• Notre-Dame d'Orcival (Orcival)

     

     

     

    Notre-Dame d'Orcival

    (Orcival)

     

     

     

    Dans une vallée profonde, qui s'étend entre le Mont d‘Or et le Puy de Dôme, et que ces hautes montagnes semblent isoler du reste de la terre, s'élève une église qui a beaucoup de ressemblance avec celle de Notre-Dame du Port, et qui doit remonter à la même époque.

    Elle est aussi dédiée à la Vierge et porte le nom de Notre-Dame d'Orcival.

    Elle se compose d'une vaste nef, entourée d'autels et d'un chœur spacieux, sous lequel se trouve la chapelle souterraine.

    A côté des tourelles extérieures de cette chapelle, et dans les intervalles qui les séparent, il y avait autrefois des ouvertures très hautes et très-étroites, qui ne laissaient arriver dans la crypte qu'un demi-jour favorable à la méditation. On les a agrandies, et l'on peut admirer la voûte de cette belle chapelle, où l'élégance est réunie à la solidité.

    Selon toute probabiIité Notre-Dame d'Orcival a remplacé quelque édifice plus modeste, élevé par des religieux qui avaient cherché une retraite dans cette vallée.

    La principale richesse de cet humble oratoire est encore aujourd'hui celle de la remarquable église dont nous parlons.

    C'est une Vierge antique, faite d'un bois incorruptible, et dont la beauté est remarquable.

    Elle est assise sur un fauteuil, dont le bois moins dur est un peu détérioré, elle tient sur ses genoux son petit enfant, dont l'expression est touchante, malgré l'ancienneté du travail.

    Il s'opéra autour de son autel des prodiges qui portèrent au loin la gloire de son nom et qui amenèrent dans son temple des pèlerins de toutes les parties de l'Auvergne et même du Berri, du Limousin, du Bourbonnais et du Poitou.

    L'église s'enrichit des dons de la reconnaissance ; plusieurs villes délivrées de la peste par l'intercession de Notre-Dame d'Orcival, des personnages illustres et une foule de pieux chrétiens y laissèrent des ex-voto plus ou moins précieux.

    Il y avait des lampes d'argent massif, des encensoirs, des candélabres de même métal, des calices d'or, des ciboires magnifiques, des ostensoirs ornés de pierreries.

    Toutes ces richesses, sur lesquelles, sans doute, la révolution eût fait main basse, furent volontairement sacrifiées au soulagement des pauvres par les chanoines d'Orcival, pendant les malheureuses années qui signalèrent la fin du règne de Louis XlV.

    Cependant, quoique dépouillée de ces splendides ornements, l'église d'Orcival avait encore en 1793 de quoi tenter la cupidité des prétendus patriotes ; ils la pillèrent et voulurent la détruire ; elle échappa à une ruine complète ; mais elle porte encore les traces des mutilations de cette époque désastreuse.

    La statue de la Vierge fut soustraite à la profanation, grâce à l'heureuse idée qu'avaient eue ses serviteurs de l'enfermer dans le mur même de l'église.

    Le pèlerinage d'Orcival est plus fréquenté que jamais.

    La fête de l'Ascension s'y célèbre au milieu d'une immense affluence, et comme cette foule qui s'y rend dès la veille ne pourrait trouver place dans le bourg, elle passe la nuit en prières dans la crypte et dans l'église brillamment illuminées.

    Dès la plus haute antiquité, la procession de Notre-Dame se faisait chaque année avec un certain apparat : la statue était portée par quatre prêtres marchant nu-pieds et escortée de quatre hommes armés.

    Cet usage subsiste encore.

    Un clergé nombreux précède la sainte image et la foule la suit avec un pieux recueillement jusqu'au Chancel, que le peuple appelle le tombeau de la sainte Vierge, et qu'on suppose être le lieu où la statue fut trouvée.

    On y fait une station, puis la procession retourne à l'église.

    Pendant les trois semaines suivantes, l'église ne désemplit pas, et ce concours de fidèles se renouvelle avec le même empressement à l'époque de la Nativité.

    Le saint-père a récemment ouvert le trésor de l'Église en faveur de Notre-Dame d'Orcival ; mais ce qui y attire surtout les populations de l'Auvergne et des provinces voisines, ce sont les grâces signalées que la Vierge se plaît à répandre sur les pèlerins de cette vallée solitaire. 

     

    Source : Livre "Les pèlerinages de France" par Eugène Rosary

     

    Les terres d'Orcival furent propriété des comtes, puis des Dauphins d'Auvergne jusqu'en 1243.

    Au XIe siècle, une église, située à l'est du village, accueillait une statue de la Vierge, extrêmement vénérée ; une légende prétendait qu'elle avait été sculptée par saint-Luc.

     

    Tout porte d'ailleurs à croire que la basilique actuelle fut édifiée en raison du succès grandissant d'un pèlerinage.

    Notre-Dame d'Orcival devint alors le nouveau lieu d'accueil de la célèbre statue, conservée aujourd'hui dans le sanctuaire de l'église, et qui est depuis l'objet d'un pèlerinage qui a lieu tous les ans le Jeudi de l'Ascension.

    La veille au soir, les pèlerins, venus dans la nuit de toute la région, assistent à une retraite aux flambeaux et à une messe de minuit.

     

    On attribue à cette basilique un pouvoir thaumaturge.

    Elle est parfois appelée notre Dame des fers pour son intercession en faveur des prisonniers.

    Sur les murs du transept Sud sont suspendus des boulets et des chaînes, qui sont des ex-voto déposés ici par des prisonniers libérés après avoir prié Notre Dame d'Orcival.

    Source :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Orcival

     

    En savoir plus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame_d%27Orcival

     

     

    Notre-Dame d'Orcival (Orcival)

     

    Notre-Dame d'Orcival (Orcival)