• Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

     

    Noirmoutier-en-île

    Église Saint Philbert

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

     

    L’église paroissiale de Noirmoutier est dédiée à saint Philbert, qui fonda en ce lieu l'abbaye de Noirmoutier vers 674.

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

    L'église abbatiale fut d'abord détruite par les Sarrasins en 725 ou 732.

    Le fils de Charlemagne, Louis devenu roi d'Aquitaine, obtint de son père en 801 la reconstruction de l'abbaye et de la chapelle claustrale.

    Quarante-cinq ans plus tard, elle est à nouveau détruite par les Normands, en 846.

    Elle fut ensuite reconstruite à la fin du XIe siècle sur la chapelle primitive qui est la crypte actuelle, elle ne comportait alors que le chœur et la nef principale.

    De la fin du XIVe au XVIIe siècle furent élevées les nefs droite et gauche, elle fut consacrée en 1849.

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

    Le clocher néo-roman fut construit en 1875 pour remplacer l'ancien clocher qui avait été détruit par un incendie en 1848.

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

    À l'intérieur, on peut admirer une maquette de frégate, réalisée par un artisan horloger du village en 1802 pour Auguste Jacobsen.

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

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    La crypte 

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

    Elle est située sous le chœur, elle a accueilli le corps de saint Philbert entre 690 et 836, date à laquelle il fut transféré, à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, puis à Tournus où les moines s'étaient réfugiés après les invasions normandes en 875.

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

    Une châsse sur l'autel contient quelques reliques du saint transférées en 1863 date à laquelle cette crypte fut restaurée.

    Elle est classée monument historique depuis 1898.

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

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    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

    Source :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Noirmoutier-en-l%27%C3%8Ele

     

    Son histoire

    Cette église est dédiée à Saint Philbert ; elle s'élève en effet à l'emplacement du monastère bénédictin qu'il fonde vers 675.

    Une chapelle destinée à abriter les restes du saint fondateur sera construite, après 685, à l'emplacement de la crypte actuelle.

    L'église abbatiale, incendiée en 732, reconstruite en 804, saccagée de nouveau en 825, 830 et 834 par les Vikings, abandonnée par les moines en 836, restera plus ou moins en ruine jusqu'à la fin du XIème siècle.

    Le calme étant revenu après l'an mille, quelques moines bénédictins reprennent possession des bâtiments conventuels de Noirmoutier ; ils établissent un prieuré et reconstruisent l'église avec l'aide des sires de La Garnache, seigneurs de l'île.

    L'église nouvelle est construite en forme de croix latine et de dimensions plus importantes.

    En 1388, les Anglais, sous la conduite de Richard d'Arundel, font une incursion dans l'île et détruisent l'église paroissiale Saint Michel (emplacement du vieux cimetière).

    Pour accueillir les fidèles privés de leur lieu de culte, les religieux ajoutent, au sud, une seconde nef à l'église de leur monastère.

    En 1666, le curé Jean Baizeau fait construire la nef nord.

    Il procède ensuite à la réfection totale des trois nefs, après la descente des Hollandais en 1674 ; ceux-ci partirent d'ailleurs en emportant les cloches : "Marie Anne" sonne toujours le service à Loodsrecht (région d'Amsterdam) ; "Suzanne" fut installée à Kortgene au sud des Pays-Bas.

    Sous la Terreur, des Vendéens sont emprisonnés dans l'église ; beaucoup d'entre eux sont massacrés en janvier 1794 ; une plaque dans le baptistère de l'église et la chapelle Notre-Dame de la Pitié, dans le proche voisinage, en rappelle le souvenir.

    Désaffectée en 1795, l'église sert de lieu de réunion et de magasin à fourrage jusqu'au Concordat de 1801.

    Entre 1822 et 1824, le curé Jacques Morisset confie au sculpteur Barrême le soin de renouveler la statuaire de l'église.

    Le 29 avril 1849, l'évêque de Luçon consacre l'église et son double maître-autel en marbre.

    La pointe du clocher de la fin du XVIIIème siècle, incendiée une nuit de 1843 et sommairement réparée, est remplacée par l'actuel clocher néo-roman en 1875.

