• Notre-Dame de la Barrière

     

     

     

    Notre-Dame de la Barrière

     

     

     

    La double protection que Marie, patronne de l'abbaye de Marquette, étendit sur les religieuses et le monastère, pendant les troubles suscités par les calvinistes de Flandre en 1566, a été l'origine du pèlerinage de Notre-Dame de la Barrière.

    La première tentative de ces hérétiques contre l'abbaye de Marquette eut lieu le 16 août de l'année 1566.

    Après avoir porté le ravage dans tous les pays environnants, ils tombèrent à l'improviste, vers les neuf heures du matin, sur l'église du monastère, au moment où le prêtre allait prendre les sacrés vêtements pour commencer le sacrifice.

    On les vit se précipiter sur les images des saints qu'ils abattirent à coups de hache et de marteau ; les reliquaires furent brisés, les ossements des martyrs foulés aux pieds, les autels profanés, les ornements déchirés et mis en lambeaux.

    Les religieuses étaient toutes réunies à l'église ; elles venaient de terminer le saint office au moment où les gueux y pénétrèrent.

    Cependant. il n'en fut pas une qui ne parvînt à se soustraire à leur insolence.

    Elles regardèrent ce bonheur comme un effet de la protection de Marie, qu'elles avaient invoquée au moment du péril.

    Quant aux calvinistes, ils s'étaient portés de l'église dans le cloître, et se répandant ensuite dans les jardins, les caves et les celliers, ils ne s'étaient éloignés qu'après avoir laissé partout d'horribles traces de leur passage.

    Le lendemain les religieuses purent se retirer dans leur refuge de Lille.

    Deux sœurs converses, puisant dans leur zèle et leur piété, au milieu de l'épouvante générale, un courage qui n'appartient pas à leur sexe, étaient parvenues à entrer dans l'église, et à recueillir les pieux débris ; ils furent transportés à Lille sur le même char qui emmena les religieuses.

    Cependant les gueux ne s'en tinrent pas à ces premiers excès, et le gouverneur de Lille crut nécessaire de placer des soldats dans l'abbaye de Marquette, pour la défendre contre les courses des rebelles.

    Il s'y trouvait encore une garnison assez forte en 1578 ; Tincelle, capitaine au service du roi catholique, la commandait.

    Un jour que les soldats étaient sortis du monastère pour quelqu'expédition, à l'exception de huit hommes et du capitaine , un chef des gueux, surnommé Bras-de-fer, espérant faire bon marché des quelques hommes qui formaient toute la garnison, se présenta, suivi d'un escadron nombreux, à la porte de l'abbaye.

    L'épouvante fut grande à la vue de tant d'ennemis ! Comment neuf hommes résisteront-ils à cette multitude ? Mais le ciel voulait lui-même défendre sa cause ; Tincelle, fortifié par une vertu toute divine, s'écrie : « Soldats, le Seigneur combattra pour nous ; je marcherai le premier, suivez-moi seulement. »

    Par ce peu de paroles, prononcées avec l'accent d'une ferme confiance en Dieu, Tincelle relève le courage de ses huit compagnons ; ils s'avancent le long des murailles, depuis la porte du monastère jusqu'à l'église, et chaque coup atteignant une victime , ils renversent un grand nombre d'ennemis.

    Bras-de-Fer ne se décourageait pas ; il n'avait pas l'habitude de se laisser vaincre. Il se montrait à cheval, au bout de la muraille, et il animait un des siens à l'escalader, afin de s'élancer de là dans le jardin. Le soldat obéit à la voix de son chef ; mais, arrivé au haut de l'échelle, il s'écrie qu'il ne peut se jeter dans le jardin, qui a disparu sous un lac profond, et que la place est imprenable. Ce soldat voyait en effet une mer au lieu d'un jardin. Au même instant un des huit compagnons de Tincelle vise Bras-de-Fer, et décharge son arquebuse. La balle ne frappe point le chef des rebelles, mais elle effleure la crinière de son cheval. Bras-de-Fer effrayé tourne bride ; son effroi se communique à sa troupe, qu'il entraîne dans sa fuite, laissant, comme un monument de sa défaite, l'échelle dressée contre la muraille. Les nombreux chariots que les gueux avaient traînés à leur suite pour emporter les richesses qu'ils espéraient trouver dans le couvent, ne leur servirent qu'à emmener leurs morts et leurs blessés.

