• Maisières : Notre-Dame du Chêne

     
     

    Maisières 

    Notre-Dame du Chêne

     

     

    Maisières, doubs : Notre-Dame du Chêne

     

    Version d'Yves Chiron dans "Les apparitions de la Vierge"

    Le 3 avril 1803 (jour de Pâques), la paroisse de Scep en Varais organisait à nouveau la cérémonie de la première communion après une interruption de 12 années due à la révolution.

    Au retour de cette cérémonie, une première communiante du village de Maisières, Cécile Mille, âgée de 13 ans et demi, alors qu'elle traversait le bois de Grandchamp, aperçut un chêne avec une statue de la Vierge entre deux lumières contre le tronc.

    Jadis ce chêne avait abrité une statue de la Vierge et on l'appelait le chêne Notre-Dame.

    Mais la croissance de l'arbre avait peu à peu caché la statue à la vue des passants. Dans le pays, tout le monde croyait qu'elle avait disparu.

    Cécile Mille était accompagnée d'une autre fillette, qui elle ne vit rien.

    Rentrée chez elle, elle raconta le fait à ses parents. Ils ne la crurent guère mais décidèrent de se rendre sur les lieux.

    L'apparition se renouvela pour Cécile mais les autres ne virent rien.

    Quelques mois plus tard, le jour de l'assomption, vers 7h ou 8h du matin, alors qu'elle se rendait à la messe avec ses 2 sœurs, son père et un autre adulte, le prodige se renouvela partiellement.

    Les deux hommes virent sur le chêne deux lumières.

    On a ouvert le chêne dans l'endroit indiqué par les voyants et on y a trouvé une statue de Notre-Dame en terre cuite.

    Une chapelle fut construite.

     

    Version du diocèse de Besançon

    LE 3 AVRIL 1803
    Il n'y avait pas eu de première communion à la paroisse de Scey-en-Varais, dont dépendaient Maisières et la Malcôte, depuis les jours sombres de la Révolution française. Le matin du 3 avril 1803, pour participer à cette cérémonie, Cécile Mille, âgée de 13 ans et demi, s'en allait à l'église paroissiale avec une compagne.
    « Quand nous descendions le chemin de la Malcôte », a-t-elle raconté, «j'ai vu une belle grande dame habillée de blanc, accompagnée de quatre petites demoiselles aussi vêtues de blanc, portant chacune un cierge allumé. Cette belle dame a continué sa marche jusqu'au « chêne de Notre-Dame » où elle s'est arrêtée comme pour nous attendre. Au moment de notre passage devant l'arbre, elle s'est élevée au milieu d'une vive lumière... Jusque là, je n'avais pas peur. Je pensais que c'était sans doute des dames d'Ornans qui faisaient une petite procession. Mais, après la disparition, j'ai eu peur... Nous nous sommes mises à courir jusqu'à la première maison de Maisières, chez M. Verny, à qui j'ai dit tout ce qui venait de se passer... ».
    Personne ne voulut croire au récit de Cécile ni dans la paroisse ni dans sa famille. Elle avait beau répéter dans son patois : « Cou qui est vra, quement l'est vra que lou chau baille » (C'est vrai, aussi vrai que le soleil brille), son père Pierre-Antoine, un brave fermier-vigneron de la Malcôte, lui répondait de « laisser ses inventions ». Pourtant, la suite des événements va le faire changer d'avis.

    LE 15 AOUT 1803
    De bonne heure, le matin de la fête de l'Assomption de Marie, Pierre-Antoine Mille s'en allait à la messe avec ses filles Simone, Marguerite et Cécile. Un ami, Louis Seure, originaire de la Vieille Loye (Jura) les accompagnait ; colporteur et vannier, celui-ci passait quelques jours dans la famille pour préparer les paniers et les hottes de la prochaine vendange. Comme ils arrivaient au vieux chêne du bord de la route que la tradition appelait « le chêne de Notre Dame », Marguerite raconta ce qu'avait vu Cécile, au jour de sa première communion. En levant les yeux vers l'arbre, tous sont stupéfaits de voir deux belles lumières qui semblent jaillir du tronc, à la hauteur des premières branches. Ils voudraient s'attarder, mais il est l'heure de la messe. A la sortie de l'office, la nouvelle se répand, une procession s'organise et on revient au chêne. Après un moment de chants et de prières, Pierre-Antoine et son ami creusent le tronc de l'arbre à l'endroit qui avait été indiqué par les lumières. Ils découvrent une petite statue de la Vierge Marie. Longtemps auparavant, quelqu'un l'avait glissée dans une cavité de l'arbre ; celui-ci en grandissant s'était refermé sur son trésor. On en avait perdu le souvenir ; mais on continuait de parler du « chêne de Notre Dame ».

    Source : http://catholique-besancon.cef.fr/vie_du_diocese/lieux-daccueil-et-de-spiritualite/escale-jeunes/notre-dame-du-chene/le-3-avril-1803/

     

    Des photos : http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=25537_1

     

     

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