    Saint Philbert,

    moine et missionnaire (616-685), abbé de Noirmoutier au VIIème siècle

    Deux récits principaux ont fait connaître Saint Philbert : Vita Filiberti (Vie de Saint Philbert), écrite au VIIIème siècle par un moine anonyme de Jumièges, réécrite par Ermentaire, moine de Noirmoutier en 840, dont un manuscrit est conservé à Tournus.

    Saint Philbert est fêté le 20 août.

    Né en 616 à Eauze (Gers), capitale de l'Aquitaine, au temps du roi Dagobert, Philbert était fils de Philibaud, un haut fonctionnaire royal, équivalent du préfet moderne.

    Celui-ci devenu veuf, fut demandé comme évêque par les habitants de la capitale.

    Philbert fut élevé à la cour du roi et d'abord destiné à une carrière administrative, Ami des futurs Saint Wandrille et Saint Ouen, il entre à 20 ans à l'abbaye de Rebais (Seine et Marne) fondée par ce dernier. En 650, à 34 ans, il est élu abbé de Rebais.

    Puis, il se met à voyager d'une abbaye à l'autre, à travers la France, la Suisse, l'Italie et fait provision d'expériences.

    Philbert fonde lui-même en 654 une abbaye, dans une boucle de la Seine : Jumièges, dont les ruines majestueuses donnent une idée de la taille de l'édifice, capable d'abriter vers la fin du VIIème siècle jusqu'à 900 religieux et 1500 travailleurs.

    Poursuivi par la haine d'Ebroïn, maire du palais qui fit tuer Saint Léger, brièvement emprisonné à Rouen, il est interdit de séjour à Jumièges et trouve asile auprès de l'évêque de Poitiers, Ansoald, qui l'autorise à fonder un monastère vers 674-75 aux confins de son diocèse dans l'île d'Her, la future Noirmoutier.

    Déjà existait une communauté chrétienne au Vieil depuis le temps de Saint Hilaire, évêque de Poitiers au IVème siècle, comme l'attestent les ruines du monastère Saint Hilaire, situées près du Vieil.

    Le moine Philbert évangélise et transforme cette île pauvre et faiblement peuplée.

    Dans le même temps, sortent de terre les bâtiments monastiques.

    Philbert avait jeté les yeux sur un endroit, plus solitaire, près de la grève, au sud du bourg. La marée montant viendrait battre les murailles de la future abbaye. La situation serait propice à la prière, la pêche, le commerce, pour les travaux d'assainissement des marais, pour l'agriculture et le saunage, pour tous les labeurs préférés des moines civilisateurs. Au lieu donc où s'élèvent aujourd'hui le château, l'église et toutes les maisons environnantes, l'Abbé donnera le premier coup de pioche et posera la première pierre".

    Le plan de l'abbaye devait s'inspirer de celui de Jumièges.

    Philbert s'appliqua à l'évangélisation de l'île et des régions voisines. On lui doit aussi la fondation ou la réforme des abbayes de Luçon et de Saint Michel en l'Herm.

    Il mourut le 20 août 685. Son corps fut déposé au lieu actuel de la crypte. En raison des incursions de plus en plus fréquentes des Normands dans l'île, les moines transportent en 836 dans leur église de Déas, devenu Saint Philbert de Grand Lieu, le sarcophage contenant les restes de leur fondateur.

    En 858, de nouvelles attaques normandes les poussèrent vers Cunault puis dans une pérégrination qui devait se terminer à Tournus en Bourgogne en 875 où il repose toujours.

     

    La crypte

    La crypte de l'église Saint Philbert située sous le chœur de l'église est le monument le plus intéressant de l'île au plan archéologique, une des plus anciennes constructions chrétiennes de l'Ouest.

    Au centre, un monument funéraire appelé cénotaphe du XIème siècle, (la croix pattée qui orne son sommet est le meilleur témoin de cette époque) indique le premier lieu de sépulture de Saint Philbert.

    De l'époque mérovingienne, ne resteraient que les murs et les ébrasements des fenêtres. Les lourdes piles et les voûtes furent édifiées vers le XIIème siècle, nécessitées par des mesures de sécurité.

    La plaque de marbre encastrée dans le mur, près de la fenêtre, rappelle le souvenir du premier marquis de Noirmoutier.

    La crypte est classée Monument historique en 1898.

    Un audio gratuit de quelques minutes est à votre disposition.

