• Notre-Dame de Valfleury

     
     

     

    Notre-Dame de Valfleury

     

    Notre-Dame de Valfleury

    Carte postale de Notre-Dame de Valfleury

     

    Notre-Dame de Valfleury, à sept lieues de Lyon, anciennement hameau dépendant de Saint-Christo, en Jarret, aujourd'hui érigée en paroisse.

    C'est à regret qu'on se voit forcé de ne donner ici qu'un court extrait du livre intitulé : Notice sur la chapelle et le pèlerinage de Notre-Dame de Valfleury, dont la 2e édition a paru en 1839, avec approbation, chez Périsse frères, à Lyon.

    Plaise à Dieu que tous les fidèles éprouvent le désir de connaître plus à fond l'ouvrage du pieux anonyme qui dans un cadre étroit (35 pages d'impression) a su renfermer des réflexions et des détails aussi instructifs que touchants ! Nous avons été assez heureux pour en profiter, ainsi que de l'invocation qu'il voudrait mettre dans le cœur de tous ceux qui pensent à aller honorer Marie dans son antique sanctuaire.

    Le premier historien connu de Valfleury, est le P. Porée de la Compagnie de Jésus. Son livre intitulé : Triple couronne de Marie, fut imprimé en 1632. Cet auteur, aussi zélé serviteur de la Reine des cieux, que distingué dans les lettres, était venu lui-même dans ces montagnes recueillir tout ce qu'on pouvait savoir d'édifiant sur ce lieu, que la glorieuse Mère du Sauveur avait daigné choisir pour y recevoir les supplications des malheureux enfants d'Adam. Il acquit la certitude que l'image qu'on voit sur le maître-autel était miraculeuse dans son origine et dans ses effets.

    Elle fut trouvée par un berger, aux fêtes de Noël, pendant un hiver rigoureux, sous des genêts fleuris, dans une gorge de montagnes ouverte seulement au vent du nord ; et cette merveille des genêts fleuris qui la couvraient dans ces ravins glacés, ayant volé de bouche en bouche, une foule de gens purent s'en convaincre, et reconnaître que Marie récompensait libéralement le zèle et la foi de ceux qui venaient l'honorer dans ce lieu adopté par elle.

    En effet, dès le commencement, des miracles s'y firent en grand nombre soit en faveur des particuliers, soit en faveur des paroisses environnantes.

    Il existe encore des villes ou villages qui, en ayant conservé le souvenir, s'acquittent au moins en partie des vœux de reconnaissance des siècles passés, appuyés, pour la consolation des contemporains, sur des autorités graves et incontestables.

     

    Suivant la tradition, cette découverte miraculeuse eut lieu sur la fin du huitième siècle.

    Le nom de Valfleury, qu'on a donné à ce site d'un accès si difficile, d'une nature si ingrate, n'a pu lui venir que des genêts fleuris dont le ciel fit une couronne à l'image de Marie.

    Ce vallon mérite si peu par lui-même le beau surnom qui le distingue, que tout être raisonnable se serait bien gardé d'y bâtir jamais.

    Le terrain est en pentes extrêmement rapides ; c'est un amas de pierres mouvantes, traversées de mille filets d'eau.

    Aussi voyons-nous l'église qu'un sentiment de foi et d'amour avait construite à la hâte avec un saint enthousiasme, s'écrouler tout à coup, parce qu'on avait négligé d'arriver au solide en jetant les fondations.

    L'an 1052, elle fut réparée d'après les ordres d'Henri Ier, roi de France ; et l'affluence des pèlerins croissant en proportion du nombre des miracles qui s'y opéraient, on vit bientôt se grouper dans le voisinage de nombreuses habitations.

    Puis, des Bénédictins furent préposés à la nouvelle chapelle, et chargés du soin d'y célébrer les saints mystères et d'entendre les confessions des pèlerins.

    Depuis 1052jusqu'au commencement du dix-huitième siècle, ils se sont acquittés de cette charge, dans laquelle ils ont eu pour successeurs les prêtres de la Mission, qui à leur tour desservirent Valfleury jusqu'à ce que la tempête révolutionnaire vînt tout bouleverser en France.

    A cette époque, l'église, d'où heureusement on avait pu enlever l'image miraculeuse et les vases sacrés, fut pillée, puis vendue.

    Il en fut de même de la maison des religieux et de ses dépendances.

    Quelques missionnaires, héritiers des sentiments de piété de leurs devanciers, se hâtèrent de profiter des premiers jours de calme qui brillèrent pour la religion, et de concert avec plusieurs négociants de Saint-Charnond, ville distante de trois lieues de Valfleury, traitèrent du rachat de l'église et de la maison tombées entre les mains d'un protestant de Lyon.

    Ce dernier, quoique étranger par esprit de secte au culte de Marie, fit preuve d'une grande délicatesse de sentiments, et rendit avec joie le monument qu'il avait sauvé de la dévastation.

    Tout le pays, qui attendait avec impatience le rétablissement du pieux pèlerinage, conserve encore avec reconnaissance le souvenir de sa conduite loyale et désintéressée.

    Prière

    Reine des anges et des hommes, agréez les sentiments de mon cœur et les hommages que je vous offre aujourd'hui. Je voudrais habiter sans cesse cette sainte maison érigée en votre honneur. Mais puisque je ne saurais jouir d'une telle faveur, permettez que je porte souvent mon esprit et mon cœur vers cet asile que vous vous êtes choisi pour y écouter les pécheurs et les affligés. Daignez agréer mon empressement, comme le Seigneur autrefois, celui des Israélites éloignés de Sion, qui se tournaient dès le point du jour vers le temple pour l'y adorer. Je vous demande de devenir digne de votre tendresse et de vos bienfaits.

    Source : Livre "Année de Marie ou pélerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu ..., Volume 2"

    En savoir plus :

    http://www.sanctuaire-notredamedevalfleury.fr/

     

     

    Notre-Dame de Valfleury

    Carte postale de Valfleury

     

    Notre-Dame de Valfleury

    Carte postale du Maître-autel de la Vierge noire