    On ne put s'empêcher de voir encore, dans ce second événement, le doigt de Dieu ; tout le monde reconnut que cette victoire était un nouvel effet de la protection de la sainte Vierge ; et Marguerite de Bachimont, abbesse du monastère, voulut en témoigner publiquement sa reconnaissance à la reine du ciel, qui, dans cette circonstance, venait de se montrer terrible comme une armée rangée en bataille.

    Elle fit placer dans la muraille, non loin de la barrière, une image de Marie, qui fut nommée pour cette raison, et aussi parce que la sainte Vierge s'était opposée comme un rempart infranchissable aux efforts des hérétiques, Notre-Dame de la Barrière.

    Ce lieu devint bientôt célèbre. Il fut pour Lille et les environs une source nouvelle de grâces et de faveurs extraordinaires. De tous les côtés on accourait à Notre-Dame de la Barrière.

    « Les infirmes, dit le Père Lhermite, se sentaient allégés à la vue de cette image, les affligés en recevaient quelques traits de consolation sensible, et un chacun y remarquait la présence de la reine du ciel qui élargissait de là plus libéralement ses grâces. »

    Le concours toujours croissant des pèlerins, et les faveurs nombreuses que la Vierge daignait répandre dans ce lieu, déterminèrent Marguerite du Chastel de Blangelval à bâtir un sanctuaire sous le titre de Notre-Dame de la Barrière. On en fit la bénédiction le 3 septembre 1622, et la sainte image y fut inaugurée le même jour.

    Cette chapelle joignait la première porte du monastère et se trouvait vis-à-vis du pont qui traverse la Deule. « Elle faisoit belle moustre au dehors, dit encore le Père Lhermite dans son vieux langage, elle étoit embellie au dedans d'un chœur en forme de lanterne, avec chambres au-dessus pour exciter le peuple à y continuer ses dévotions. »

    Dans l'intérieur de ce sanctuaire, au-dessus de la porte, un marbre noir portait cette inscription en lettres d'or :

    Margarita Du Chastel dicta
    De Blangesval, monasterii B.
    Maria; Virginis in reclinatorio
    Abbatissa xxxi ad promc—
    vendum Deipara e cultum et
    sus ergà eamdem devotionis
    monumentum, hoc sacellum
    extruxit, arnio à part » ipsius
    Virginis :M. D. C. XXII.

    La cérémonie de l'inauguration se fit avec pompe ; elle fut présidée par dom Jacques Bart, religieux de l'abbaye de Loos, et directeur du monastère de Marquette. On déplaça la sainte image de la muraille où elle avait été mise dans le principe, et au chant des saints cantiques, escortée par les religieuses de l'abbaye, elle fut portée processionnellement dans le lieu qu'elle occupa jusqu'au moment de la révolution.

    Marguerite de Blangelval fit, de tous ses joyaux, une couronne à la reine des anges ; elle donna pour l'autel un drap de velours rouge, richement brodé, et elle fournit la chapelle de tous ses premiers ornements.

    Dès-lors les prodiges se multiplièrent plus que jamais, et le concours du peuple s'accrut dans la même proportion.

    Les ex-voto tapissèrent bientôt les murailles de la chapelle ; ils étaient là comme les monuments incontestables des faveurs et des grâces que la sainte Vierge répandait à pleines mains.

    « C'est à ce sanctuaire, dit encore le Père Lhermite, qui a été contemporain et peut-être témoin oculaire de plusieurs miracles dont nous parlerons tout-à-l'heure ; c'est à ce sanctuaire, comme à la piscine de Jérusalem, qu'ont recours ceux qui, par défluxion, deviennent aveugles, sourds, muets, et affolés de membres. Plusieurs croient très-pieusement d'avoir recouvré ici, par les mérites de la sainte Vierge, la vue nette, l'ouïe parfaite, la parole libre, et l'usage des membres entiers, après les neuf jours voués à ce dévot pélerinage, ne plus ne moins que s'ils n'eussent été touchés de semblables infirmités. » D'après ce pieux auteur, on invoquait surtout Notre-Dame de la Barrière pour la guérison des écrouelles enracinées à la gorge, pour les maux de reins et d'estomac, pour les fièvres malignes et continues.