    L'église : Guide de la visite

    L'abside (ancien chœur des moines) construite au XIème siècle est la partie la plus ancienne de l'édifice supérieur.

    Elle est prolongée au XIIème siècle d'un vaisseau central aux poutres apparentes.

    La nef droite (côté sud) fut ajoutée au XIVème siècle.

    La nef gauche (côté nord) est du XVIIème siècle (date gravée sur un pilier de la nef centrale : 1666).

    Les vitraux du début du XXème siècle retracent la vie de Saint Philbert et l'itinéraire suivi par son corps.

    Les explications numérotées ci-dessous correspondent aux chiffres du plan.

    1. La maquette (sous vitrine) d'une frégate de cinquante canons a été réalisée en 1802 par un horloger noirmoutrin, Jacques Sibiril, à la demande de la famille Jacobsen qui en fait don à l'église ; Auguste Jacobsen, lieutenant de vaisseau de la marine de guerre, aurait commandé le navire (nommé Saint Philbert) pendant la Révolution.

    2. Offert en 1855 par Napoléon III, le tableau "la pêche miraculeuse" est une copie exécutée par Charles-Victor Lefebvre dont l'original livré au Louvre en 1712 est de J.B. Jouvenet (1644-1717).

    3. L'autel de la Piéta est le témoin du sacrifice pour la Patrie de nombreux Noirmoutrins.

    4. Le Baptistère : ancienne entrée donnant sur un enclos communément appelé "cimetière des moines", il abrite un tableau représentant Saint Jean-Baptiste.

    5. Plaque 1794

    6. Les deux enfeux, niches funéraires du XIVème siècle : Deux bas-reliefs mutilés et une crucifixion considérée du XIIème siècle (ainsi que quelques débris d'autels anciens) sont répartis entre les deux enfeux.

    7. Dans le transept sud, le retable du Rosaire (vers 1690) : le tableau rond central représente la Vierge à l'Enfant qui tend un Rosaire à Saint Dominique. Les médaillons représentent Saint Jean et Saint Matthieu. Les statues sont celles de Saint Joseph, de Saint Jean l'Évangéliste, de Saint Clément, patron des marins ; jeté à la mer attaché à une ancre, il est fêté le 23 novembre.

    8. Statue de Saint Hilaire : Saint Hilaire a favorisé l'implantation à Noirmoutier d'un établissement connu dès le VIIème siècle (vestiges du premier monastère de l'île situés près du Vieil).

    9. Statue de Saint Philbert : il est le patron de la Paroisse.

    10. Entrée de la crypte (cf. description ci-dessus).

    11. Dans le transept nord, le retable de Sainte Anne (vers 1710) : Ce retable est plus sobre, avec moins de chutes de fleurs ; le Père Éternel est remplacé par deux angelots sur fronton ; le tableau central représente Sainte Anne et Saint Joachim son époux avec la Sainte Vierge enfant. Les médaillons comportaient les deux autres évangélistes, Saint Luc retiré pour cause de vétusté et Saint Marc toujours visible. La statue de Sainte Anne a disparu à la Révolution.

    Les statues actuelles sont celles de Saint Jean-Baptiste, de Saint Hilaire et d'un évêque non identifié. Les retables ont été classés en 1902.

    12. Tableau de Saint Maur : Saint Maur fut disciple de Saint Philbert. Ce tableau, fragment d'une fresque, est dû au pinceau d'un maître espagnol dont le nom n'a pas été retrouvé.

    13. Statue de Sainte Marie Euphrasie Pelletier : fondatrice du Bon Pasteur d'Angers, Marie Euphrasie est née le 31 juillet 1796 à Noirmoutier. Elle y demeura jusqu'à l'âge de 14 ans. Sa maison natale dans la Grande Rue vient d'être restaurée, avec sa chapelle.

    14. Accroché sur un des piliers de la nef centrale, un beau Christ en bois du sculpteur Barrême (auteur également de certaines des statues des retables et probablement des statues du chœur : le roi David et Sainte Cécile).

    15. La date 1820 : explication incertaine, la barre transversale indiquerait un niveau géodésique.

    Noirmoutier-en-île Église Saint Philbert

     

    Source : Brochure destinée aux pèlerins.

     

     

     

    Les remerciements Merci à Alexandra et Olivier pour les photos

    et la brochure