• Saint Bernard de Menthon. Archidiacre à Aoste (11ème s.)

     
     

    Saint Bernard de Menthon (11ème s.)

    Archidiacre à Aoste

     

     

    Saint Bernard de Menthon. Archidiacre à Aoste (11ème s.)

     

    Bernard de Menthon serait selon différentes sources, né soit en 923 soit en 1008.

    Des auteurs le rattachent à la famille qui possède aujourd'hui le château de Menthon (actuellement Menthon-Saint-Bernard près du lac d'Annecy en Haute-Savoie), mais sans preuves.

    On le fête le 15 juin.

    Histoire et tradition

    Histoire

    Bernard naît vraisemblablement à Aoste au début du XIe siècle de parents nobles.

    Il devient membre du chapitre d'Aoste, et est promu archidiacre. Il fait ensuite construire deux hospices aux cols qui prendront le nom de Grand et Petit Saint-Bernard.

    Son activité de prédication le rend très populaire. Il rencontre l'empereur Henri IV du Saint-Empire à Pavie.

    Il meurt au couvent Saint-Laurent-hors-les-murs.

    Plus tard vers la fin du XIVe siècle ou le début du XVe siècle un pseudo Richard de Val d'Isère rédige une vie du saint dépourvue de tout fondement historique.

    C'est ce texte qui va créer la légende de l'origine savoyarde de Bernard et son appartenance à la famille noble de Menthon.

    Légende

    Bernard naît dans la famille noble de Menthon, qui lui enseigne la religion, mais aussi à écrire, à chanter, et à monter à cheval, comme il est de coutume dans ces familles.

    Son père le destine aux métiers du barreau et de la guerre, et l'envoie étudier dans les universités de Paris.

    Après avoir étudié le droit, Bernard se tourne vers la théologie.

    C'est durant ce séjour qu'il décide de se tourner entièrement vers la religion.

    Lors de son retour dans sa famille, son père le pousse au mariage : il le refuse, et s'échappe pour devenir chanoine régulier d'Aoste.

    Là il se consacra à l'étude et au secours des pauvres et des malades.

    Il fut plus tard nommé archidiacre de la cathédrale d'Aoste, et se mit à parcourir les vallées alpines comme exorciste et prédicateur pour convertir leurs habitants.

    Témoin des dangers qu'offrait le passage des Alpes, il fit construire sur le sommet de deux hauts passages montagnards les hospices des cols du Grand-Saint-Bernard et du Petit-Saint-Bernard pour subvenir aux besoins des voyageurs et pèlerins qui franchissaient les Alpes.

    Il y installe des chanoines réguliers suivant la règle de saint Augustin : c'est l'origine de la congrégation hospitalière du Grand-Saint-Bernard.

    Ils ont pour but d'accueillir, soigner et nourrir les pèlerins.

    Ces généreux hospitaliers se font aider dans leurs recherches par des chiens intelligents dressés à ce service : le Saint-bernard, une race de chiens particulièrement bien adaptés à la montagne.

    Saint Bernard meurt à Novare (Italie) au cours d'un voyage en 1081 où est son tombeau.

    Il a été proclamé patron des skieurs et des alpinistes par Pie XI en 1923.

    Il était également considéré comme le protecteur des voyageurs en montagne et notamment de ceux qui passaient des cols, d'où le nom de plusieurs cols alpins.

    Légendes

    Saint Bernard « de Menthon » est souvent représenté tenant une étole dans les mains qui s'est changée en chaîne, au-dessus d'un dragon soumis, ou près d'une colonne antique et d'une tête du dieu Jupiter.

    Ces signes représentent deux exploits de saint Bernard.

    Destruction des symboles antiques

    On raconte qu'au col du Montjoux (anciennement Mont Jupiter), César avait fait élever un temple qui abritait encore la statue de ce dieu.

    Dans sa volonté d'éradiquer les dernières survivances des cultes païens, saint Bernard renversa grâce à son étole la statue qui se brisa.

    Il chassa également les brigands qui rendaient ce passage dangereux, bénit le lieu et y planta une croix.

    Puis il monta au col de la colonne de Jupiter (Petit-Saint-Bernard) où se trouvait une grande colonne surmontée d'une grosse pierre rouge appelée "Œil de Jupiter", et là aussi il la renversa, bénit le lieu et y plante une autre croix.

    Bernard terrassant le diable

    Le diable, représenté sous une forme hideuse, bête rampante aux crocs acérés, est toujours couché devant le saint, et maîtrisé par une chaîne.

    Il représente les nombreux dangers que rencontraient les pèlerins dans les Alpes: froid, faim, tempête, brouillard, épuisement, mort, mais également les bandits prêts à les détrousser.

    Enfin, il témoigne de la survivance de certains cultes païens.

    Saint Bernard est représenté comme le vainqueur du diable, qui adopte une position de soumission.

    Reliques

    On attribue à saint Bernard un certain nombre de miracles.

    À sa mort, il fut enterré dans un cercueil de marbre, puis ses reliques furent dispersées.

    Une partie de son crâne se trouve à l'église du Mont-Joux.

    Une dent et deux ossements ont été ramenés à la chapelle du château de Menthon, et une côte à l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune.

    Plusieurs autres ossements sont conservés dans des églises italiennes (Casal, Aoste, Turin)

    Source

    En savoir plus :

    http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/menthon/index.htm

     

     

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