    Dans la seule année 1623, on compte vingt-sept guérisons bien constatées, et reconnues pour miraculeuses par Mgr Maximilien de Gand à Villain, évêque de Tournai ; nous n'en rapporterons que quelques-unes.

    Alexis Guesquière, âgé de dix ans et demeurant sur la paroisse de Saint-Maurice, à Lille, fut mordu à l'œil droit par une chienne qui venait de mettre bas. Les remèdes ne lui avaient apporté aucun soulagement ; après deux ans de soins et de traitement, Alexis avait complètement perdu la vue, et les médecins déclarèrent que le mal était sans remède. N'attendant plus rien des hommes, les parents de cet enfant s'adressent à Marie. Ils font avec lui une neuvaine dans la chapelle de Notre-Dame de la Barrière ; la neuvaine terminée, l'enfant avait recouvré la vue.

    Pierre Catenne, né à Libercourt, et âgé aussi de dix ans, souffrait étrangement d'une fistule purulente qui lui était survenue sous le jarret. Il sortit de cette plaie jusqu'à vingt os, et le pus ne cessa de couler pendant deux ans et demi. Le pauvre enfant ne pouvait marcher qu'à grande peine, soutenu par deux béquilles. Sa mère, entendant parler des miracles que Dieu opérait, par l'intercession de Marie, dans la chapelle de la Barrière, se sentit inspirée d'y conduire son jeune malade. Elle l'amena donc de Libercourt à Marquette ; elle fit ce pèlerinage trois fois en huit semaines ; et, au dernier voyage, l'enfant s'en retourna sans l'aide de ses béquilles, la plaie avait disparu, il ne se ressentit jamais plus de son mal.

    La sœur Marie Paupelière, religieuse de Sainte Claire, à Ypres, était boiteuse depuis trois ans. Le mal provenait d'une côte enfoncée qui la mettait dans l'impossibilité de marcher sans appui. Les médecins n'y trouvaient pas de remède ; elle obtint de ses supérieurs la permission de quitter sa clôture pour venir implorer Notre-Dame de la Barrière. Après avoir fait ses dévotions dans la chapelle, elle se trouva guérie. Elle y laissa, en mémoire de la faveur qu'elle avait reçue, le bâton sans lequel, dans son infirmité, elle ne pouvait faire un pas ; le miracle opéré par la sainte Vierge rendait cet appui désormais inutile.

    Philippe Dugardin, paroissien de Saint-Sauveur, à Lille, souffrit cruellement, pendant trois mois, d'une goutte sciatique ; il lui fut impossible, durant tout ce temps, de quitter le lit. Les trois mois suivants, il ne put se traîner qu'avec des douleurs cuisantes, et à l'aide d'un bâton. Les remèdes, bien loin de le guérir, ne servirent qu'à aigrir le mal. Philippe tourna enfin ses regards vers Notre-Dame de la Barrière. Les 16 et 17 septembre 1623, il vint honorer, à Marquette, la sainte image. Tandis qu'il faisait sa prière, il crut éprouver je ne sais quelle impression à la hanche gauche, qui était la plus malade ; cette impression dura un quart-d'heure. S'imaginant que ce qu'il ressentait provenait peut-être de la position qu'il tenait en priant, il se relève, et quelle est sa joie lorsqu'il se sent à peu près guéri ! Il monte à cheval sans aide, ni marche-pied, et revient chez lui. Le troisième jour de sa neuvaine, la guérison était complète ; il marchait librement et sans appui.

