• Saint Gontran. Roi de Bourgogne († 592)

     
     

    Saint Gontran († 592)

    Roi de Bourgogne

     

    Saint Gontran. Roi de Bourgogne († 592)

     

    Gontran, « Corbeau de bataille », Gunth Chramn en vieux francique, Gunth (bataille) et Chramn (corbeau), (né entre 532 et 534, mort le 28 mars 592 à Chalon-sur-Saône) est un roi mérovingien et un saint catholique fêté le 28 mars.

    Biographie

     

    Entretien entre saint Gontran et Childebert II

    (par Jean Fouquet, vers 1455)

     

    Fils du roi Franc Clotaire et d'Ingonde, à la mort de son père en 561, il hérite de l'ancien royaume de Burgondie.

    Il doit se battre contre d’autres peuples barbares qui menacent le royaume.

    Il tente aussi pendant un moment de réconcilier ses deux frères Sigebert et Chilpéric.

    À la mort de ce dernier, il est appelé par Frédégonde pour la protéger elle et son fils Clotaire II.

    Ses quatre fils étant morts en bas âge, il adopte en 577 son neveu, Childebert II, fils de Sigebert et de Brunehilde.

    Lorsqu'une épidémie de peste atteint Marseille, il ordonne à la population de se réfugier dans les églises afin d'implorer la miséricorde divine, de ne manger que du pain d'orge et de ne boire que de l'eau.

    Il fait bâtir la cathédrale Saint-Pierre de Genève, donna Luxeuil au moine irlandais saint Colomban, et par dévotion pour saint Jean Baptiste, fit construire l'église de Saint-Jean-de-Maurienne, dont il fit un évêché.

    Il mourut dans son lit, le 28 mars 592 ou 593 à l'âge de soixante-huit ans.

    Il est enterré à Saint-Marcel les Chalon (71) dans la basilique qu'il a fait construire en l'honneur et sur la tombe de Saint Marcel, martyr lyonnais du IIe siècle. Cet édifice a été fondée en 584.

    Il a également accordé des dons au monastère saint-Bénigne de Dijon, établie en 509 par saint Grégoire, évêque de Langres. Saint-Maurice d'Agaune, œuvre de saint Sigismond, a autorité sur ces deux monastères.

    Apollinaire, abbé d'Agaune, est désigné comme supérieur des trois abbayes.

    Son royaume revient à Childebert II.

    Les évêques de son royaume le sanctifièrent.

     

     

    La Gaule au traité d'Andelot (587),

    par Paul Vidal de La Blache (1894)

    Descendance

    Tiers de sou de Gontran frappé à Chalon-sur-Saône (561-592). BNF, monnaies, médailles et antiques.

     

    Tiers de sou de Gontran frappé à Chalon-sur-Saône (561-592). BNF, monnaies, médailles et antiques

     

    Les concubines et descendants suivants lui sont connus :

    • Concubinage avec Vénérande, une servante gauloise. Sera issu de l'union :
      • Gondebaud (Vers 561 - Vers 566). Empoisonné par Marcatrude.
    • Épouse vers 565 Marcatrude (+ vers 566), une noble franque, fille du duc Magnacaire d’Outre-Jura. Sera issu de l'union :
      • Un fils mort nourrisson (566).
    • Épouse vers 567 Austregilde surnommée Bobilla (+ 580), une servante franque de Marcatrude. Seront issus de l'union :
      • Clotaire (Vers 567 - 577). Mort de la peste.
      • Clodomir (Vers 569 - 577). Mort de la peste.
      • Clotilde (Vers 573 - Vers 600). Célibataire.
      • Clodeberge (Vers 575 - ?).

    Culte

    Saint Grégoire de Tours relate plusieurs miracles qu’il aurait opérés avant et après sa mort et dont il fut lui-même témoin (il guérit notamment des malades atteints du choléra).

    L'appelant « le bon roi Gontran », il le fait canoniser par la voix du peuple, dès sa mort.

    Son tombeau est retrouvé au XVe siècle, provoquant l’extension de son culte dans son royaume.

    Mais au XVIe siècle, les Huguenots dévastent sa tombe et dispersent ses reliques. Seule la tête est sauvée et conservée dans un reliquaire.

    Il est le saint patron des personnes divorcées, est invoqué pour apaiser les querelles familiales et pour favoriser le rapprochement de deux branches d’une famille en conflit.

    Source

    En savoir plus :

    http://www.charlottel.fr/article-les-rois-de-france-les-merovingiens-gontran-86592811.html

     

     

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