraordinaires.

    Des voleurs étant venus pour le maltraiter, ils furent contraints de s'enfuir par une terreur panique dont ils furent saisis. Un orage, accompagné d'éclairs et de tonnerres, s'étant élevé en l'air tandis qu'il était en voyage, il ne fit que lui opposer son reliquaire, et il se dissipa en un moment.

    Dans la même occasion, ce miracle lui ayant donné quelque vaine joie et quelque sorte de complaisance, il tomba aussitôt de cheval et apprit par là à étouffer dans son cœur les plus petits sentiments d'orgueil.

    Étant un jour de Noël, le matin, dans un grand assoupissement pour avoir veillé toute la nuit, une personne lui apparut en songe et le réveilla par trois fois, lui disant à la troisième fois, par allusion à son nom de Grégoire, qui signifie vigilant : Dormirez-vous toujours, vous qui devez éveiller les autres ? Enfin, sa vie a été remplie de tant de merveilles, qu'il faudrait un volume entier pour les rapporter.

    Depuis son retour de Rome, il s'appliqua plus que jamais à la visite de son diocèse, à la correction et à la sanctification des âmes qui lui étaient commises, à la prédication de la parole de Dieu et à toutes les autres fonctions d'un bon évêque.

    Ce fut dans ces exercices qu'il acheva le cours de sa vie, étant seulement âgé de cinquante-six ans, le 17 novembre de l'an 595, qui était la vingt et unième de son épiscopat.

    L'humilité qu'il avait pratiquée pendant sa vie parut encore après son décès, par le choix qu'il fit de sa sépulture.

    Saint Grégoire de Tours a beaucoup écrit mais son principal ouvrage est son Historia Francorum sans laquelle l’histoire et les mœurs de la seconde moitié du VI° siècle nous seraient presque inconnues. On peut le considérer comme le père de l’histoire de France.

    Source : http://missel.free.fr/Sanctoral/11/17.php#gregoire

    Apparition de la Vierge

    Son recueil de miracles, consacré à la gloire des martyrs, évoque deux apparitions de la Vierge.

    En savoir plus : 

    http://remacle.org/bloodwolf/historiens/gregoire/vie.htm

    http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/gregoire-tours.html

    http://membres.multimania.fr/orthodoxievco/ecrits/vies/tours/tours.htm

    http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/11/16/17-novembre-saint-gregoire-archeveque-de-tours-595.html

     

     

     

     

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