    Magdeleine de la Barre, de la paroisse de Saint Maurice, à Lille, est attaquée d'une fièvre ardente. Pendant six jours et six nuits, il lui est impossible de reposer un instant. La plante de ses pieds était gonflée ; le délire était presque continuel. Dans un de ses rares et courts moments de calme, Magdeleine se souvient de Notre-Dame de la Barrière ; elle promet, si elle guérit, de faire célébrer la messe dans la sainte chapelle, et d'y placer un tableau pour marque de sa reconnaissance. A peine a-t-elle fait son vœu qu'un doux sommeil appesantit sa paupière ; elle ne s'éveille qu'au bout de trois heures, mais elle s'éveille parfaitement guérie, saute du lit, et va publier partout la faveur dont elle a été l'objet.

    La guérison de Pierronne Marissal, née à Tourcoing, ne fut pas moins prodigieuse. Elle était déjà fort âgée, et après avoir souffert de cruelles douleurs, pendant quatre années, au bras droit, elle en avait perdu l'usage. Ce bras n'était plus pour elle qu'un gênant fardeau, et sa main était percée d'un affreux ulcère. La médecine n'avait point de remède efficace pour un pareil mal ; et les hommes de l'art le déclaraient incurable. Un jour cette pauvre femme vint à l'abbaye de Marquette pour y mendier son pain. La chapelle de Notre-Dame était remplie de pèlerins qui, pieusement agenouillés, priaient avec ferveur la Vierge de la Barrière. L'infortunée mendiante se sent portée à faire comme eux : c'était le jour de l'Assomption ; elle commence une neuvaine. Le neuvième jour, elle se trouve guérie, et s'approche de la sainte table en action de grâces. Jeanne Matins, demeurant à Lille, avait, depuis quatre ans, au jarret gauche une plaie coulante, assez profonde pour recevoir un œuf de poule. Pendant plus de deux ans, les médecins avaient en vain cherché à la guérir. Tous les remèdes avaient échoué contre ce mal. Jeanne voyant bien qu'il n'y avait aucun soulagement à espérer du côté des hommes, fait vœu de venir honorer la sainte Vierge, pendant neuf jours, dans sa chapelle de la Barrière ; elle se prépare à ce saint pèlerinage par la confession et la communion. Le premier jour, elle se rendit à l'abbaye de Marquette avec beaucoup de peine ; le second jour, elle se sentit assez forte pour plier le genou devant la sainte image, ce qu'elle n'avait pu faire depuis quatre ans. Jeanne se leva ensuite, et se sentant notablement soulagée, elle revint à Lille sans appui ; sa santé se fortifiait de jour en jour, et la plaie guérissait à vue d'œil. Cependant, pour obtenir un entier rétablissement, elle jugea bon de commencer une seconde, puis encore une troisième neuvaine, à la fin de laquelle elle se trouva entièrement guérie, sans avoir employé d'autre remède que la prière et le recours à Notre-Dame de la Barrière. Deux époux se trouvaient dans une grande affliction ; ils étaient unis depuis quatorze ans, et ils n'avaient pas un seul enfant. Ils ont recours à la prière ; ils promettent, si Dieu leur donne un fils, de le consacrer à saint François ; s'il leur donne une fille, ils l'offriront à la sainte Vierge. Le ciel semble les exaucer ; il leur naît une fille. La joie de ces époux chrétiens fut grande ; mais elle dura peu : dix mois à peine s'écoulent, et l'enfant tant aimée tombe malade. Bientôt on désespère de la sauver ; un nouvel accident survient, elle paraît s'éteindre, on la croit morte. Ses parents désolés ont recours à Notre-Dame de la Barrière ; ils la conjurent de rappeler leur enfant à la vie ; ils promettent, s'ils sont exaucés, de venir visiter la sainte chapelle. A peine ont-ils fait cette promesse, que la petite fille ouvre les yeux, elle respire, elle recouvre une santé aussi parfaite que si jamais elle n'eût été malade. Les parents s'acquittèrent de leur promesse, ils vinrent remercier NotreDame de la Barrière, et en signe de leur reconnaissance, ils laissèrent à sa chapelle un tableau qui rappelait le bienfait qu'ils avaient reçu de la Vierge consolatrice.

    Christophe Delobel était travaillé d'une fièvre continue qui le minait depuis près de six semaines. Ses parents firent vœu de le conduire aux pieds de Notre-Dame de la Barrière trois samedis consécutifs. A leur premier voyage, tout le monde fut touché de compassion à la vue du jeune malade ; maigre, pâle, livide, tout courbé, les yeux enfoncés et presque éteints, il se traînait à peine ; c'était comme une image vivante de la mort. Il paraissait n'être venu dans ce saint lieu que pour y trouver sa sépulture. Au troisième voyage, ce jeune homme, après avoir terminé ses dévotions, se trouva soulagé ; une crise qui survint immédiatement fut suivie d'une santé parfaite.

    Pierre Deleplanque, de Tourcoing, ne reçut pas une grâce moins signalée dans le sanctuaire de Notre-Dame de la Barrière. Depuis quinze mois, il gisait presque continuellement à terre ; il ne pouvait faire un pas, même avec des béquilles, tant était grande la faiblesse de ses reins. C'était pitié de le voir ramper misérablement lorsqu'il voulait changer de place. Son père l'apporta dans ses bras aux pieds de Notre-Dame de la Barrière. Au moment même où ils faisaient tous deux leur prière devant l'image de Marie, le jeune homme se sentit tout-à-coup redressé. Il s'en retourna faisant à pied une grande partie du chemin qui était de deux fortes lieues. Tous ceux qui l'avaient connu s'étonnaient de le voir courant et sautant avec tant d'agilité, lui, dont la position avait si souvent excité leur pitié. Il ne lui resta de son infirmité qu'une légère saillie au dos qui ne lui faisait ressentir aucune douleur.

    Nous terminerons par la guérison de Pierre Stralen, Hollandais de nation. Il habitait la ville de Douai ; une maladie longue et douloureuse l'avait réduit à l'extrémité. Il avait reçu l'extrême-onction dans un moment de frénésie ; le curé et deux Pères carmes, qui se trouvaient présents, avaient eu bien de la peine à le contenir ; on s'attendait à chaque instant à le voir expirer. Une de ses filles, qui avait autrefois habité Lille, connaissait quelques-uns des miracles de Notre-Dame de la Barrière ; elle s'oblige, si son père recouvre la santé, à faire le pèlerinage. Au même instant les transports du père se calment ; il revient parfaitement à lui, et demande à manger. On cède à ses instances ; les amis qui l'entourent ne peuvent déguiser leurs craintes. « Cette nourriture, disent-ils, va lui faire mal, et hâter sa mort. » Mais le malade mange de fort bon appétit, et bientôt personne ne peut plus douter de sa guérison. Quelques jours après, il quitte Douai pour venir à Marquette rendre grâce à Notre-Dame de la Barrière. Arrivé à deux lieues de Lille, il se sent tout-à-coup tellement accablé qu'il se croit dans l'impossibilité d'achever son voyage ; cependant il prend courage, et il parvient à une demi-lieue du monastère. Là toutes ses forces reviennent ; il vole plutôt qu'il ne marche pour faire le reste du chemin ; il arrive à la chapelle.de Notre-Dame ; sa prière achevée, il revient à Douai, entièrement remis de ses longues souffrances.

    De nos jours, il ne reste plus de l'abbaye de Marquette que la porte principale, un pavillon et quelques murs. La chapelle de Notre-Dame de la Barrière n'a pas entièrement disparu, mais les murailles en sont à moitié rasées ; ce n'est plus. qu'une ruine. La sainte image a été sauvée : la dernière abbesse du monastère est parvenue à la soustraire aux coups des profanateurs, et en mourant, elle la confia à Mme de Waresquiel, sa nièce. Cette dame en a fait don à l'église de Lomme ; c'est là que de nos jours est encore vénérée la statue miraculeuse de Notre-Dame de la Barrière.

    Source : Livre "Les sanctuaires de la Mère de Dieu dans les arrondissements de Douai, Lille, Hazebrouck et Dunkerque ..." par Alexis Possoz

     

    A ce jour, cette chapelle est encore visible en l'église de la Visitation, avenue de Dunkerque à Lomme.

    En savoir plus :

    http://www.marquette-en-flandre.net/articles.php?pg=art56